Queyras-Caramantran du 03 au 10 août 2019

Rubrique: Reportages 19 août 2019

Le Pic du Caramantran c’est un retour aux sources : amitiés, espiègleries, entraide, passion de la montagne, baignade en eau glacée... mais aussi, pas de douche, des bivouacs éphémères, des montées qui vous font, dixit Michou « découvrir des alvéoles des poumons qui n’avaient encore jamais servies ! »

Retrouvailles au bout du monde dénommé Ceillac le samedi soir. Le covoiturage étant trop banal, certains préféreront arriver en stop à 21h ou en navette non-adaptée ! Après un apéro bien agrémenté de spécialités liquides ou solides de nos différentes contrées, tour de table des présentations à la frontale ! Une équipe de caractère - autant que les bières qui l’arrose - un beau mélange d’ados, trentenaires et retraités ; vieux habitués d’HCE et nouveaux. Bravo Simone ! Seul bémol, on a 2 Michel, 3 Monique, 2 Marius et 2 Max ! Et comme si ça ne suffisait pas, une 2ième Audrey à partir du jeudi !

La première journée de chauffe dans la vallée de Ceillac est ponctuée d’une immense cascade, d’une vue magnifique depuis les balcons de Ceillac en plein festival de cerf-volant, de cairns artistiques. L’itinéraire est tronqué, l’équipe s’avère moins robuste que prévue ! Arrivée au lieu de bivouac, apéro festif au bord du torrent et baignades à tire-larigot. Les deux Marius - cadets de l’équipe de 13 et 14 ans - sortent les cannes à pêches, Monica - notre chère et bien aimée élégante intendante - explore le ciel étoilé à l’aide d’une application high-tech. Nuit à la belle pour tout le monde. Froide mais sans nuage et surtout sans une goutte de rosée ! Le pied !








Lundi : Stéphane, notre accompagnateur, très sceptique sur les capacités physiques de l’équipe, avait annoncé la couleur la veille…. Il va falloir qu’on s’accroche si on veut le passer, ce col du Fromage. Effectivement, on en bave. Malgré tous nos efforts de drague et de prosélytisme HCEéen, on ne parvient pas à recruter du renfort. Mais rien ne nous arrête ! On réussit notre ascension, nous voici au col, tous fiers, heureux et bien lessivés. L’équipe se soude. C’est l’heure de s’envoyer la salade "FOU-Z’Y-TOUT" de Monique (spécialiste du sucré-salé) puis une sieste sur crottin de mouton. Descente longue et roulante vers Saint-Véran en traversant des troupeaux paisibles de vaches et des forêts de Mélèzes. Sarah fait une petite chute, Monique et Michou se relaient pour lui donner la main. Les débutants sont définitivement bien initiés ! Apéros, blagues graveleuses et "gnole" stéphanoise nous donnerons-t-ils des ailes pour le lendemain ?










Mardi : notre bivouac est sur le passage d’un pèlerinage pour un saint local. La procession de la saint Simon. Les toilettes du matin ne sont pas très intimes ce jour-là ! Au programme, longue montée sur piste vers le refuge de la Blanche. Charlot a senti le coup venir : il s’est enfuit au moment du battage ! On longe le torrent une bonne partie de la journée. Le chemin finit en longue bavante dans les alpages. Les virages sont toujours critiques à passer, conseils et encouragements vont de bon train au sein des équipes de jojos. Arrivée au Lac de la Blanche, certains tentent une baignade en culotte. La réservation du refuge ayant foirée, on se contentera d’un dîner DELICIEUX bien arrosé sur la terrasse du refuge puis d’une nuit sous la bâche avec un magnifique ciel sans lune. Pendant le dîner, Daniel nous fait une frayeur : sa sonde coule rouge… Des saignements d’urine ? Mince, qu’est-ce qu’on fait ? On appelle les secours ? Branle-bas de combat autour de la table ! Hihihiii (d’autres se marrent discrètement) et Timothée finit par avouer, heureusement, c’est une belle vanne : un fond de cubi caché dans le bas du pantalon... ! Et vous, vous êtes plutôt vin blanc ou vin rouge ?! Bref, après avoir bien ri, tout le monde a dormi sur ses 2 oreilles.







Mercredi : On attaque le col de Chamoussière le matin bonne heure car de la pluie est prévue en début d’après-midi. Faux départ pour Daniel… le pneu de sa joëlette est à plat ! Montée courte mais technique. Pique-nique en 15min au col à 2800m dans un début de crachin horizontal qui nous glace le museau. Pas de fromage, pas de chocolat et même pas le temps d’admirer le Mont Viso - qui nous nargue - et le Pain de Sucre à moitié dans les nuages. Attaque en vitesse de la terrible descente technique, glissante et déversante. Oulala, le schiste, ça glisse ! On arrive au refuge Agnel, plein à craquer de randonneurs, vers 15h. On nous offre l’hospitalité dans la salle hors sac en attendant le camion qui arrivera à 18h. Les douches peu adaptées s’avèrent être un traquenard pour les passagers et ont bien faillit venir à bout des forces de notre équipe de choc ! Bière, jeu de cartes, papotage avec les marcheurs du coin, nous aident à faire passer l’attente. Eureka ! Les super Moniques arrivent avec le camion rempli de denrées ! Nous avons maintenant guère d’autre choix que de monter la tente en plein vent sur un parking en terre battue un peu au dessus du refuge. La vue sublime, la soupe à l’oignon, l’accordéon et les bons vins (on a des spécialistes à bord) vainquent le froid et la fatigue !







Jeudi : long décollage sur ce charmant bord de route, on attaque le col de à 11h. On l’avale aisément, l’équipe est maintenant bien échauffée. Arrivée au pied du pain de Sucre, une vue sublime se dégage sur le Mont Viso, des plans inclinés de schistes, un lac, des alpages truffés de mouton. Certains versent une larme d’émotion. La beauté nous secoue presque autant que la fraicheur de l’eau du lac ! Mais elle ne nous coupe pas l’appétit, on déjeune à 12h ! Descente technique dans laquelle nous perdrons Sarah et Siméon, que nous retrouverons avec le sourire au bord du lac suivant. Audrey, la compagne de Stéphane, nous rejoins et apporte son énergie (et aussi des M&M’s !) à notre équipe de choc qui commence à fatiguer. Arrivée sur un spot de bivouac dont seul Brad Pitt peut égaler la beauté. Prairie paisible, petite ruine, paysage abrupte et sauvage à 360°C. Certains démarrent le feu pendant que d’autres partent chercher les provisions à 1H de marche plus bas. Ca papote, ça piaille, les Marius, Timothée et Michou s’asticotent ; Fanny et Yann se comprennent et papotent. Soirée grillades et chamallow, belle étoile au bord du feu. Pincez-moi, je rêve.








Vendredi : p’tit déj de luxe : pain grillé, œuf, banane, fromage : grand déstockage ! Photo de groupe devant le Mont Viso avant de reprendre la route sur une descente un peu technique, beaucoup d’aide des marcheurs (toujours aussi touchant de voir quelqu’un jeter son sac pour se précipiter sur la joëlette !) Moment d’absurdité en croisant une messe en plein air, au moment d’un chant. Pique-nique et baignade au bord du torrent avant d’arriver en grande pompe au camping de Ristolas ou l’on croise par hasard Emilio et sa famille, qui s’apprête à partir sur le séjour dans le Haut Verdon. L’occasion pour Michou de transmettre ses meilleures techniques de dragues de camping aux Marius. Le début d’une longue carrière pour eux ?! En tout cas, ils sont déjà au point sur la brouette !!!





Anecdotes :
Lentilles, pois cassés et randonnée font bons ménages, la marche est bien ponctuée de percussion !
Martine sourit et rigole en continue, c’est l’air de la montagne ou les blagues de Michou ?!
Siméon fait rigoureusement la bise matin & soir, et nous félicite personnellement à l’arrivée de chaque passage difficile. Comment ne pas se sentir soudés dans une telle ambiance fraternelle !?
"Vite un homme fort ! Maaaax ?!"
"L’accssent du sut d’Efelineu !"

Les citations "pour vous c’est quoi le résumé de la semaine ?" :
Michou : "Martine, je t’ai pas beaucoup tiré, mais..."
Anne : "Je préfère la cancoillotte au Nutella"
Martine : "Super heureuse que Flore ai voulu refaire un séjour avec moi sans la forcer, et d’avoir connu et revue d’autres personnes. "
Bernard : "Il y a longtemps que j’avais pas pleuré et Daniel l’a fait. Du coup j’adore. Super soirée, super semaine, bisous.
Max : " Belles émotions, bennes rencontres, beaux paysages".
Maxime : "On réfait un séjour ou on...?! "
Daniel : "Beauté, efficacité, bonne humeur !"
Flore : " Rien ne se perd, tout se transporte."
Fanny : " Echange, délire, défit, affection, sourire, beauté du paysage"
Monique : "Je partage ma passion de la montagne"
Eveline : "Belles retrouvailles avec Yann, Daniel, Monique... qui m’ont donné du courage" !
Sarah : "très bonne ambiance"
Timothée : "Quelle est la différence entre un rappeur et un randonneur ? Le randonneur monte ta tente quand le rappeur nique ta mère."
Marius jeune : "J’aime bien la numéro 9 !".
Monica : "La cohésion et l’amitié se renforcent dans la difficulté !"
Monique : "Etonnée de la relation et l’attention avec les personnes handicapées. Belle découverte."
Audrey : "Nanard passe-nous l’pinard ! "Bon… restons concentrés !"
Siméon : "Chui bien monté. Bâton de rando. Sac à dos".
Marius moins jeune : "Les torrents resterons toujours froids !"

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