Corse du sud septembre 2019

Seul novice de la troupe sur ce séjour, c’est à moi que revient l’honneur de faire le récit du dernier séjour HCE de l’année sur le sol français (eh oui pendant que nous étions sur l’ïle de Beauté, à 7700 kms de là, une autre troupe d’aventuriers HCE arpentaient, une autre île tout aussi belle ; Madagascar….)
Les 14 accompagnateurs nommés pour cette aventure étaient René – André – Edith – Franck – Gilles – Gérard – Jean Luc – Yannick – Pauline – Andrea – Julien – Audrey – Eric et Fred et nos 4 passagers : Clément – Arnaud – Anne et Chantal


JOUR 1 : DE LA GARE ST CHARLES A LA CROISIERE S’AMUSE
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Sans faute, l’ensemble de l’équipage se retrouvent, comme convenu à la Gare St Charles de Marseille en début d’après-midi. Tous sauf un, notre ami Julien qui nous rejoindra sur le bateau. Nous profitons de la belle vue sur Notre Dame de La Garde pour prier la bonne mère afin d’avoir une belle météo pendant notre séjour. Nos vœux seront exaucés…
Après concertation entre ingénieurs, déménageurs bretons et architectes d’intérieur en herbe que nous sommes, nous arrivons tant bien que mal, à optimiser le rangement et l’aménagement des 2 fourgons HCE. 17h30 nous embarquons sur La Méridionale. Sur le pont du bateau, nous profitons du coucher de soleil sur la cité phocéenne, des 1ères Pietra et d’un petit pique-nique pour faire plus amples connaissances.
Une « bonne nuit » nous attend sur la veille moquette du « Love boat »…..

JOUR 2 : A L’ABORDAGE !!!
6h du matin : BranIe bas de combat ! Les moussaillons sont réveillés en douceur par du « I Muvrini » ! La Corse est en vue. Nous débarquons enfin à Ajaccio, la tête enfarinée avec encore la traces de moquette sur la joue.
Histoire de nous mettre dans le bain, nous commençons par un agréable « petit déjeuner – baignade » sur la plage de Ricanto à quelques encablures du port.

1ère anecdote du séjour : Nous perdons les lunettes d’Arnaud. Pendant un quart d’heure, nos recherches sont restées vaines malgré nos talents cachés de chien d’avalanche et détecteur de métaux mais c’était sans compter sur la lucidité d’un baigneur corse qui a retrouvé le précieux objet.

Après cet épisode, nous enchainons en camion avec 2 heures de route à travers les montagnes pour rejoindre notre 1er camp de base : la chapelle San Petru. Au cours du trajet, le 856ème virage pris à la corde par René a été fatal pour le ventre de Clément qui nous a relooké de la porte du camion HCE….
Nous découvrons notre joli camp de base et son bar en béton intégré. Une fois installé et repu, nous déplions les joëlettes pour une petite mise en jambes et initiation sur le sentier des Aconits dans une magnifique forêt.

Nous profitons de notre 1er dîner champêtre pour faire connaissance en faisant les présentations et faire un quizz des prénoms dans lequel notre André excelle particulièrement…. 2 nouveaux accompagnateurs sont venus compléter l’effectif : des cochons sauvages qui, à défaut de pouvoir tirer les joëlettes avec nous, seront de véritables composteurs durant ce campement.

JOUR 3 : BERGERIES ET BAIGNADE
Après une 1ère nuit fraîche, les choses sérieuses commencent avec une 1ère rando : très belle randonnée des bergeries : de beaux paysages, du dénivelé, une magnifique passerelle « rebondissante » et les 1ères gouttes de sueur vites oubliées par une baignade en rivière. Nous finirons la journée par une descente…………. Ludique. On notera quand même une grosse disparité de la définition du mot « ludique » entre le dictionnaire des accompagnateurs et celui du « Petit Yannick illustré »…..


Nous avons droit à 2 crevaisons de joëlette durant la journée. Le temps de réparation et de changement de roues nous aurait valu une bonne dernière place en Formule 1…..
2ème soirée au campement de San Petru. Nous commençons à admirer les talents culinaires de René qui nous fait découvrir la divine truffade du Cantal…. Nos voisins de chambre, les cochons sauvages ont bien tenté une approche mais ils ont vite pris leurs distances dès qu’ils ont appris qu’André était un ancien boucher…..


La nuit s’annonce une nouvelle fois froide. Tous les moyens sont bons pour y remédier : mur de bâche, double duvet et…. digestif !!

JOUR 4 : PLATEAU DE COSCIONE
Nous quittons définitivement notre campement fétiche de San Petru pour une fantastique rando sur le plateau de Coscione au lieu des blocs de granit, accompagnés de chevaux et cochons sauvages. Nous empruntons quelques portions du mythique GR20. Après l’épisode « crevaison », c’est une soudure qui nous fait défaut sur une joëlette mais c’était sans compter sur les talents « macgyveriens » de notre AMM….


Le temps se gâte en arrivant sur notre campement sur le domaine de ski de fond de la Bucchinera. Pas de pluie en vue mais un bon brouillard qui nous vaudra la nuit la plus froide du séjour.



Avant d’affronter cette nuit polaire, nous reprenons des forces avec un nouveau repas gargantuesque au cours duquel, distraits par les blagues d’André, un cochon sauvage en profite pour nous voler un brugnon




JOUR 5 : DU FROID DE COSCIONE A LA PISCINE DES ANTILLES D’I FOCUNU

Réveil glacial nous incitant à prendre le petit déj le plus rapide de tous les temps. Nous nous mettons au chaud dans les camions pour redescendre de quelques centaines de mètres d’altitude jusqu’au relais équestre de PIerro. Nous retrouvons le soleil corse et une portion du GR20 qui nous emmène dans un refuge où nous faisons un hold-up de Coppa, (qui ne se doutait pas qu’il aurait une vie aussi courte en étant dévoré le soir même par 14 accompagnateurs et 4 passagers affamés….

Nous enchaînons montée et descente aventureuse à travers le maquis vers le village de Quenza pour enfin débarquer au camping I Focunu.

Nous nous pinçons mutuellement pour s’assurer que nous ne rêvons pas. Après 4 jours à dormir à la fraîche et à se débarbouiller avec l’eau de la rivière et à chasser le cochon sauvage, nous redécouvrons à quoi ressemble une douche chaude et les joies du « farniente » sur les transats de la piscine. Nous avons même le privilège d’assister, en première loge, à un magnifique spectacle de natation synchronisée de nos 2 sirènes André et Clément !!



Nous achevons cette grande journée par la dégustation de coppa et d’un énième repas divin. Notre Evelyne Dehlia corse, Yannick nous annonce quelques bourrasques froides cette nuit-là incitant les plus frileux à passer la nuit dans les sanitaires voire dans une douche…..


JOUR 6 : RANDO MAR A MAR

Nous démarrons notre 2ème partie de séjour par une très belle rando sportive sur le sentier du « Mar a mar », le concurrent direct du GR20. Notre périple démarre du petit village de Quenza, au cœur de la Corse profonde…. Belle rando sportive (les massages de notre jeune kiné Andrea seraient les bienvenus…) à travers le maquis et des chemins ravinés et accidentés.
Nous arrivons à notre point de chute ; Levie, en milieu d’après-midi, nous remontons dans les camions de « l’Agence Tous Risques ». René Barracuda fait une petite halte à Satene pour refaire un peu de stock et éviter une famine de la troupe. Nous partons nous installer dans notre nouveau camp de base : le camping Pero Longo qui nous propose un grand emplacement rien que pour nous. La soirée, autour de la désormais célèbre grande table de banquet HCE se résume en ces quelques mots : « Pietra un jour, Pietra toujours », de nouvelles blagues d’André qui lui promet une reconversion et un avenir certain au Zenith, et une divine omelette « dessert » (si si ça existe !!).
Comme l’a dit notre illustre et regretté Thierry Roland le 12 juillet 98 : « je crois qu’après ça, on peut mourir tranquille !! »





JOUR 7 : BICEPS, PUNAISES DE LIT, ORAGE : « ENGAGEZ-VOUS QUI DISAIENT !!! »
Yannick, le big boss, nous avait pourtant, envoyé plusieurs messages subliminaux et annoncé la couleur la veille, entre 2 Pietra, que le rando d’aujourd’hui, autour du village de Giuncheta, serait culturelle et ludique. Après coup, on peut dire qu’elle était plus ludique que culturelle. Bien entendu, on parle ici de « ludique » selon la version du « Petit Yannick illustré » !!! : Au programme, passage de murets, rochers… 8 biceps par joëlette n’étaient pas de trop !!! A ce compte-là, à la fin du séjour on va franchir des canyons et des ravins !!!
On commence le trek sans Julien : celui a tenté de trouver, en vain, un médecin pour avoir un diagnostic sur son allergie. Julien nous rejoint à la pause pique-nique et nous annonce le verdict sans appel d’une pharmacienne : « punaises de lit » !!! On se concerte avec le groupe : Plusieurs suggestions sur l’avenir de Julien :
-  le confiner dans le coffre d’un camion HCE en lui balançant tous les jours, pour le maintenir en vie, une Pietra et un bout de Coppa ;
-  le passer au karcher ou à défaut le mettre dans une machine à laver avec toutes ses fringues ;
-  le larguer tout nu au milieu du maquis ;
-  le rapatrier en urgence sur un ferry en étant, nous tous habillés en tenue de protection type « centrale nucléaire »
-  Faire le guet chacun notre tour, la prochaine nuit pour guetter et tuer les punaises une par une ;

Après délibération, le jury, très clément, ne fait rien de tout ça, hors mis de conseiller à chacun d’être vigilant lors du retour à la maison. Néanmoins, à l’unanimité, nous décernons le trophée du « Poissard du séjour » à Julien ; ce qui malheureusement confirmé lors de la dernière journée (enfoi…….. de marseillais !

Revenons à nos moutons et à la plus belle séquence « émotion » de notre séjour : En milieu de matinée, lors de notre pause « graines » au milieu de bergeries, nous rencontrons un berger pompier corse (si si ça existe !), un vrai, un pur, avec l’accent qui va avec et qui nous accueille les bras ouverts. Le destin veut que nous le recroiserons avec son épouse, en fin de journée chez lui à quelques encablures de notre ligne d’arrivée. Ils vident leurs frigos pour nous offrir des boissons fraîches dont nous rêvions tant et fondent en larmes ! Ils nous confient qu’ils ont un enfant unique, lourdement handicapé et qu’ils sont naturellement très touchés par notre action.
Les yeux plein de larmes, nous faisons retour au camping à la ferme. Pour nous remonter le moral, nous avons droit à notre fameuse soirée dégustation de vin bio au restaurant du camping, le tout orchestré par un jeune sommelier passionné. Les vins étant fort appréciés, quelques-uns en profitent pour compléter leurs caves.
Pendant la dégustation, la patronne du camping, elle aussi une VRAIE corse, une vraie de vraie nous déconseille fortement de dormir à la belle étoile sur la plage de Roccapina, car cela est tout simplement interdit et, à cette saison, les gendarmes font encore des rondes….



Nous débattons du sujet devant notre énième festin confectionné par le désormais célèbre René Baucuse…. La météo menaçante annoncée et le risque de croiser la bande à Cruchot donne raison à notre druide Yannick : Nous restons dormir au camping. Sage décision car à minuit, en plein sommeil, un orage éclate. Sans tente marabout, la seule solution aura été de tous s’entasser et de s’imbriquer dans les sanitaires du camping. Un vrai Tetris humain…..

JOUR 8 : MER EN VUE !!!!

Réveil matinal et duvets humides, nous levons le camp pour nous diriger vers Bonifacio. Sur la route, nous apercevons la magnifique et regrettée plage de Roccapina. Notre frustration sera très vite oubliée : A quelques encablures de Bonifacio, après 2 heures de rando plutôt caillouteuse, nous posons nos fesses et nos joëlettes sur une splendide plage cachée et sauvage.




Après 3 heures de farniente, nous repartons de plus belle pour arpenter un splendide sentier le long des falaises pour rejoindre Bonifacio. Nous faisons halte au camping (un peu « touche à touche ») de la ville où nous retrouvons nos camping-caristes de San Putru. Nous reprenons des calories en dégustant en préambule quelques bouteilles de vin (du camping à la ferme, qui du coup n’ont pas eu le temps de vieillir…) et en épilogue, une bonne glace sur le port.
Les quelques yachts de milliardaires et les clichés « bling bling » sont d’un contraste saisissant voire choquant après nos 7 jours passés dans le maquis….

JOUR 9 : DOUBLE MAGIQUE : BONIFACIO ET PORTO-VECCHIO, RIEN QUE CA !!!
Le boss nous offre une grasse matinée : 8 heures !!! Nous consacrons la matinée à une rando urbaine dans la citadelle de Bonifacio avec une courte mais belle grimpette. Nous explorons en large et en travers les ruelles sauf les escaliers d’Aragon, impraticables en joëlette


Après avoir un petit rafraîchissement à la terrasse d’un café, nous quittons ensuite la citadelle pour une nouvelle balade le long des falaises jusqu’au phare de Pertusato. Nous en prenons plein les mirettes avec des vues panoramiques époustouflantes sur falaises de Bonifacio avec en toile de fond les Iles Lavezzi et La Sardaigne.



Après cette bonne bouffée de grand air, nous effectuons un nouveau transfert en camion jusqu’au mythique Porto Vecchio. Nous nous installons, pour la nuit sur le paisible parking de plage de Palombaggia où nous allons admirer son coucher de soleil les pieds dans l’eau.


Nous nous faisons de nouveaux potes cette nuit-là : les moustiques et un renard, peu farouche qui avait les mêmes intentions que nos cochons sauvages….

JOUR 10 : BALADE SANS DENIVELE MAIS PLAGE AVEC DENIVELE……
Nous découvrons, après une balade quasiment plate et très roulante la splendide plage reculée de Carataggio, surnommée la « petite Tahiti ». A défaut d’avoir eu du relief pendant la rando, nous avons en direct sur la plage car celle-ci est très fréquentée par les nudistes !!!


Tout en restant habillés, nous faisons ensuite chemin inverse pour enchaîner déjeuner et sieste digestive sous les pins de notre parking palombaggien…. Après un nouveau road-trip dans les routes de montagne corses nous retrouvons, pour notre dernière nuit à la belle étoile, notre camping fétiche de luxe « I Fucunu ».

Nous profitons de cette dernière tablée pour faire un tour de table du bilan du séjour tout en savourant le Ti Punch « maison » d’André…. A l’unanimité, la joyeuse équipe est ravie, charmée et séduite par ce séjour. Les mêmes mots résonnent : paysages magnifiques, logistique, repas et intendance irréprochables, ambiance, goût de l’effort, bienveillance, cohésion…etc

JOUR 11 : BAVELLA BELLA !!
Histoire de ne pas rester sur notre fin, nous reprenons la route pour achever notre séjour sur l’ïle de Beauté par une rando depuis le Col de Bavella. Très belle escapade avec en toile de fond les Aiguilles et une traversée de forêt durant laquelle nous faisons découvrir HCE et l’initiation au pilotage de la joëlette à Nelly, une jeune varappeuse qui ne laissa pas Clément indifférent….
Nos efforts sont récompensés par une vue époustouflante et une escalade (pour certains) sur l’imposant et vertigineux Trou de la Bombe !!!!
C’est sur cette belle image que nous plions et rangeons définitivement les 4 joëlettes.








Nous nous embrassons et félicitons mutuellement pour la belle réussite de ce séjour avant d’enchaîner sur 2 heures de route jusqu’à Ajaccio. Cette fois-ci les virages n’ont pas eu raison du ventre de Clément qui a bien failli transmettre son talent de relookage de portières à Pauline…..
Arrivé au port, nous abandonnons notre MasterChef René qui, le veinard joue les prolongations en Corse avec sa douce… Mais celui-ci était loin de se douter qu’il serait victime, quelques heures plus tard d’un acte de haute trahison !!! Alors que nous mangions, sur le pont du bateau notre dernier repas, une bonne salade « made in René », Yannick, le big boss, commet l’irréparable : il craque et achète un sandwich au restaurant du ferry (la preuve à l’appui avec la photo). « Yannick, prenez votre flambeau. Les aventuriers de la tribu ont décidé de vous éliminer, leur sentence est irrévocable ! »


La sentence sera de payer une tournée au bar !! on n’allait quand même pas jeter par-dessus bord un si bon AMM, qui plus est, futur jeune papa….. Avant de retrouver le « confort » de la moquette et la berceuse du moteur du ferry pour nous endormir, nous passons une agréable soirée à savourer quelques dernières Pietra en jouant à la belote, petits cochons et Bellz

JOUR 12 : TRISTE RETOUR AU MONDE URBAIN….
Nous retrouvons Marseille et sa Bonne mère qui n’a pas fait son boulot pendant notre absence : Alors que nous avions quitté Julien, nous apprenons à la gare St Charles qu’il s’est fait volé son véhicule !!! Fred et Edith, quant à eux, la tête dans les étoiles, ratent leur TGV « Marne La Vallée – Angers » !!!

EPILOGUE
Je profite alors de ce trajet qui nous ramène en terre angevine pour prendre ma plume et écrire l’épilogue de cette épopée qui était une 1ère pour moi :
Clap de fin de cette belle aventure « Handicap Evasion » : Les randos quotidiennes de 9 kms de distance et 300 mètres de dénivelé positif peuvent sourire un trailer ou randonneur chevronné….

La beauté des paysages corses n’est plus à prouver mais elle reste cette fois ci anecdotique, relayée au 2ème rang face à ce groupe riches de 18 belles personnes qui emporte haut la main la médaille d’or de la beauté. : 14 accompagnateurs tous d’horizons différents mais avec le même dénominateur communs : le goût de l’effort et surtout de la bienveillance et de l’humanisme à revendre… Et nos 4 passagers qui m’ont touché, ému, débordant d’indulgence, de reconnaissance et surtout de courage et de détermination. Une sacrée leçon de vie. Comme le dit grand Corps Malade « vous avez réussi à trouver un espoir adapté. Vous avez perdu une partie mais le même joueur rejoue. Le destin vous a giflé mais vous n’avez pas tendu l’autre joue ».
Désormais contaminé par le virus « Handicap Evasion », ce trek me marquera longtemps et confirme une fois de plus un de mes citations fétiches (de Baden Powell) : La meilleure façon d’atteindre le bonheur est de le donner aux autres ».
Handicapévasionnement vôtre

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Val Maïra, d’eau, de vents et de feux

Charlot, il a le droit de raconter, lui ?
Parce qu’il lui en est arrivé, des trucs, ça vaudrait le coup je crois !

Allez, je me lance : « Vas-y Charlot, raconte ! »

« Bon, on va pas faire 50 ans les présentations : je suis Charlot, je suis un âne gris, et je porte une bonne partie du matos lors des séjours de ces doux dingues issus d’Handi Cap Évasion.

C’est, je crois, ma troisième saison complète et, ce coup-ci, je me suis bien préparé : personne ne l’a su mais je suis allé en stage chez ce fameux Mainon, dont on me rabattait les oreilles. Et qu’est-ce que j’ai bien fait !
Tout d’abord, on a fait un peu de PPG : Préparation Physique Générale, cela ne pouvait pas me faire de mal. L’an dernier, j’ai fait porter plusieurs fois les sacoches aux HCiEns car j’étais trop fatigué alors ...
Puis, il m’a dit qu’il faut aussi que je me muscle l’esprit : j’ai appris qu’on ne pouvait pas être autant soumis à l’humain comme ça. Moi, partir avec des bobos sous les sangles, je croyais que c’était le contrat. Alors je ne disais jamais rien !

Et bien, Mainon, il m’a dit qu’il fallait que je résiste ! Que je prouve que j’existe !
Alors je l’ai écouté. Et c’est vrai que c’est ânement plus satisfaisant !

J’ai commencé le samedi après-midi, en refusant catégoriquement de remonter dans le camion. Ça va bien leur truc : après j’y reste des heures et il fait carrément chaud là dedans !
Bon, en fait, ce coup-ci c’était moins d’une heure mais je ne pouvais pas le deviner.
Je rigolais bien en découvrant Régis, qui patientait depuis quelques heures, tout seul sur le parking : j’ai réussi à arriver après quasi tout le monde, youhou ! Mon maître de stage sera content.

Les nouveaux, les anciens, les jeunes, les ... moins jeunes, se sont aussitôt mis au boulot : marabouts, joëlettes, tables, bancs, cantines, gaz, vivres, coussins, tapis de sol, il en ont sorti et installé, du bazar ! Anne a même une tente ultra ultra light, on dirait du film étirable.
Comme il manquait Kodzo (lui, c’est le gars qui fait un détour par Milan pour arranger sa passagère BlaBlaCar !), Régis n’a pas fait le tour de table. Au grand soulagement des mauvais en prénoms, et ils étaient quelques uns.

Repas léger et hop ! Au lit. Sous l’absence de rosée mais les saules auront bien compensé : quelqu’un saurait expliquer pourquoi ils relâchent un liquide qui pourrait être leur sève élaborée ? En tous cas, elle aura bien poissé leurs abris.
Moi, j’ai passé une bonne nuit : ils m’ont fait confiance alors je me suis barré par deux fois. La première fois, je les ai rejoints sous le marabout, et la seconde j’ai essayé de partir à l’aube mais Régis m’a vu juste à temps. Zut, le maître sera moins content.

Je me suis bien rattrapé lors du battage, remarquez : j’avais bien entendu qu’ils allaient essayer de me mettre 34,5 kilos en plus du bat, alors j’ai décidé de me rebeller. Mais comme Mainon est excellent à ce jeu, ils m’ont à peine remarqué !

Ya juste Laetitia qui a menacé de me mordre si j’essayais de nouveau de LA mordre. Je crois qu’elle n’est pas cap’, mais dans le doute ...
Ceci dit, j’ai quand même continué à botter, donner des coups de tête, et à tenter de m’échapper, pour le principe. Frustrant : je suis sûr que personne ne s’en souvient !
Ceci dit, je leur reconnais un point positif : ils ont à chaque fois pesé les sacoches, et ça change tout !
Pour le bivouac, ils allaient me mettre 90kg sur le dos, sinon ! Et, moi, je ne dois en avoir que 60, en fait … Ils ont aussi regardé le poids des incontournables : la bâche bivouac ? 15kg. Les piquets ? 3kg. La chaise WC ? 2kg. BOUM ! 20Kg d’office ! Sans le gaz, la gamelle, la bâche journée, les sacoches vides en cuir, les sacs supplémentaires pour les affaires de nuit des passagers, et tout et tout …

Bon. Ce dimanche, une fois l’affirmation de mon nouveau caractère faite, je les ai laissés tranquilles. Faut dire qu’il y avait pas mal de nouveaux, y compris Régis dans son rôle d’AEM, et qu’il fallait qu’ils se concentrent tous.

Matinée roulante pour se familiariser, puis après-midi moins roulant … J’ai pas eu le droit d’y aller, c’est dire !

Les nouveaux ont été incroyables, en 2h ils avaient tous compris. Ça tombe bien, le petit sentier mono trace a servi de baptême du feu.

Le retour au marabout fut apprécié, la petite journée cool, à l’image de la semaine à venir, était pleine de promesses. De courbatures et d’hématomes aussi. Ceci dit, nous partions plein d’insouciance : le chef Régis ne parlait que de vacances et de faux montants alors ...

Comme je n’avais pas le droit d’aller dans le marabout, Régis repousse le tour de table à demain soir, au bivouac.
En attendant, j’essaie de nouveau de me barrer mais ils ont compris : trois sardines en trépieds, comme au bon vieux temps des fugues de Mainon (j’ai surpris une conversation : ils lui ont réellement mis des entraves, une fois ?), et vas-y, laisse tomber !

Les liens sont crées : chacun aide l’autre à manger, se laver, se coucher et tout le monde s’endort, Lénaïk et Catherine à la belle étoile, Anne dans sa tente méga ultra light, les autres en marabout, tentes ou tarps.

Lundi, on part pour les Bergeries de Mary. Direction l’Italie.
Martine l’intendante voulait emmener plein de trucs mais c’est trop lourd.

Les copains prennent le relais et ce coup-ci, le dépassement de poids devient « raisonnable ». Va falloir faire des efforts l’an prochain, quand même : je vais pas faire 10 ans, à ce rythme …
Thomas, Vincent, Marc ... montent de la bière en cachette, d’autres les graines, le chocolat, voire le faux-moka (à ce sujet, si quelqu’un connaît un des membres de la cousinade VBX, faites le venir en séjour, c’est trop bon ce truc ! ), mais aussi les conserves, le lait, ou la confiture. Piques-niques tirés du sac, non ?

La montée est rude mais l’équipe solide : si elle manque de physique peut-être, elle compense par une belle résistance et de réelles compétences techniques. Ainsi qu’une belle cohésion dans l’effort.

Marie-Christine, frustrée de ne pas pouvoir pédaler, donne de la voix pour encourager. Avant de se cacher sous son tarp car c’est l’heure des soins. Quel plaisir, ce sauna partagé !

Robert, le pote du chef, se demande pourquoi il dit toujours oui quand Régis lui dit qu’il faut qu’il vienne.

Quant à Hélène et Clément, ils prennent la mesure de la confiance des passagers et des risques potentiels qu’ils prennent, sans pour autant pouvoir réagir. Oui : il y a des chutes, et cela fait aussi partie de la vie. Même si, évidemment, tout est fait et pensé pour les éviter !

La fin de journée est une épopée à elle toute seule : une reco rapide pour vérifier si l’eau est présente au bivouac bis, un groupe qui se scinde pour soit monter d’office, soit respecter la consigne donnée, un orage de grêle suivi de plusieurs orages de pluie, un choix entre protéger les passagers provisoirement et monter vite le bivouac avant que le sol soit trempé, des pierres trop légères et une bâche qui manque de s’envoler, une soirée humide mais collective, une nuit humide et ronflante, un réveil … sec ! Ouf ! Comme ça caillait, on n’a pas fait le tour de table.

Tout le monde semble fatigué mais personne ne vide son sac. Ni au sens propre (dans mes sacoches, au hasard), ni au sens figuré : l’illusion groupale est là, et c’est bien.
Au col Mary nous trouvons Joëlle et Vincent, membre d’Ensemble (association proche d’HCE). Ils sont là pour donner un coup de main et partager de bons moment avec nous.

Ils prennent le relais des fatigués dans la descente raide du col puis repartent avec leurs VTT, non sans nous promettre de les revoir le soir. Ils verront à cette occasion Martine, qui redescend par l’autre côté pour faire le transfert avec le camion.

A midi, j’ai repris les leçons de Mainon : Régis pensait pouvoir me faire confiance et ne m’a pas attaché. Haha ! Je les ai bien eu : j’ai passé bien 40 mn à les narguer, en m’enfuyant juste avant qu’ils ne me touchent ! Et je ne me suis pas fait avoir : j’ai carrément ignoré superbement les bouchons de maïs qu’on me proposait. Au bout d’un moment je suis quand même allé dans le groupe et j’ai laissé Régis m’attraper. Je savais bien que, sinon, je n’étais pas prêt d’avoir des graines. J’ai encore montré que je n’avais pas du tout envie de bosser mais me suis finalement laissé faire.

Arrivés au camping, personne ! Ce transfert est très long, tout comme l’attente dans, sur et autour des sanitaires durant l’orage (ne dites rien …).

Une partie de Saboteur plus tard, le camion finit par débouler et hop ! La fourmilière se réactive.

Le lendemain, nous repartirons en bivouac alors autant être efficaces, sinon la nuit sera courte. Du coup, devinez quoi ? Pas de tour de table ! Alors que, moi, je suis sûr que Samuel ne maîtrise pas encore tous les prénoms ...

Le lendemain, c’est d’ailleurs l’anniversaire de Martine pas l’intendante : celle de Marc, vous les connaissez peut-être, les M&M’s ?

Enchaîner un bivouac, un camping, puis encore un bivouac, c’est porter 4 jours les affaires de nuit. Les troupes, dont je fais partie, l’ont bien compris : les deux prochains jours seront … cool aussi (Régis, il a aussi tout compris : une journée n’est jamais difficile. Elle peut être ludique, technique, pas simple, avec des zigs, des zags, nécessiter des parpaings lors des pauses graines, et elle peut être cool …) !
Nous attaquons par une traversée du camping naturel. 3 km ! Le camping le plus long et étroit du monde ?
Puis c’est parti. Un bout de forêt aménagé pour chauffer les jambes et PAF ! Droit dans la pente ! Bon anniversaire Martine !
La sortie de la forêt est agrémentée de blocs et de soleil qui chauffe encore plus que les cuisses, que du bonheur pour les bipèdes il me semble …

Ils feraient mieux de faire un stage chez Mainon, eux aussi : moi, j’ai plutôt la caisse et je gagne ânement d’énergie en ne me prenant plus chaque bloc-tronc-humain dans les sacoches. Il a raison, mon maître de stage : non seulement c’est moins fatigant de passer sans se cogner partout, mais en plus ça rend la balade intéressante. Je surprends mes détracteurs en négociant les passages à quelques centimètres, non mais ho !

Mais les humains sont fatigués et la pause graines se prolonge. De mon côté je deviens fou car les taons attaquent et vous êtes bien placés pour savoir comme c’est agréable. Lise essaie bien de me mettre de l’huile essentielle de lavande mais la solution serait de repartir, en fait.

Ils finissent par se motiver et c’est reparti.

Après le repas, j’essaie de couper les virages sans vérifier que je peux reprendre la piste ensuite. Du coup, on reprend ma longe, tant pis pour moi. Je ne peux pas progresser sur tous les plans.
Arrivés là-haut, l’ambiance est donnée :

- le positif ? Une météo stable qui permet de monter sereinement la bâche bivouac et de montrer aux nouveaux ce qu’est une belle cabane. Un bel endroit et un beau paysage, aussi.

- le négatif ? Un patou qui aboie sans cesse, m’empêchant d’accéder à l’abreuvoir. Les bergères s’éloignent et il ne les suit pas, génial ! Finalement, on m’emmène boire tout de même et v’là qu’il se carapate au loin : en fait, c’était un sacré trouillard !

L’orage du jour tombe, bien sûr, mais ce coup-ci personne ne se mouille. Repas de luxe, bien sûr, jeux, chants et … Feu de camp !

Depuis le temps que Quentin tentait d’en faire un ! Ce coup-ci, avec un coup de main, il peut être satisfait. C’est d’ailleurs l’occasion de nous donner un aperçu de ses talents : monsieur souhaite devenir danseur de hip-hop professionnel et il a des armes indéniables.

La soirée ayant été fort chargée, pas de tour de table, bien sûr !

Fatigué, tout le monde se couche avant minuit. Mais pas les chiens … Ils tournent, ils aboient, ils se répondent, ils inquiètent. Ils se rapprochent, ils s’éloignent, ils aboient toujours.
Puis je leur réponds à pleines cordes vocales ! Et les frontales s’allument aussitôt (merci ! ) : ces satanés chiens m’ont en fait attaqué à plusieurs et j’ai des plaies à la fois aux pattes postérieures mais aussi sur le museau et sur l’arrière-train ! Les agresseurs sont mis en fuite à la voix, avec quelques cailloux et ils font bien de partir : j’ai appris que Jean-Mie avait trouvé son couteau et comptait bien s’en servir si besoin ! Lui, faut pas le chauffer, visiblement.

Il faut dire que ces chiens, mal contrôlés, forment alors une meute et ils deviennent réellement dangereux. Heureusement que notre nombre a finit par les impressionner, la nuit se termine plus calmement.

Et jeudi … C’est le Grand Jour, LE défi du séjour. Celui qui n’est pas toujours possible selon la météo … Le PAS DE LA CAVALE …

Avec cette courte nuit, autant dire que les troupes sont fraîches. La brume du matin est dans les corps, dans les esprits et dans le paysage. Les vertigineux se rassurent, ils n’auront pas de problèmes de ce côté là.

Et moi, je suis ravi car on est aux petits soins : mes plaies sont belles, je suis en pleine forme, mais l’une est placée sous la sangle de l’arrière train. Catherine fournit la Bétadine et Laetitia la vaseline stérilisée. Lise me soigne. Et hop, on y va.

Martine, qui en plus parle Italien, compte bien dire quelques mots aux bergères au sujet de leurs chiens. Elle fera ensuite le transfert du camion.

Et nous ? Droit dans la pente … Un chemin qui attaque direct, ça fait mal aux pattes et aux jambes, j’vous jure ! Heureusement finalement que la météo est fraîche et humide. Vincent est en forme et tracte à fond. Ce gars, il est tout le temps partout, il me fatigue ! Il est venu avec son fils, Samuel, tout aussi costaud, et sa soeur, Cécile, qui est partout elle aussi. Quelle famille !

Un premier col, toujours dans la brume, puis nous voici au pied du pas. Voilà que le grésil s’en mêle … Simon nous explique que c’est un « jour épouvantable ».

En effet, il n’y a pas vraiment de doutes … Et comme les joëlettes doivent monter une à une, nous nous attendons tous à passer d’agréables moments !

Les joelettes sont donc béquillées en attendant que chacune passe avec pas moins de 6 personnes autour ! L’averse de grêle passée, c’est finalement avec une éclaircie que LE passage délicat du séjour se négocie. Heureusement d’ailleurs, des roches glissantes auraient fortement compliqué l’affaire. L’équipe nous joue alors un magnifique numéro d’équilibriste, entre force et finesse, et les quatre joëlettes passent sans encombre. Quant à moi, je passe sans difficulté notoire, trop fort !

Nous passons ensuite la frontière pour manger en France.

Le repas de midi place de la pierre ponce dans les mains de certains. C’est une roche volcanique, que fait-elle là ?
Lors de la descente, une cheminée de volcan mise à nue nous confirme bien l’hypothèse d’un volcanisme éruptif en plein cœur des Alpes. Ca alors !

Après une bonne sieste réparatrice, nous repartons. Et réalisons que si nous continuons ainsi en pente douce, c’est un sacré morceau qui nous attends juste au-dessus de Larche …
Et, en effet, quelle pente ! Une petite chute, des genoux en compote, une crevaison due à un beau clou forgé qui a traversé les âges et voici la troupe heureuse de retrouver du bitume dites-donc ! C’est peut-être ça, le faux descendant ?
Lénaïk suscite l’admiration de tous car elle n’arrive pas si tard au pied de ce mur. Ils lui font une haie d’honneur avec les brancards colorés des joëlettes !

Le dernier jour montre à quel point les forces sont vives : ils demandent une journée cool, de préférence à 0m de dénivelé ! J’y crois pas ! En route donc pour la Vallée des Marmottes : elles voient tellement de monde qu’elles viennent manger dans la main des « randonneurs ». Je pense leur proposer un stage chez Mainon : ce n’est vraiment pas un comportement digne d’une marmotte !

En tous cas, mes compagnons ne sont pas vaillants : ils prennent le sentier aménagé pour les fauteuils et mettent même les cordes sur les pentes douces … Y en a même une qui vire les cailloux du sentier alors que … c’est moi qu’elle pilote !

Ils choisissent de profiter du paysage et c’est vrai que c’est sympa aussi.
Nous voyons de loin le travail des chiens sur un troupeau de moutons, par exemple.
Et la pause de midi est l’occasion d’observer … un cerf ! Oui, un cerf.

Le tour de table (enfin !) , est plein d’émotions, de sourires et de yeux qui brillent. De réflexions aussi.
Le lendemain, j’ai essayé de me barrer mais ils me connaissaient (là, c’est Mainon le faible, il paraît qu’il monte quasi seul la plupart du temps, bouhou !), et même à l’entrée du camion je n’ai pas pu leur faire de blague … Tant pis, j’essaierai au séjour suivant.
En tous cas, j’étais bien content de connaître de nouvelles personnes et surtout de montrer aux « anciens » que j’avais progressé en gestion de gabarit et en … caractère ! J’espère quand même que je pourrais continuer les séjours MAIS ! Il va falloir que tout le monde pèse mes bagages parce que, franchement, si vous continuez je serai à la casse trop tôt …

Allez, à bientôt les amis. Pensez à moi lors de vos retrouvailles à l’AG ! »

Charlot, stagiaire de Mainon

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Championne du monde ! et d’Europe aussi, tant qu’à faire !

Élise a découvert HCE en 2011, avec le séjour Vanoise. Depuis, elle a fait 5 séjours et a découvert le monde du handisport pour son et notre plus grand bonheur !

Championne du Monde ... Ce n’est pourtant pas la première fois mais l’émotion semble rester la même. CHAMPIONNE .... du MONDE ! Oui, du MONDE. Du monde ENTIER !

En 2012, je faisais la Haute Ubaye et découvrais que je n’étais pas la seule licenciée d’un sport que je pratiquais depuis longtemps. Pour moi, il s’agissait des lancers en athlétisme. Dans la même activité, mais en demi-fond, se trouvaient Jacotte et Marie. Puis Élise s’est jointe à la conversation car elle débutait le triathlon et chacune trouvait que c’était plutôt un sport fun. Je faisais moi-même une version "débutants" le dimanche suivant le séjour (une semaine intensive, c’est pas vraiment un bon plan quand on nage presque comme une enclume ! ).

Sauf que ! J’avais un niveau régional en athlétisme, quand Jacotte et Marie se trouvaient sélectionnées en équipe de France à l’automne ...

Quant à Élise ... Une progression fulgurante lui permet de débouler en équipe de France où elle sera troisième mondiale dès 2014.
Puis cela s’emballe :
- Championne du monde 2017,
- Vice-championne du monde 2018,
- et, de nouveau, CHAMPIONNE DU MONDE 2019 !

Crédit photo : Marco Bardella
Crédit photo : Marco Bardella

Il y a des week-end où être au courant de l’actualité sportive peut mettre la banane durant des heures. Pour les autres jours ? Il y a ce site internet et les articles qui vous relatent ce que vous avez loupé !

Et puis, si jamais vous aviez loupé l’information du Championnat du Monde, Elise est retournée à l’eau peu de temps après : et HOP ! De nouveau CHAMPIONNE ! d’EUROPE ce coup-ci. Pour la première fois, elle réalise le doublé, et c’est fantastique !

Crédit photo : Marco Bardella
Crédit photo : Marco Bardella

Un grand grand bravo à toi, Élise, nous sommes très fiers de t’avoir comme marraine.
Et plein de courage et de motivation pour ce nouveau défi : l’aviron !
La catégorie d’Élise en para-triathlon n’étant pas retenue pour les prochains JO, elle va en effet écumer les bassins en étant SUR l’eau, ce coup-ci !

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Haute Ubaye du 24 au 31 août 2019

Le hameau de Fouillouse, perché à 1900m d’altitude, accessible uniquement par une route étroite, voyait circuler son lot habituel de touristes et randonneurs. Soudain, un camion pas comme les autres est arrivé, floqué HCE sur son flanc. Quelques personnes en sont descendues, et ont commencé à monter un marabout. Le groupe se formait au fur et à mesure des arrivées.

Samedi

Enchanté, mon nom est épicène, a dit Dominique en arrivant. Devant notre perplexité, il nous a expliqué ce qu’est un prénom épicène.

Un père de famille intrigué par le campement s’est approché, et a proposé les services de ses deux garçons adolescents qui se sont empressés de monter l’enclos pour Charlot, notre âne. Les choses à faire ne manquent pas : creuser les toilettes, faire le repas, remplir les "loutres" d’eau... Les derniers retardataires sont arrivés un peu après 20h à cause d’une circulation difficile. Aucun réseau au campement, parfait pour déconnecter complètement, mais un peu moins pratique pour prévenir des éventuels retards !
- Demain, il fait beau, mais le jour d’après la météo annonce de la pluie. On va donc décaler à plus tard la journée d’initiation prévue demain, et on bivouaquera demain soir pour éviter la pluie a annoncé Yannick, notre accompagnateur sur ce séjour, avant que le groupe aille dormir.

Dimanche

Le lendemain matin, Une fois prêts, nous avons sorti les joëlettes. Surprise : l’une d’entre elle est à plat ! Une fois la chambre à air changée, Yannick, aidé de Christine (Cricri) nous ont expliqué le fonctionnement de la Joëlette.

En guise d’initiation, on a commencé direct dans une pente un peu raide, parsemée de marches et de cailloux. Ça n’a pas empêché certains équipages de proposer de chanter pour se donner du courage.
- Moi je chante comme un cheval, mais je ne cours pas aussi vite, nous a annoncé Nathalie

Michel, à l’arrière de sa Joëlette nous a fait une démonstration involontaire de free-style façon roulé-boulé dans un virage, heureusement sans mal, ni pour lui, ni pour Nathalie... Ouf !


La vue se dégageait au fur et à mesure que le groupe montait. Le jeu en valait la chandelle : le cadre était superbe ! L’endroit idéal pour une pause de midi.


Au moment de repartir, après une courte sieste.... Ah tiens, la joëlette d’Emmanuelle est à plat ! L’hypothèse d’un sabotage afin de prolonger le temps de sieste effleurait certains esprits. Malgré tout, la crevaison a vite été réparée, et nous sommes reparti en direction du lac premier, avec à nouveau quelques passages un peu techniques.





Une fois au lac, certains courageux n’ont pas hésité à se jeter dans une eau... rafraichissante.


Il ne nous restait plus qu’à monter une petite piste jusqu’au lieu de bivouac, afin d’y monter la bâche et de préparer le repas.





On a mangé tôt pour profiter au maximum de la chaleur et du soleil, puis tout le monde est allé dormir sous la bâche ou sous les étoiles.
Charlot a pris un malin plaisir à venir brouter juste à côté des dormeurs à la belle étoile, résignant Marion à se réfugier sous la bâche.

Lundi

Après une nuit plus ou moins réparatrice, nous voilà repartis en direction du lac au neuf couleurs. On est passés à nouveau par des passages un peu techniques.

- Mais vous êtes fous ! s’est exclamé Emmanuelle au milieu de la montée.




Cela dit, aucune chute à déplorer. Après une petite pause, on s’est rendu compte que le saboteur a encore frappé : les brancards arrière de la joëlette de Dominique commencent à se dessouder ! On a effectué une réparation de fortune avant de continuer la montée.

Au bout d’un moment, on est enfin arrivés au lac au 9 couleurs. Pas sûr d’avoir compté toutes les couleurs, mais en tout cas le lieu est parfait pour un picnic !





Une fois rassasiés, il nous a fallu redescendre jusqu’au bivouac pour récupérer les affaires, puis continuer jusqu’au lieu de campement à Fouillouse.



On a pris alors un apéro bien mérité, suivi d’un repas (excellent, comme d’habitude), tout en fêtant l’anniversaire de Sarah.
Guillaume a ensuite sorti son accordéon et Sarah sa flute. On a clôturé la soirée par un "cercle circassien", c’est à dire une danse plus ou moins structurée avec tout le monde en cercle. Nathalie a chuté quelques fois car "la marche arrière ne fonctionne pas très bien chez moi".


Mardi

Aujourd’hui, programme détente : départ pas trop tôt, et journée d’initiation.

On a commencé tranquillement sur un chemin bien roulant. Les débutants qui n’ont pas osé manipuler la joëlette les deux premiers jours ont pu s’en donner à cœur joie sous les conseils avisés de Yannick.

A nouveau, le lieu choisit pour le picnic est remarquable, avec une belle vue dégagée sur les montagnes.

Comme à son habitude, au moment de la sieste, Jean-Lou a débranché son appareil auditif, et a sombré instantanément dans un vrai sommeil accompagné de quelques ronflements. "une bombe pourrait tomber à coté, ça ne me réveillerai pas !" nous a-t-il assuré.

Mais il nous faut bien le réveiller pour redescendre à Fouillouse.
- Je crois que j’ai problème : la joëlette est toute tordue, a dit Marion aux commandes de la joëlette d’Emmanuelle.
- Tout comme moi ! à répondu du tac au tac Emmanuelle


Le temps s’est fait de plus en plus menaçant pendant la descente, et c’est sous une pluie battante qu’on arrive au campement.


Cela dit, ça n’a pas duré : on est vite ressortis, le temps pour une partie du groupe de suivre un cours d’accro-yoga improvisé par Sarah. Malheureusement le cours s’est vite trouvé interrompu par la pluie qui s’est remise à tomber.

On a pris le repas du soir sous le marabout, pendant que le tonnerre grondait et que le ciel déversait largement plus que les 2mm de pluie initialement prévue par la météo.

Mercredi :

Contrairement à la veille, il nous a fallu se lever aux aurores afin de plier le camp et partir pour le deuxième bivouac du séjour. Heureusement, la pluie s’est calmée pendant la nuit, c’est donc au sec qu’on a pu ranger toutes les affaires.

- C’est une grosse journée. Quand vous trouverez ça dur, dites-vous que ça sera plus dur plus tard !nous a dit Yannick pour nous donner du courage.

Effectivement, la dernière montée avant le lieu n’était pas de tout repos, sous le petit crachin breton, là juste pour nous rafraichir. Charlot n’a pas trouvé la montée à son gout non plus, et a tenté une fugue avec le picnic. Heureusement, les talents de négociateurs de certains membres du groupe l’on fait revenir à la raison. En attendant l’arrivée de Charlot et du picnic, Guillaume a sorti une flute pour réchauffer un peu l’atmosphère. On a néanmoins pris un repas plutôt humide.



On est ensuite repartis sur un sentier plus facile jusqu’au baraquements de Viraysse. Les bâtiments, à l’état de ruines pour la plupart, contrastaient avec la montagne. Le lieu était magnifique. C’est notre lieu de bivouac pour la nuit, et on est bien contents d’être arrivés : la journée a été dense !

Pour faire récupérer Jean-Lou des secousses de la Joëlette, Cricri lui fait un petit massage.
-  Tu vois, Denis est ton frère, et toi tu es masseur lui a-t-il dit
Avant le repas, on a eu le droit au spectacle d’un troupeau de bouquetin évoluant sur la montagne en face.


Au menu ce soir : soupe de ratatouille, une création originale et involontaire de Anne-Marie, verdict : c’était très bon !
Avant d’aller dormir, Yovann nous a montré un grand nombre de constellations, bien visibles dans le ciel maintenant dégagé.

Jeudi

Le matin après le petit déjeuner, Anne-Marie nous a montré comment faire la salutation au soleil en yoga avant de nous quitter avec Christine pour retourner à Fouillouse effectuer une navette avec le camion.

Pendant ce temps, on est remontés jusqu’au fort qui surplombe le campement, en laissant au passage toutes les affaires à sécher à un col.
-  Il y a plein de lacets, on se croirait à l’alpes d’huez, a remarqué Michel
-  C’est vrai que les scratchs c’est mieux a répondu Emmanuelle
Une petite photo de groupe au sommet, puis on est redescendus au col pour manger. Le C formé par les pierres bloquant la bâche de bivouac a donné l’idée à certain de compléter le dessin pour écrire "HCE" dans la cour des baraquements.



Une petite pluie nous fait abréger la sieste et repartir sans trainer. Une descente un peu technique nous a amenés jusqu’au village de Larche, notre lieu de campement pour la nuit. Le camion avec Anne Marie et Christine est arrivé à peine cinq minutes après nous.


Les conducteurs sont partis aller chercher les voitures toujours garées à Fouillouse pendant que le reste a achevé d’installer le campement. On est rejoint en soirée par Stéphane et Aurélie, des amis de Yannick en vacances :dans le coin. Après un excellent repas à base de lapin et de polenta, tout le monde est allé dormir.

Vendredi

Pour notre dernier jour de rando, tout le monde était un peu en mode "vacances".
Stéphane et Aurélie nous ont accompagnés pour découvrir la joëlette. Un petit transfert en voiture est nécessaire pour atteindre le départ de la rando. On a monté les joëlettes, et... ah flute, on a oublié les coussins ! Romain est reparti illico en voiture aller les chercher au campement. Il n’a pas le temps de revenir qu’on s’est aperçu qu’il manquait également la moitié des cordes. Tant pis, on fera sans !
Le chemin montait en pente douce au milieu des marmottes, quand soudain un trébuchement sur une pierre a provoqué la chute de la joëlette de Dominique.

On décide donc de faire une croix sur le lac prévu initialement et de s’arrêter plus tôt que prévu. On a sorti le picnic des bas de l’âne, mais ... où est le pain ? Encore un oubli... Décidément, Stéphane et Aurélie doivent nous prendre pour de sacrés touristes :)
On a bien profité de la pause de midi et du torrent juste à côté, mais quelques coups de tonnerre nous ont incités à rejoindre les voitures sans tarder.

On a fini l’après-midi entre jeux de société et discussion diverses, puis on a enchainé sur le repas, et le traditionnel tour de table. L’émotion était palpable. Le mot qui est ressorti le plus est "bonne humeur". Pour conclure, Guillaume a sorti son accordéon, et c’est parti pour une dernière danse ensemble.
Puis est venu malheureusement le moment d’aller dormir.



Samedi
Le lendemain matin, c’est un peu triste que l’on a replié le campement, et qu’on a fait une dernière salutation au soleil avant de se dire au revoir.
Tout est ensuite reparti des souvenirs plein la tête. Vivement le prochain séjour !

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Tête de la Cula – 27 juillet au 3 août 2019

Randonnées culinaires autour de ma Tête (de la Cula)

Un samedi, j’ai vu arriver un groupe d’Handi Cap Évasion.. Il paraît qu’ils vont randonner sur ma Tête.

Le groupe s’est retrouvé grâce à l’organisation hors pair de Bernard, Monsieur Covoiturage, au camping de Ceillac.

Ils ont installé leur campement, un grand marabout et des tas de petites tentes.

Je vais essayer de parler de cette randonnée et de vous présenter les membres de l’équipe jour par jour.

Tout d’abord, je vous présente le duo le plus important du séjour. Tout d’abord, le guide Stéphane. Eh oui, il ne faut pas se perdre sur les chemins qui mênent à ma tête ! Ensuite, l’intendante Isabelle qui a régalé le groupe avec ses petits plats. Cela sentait bon toute la semaine, j’aurais voulu y goûter !
Au court du premier repas, tout le monde s’est présenté.

Le lendemain, après avoir démonté le camps, ils ont bâté Charlot, leur âne. Parlons-en, il m’en a mangé de l’herbe, celui-là (heureusement que c’était une rando culinaire) !

Zou, après une traversée de Ceillac, la caravane a commencé sa première montée pour une journée d’initiation en direction des Chalmettes. Il y va fort ce Stéphane, le groupe s’en souviendra ! Tout le monde a pris une suée sauf Benjamin qui monte plus vite que les joëlettes.

Après une pause graines bien méritée, le groupe s’est remis en route, il a traversé de petits hameaux à l’architecture typique montagnarde. Des chalets de bois fontaine jalonnaient le parcours. Ils sont beaux les petits chemins que j’ai sur mon flanc !
Je me suis aperçu qu’Émilie, passagère joëlette était aux petits soins pour les accompagnateurs, cela fait plaisir.

Près d’une petite chapelle, le groupe a dégusté le bon pique-nique préparé en commun. Il paraît qu’Isabelle aime bien avoir des petites mains : « C’est la salade à tout le monde » comme elle aime le répéter.

Une petit sieste rituelle HCE, et hop, le groupe se remet en route vers son premier camping sauvage.

Arrivés au bois noir, ils ont installé leur camps, j’ai commencé à sentir de bonnes odeurs de cuisine, la popote du soir était déjà en route. Quelle efficacité cette Isabelle ! Tout le monde l’aide, elle sait déléguer sans perdre le fil de sa recette.

Après une bonne douche dans l’eau de mes ruisseaux et l’apéro, le dîner est servi. Vers 23h je n’entends plus personne, tout le monde s’est endormi sous les arbres.

6 heures du matin, il faut se lever tôt pour gravir ma Tête et préparer les affaires pour une nuit de bivouac. Question : melons pour ce soir ? Non, c’est trop lourd. Les melons se transformeront en Royco minute soupe. Pauvre Isabelle !

La petite troupe s’est mis en route sur mon chemin. Après avoir traversé le bois, mes visiteurs ont découvert les premières fleurs de ma robe. Madeline s’en sert pour créer une couronne afin d’agrémenter le chapeau de Karine.

Ils ont besoin des cordes pour monter les joëlettes. Ce n’est pas parce que je me suis faite toute belle que je ne vais pas leur donner un peu de fil à retordre, ça monte du coté de chez moi !

Vers 14h, le groupe a pique-niqué près d’une cabane. Pour Charlot ce fut royal : des fleurs à profusion. On aurait dit un gamin dans une boutique de bonbons, sauf que mes fleurs sont gratuites.

J’ai remarqué que Madeline avait toujours un bloc d’aquarelles, qui lui permettait de dessiner les paysages de ma vallée, quand elle avait le temps. Ce jour là, elle s’est mise à dessiner Charlot dans sa « Boutique de confiseries ».

Après que tout le monde se fut bien reposé, Stéphane a sonné l’heure de se remettre en route pour le bivouac.

Damien et Amande sont montés tous les deux à pied au son de la musique reggae, ceux-là étaient heureux de monter ensemble.

Vers 17h30, j’ai entendu des rires et des voix, la caravane HCE était arrivée.

Les randonneurs ont monté le campement. Après une corvée d’eau (pour préparer la Royco minute soupe !) certains ont dû se résoudre à faire leur toilette à l’eau froide. Eh non, je n ’ai pas d’eau chaude pour vous !

Vers 20h, le repas est servi, prés du marabout. Finalement, une soupe, ça réchauffe, tout comme les tisanes et, pour les puristes, l’eau de vie offerte par Vincent. Qu’ils étaient tous bien mignons à siroter leurs eaux diverses et variées en regardant un magnifique coucher de soleil sur la vallée !

Après ce petit moment romantique, Sébastien a expliqué les étoiles car il y avait une belle voûte céleste. J’étais contente d’avoir du monde à mes côtés.

Peu après, tous mes invités sont tombés dans les bras de Morphée.

Aie, ouille, c’est quoi ce mal sur ma crinière de si bon matin ? Ah oui, j’avais oublié, le groupe doit monter sur ma tête ce matin, ils ont laissé leurs sacs et Charlot. Lydie, une habitante de la vallée et amie d’HCE les a rejoints pour les aider dans mon ascension.

Damien et Stéphane sont les auteurs de la blague du jour : quelle note fait l’eau du ruisseau ? Ré Mi : spéciale dédicace à l’un des randonneurs qui s’appelle Rémi., pas terrible la blague mais tout le monde a rigolé pour faire plaisir aux deux « humoristes ».

Après quelques efforts, les randonneurs arrivent au pied de ma tête, Damien veut m’escalader à pied pour éviter à ses compagnons de l’emmener en joëlette là-haut. Au bout d’une demi-heure, une haie d’honneur accueille Damien et Benjamin au sommet.

Christelle débouche une bouteille de rouge de sa région pour fêter leur ascension. Moi, je leur offre encore un paysage sublime de ma vallée et de mes voisins.

Après une bonne demi-heure de pause, ils redescendent au bivouac afin de pique-niquer et de recharger Charlot, très heureux de retrouver Myriam, son accompagnatrice favorite et de redescendre vers le bois Noir.

Cécile et Benjamin sont descendus tranquillement en compagnie de Lydie.

Après une belle descente, les campeurs ont retrouvé le camion, avec la promesse pour certains d’une bonne douche.

Le lendemain, une fois les affaires rangées, nos marcheurs partent se rafraîchir au lac du Clausis, un des lacs que je vois. L’équipe en a profité pour se baigner et pique-niquer au bord du lac.

Arrivés dans Ceillac, Florentin et les autres ont la bonnes idée de faire une pause dans un bar. C’est glaces pour certains et bières pour d’autres.

Au camping, c’est douche pour les uns et vaisselle du bivouac pour d’autres.

Une bonne soirée au camping cela fait du bien pour recharger les batteries car j’ai compris qu’ils repartaient en bivouac le lendemain vers le lac Sainte-Anne. J’ai de la famille qui habite par là bas, ils vont dormir du côté de chez mes cousins, les Pics de la Font Sancte.
Après un bon repas, certains font la vaisselle pendant que d’autres vont se coucher avec des étoiles pleins les yeux.

Le lendemain, l’équipe s’est préparée pour son deuxième bivouac près du lac Sainte-Anne. Charlot est chargé. Après avoir emprunté les pistes de ski, ils rejoignent le lac Miroir pour pique-niquer. Vincent leur explique un peu la botanique, c’est son travail.

Une bonne sieste réparatrice et la troupe se remet en route pour le bivouac.

Il faut une heure de marche au groupe en vue d’atteindre le col pour la fameuse photo de groupe.

Après une pause pour admirer les eaux bleues du lac Sainte-Anne, la caravane se remet en route et atteint ce bivouac sublime sous la bénédiction des Pics de la Font Sancte, (Vous savez, des cousins à moi !) .

Mes cousins m’ont raconté que l’équipe est arrivée vers 18h. Ses membres se sont partagés en deux groupes : l’un ramenait du bois, tandis que l’autre faisait la popote. C’est ça l’organisation HCE.

Au menu : ravioles, saucisses ou merguez grillées au feu de bois et bananes au chocolat en guise de dessert.

Après ce menu divin, des chants et des rires ont fusé. Tout le monde était heureux. Petite frayeur passagère car Charlot n’est plus là. Stéphane le retrouve rapidement au lac où il se reposait.

Florentin, Amande, Vléra, Merveille et Karine poussent la chansonnette.

Le lendemain matin l’équipe est réveillée par l’odeur de pain grillé. Ils ont bien de la chance d’avoir Isabelle au top pour leur préparer un tel petit déjeuner et d’avoir Stéphane pour leur avoir trouvé un beau coin de bivouac.

Après avoir rangé le bivouac et nettoyé la place (Bravo de laisser les lieux propres pour les prochains randonneurs, et pour la nature tout simplement !), tout ce petit monde redescend dans la vallée.

Mes cousins m’ont raconté que l’équipe a fait son dernier pique-nique et sa dernière sieste à proximité des Prés de Chaurionde .

Le groupe est arrivé au camping vers 16h. Tout le monde s’est affairé au rangements afin de passer la dernière soirée en compagnie de Nelly et de sa famille. Après un tour de table pour avoir les impressions du séjour, ils ont mangé un succulent repas et, au dessert, ils ont débouché le champagne qu’avait apporté Benjamin. Morgane leur a improvisé un petit slam.

Vers 22h, ce fut le fut le temps des au-revoir car certains partaient très tôt le samedi matin.

J’ai été très contente de recevoir ce petit groupe bien sympathique dans mes montagnes. J’espère qu’ils repartent avec de beaux souvenirs pleins les yeux.

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