Handi Cap Evasion - La Grande Traversée des Volcan d'Auvergne en joëlette

Compte rendu de la GTV 6

Cette dernière semaine de notre Grande Traversée des Volcans d’Auvergne se déroule entre Saint Nectaire et le sommet du Puy de Dôme. Plusieurs ascensions de volcans sont au programme, avant d’affronter le géant des Dômes.

Tout commence par un passage de relais sous le signe de l’eau, au camping du Vésinet. Luc va devoir se jeter à l’eau pour aller rechercher la bombe volcanique relais, au fond de la piscine du camping.

Après ce passage de relais humide, les capes de pluie seront de rigueur pour rejoindre Olloix. Isidore, notre intendant a eu la bonne idée de sortir la bâche bivouac pour abriter sa cuisine.

C’est une équipe regonflée à bloc qui s’élance vers Cournols dès le lendemain, après une petit tour vers le sommet qui domine le camping. Manu, l’auvergnat, nous présente avec fierté et humour son Auvergne et décrit si bien le paysage que certains croient apercevoir le Mont Ventoux !

Les choses sérieuses commencent avec la remontée des gorges de la Monne. C’est intense, mais bref et nous aurons du temps pour profiter du lieu étrange où nous devons passer la nuit près d’un dolmen. Chacun vaque à ses occupations préférées : notre barde Manu cherche les premiers accords pour une bourrée sauce hce et Bernard, le génial bricoleur, ne perd pas une minute pour remettre en état le frein qui grince, celui qui ne freine plus très bien, redresser tout ce qui a été déformé, et endommagé les semaines précédentes. Pour le repas du soir, une belle surprise nous attend avec le présence de Jean Claude, conteur infatiguable qui nous fait partager la vie quotidienne des agriculteurs locaux.

Le point culminant du séjour sera atteint le quatrième jour, en dessous du Puy de l’Aiguillier. Cela grimpe pas mal depuis le lac de Guéry, mais nous avons uns superbe vue sur le lac et sur les Monts Dore, terrain d’aventures de la GTV 5.

La descente parmi les framboisiers est plutôt agréable et nous avons même droit à une petite pause près du lac de Servières avant de rejoindre le camping de l’étang Fléchat.

Nous nous rapprochons de l’objectif final et cette chaîne des Puys semble avoir envouté les photographes.

Après une grande journée de marche pour rejoindre le château de Montlosier, siège du Parc des volcans où nous sommes remarquablement bien accueillis, nous débuterons nos ascensions volcaniques par le Puy de Lassolas. Pas facile de tracter les joëlettes dans la pouzzolane !

Pour les deux dernières journées, nous avons la chance d’être accompagnés par Stéphane, garde du Parc, qui nous fait partager sa passion pour la préservation de ces beaux paysages volcaniques et qui nous dévoile tous les mécanismes complexes de formation des volcans.

Un dernier bivouac près de la chapelle Saint Aubin et c’est le grand départ pour le Pariou et le Puy de Dôme. Luc, infatiguable, nous réveille avec des accords de guitare avant le lever du soleil. Il faut charger toutes les affaires dans le camion pour rejoindre le col des Goules où de nombreux amis nous attendent pour la dernière journée de marche.

Une première montée dans la forêt, histoire de se mettre en train avant de grimper sur le Pariou. Les explications de Stéphane nous permettent de mieux apprécier ce que nous voyons. Nous avons juste le temps d’inscrire les lettres HCE avec des pierres, dans le fond du Puy et nous devons quitter ce beau coin pour un pique-nique, à l’ombre. Pas de sieste : il faut être à l’heure pour nos rendez-vous de l’après midi. Arrivés au col de Ceyssat, nous sommes impressionnés par le nombre de personnes qui nous attendent pour faire l’ascension. C’est une joyeuse troupe d’une cinquantaine de personnes qui s’élance vers le sommet.

Les joëlettes touchent à peine le sol et il faut ralentir pour permettre à Brigitte et Hervé, nos deux "marchants", de rester en tête. Quarante cinq minutes plus tard et sous un soleil de plomb, le sommet est en vue. C’est alors le moment d’impressionner tous ceux qui nous attendent en haut, en exécutant notre "bourrée, spéciale joëlettes" préparée tout au long de la semaine.

Restent encore les discours, le petit coup à boire, pour fêter l’évènement, un coup d’œil sur la magnifique chaîne des Puys, depuis le parvis du restaurant et il faut déjà penser à la descente et au long retour vers Orcines.

Les adhérents du Puy de Dôme se sont mobilisés pour aider Isidore qui malgré notre arrivée tardive, nous a préparé un véritable festin. Patrice et Fabienne, les musiciens, déjà rencontrés à Vernet Sainte Marguerite lors de la GTV 5, animent la soirée, pour le grand plaisir de tous et surtout de Guillaume pour qui c’est le premier séjour en joëlette.

Un grand bravo à toute l’équipe GTV 6 pour cette belle semaine avec une mention spéciale pour l’excellente cuisine d’Isidore et le courage de Brigitte et d’Hervé qui ont fait le chemin à pied.

Le mot de la fin sera pour Tartare, notre âne courageux , qui nous a accompagné tout au long de ces 3 semaines : il veut bien revenir en Auvergne, à condition qu’il y ait encore des framboises et qu’il retrouve... Eve, qui l’a si bien encouragé lors de l’ascension du Puy de Dôme.

Un dernier regard pour cette bombe volcanique partie de Condat et qui a rejoint le Puy de Dôme, symbole de notre belle aventure auvergnate.

Un grand merci à tous les participants des 6 semaines, mais aussi à nos accompagnateurs montagne (Jean Paul, Frédéric, Aurélien et Luc) qui ont fait un gros travail de préparation, à l’équipe de Puy de Dôme qui s’est mobilisée pour assurer la logistique et venir en renfort lors des journées difficiles. Un merci spécial aussi pour le Parc des volcans, partenaire efficace, qui, par les animations organisées, a su nous faire apprécier et surtout comprendre l’intérêt de préserver cette belle nature dont nous avons besoin.

Une telle réussite ne peut qu’avoir une suite...

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Compte rendu de la GTV 5

Cette cinquième étape conduite par Aurélien, nous avait été annoncée comme montagneuse. L’ambiance a été, comme promis, véritablement alpine, en terre d’Auvergne.

Dès le passage de relais avec l’équipe de la GTV 4, sous un soleil de plomb, Aurélien range son ardoise “menu” et son tablier d’intendant pour sa nouvelle fonction d’encadrement. C’est les yeux bandés, guidé par sa nouvelle équipe qu’il a du retrouver la bombe volcanique relais, histoire de tester ses capacités à s’orienter dans le brouillard.

L’orage menace et l’équipe GTV 5 aura tout juste le temps de faire quelques exercices de maniements de joëlette à proximité du camping avant l’arrivée de la pluie.

Le repas du soir se fera les pieds dans l’eau et il faudra trouver un abri un peu plus sec sur le camping pour dormir. Mais il en faut plus pour entamer le moral des troupes et après une nuit un peu humide, nous partons équipés des capes de pluie pour rejoindre le chalet du CAF.

La montée vers la station du Mont Dore se fera par des pistes forestières. Aurélien profite de chaque pause pour nous faire partager ses connaissances sur l’environnement. Même Jocelyne, non voyante peut désormais différencier les feuilles du hêtre et du charme et reconnaître sans problème les feuilles de pétasie.

Le pique-nique est vite expédié, compte tenu de la fraîcheur ambiante, et nous rejoignons le chalet du CAF pour une soirée et une nuit confortables, après avoir testé l’étanchéïté de nos chaussures lors du franchissement de la Dore.

Les choses sérieuses commencent dès le lendemain avec l’ascension du Puy de Sancy (1888 m) au programme d’une journée où la météo s’annonce plutôt fraîche et humide.

Aurélien a choisi d’emprunter la piste pour la marche d’approche, ce qui nous laisse le temps d’écouter sagement ses explications sur les statovolcans.

En chemin, nous retrouvons Christian et Renaud, précieux renforts auvergnats. L’ascension finale se fera en temps record et vers midi, comme prévu. La visibilité n’est pas excellente et il faut se serrer au sommet pour se tenir chaud, mais les applaudissements des randonneurs qui assistent médusés à notre arrivée par le chemin le plus difficile réchauffent les cœurs. L’émotion au sommet est encore plus forte que la semaine précédente car il faut lutter contre les intempéries.

La descente sera très rapide avant d’avaler une nouvelle montée pour un pique-nique au sommet du Puy Ferrand. Nous allons nous retrouver rapidement dans le brouillard et donc, pas question de faire la sieste. Nous redescendons sur les crêtes de Chaudefour, accompagnés par Philippe, garde nature. Ses passionnantes explications sur le dernier couple de faucons pèlerin nichant sur les parois de la Dent de la Rancune, sur le papillon Apollon ou encore sur la légende du dernier cerf pétrifié par une fée et transformé en tronc d’arbre nous rendent la descente particulièrement agréable. La rencontre avec un troupeau de chevaux (dont l’impressionnant Dave, le bel étalon) marquera la fin des prairies.

Une dernière belle descente en forêt et nous quittons Philippe, Christian et Renaud pour installer notre bivouac dans un champ. A peine arrivée, l’équipe s’active à la préparation du repas.

Après une nuit à la belle étoile ou sous la bâche bivouac, départ pour la traversée d’une magnifique hétraie, de ses passages techniques sur les racines glissantes et de ses 450 m de dénivelé, non sans avoir goûté au passage l’eau ferrugineuse censée nous donner de l’énergie. La pause au cœur de la réserve de Chaudefour sera particulièrement appréciée, d’autant plus que le beau temps est revenu.

Les objectifs de l’après midi seront un peu revus à la baisse, malgré l’aide de Manu, adhérent auvergnat, de Jean Paul et de 2 stéphanois. Encore un col, quelques passages techniques à travers les estives pour rejoindre le col de la Croix Saint Robert.

Le lieu de bivouac est superbe et nous pourrons admirer successivement le beau coucher de soleil et le lever de lune avant de compter les étoiles filantes.

Finissant le Sancy proprement dit, nous nous attaquons au Massif Adventif avec 4 puys à plus de 1690. Cela monte et cela descend, avant de rejoindre le col de la Croix Morand puis Pessade pour une nuit en gîte et une petite surprise : la présence d’Olivier et de son télescope qui vont nous permettre de passer la soirée avec la tête dans les étoiles.

Un dernier coup d’œil au village de Pessade qui possède, comme tout village auvergnat digne de ce nom : son lavoir, son four à pain, son abreuvoir et son métier à ferrer.

Nous nous approchons de l’objectif final de la GTV : la chaîne des puys et l’impressionnant Puy de Dôme. Après une sympathique soirée à la salle des fêtes de Vernet Sainte Marie, animée par deux amis d’Aurélien, musiciens, nous apprécions d’être à l’abri pour la nuit car la pluie est de retour.

Voici la dernière journée avec Saint Nectaire, comme objectif. Une dernière montée technique, la visite de grottes, et c’est le sprint final pour rejoindre le camping du Vésinet.

Et voilà déjà l’heure des adieux avant d’entonner la chanson à notre chef Aurélien et passer le relais à l’équipe GTV 6.

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