Le Tour des Cerces, version adaptée

26 septembre Les séjours

Nous attendions tous le 24 juillet et nous y voilà … dans cette Vallée de la Clarée !
Samedi 24 juillet : nous arrivons au camping des Glaciers à Monêtier les Bains. C’est l’une des 4 communes de la station de Serre Chevalier. Située dans la vallée de la Guisane, du nom de la rivière qui prend sa source au sommet du col du Lautaret, à 2058 m d’altitude.
C’est d’ici que nous partirons pour de joyeuses balades concoctées par notre dynamique Régis et réalisées par notre troupe au top. Les CERCES nous attendent.
Pour l’instant nous apprenons à retenir les prénoms de chacun : Lénaïc sera le plus… rare.

Dimanche 25 juillet : départ du camping, hameau de Casset (du latin cassare signifiant briser) couvert d’un tas d’éboulis. Nous passons sur le pont au dessus des eaux tumultueuses de la Guisane.

La montée se fait de plus en plus sauvage, nous longeons le petit Tabuc.

Et enfin nous arrivons au lac de Douche. Déjà, Guillaume et Enzo, Anaïs, Camille et Robert, se jettent dans ces eaux glacées et turquoises, à 1901m tout de même !



La rivière chantante et la forêt de mélèzes nous offrent un paysage magnifique. Et puis c’est l’heure de redescendre.

Lundi 26 juillet : nous partons du camping, l’âne bâté, les joëlettes prêtes à rouler, les pilotes bien chargés aussi et tout de suite après le village, la montée est rude mais le sentier militaire est beau.

Rachel énonce une équation facile à comprendre : 1 Camille vaut 2 hommes !!
Anne-Marie guide notre âne Charlot, que Camille lui a laissé, mais il tire brutalement sur la longe et elle se retrouve par terre sans lâcher la corde. Elle a très mal aux genoux mais elle repart.

Nous continuons à monter, le paysage d’alpages devient fantastique. Nous croisons un torrent et un troupeau de vaches très intéressées par Charlot.
Nous pique niquons et repartons. Les sifflements des marmottes nous saluent, la fleur alpine nous offre un feu d’artifice de couleurs sur fond vert et ainsi nous arrivons sur le lieu du bivouac, entouré par les sommets des Ecrins.

Nous arrivons au lieu du bivouac, le ciel s’assombrit, un vent fripon perturbe l’installation du tipi. De grosses pierres feront l’affaire.
Nous dominons Serre chevalier, Monêtier…

Mais voilà que d’un coup tout se calme. Anne Marie a mal au genou et ne peut plus marcher. Alors la solution retenue sera celle de l’hélicoptère qui l’emmènera à l’hôpital de Briançon. C’est le jour de son anniversaire, et elle nous quittera, accompagnée de la flûte et de notre chanson.
C’est donc Anaïs, Céline, Camille, Mylène et Adeline qui assurent l’intendance comme des chefs, bien aidées par les garçons.


Mardi 27 juillet :

il fait beau, Guy nous donne des nouvelles d’Anne Marie, rien de cassé, un épanchement synovial. Il redescend la chercher et nous continuons de monter.
Nous arrivons au col de la Buffère, 2427m, qui relie la vallée de la Clarée à celle de la Guisane. Après le déjeuner, Régis nous propose de monter sur les 2 bosses visibles. Sans les sacs, cela ne se refuse pas et tout le monde y va !

De là-haut c’est superbe, on voit le massif des Cerces (circa en latin, cercle, clôture) et celui des Écrins. Face à nous, se dresse la montagne des Agneaux.
Le vent nous bouscule un peu et nous redescendons.

Avec les sacs cette fois nous repartons, Charlot en tête. Les joubarbes, les épervières, ainsi que les trolles jalonnent notre chemin. Tiens voilà un aster violet !
C’est sur un sentier caillouteux que nous arrivons au refuge de la Buffère.

Ce chalet, est très accueillant, niché dans ce petit coin d’Alpages. C’est avec plaisir que nous nous rafraîchissons en terrasse avec le soleil. L’excellent repas, l’accueil très chaleureux, l’animation magique d’Enzo donnent à cette soirée une pincée de bonheur.

Mercredi 28 juillet : la pluie s’mit à tomber b,b,b ;Alors, dans ce confort douillet, nous chantons, lisons, discutons…et elle a cessé ,c,c,c !

nous pouvons repartir. Le chemin est glissant et en pente mais bientôt, il devient plus roulant, presque plat.

Nous marchons sur le sentier des cascades. Nous longeons la Clarée aux eaux si limpides. Affluent de la Durance, sous affluent du Rhône, elle s’étire sur 31km800 et prend sa source à 2434m. Que c’est beau !

Nous voyons les champs, les chalets sous le soleil ! Nous ne sommes qu’à 6 km de Névache. Mais, pas fini de découvrir des merveilles ! Nous sommes cernés par d’immenses épilobes et Voici la cascade de Fontcouverte ! Splendide ! Nous trouvons, un peu plus loin, l’endroit idéal. Déjà, nos intrépides baigneurs sont à l’eau. Jean-Claude, Mylène et Arnaud aussi.

Anne-Marie, boitillante et Guy nous rejoignent.
Moment réparateur dans ce lieu enchanteur qui a failli ne plus nous enchanter dans les années 70. C’est grâce à un mouvement de révolte villageoise que la vallée de la Clarée a « évité le pire » : le projet de construction d’une voie rapide !
Il faut bien repartir et nous regagnons le parking et les véhicules en passant sur le pont de la Fruitière.

Jeudi 29 juillet : très beau. Départ du camping, hameau de Casset puis Lauzet et nous montons. Les cascades sont pittoresques, les framboises sauvages délicieuses…et puis, la végétation change, la pente aussi !

Mais ce que nous voyons mérite bien de tels efforts. Une rivière chantante et une belle cascade dans un écrin de verdure, des fleurs aux noms inconnus mais si belles ! Au fait, demandez à Céline, elle les a toutes photographiées.

Après le pique-nique et les pains d’épices de Nathalie, qui n’a pu venir, nous repartons toujours plus haut. Le chemin du ROY est abrupt…

Aucune chance de rencontrer ce roi de l’empire romain, vieux de 2000 ans ! Mais là-haut, ne dirait-on pas un col ? Non, mais on s’arrête car la vue est belle. On voit même une aiguille d’Arve.

Et puis, c’est la descente d’abord dans une forêt de mélèzes puis dans les pierres. Les passagers sont bien secoués ! Les pilotes ont le pied sûr et on aperçoit déjà les hameaux. Retour au camping, les yeux plein d’étoiles.

Vendredi 30 juillet : la pluie fait des claquettes sur la tente et nous déjeunons dedans. Vers 10h et demi, la situation s’arrange et nos partons pour la chapelle Sainte Anne. Dès le parking des Conchiers, à Monêtier, La montée est très raide, l’avancée difficile. Le soleil joue à cache-cache. Nous arrivons enfin, nous dominons tous les villages de la vallée. La pluie s’invite au pique-nique mais ne reste pas ! elle a bien compris que personne ne la voulait. Nous avons droit à une belle harmonie de flûtes grâce à la touchante complicité entre Guillaume( le père) et Enzo( le fils)
Redescendus à Monêtier, Cédric émet plusieurs propositions. L’une d’elles fait l’unanimité et nous allons boire le verre de l’amitié sur une terrasse ensoleillée du village. Rires, bonne humeur, un p’tit tour du magique Enzo, quelques photos, bref…un bon moment très apprécié !

Mais, de retour au camping, la baignade prévue tombe à l’eau car il pleut !
Qu’à cela ne tienne. Nous allons dans la salle du camping où l’apéro sera le prélude au repas. Le tajine et les charlottes ajoutent le grain de fête puisque c’est l’anniversaire de Guillaume qui endiable la soirée avec son accordéon !

Enzo propose des danses entraînantes…Les sourires sont radieux.

Samedi 31 juillet : dernier p’tit déj dehors, le soleil aussi ainsi que les tendres adieux, Tout est rangé…A bientôt.
Tous ne sont pas cités mais Sébastien, Florent Patrick et Denis savent bien qu’ils étaient indispensables dans cette belle aventure.
TOUT SEUL, ON VA PLUS VITE
ENSEMBLE, ON VA PLUS LOIN