Le tour des 4 montagnes dans le Vercors du 29 juin au 6 juillet 2019

Rubrique: Reportages 10 juillet 2019

Au programme, une centaine de kilomètres pour faire le tour de ces 4 montagnes, à travers des sentiers en sous-bois et des pelouses alpines avec des nuitées en bivouac ou en cabane.
Pour préparer cette semaine toute en itinérance, des consignes claires sont ainsi données par Cécile, dans le but d’alléger les sacs. Toutefois, quelques vêtements de rechange ainsi que duvet et matelas, pourront se retrouver de temps à autre grâce au véhicule de HCE.

L’accueil du groupe se fait au nord de Lans en Vercors, dans un gîte familial que nous quittterons le lendemain matin pour le retrouver le vendredi en soirée.



Grand classique : le tour de table qui a fait ses preuves pour mémoriser les prénoms des uns et des autres venus pour la plupart de la région lyonnaise et du sud.


Pour les trois nouvelles accompagnatrices, une formation accélérée à la pratique de la joëlette est ainsi donnée avant le départ de cette journée annoncée sportive avec 700m de dénivelé positif.




C’est à travers un joli sous-bois que débute l’ascension. Nous sommes sur notre première montagne, celle de Lans. La pente est "raisonnable" pour cette mise en jambe mais elle va vite s’accentuer après la pause "graines".





Le décor est planté avec ce premier tronçon qui nous fait passer tout près du gîte de la Molière via le Pas de Bellecombe.



Après le pique-nique pris sur les crêtes de Charande (point culminant de l’étape), une descente par le plateau de la Molière, nous mènera jusqu’à notre bivouac en sous-bois de Plénouze.

Le camion n’est pas très loin et le ravitaillement en eau et en nourriture se fera par un convoi de joëlettes. Il s’en suivra la préparation du repas.


La soirée fut quelque peu perturbée par un orage grondant au loin. A défaut de monter la bâche bivouac, un abri de fortune sera improvisé pour palier à une petite pluie tombée gentiment.

Une équipe va se spécialiser dans la préparation des tartines beurrées, sel ou sans sel, avec ou sans confiture ! Pendant ce temps, les thermos de café et les estomacs se remplissent.


Vient ensuite le moment de prendre soin de Mainon et de le bâter avec le pique-nique du midi.

Randonnée en montagnes russes et en sous bois pour atteindre le nord de la boucle. C’est une explosion de couleurs qui nous accompagne tout au long de notre chemin.

Halte aux falaises de la Sure qui nous permet un joli panorama sur la vallée de l’Isère.

Nous sommes face à Saint Egrève et à Grenoble au niveau du delta formé entre le Drac (le lion) et l’Isère (le serpent). L’altitude nous permet d’avoir une vue sur les sommets de la Molière et du Moucherotte.

La canicule nous oblige à monter un abri pour le pique-nique exposé.

Une petite sieste et il nous faudra repartir en direction du Bec de l’Orient par une bifurcation vers l’ouest pour atteindre notre 2ème montagne, celle d’Autrans. Nous apprécions le cadre de la cabane de Nave où nous y passerons la nuit.

Nous comptions sur une source pour faire le plein d’eau mais sécheresse oblige : la source était tarie. C’est avec le camion laissé un kilomètre plus bas, que le ravitaillement va se faire. Les équipages courageux sont ovationnés à leur arrivée.


Moment convivial pendant ce repas pris dans des conditions de confort inhabituelles !

La pluie et le vent se sont invités en fin de repas et plusieurs options ont alors été choisies pour dormir au sec.
Grand beau le lendemain pendant le petit déjeuner. Rangement du bivouac en un temps record puis chacun écoute les informations distillées chaque jour par Cécile.

Et une fois le camion retrouvé, les sacs à dos sont allégés de leur matelas et duvet puis chacun s’empresse de compléter ses gourdes.

Pendant ce temps, Dominique notre intendante va préparer notre pique-nique qu’elle nous amènera plus tard. Mainon soulagé de ses bâts, en profitera pour se reposer .
Objectif de la journée : rejoindre la montagne de Méaudre en descendant la vallée à travers des sous-bois mais aussi dans des champs non fauchés où l’allure se ralentit.

C’est au lieu-dit les Vernes (au sud d’Autrans) que nous retrouvons le véhicule pour y récupérer notre pique-nique et surtout faire le plein d’eau. Ah ! cette eau ... qu’il est bon de ne pas en manquer ...

Un point sur l’état des troupes et la décision est prise d’avaler une petite grimpette avant de manger. Elle se fera à l’ombre d’une sapinière magnifique.

Un champ nous tend les bras et un bel appétit nous fera engloutir du melon rafraîchissant et une salade complète. L’herbe est trop belle pour ne pas en profiter !!!

Durant cet après-midi, nous retrouvons le bois de Servagnet pour notre futur camping sauvage à la Croix du même nom.

Une rencontre bienvenue, celle d’une fontaine où l’eau coule à flot, donnera l’idée à Cécile de faire une douche collective appréciée de tous en cette forte chaleur !


Le campement s’installe, le camion nous rejoint et le repas se prépare.

Un marabout sera monté en prévision d’un orage annoncé. Finalement, il n’aura servi qu’à quelques personnes, le reste du groupe ayant fait le choix de dormir à la belle étoile. Et cette nuit-là, les étoiles étaient au rendez-vous !

Notre itinérance se poursuit en direction de notre 4ème montagne, celle de Villard de Lans avec une mission à remplir : trouver une fontaine pour le bon déroulement de la journée. C’est chose faite et plusieurs auront plaisir à se rafraîchir sans modération !


Grimpette jusqu’à la Conversaria pour y prendre pique-nique et repos.
Le temps de récupérer les affaires du bivouac et c’est reparti pour 300m de dénivelé positif, fort heureusement à l’ombre !

La cabane de Roybon est atteinte en un temps record et il sera bon de profiter d’une nouvelle fontaine pour faire toilette et plein d’eau !
L’endroit est propice à un moment de détente avec un jeu d’improvisation et d’imagination qui va nous faire pousser de grands éclats de rire !

Une polenta "améliorée" accompagnée de saucisses de Montbéliard, va satisfaire les estomacs affamés ! Une fois la vaisselle terminée, place au spectacle d’un magnifique coucher de soleil.

De bonne heure, nous quittons cet endroit magique au cœur d’une nature préservée. Dernier objectif pour cette itinérance : la montagne de Lans laissée au 1er jour.

L’itinéraire nous fera monter vers les alpages des Allières et sur le chemin, nous serons aidés par Christian venu à notre rencontre alors qu’il fera un séjour avec HCE dès samedi prochain.

Pause pique-nique ombragée et proche du parking du Stade de neige de Lans en Vercors où nous retrouvons notre intendante.

L’énergie du groupe continue d’être au rendez-vous et permet avec facilité, de se diriger vers le point culminant du séjour : le Moucherotte. Pente régulière avec 500m de dénivelé sur 6km. Plusieurs pauses seront nécessaires pour reprendre son souffle et apprécier le paysage environnant.

Sarah qui a marché une bonne partie du parcours durant la semaine, parvient à la destination finale sous les applaudissements du groupe.
Nous voici arrivés sur un plateau d’où nous dominons Grenoble et les massifs voisins.

Grande satisfaction pour l’ensemble du groupe pour qui le mot "solidarité" n’a plus de secret !

L’eau indispensable pour la préparation du repas, du petit déjeuner et pour la boisson du lendemain, risque de ne pas être suffisante. Aussi, Cécile va être accompagnée des plus vaillants pour constituer une réserve suffisante. Pendant ce temps-là, le repas se prépare.

Une idée a germé dans l’esprit de Jérôme pour qui c’est le 1er séjour en tant que passager joëlette : et si nous allions tout là-haut, au sommet du Moucherotte à 1900m. Un premier équipage se met en place aussitôt le repas terminé. Une seconde joëlette va conduire Christophe sur ce sentier "peu roulant". Sarah et Sabine (non voyante) partent à pied.
Un grand moment de bonheur palpable !



Le sommet est atteint et la table d’orientation nous aide à repérer tous les massifs aux alentours, comme le Mont Blanc, le Mont Aiguille ...

Beaucoup d’émotion partagée ...

Nous resterons sur ce sommet le temps que le soleil se couche !



De retour au campement, une soirée animée de chansons autour d’un feu de bois.


Grenoble et ses lumières ...

La nuit fut douce et sans rosée. En cadeau, un lever de soleil fabuleux pour les "lève-tôt’ avec le Mont Blanc en ligne de mire ainsi que les massifs de la Chartreuse, les Écrins, Belledonne ...

Nos "tartineurs professionnels" facilitent le déroulement du petit déjeuner.

Avant de quitter le camp, un équipage se constitue autour de Marie-Laure dont les cris de joie se feront entendre du haut du Moucherotte. Pas besoin d’en dire plus ...

Retour vers Lans pour notre dernière étape avec une belle descente au programme.

Petit détour pour le joli point de vue de la Croix de la Ramée, d’où nous pourrons apercevoir l’ensemble du tour réalisé durant la semaine.

Ce papillon aura à peine le temps de se poser tellement l’allure de la descente aura été soutenue.
En effet, il est possible d’assister à une épreuve de slakline (sport extrême sur une ligne tendue entre 2 blocs). Alors pas de temps à perdre ! Notre dernière pause "graines" se fera la tête en l’air !

Ouf ! nous voici sur du plat avec près de 1000m de descente dans les mollets.
Nous avons bien mérité un repos à l’ombre des sous-bois. Il ne reste plus qu’une petite ascension pour fermer la boucle et rejoindre notre gîte où un rafraîchissement sera le bienvenu !

Repas festif pour clôturer cette dernière soirée durant laquelle le traditionnel tour de table a permis à chacun d’exprimer son ressenti avec beaucoup d’émotion.
Une phrase pourrait résumer certains propos : "ce handicap me fait du mal et HCE me fait du bien".

Le lendemain matin, c’est Marie-Laure qui aura le privilège de caresser Mainon, doux comme un agneau. Pour satisfaire la curiosité de Sabine, Cécile retrace le parcours sur une carte en relief qui attirera une bonne partie du groupe.

Difficile de traduire ici la bonne ambiance qui a régné tout au long de ce séjour mais soulignons une réelle dynamique créée par la présence de plusieurs jeunes de l’Association Sportive et Solidaire de Lyon 1 venus grâce à Thierry.


Une belle complicité entre Dominique et Cécile.

Quelques instants partagés parmi tant d’autres !

Ci-dessous un petit trombinoscope représentant l’ensemble des participants.

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