Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Rubrique: Reportages 7 août 2018

Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Samedi 14 juillet : Arrivée

C’est au terme d’une route de plus en plus sinueuse que l’on découvre Ceillac.
Ceillac est un village perdu au coeur du parc naturel régional du Queyras,à 1640m d’altitude. Quelques minutes plus tard, on arrive au camping des mélèzes, lieu de rendez-vous pour ce séjour qui fera office de "camp de base".
Toute l’équipe arrive au fur et à mesure au camping.
Une fois tout le monde arrivé, le groupe fait connaissance autour d’un apéro, grâce au traditionnel tour de table de début de séjour. Chacun doit à tour de rôle répéter les prénoms de ceux qui se sont présentés avant lui. Il vaut mieux se présenter parmi les premiers !
Nous serons 21 participants, Dominique sera notre intendant et Aurélien notre "GPS".
Après les présentations et le repas, petit point météo : Lundi, le jour où était prévu le premier bivouac du séjour, la pluie est malheureusement prévue aussi. Pour éviter un bivouac aquatique, on modifie un peu le programme : dimanche on randonnera autour de Ceillac histoire de se mettre en jambe, et on partira pour la Tête de la Cula un jour plus tard.

Dimanche 15 juillet : Champions du monde !

Une fois le petit déjeuner pris, Aurélien nous fait un cours théorique sur la science du maniement de la joëlette auprès d’un public attentif.

La pluie qui arrive ne parvient pas à nous démotiver, et nous partons en direction de Ceillac.

Bien vite, la pluie laisse place à un temps radieux. C’est donc sous le soleil qu’on monte sur l’épaule qui surplombe le camping. Au bout d’un moment, on s’arrête sur le spot de pique-nique idéal.

Une fois rassasiés, on repart en direction du camping par un chemin technico-ludique. On admire au passage la cascade répondant au nom poétique de "cascade de la Pisse".

Arrivés au campement, tout le monde s’affaire à cuisiner, se doucher, et diverses autres tâches pendant qu’on commence à regarder la finale de la coupe du monde de foot sur l’écran d’un téléphone. A la mi-temps, n’y tenant plus, on va au café le plus proche pour voir la France gagner sur un écran un peu plus grand. Puis on revient au camping savourer la victoire des bleus, l’apéritif, puis le repas.

Après le repas, Flore sort un violon et Christelle un accordéon, et notre campement se transforme en soirée ginguette avec danses et chants. L’ambiance attire même quelques curieux du camping.

L’heure tournant et la nuit tombant, on fini par aller se coucher à regret.

Lundi 16 juillet : Tête de la Cula, étape 1

Ce matin, il nous faut replier le campement.
En effet, on doit dormir en camping sauvage le soir même, 500m plus haut en direction de la Tête de la Cula.
Une fois le camion chargé, on reprend le même chemin que la veille jusqu’à Ceillac. Puis on remonte dans la vallée voisine.

Aurélien propose qu’on fasse la pause de midi au lieu dit "les Chalmettes".
A 11h50, on arrive aux Chalmettes. Le temps étant couvert, on hésite à mettre la bâche.
A 11h52, on trouve des crochets sur la façade d’un maison qui correspondent exactement à l’écartement des œillets de la bâche : on tend la bâche.
A 11h57, la bâche est fixée
A 12h00, il se met à pleuvoir et on commence à manger à l’abri sous notre bâche.
Ça, c’est de l’organisation millimétrée !

Vu que la pluie tombe à verse, on n’a rien de mieux à faire que la sieste. Tout le monde dort pêle-mêle, la scène fait curieusement penser au tableau du "radeau de la méduse".

Après quelque temps, vu que la pluie n’a pas l’air de vouloir d’arrêter, une opération se monte avec quelques personnes pour filer jusqu’au lieu de campement monter le marabout, afin que le reste de l’équipe puisse se mettre au sec directement en arrivant.
Après un temps relativement court, on voit Emilio qui revient de l’opération "marabout", à peine essoufflé, suivi d’Aurélien, un peu plus essoufflé, qui s’est fait distancer par Emilio "parce qu’il n’a pas les bonnes chaussures". Les autres arrivent peu de temps après.
C’est avec appréhension qu’on retire la bâche pour reprendre la route sous la pluie. Sauf que, timing parfait oblige, on a à peine plié la bâche qu’il s’arrête de pleuvoir.
C’est donc quasi secs qu’on arrive au campement.

Un groupe part au camping de la veille aller chercher des voitures afin de raccourcir le retour au camping prévu le surlendemain.
On est rejoint pour le repas par Lydie et René, habitants de Guillestre qui ont prévu de nous donner un coup de main pour l’ascension de la Tête de la Cula.
Le repas, qui a commencé dehors dans un élan d’optimisme se termine sous le marabout à cause d’une nouvelle averse.

Après le repas, Sylvain, Clément et Emilio parviennent contre toute attente à allumer un feu, malgré l’humidité omniprésente.
C’est donc autour de la douce chaleur du feu, en écoutant un duo Violon/Guitare par Flore et Sylvain que se termine cette belle journée ("la plus belle de ma vie", dixit Aurélien)

Mardi 17 juillet : Tête de la Cula, étape 2

Réveil à 7h, on lève le camp pour partir en direction de notre premier bivouac du séjour, à 2700m. On est aidés de Lydie, et Sophie (habitante de Ceillac).
Le temps est radieux, et les paysages magiques : encore une belle journée ! ("la plus belle de ma vie", dixit de nouveau Aurélien)
Sur le chemin de la montée, on peut voir quelques marmottes peu farouches.

On est tellement efficaces qu’on prend le repas de midi au lieu prévu initialement pour le bivouac, et on continue donc l’après-midi jusqu’à un lieu de bivouac top confort, juste sous la Tête de la Cula.

Vu qu’on a encore un peu de temps, on fait découvrir les joies d’être passager joëlette aux nouveaux accompagnateurs.

On monte ensuite la bâche pour le bivouac, et on découvre que même en bivouac, Vincent apporte des bières pour tout le monde !

Après un super coucher de soleil, on va dormir sous les étoiles.

Mercredi 18 juillet : Tête de la Cula, étape finale

Réveil à 7h, après une nuit bien fraîche, avec du givre sur les duvets au petit matin pour ceux qui ont dormi à la belle étoile.

René, le conjoint de Lydie arrive au bivouac afin de pouvoir nous aider pour cette montée.
Après le petit déjeuner, l’ascension commence en laissant les duvets et autres affaires pêle-mêle pour sécher au soleil.
On grimpe jusqu’au Pas de la Cula avec des petits passages bien techniques.

La Tête de la Cula nous parait un peu trop compliquée à monter malgré une équipe au top, on se contente donc de rejoindre le col de la Cula, nous permettant ainsi d’avoir la vue de l’autre coté. De toute façon, c’est bon, on a déjà dépassé les 3000 m !

C’est là qu’on prend la photo avec la banderole HCE amenée pour l’occasion.

Il ne nous reste plus ensuite qu’à redescendre jusqu’au joyeux bazar qu’on a laissé au lieu de bivouac pour se rassasier. On range tout, puis on enchaîne sur le reste de la descente.

Pas de sieste aujourd’hui : le trajet jusqu’au camping est encore long.
On retrouve les voitures où on les a laissées lundi soir, on abandonne Lydie, Sophie et René, et on fait le transfert jusqu’au camping où une bonne douche nous attend.
Au moment du dîner, Robert nous rejoint : il nous accompagnera pour l’étape du lendemain.
Le repas du soir est agrémenté par le vrai-faux anniversaire de Sébastien (légère erreur sur le mois, mais c’est pas grave !)

On va ensuite se coucher, bien fatigués par cette journée.

Jeudi 19 juillet : Les lacs

Au programme : le deuxième bivouac du séjour, et visite de deux lac : le lac Miroir et le lac Sainte-Anne.

Sophie vient à nouveau nous apporter sont aide précieuse pour la montée.
On démarre sur la route goudronnée en plein soleil, histoire de se mettre en jambe.
Puis on emprunte une piste de ski, roulante mais un peu raide jusqu’au lac miroir. La montée efficace n’empêche pourtant pas la team de la joëlette "Jérémie" de chanter. Peu avant le lac, Mika, un randonneur enthousiaste vient s’essayer aux plaisirs de la joëlette : tirage dans la corde à la montée, et même pilotage à la descente, un futur recrue pour l’année prochaine ?
Au bout d’un moment, on arrive au lac, parfait endroit pour prendre le repas de midi. Quelques courageux vont se baigner (Clément, Emilio et Lionel)

On repart ensuite en direction du lac Sainte-Anne.
Sauf qu’on s’engage dans un chemin qui n’était pas vraiment prévu à la base... Ça monte, ça descend, il y a de sacrées marches et même des arbres à couper, mais au final on arrive à s’en sortir.

On est donc bien contents de découvrir la beauté du lac Sainte-Anne. L’effort en vaut la peine : une eau bleue turquoise dans laquelle les prairies alentours envoient leur reflets verts, le tout entouré de montagnes sur lesquelles subsistent quelques névés, on dirait une vraie carte postale !
Malgré une eau glaciale (moins de 12°), la baignade fait encore plus d’adeptes qu’au lac miroir.

Une fois qu’on a bien profité du lieu, on reprend les joëlettes pour repartir en direction du lieu de bivouac, un peu en contrebas du lac.
On monte la bâche et on libère notre mulet Maioui (anciennement appelé Mainon), qui prend un malin plaisir à aller taquiner les chiens de berger du champ d’à coté (heureusement clôturé) pour les faire aboyer.

On ramène une sacrée quantité de bois pour faire un feu de camp digne de ce nom.
Comme au précédent bivouac, Vincent nous fait cadeau de bonnes bières bien fraîches que l’on apprécie pleinement.
Aurélien nous fait un petit jeu sous forme de questionnaire par équipe dans le but de nous faire un peu plus découvrir l’asso. L’équipe gagnante à droit un superbe caillou dédicacé.
Puis on passe au repas avec un "aligot amélioré" de Dominique qui met tout le monde d’accord : c’est excellent !

On profite ensuite de notre méga feu de camp avec quelques Chamallow grillés avant d’aller dormir sous les étoiles ou sous la bâche.

Vendredi 20 juillet : redescente

Ce matin, on n’est pas pressés par l’horaire : il ne reste qu’à se laisser descendre jusqu’au camping. C’est dans l’ensemble bien roulant, et ça nous parait assez facile.

Malheureusement, Vincent se foule la cheville à la toute fin, et rejoint donc le camping en autostop.
Une fois au camping, après la douche, on file au "pied jaune", le bar tenu par le conjoint de Sophie, pour prendre l’apéro. Ça fait une sacrée tablée !


La carte des bières, bien fournie, est approuvée par Vincent, notre spécialiste bière.
Puis on retourne au camping en compagnie de Sophie pour notre dernier repas du séjour, et pour le traditionnel tour de table.
C’est avec une certaine émotion que chacun prend la parole tour à tour pour exprimer son ressenti sur le séjour. Un trafic parallèle de mouchoirs en papier se met en place.
Fred et Jérémie ont même composé chacun un poème pour l’occasion. Voici le poème de Fred :

Je suis différent de vous et j’en suis désolé.
Peut-être aurait t’il été mieux de le faire, sans vous gêner.
Dommage que je n’ai pas pu discuter, raconter, échanger.
Pourtant j’ai essayé, j’ai aussi des qualités.
Vivre un handicap invisible, c’est compliqué.
Un rien me perturbe et c’est la vérité.
Pourtant je sais rire, parler, discuter,
Le fossé n’est pas épais mais il est.
C’est pour ça qu’à fond j’essaie de me donner,
Mais pour moi j’en fais jamais assez.
Aussi, avec tous ces dénivelés,
Tout ce que nous avons vécu et partagé,
J’espère faire partie de votre et d’autres équipes,
Bien sûr, si vous le désirez.

A très bientôt sur les chemins !
Je vous aime.
FRED

Vu qu’il se met à pleuvoir on tire rapidement la bâche entre l’auvent du camion et le marabout afin de continuer notre repas au sec.
Le repas se termine avec un dessert à base de chocolat, de chantilly et de fruits : délicieux. Puis tout le monde va se coucher pour cette dernière nuit.
Pour fêter ça, un orage éclate en pleine nuit.
Ceux qui dormaient sous la bâche à coté de la table essaient tant bien que mal de se mettre au sec, et la pauvre Dominique se transforme en pilier humain pendant la durée de l’orage pour éviter que des poches d’eau se forment et fasse plier l’auvent du camion. Bref, une dernière nuit mémorable !

Le lendemain, c’est donc pas très réveillés qu’on petit déjeune, qu’on replie le marabout encore humide et qu’on range le campement.

Puis vient le moment difficile des au revoir. Dur dur de se quitter après avoir vécu tant de moments forts pendant la semaine ! Mais c’est sûr, on se reverra !

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