Championne du monde ! et d’Europe aussi, tant qu’à faire !

Élise a découvert HCE en 2011, avec le séjour Vanoise. Depuis, elle a fait 5 séjours et a découvert le monde du handisport pour son et notre plus grand bonheur !

Championne du Monde ... Ce n’est pourtant pas la première fois mais l’émotion semble rester la même. CHAMPIONNE .... du MONDE ! Oui, du MONDE. Du monde ENTIER !

En 2012, je faisais la Haute Ubaye et découvrais que je n’étais pas la seule licenciée d’un sport que je pratiquais depuis longtemps. Pour moi, il s’agissait des lancers en athlétisme. Dans la même activité, mais en demi-fond, se trouvaient Jacotte et Marie. Puis Élise s’est jointe à la conversation car elle débutait le triathlon et chacune trouvait que c’était plutôt un sport fun. Je faisais moi-même une version "débutants" le dimanche suivant le séjour (une semaine intensive, c’est pas vraiment un bon plan quand on nage presque comme une enclume ! ).

Sauf que ! J’avais un niveau régional en athlétisme, quand Jacotte et Marie se trouvaient sélectionnées en équipe de France à l’automne ...

Quant à Élise ... Une progression fulgurante lui permet de débouler en équipe de France où elle sera troisième mondiale dès 2014.
Puis cela s’emballe :
- Championne du monde 2017,
- Vice-championne du monde 2018,
- et, de nouveau, CHAMPIONNE DU MONDE 2019 !

Crédit photo : Marco Bardella
Crédit photo : Marco Bardella

Il y a des week-end où être au courant de l’actualité sportive peut mettre la banane durant des heures. Pour les autres jours ? Il y a ce site internet et les articles qui vous relatent ce que vous avez loupé !

Et puis, si jamais vous aviez loupé l’information du Championnat du Monde, Elise est retournée à l’eau peu de temps après : et HOP ! De nouveau CHAMPIONNE ! d’EUROPE ce coup-ci. Pour la première fois, elle réalise le doublé, et c’est fantastique !

Crédit photo : Marco Bardella
Crédit photo : Marco Bardella

Un grand grand bravo à toi, Élise, nous sommes très fiers de t’avoir comme marraine.
Et plein de courage et de motivation pour ce nouveau défi : l’aviron !
La catégorie d’Élise en para-triathlon n’étant pas retenue pour les prochains JO, elle va en effet écumer les bassins en étant SUR l’eau, ce coup-ci !

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Haute Ubaye du 24 au 31 août 2019

Le hameau de Fouillouse, perché à 1900m d’altitude, accessible uniquement par une route étroite, voyait circuler son lot habituel de touristes et randonneurs. Soudain, un camion pas comme les autres est arrivé, floqué HCE sur son flanc. Quelques personnes en sont descendues, et ont commencé à monter un marabout. Le groupe se formait au fur et à mesure des arrivées.

Samedi

Enchanté, mon nom est épicène, a dit Dominique en arrivant. Devant notre perplexité, il nous a expliqué ce qu’est un prénom épicène.

Un père de famille intrigué par le campement s’est approché, et a proposé les services de ses deux garçons adolescents qui se sont empressés de monter l’enclos pour Charlot, notre âne. Les choses à faire ne manquent pas : creuser les toilettes, faire le repas, remplir les "loutres" d’eau... Les derniers retardataires sont arrivés un peu après 20h à cause d’une circulation difficile. Aucun réseau au campement, parfait pour déconnecter complètement, mais un peu moins pratique pour prévenir des éventuels retards !
- Demain, il fait beau, mais le jour d’après la météo annonce de la pluie. On va donc décaler à plus tard la journée d’initiation prévue demain, et on bivouaquera demain soir pour éviter la pluie a annoncé Yannick, notre accompagnateur sur ce séjour, avant que le groupe aille dormir.

Dimanche

Le lendemain matin, Une fois prêts, nous avons sorti les joëlettes. Surprise : l’une d’entre elle est à plat ! Une fois la chambre à air changée, Yannick, aidé de Christine (Cricri) nous ont expliqué le fonctionnement de la Joëlette.

En guise d’initiation, on a commencé direct dans une pente un peu raide, parsemée de marches et de cailloux. Ça n’a pas empêché certains équipages de proposer de chanter pour se donner du courage.
- Moi je chante comme un cheval, mais je ne cours pas aussi vite, nous a annoncé Nathalie

Michel, à l’arrière de sa Joëlette nous a fait une démonstration involontaire de free-style façon roulé-boulé dans un virage, heureusement sans mal, ni pour lui, ni pour Nathalie... Ouf !


La vue se dégageait au fur et à mesure que le groupe montait. Le jeu en valait la chandelle : le cadre était superbe ! L’endroit idéal pour une pause de midi.


Au moment de repartir, après une courte sieste.... Ah tiens, la joëlette d’Emmanuelle est à plat ! L’hypothèse d’un sabotage afin de prolonger le temps de sieste effleurait certains esprits. Malgré tout, la crevaison a vite été réparée, et nous sommes reparti en direction du lac premier, avec à nouveau quelques passages un peu techniques.





Une fois au lac, certains courageux n’ont pas hésité à se jeter dans une eau... rafraichissante.


Il ne nous restait plus qu’à monter une petite piste jusqu’au lieu de bivouac, afin d’y monter la bâche et de préparer le repas.





On a mangé tôt pour profiter au maximum de la chaleur et du soleil, puis tout le monde est allé dormir sous la bâche ou sous les étoiles.
Charlot a pris un malin plaisir à venir brouter juste à côté des dormeurs à la belle étoile, résignant Marion à se réfugier sous la bâche.

Lundi

Après une nuit plus ou moins réparatrice, nous voilà repartis en direction du lac au neuf couleurs. On est passés à nouveau par des passages un peu techniques.

- Mais vous êtes fous ! s’est exclamé Emmanuelle au milieu de la montée.




Cela dit, aucune chute à déplorer. Après une petite pause, on s’est rendu compte que le saboteur a encore frappé : les brancards arrière de la joëlette de Dominique commencent à se dessouder ! On a effectué une réparation de fortune avant de continuer la montée.

Au bout d’un moment, on est enfin arrivés au lac au 9 couleurs. Pas sûr d’avoir compté toutes les couleurs, mais en tout cas le lieu est parfait pour un picnic !





Une fois rassasiés, il nous a fallu redescendre jusqu’au bivouac pour récupérer les affaires, puis continuer jusqu’au lieu de campement à Fouillouse.



On a pris alors un apéro bien mérité, suivi d’un repas (excellent, comme d’habitude), tout en fêtant l’anniversaire de Sarah.
Guillaume a ensuite sorti son accordéon et Sarah sa flute. On a clôturé la soirée par un "cercle circassien", c’est à dire une danse plus ou moins structurée avec tout le monde en cercle. Nathalie a chuté quelques fois car "la marche arrière ne fonctionne pas très bien chez moi".


Mardi

Aujourd’hui, programme détente : départ pas trop tôt, et journée d’initiation.

On a commencé tranquillement sur un chemin bien roulant. Les débutants qui n’ont pas osé manipuler la joëlette les deux premiers jours ont pu s’en donner à cœur joie sous les conseils avisés de Yannick.

A nouveau, le lieu choisit pour le picnic est remarquable, avec une belle vue dégagée sur les montagnes.

Comme à son habitude, au moment de la sieste, Jean-Lou a débranché son appareil auditif, et a sombré instantanément dans un vrai sommeil accompagné de quelques ronflements. "une bombe pourrait tomber à coté, ça ne me réveillerai pas !" nous a-t-il assuré.

Mais il nous faut bien le réveiller pour redescendre à Fouillouse.
- Je crois que j’ai problème : la joëlette est toute tordue, a dit Marion aux commandes de la joëlette d’Emmanuelle.
- Tout comme moi ! à répondu du tac au tac Emmanuelle


Le temps s’est fait de plus en plus menaçant pendant la descente, et c’est sous une pluie battante qu’on arrive au campement.


Cela dit, ça n’a pas duré : on est vite ressortis, le temps pour une partie du groupe de suivre un cours d’accro-yoga improvisé par Sarah. Malheureusement le cours s’est vite trouvé interrompu par la pluie qui s’est remise à tomber.

On a pris le repas du soir sous le marabout, pendant que le tonnerre grondait et que le ciel déversait largement plus que les 2mm de pluie initialement prévue par la météo.

Mercredi :

Contrairement à la veille, il nous a fallu se lever aux aurores afin de plier le camp et partir pour le deuxième bivouac du séjour. Heureusement, la pluie s’est calmée pendant la nuit, c’est donc au sec qu’on a pu ranger toutes les affaires.

- C’est une grosse journée. Quand vous trouverez ça dur, dites-vous que ça sera plus dur plus tard !nous a dit Yannick pour nous donner du courage.

Effectivement, la dernière montée avant le lieu n’était pas de tout repos, sous le petit crachin breton, là juste pour nous rafraichir. Charlot n’a pas trouvé la montée à son gout non plus, et a tenté une fugue avec le picnic. Heureusement, les talents de négociateurs de certains membres du groupe l’on fait revenir à la raison. En attendant l’arrivée de Charlot et du picnic, Guillaume a sorti une flute pour réchauffer un peu l’atmosphère. On a néanmoins pris un repas plutôt humide.



On est ensuite repartis sur un sentier plus facile jusqu’au baraquements de Viraysse. Les bâtiments, à l’état de ruines pour la plupart, contrastaient avec la montagne. Le lieu était magnifique. C’est notre lieu de bivouac pour la nuit, et on est bien contents d’être arrivés : la journée a été dense !

Pour faire récupérer Jean-Lou des secousses de la Joëlette, Cricri lui fait un petit massage.
-  Tu vois, Denis est ton frère, et toi tu es masseur lui a-t-il dit
Avant le repas, on a eu le droit au spectacle d’un troupeau de bouquetin évoluant sur la montagne en face.


Au menu ce soir : soupe de ratatouille, une création originale et involontaire de Anne-Marie, verdict : c’était très bon !
Avant d’aller dormir, Yovann nous a montré un grand nombre de constellations, bien visibles dans le ciel maintenant dégagé.

Jeudi

Le matin après le petit déjeuner, Anne-Marie nous a montré comment faire la salutation au soleil en yoga avant de nous quitter avec Christine pour retourner à Fouillouse effectuer une navette avec le camion.

Pendant ce temps, on est remontés jusqu’au fort qui surplombe le campement, en laissant au passage toutes les affaires à sécher à un col.
-  Il y a plein de lacets, on se croirait à l’alpes d’huez, a remarqué Michel
-  C’est vrai que les scratchs c’est mieux a répondu Emmanuelle
Une petite photo de groupe au sommet, puis on est redescendus au col pour manger. Le C formé par les pierres bloquant la bâche de bivouac a donné l’idée à certain de compléter le dessin pour écrire "HCE" dans la cour des baraquements.



Une petite pluie nous fait abréger la sieste et repartir sans trainer. Une descente un peu technique nous a amenés jusqu’au village de Larche, notre lieu de campement pour la nuit. Le camion avec Anne Marie et Christine est arrivé à peine cinq minutes après nous.


Les conducteurs sont partis aller chercher les voitures toujours garées à Fouillouse pendant que le reste a achevé d’installer le campement. On est rejoint en soirée par Stéphane et Aurélie, des amis de Yannick en vacances :dans le coin. Après un excellent repas à base de lapin et de polenta, tout le monde est allé dormir.

Vendredi

Pour notre dernier jour de rando, tout le monde était un peu en mode "vacances".
Stéphane et Aurélie nous ont accompagnés pour découvrir la joëlette. Un petit transfert en voiture est nécessaire pour atteindre le départ de la rando. On a monté les joëlettes, et... ah flute, on a oublié les coussins ! Romain est reparti illico en voiture aller les chercher au campement. Il n’a pas le temps de revenir qu’on s’est aperçu qu’il manquait également la moitié des cordes. Tant pis, on fera sans !
Le chemin montait en pente douce au milieu des marmottes, quand soudain un trébuchement sur une pierre a provoqué la chute de la joëlette de Dominique.

On décide donc de faire une croix sur le lac prévu initialement et de s’arrêter plus tôt que prévu. On a sorti le picnic des bas de l’âne, mais ... où est le pain ? Encore un oubli... Décidément, Stéphane et Aurélie doivent nous prendre pour de sacrés touristes :)
On a bien profité de la pause de midi et du torrent juste à côté, mais quelques coups de tonnerre nous ont incités à rejoindre les voitures sans tarder.

On a fini l’après-midi entre jeux de société et discussion diverses, puis on a enchainé sur le repas, et le traditionnel tour de table. L’émotion était palpable. Le mot qui est ressorti le plus est "bonne humeur". Pour conclure, Guillaume a sorti son accordéon, et c’est parti pour une dernière danse ensemble.
Puis est venu malheureusement le moment d’aller dormir.



Samedi
Le lendemain matin, c’est un peu triste que l’on a replié le campement, et qu’on a fait une dernière salutation au soleil avant de se dire au revoir.
Tout est ensuite reparti des souvenirs plein la tête. Vivement le prochain séjour !

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Tête de la Cula – 27 juillet au 3 août 2019

Randonnées culinaires autour de ma Tête (de la Cula)

Un samedi, j’ai vu arriver un groupe d’Handi Cap Évasion.. Il paraît qu’ils vont randonner sur ma Tête.

Le groupe s’est retrouvé grâce à l’organisation hors pair de Bernard, Monsieur Covoiturage, au camping de Ceillac.

Ils ont installé leur campement, un grand marabout et des tas de petites tentes.

Je vais essayer de parler de cette randonnée et de vous présenter les membres de l’équipe jour par jour.

Tout d’abord, je vous présente le duo le plus important du séjour. Tout d’abord, le guide Stéphane. Eh oui, il ne faut pas se perdre sur les chemins qui mênent à ma tête ! Ensuite, l’intendante Isabelle qui a régalé le groupe avec ses petits plats. Cela sentait bon toute la semaine, j’aurais voulu y goûter !
Au court du premier repas, tout le monde s’est présenté.

Le lendemain, après avoir démonté le camps, ils ont bâté Charlot, leur âne. Parlons-en, il m’en a mangé de l’herbe, celui-là (heureusement que c’était une rando culinaire) !

Zou, après une traversée de Ceillac, la caravane a commencé sa première montée pour une journée d’initiation en direction des Chalmettes. Il y va fort ce Stéphane, le groupe s’en souviendra ! Tout le monde a pris une suée sauf Benjamin qui monte plus vite que les joëlettes.

Après une pause graines bien méritée, le groupe s’est remis en route, il a traversé de petits hameaux à l’architecture typique montagnarde. Des chalets de bois fontaine jalonnaient le parcours. Ils sont beaux les petits chemins que j’ai sur mon flanc !
Je me suis aperçu qu’Émilie, passagère joëlette était aux petits soins pour les accompagnateurs, cela fait plaisir.

Près d’une petite chapelle, le groupe a dégusté le bon pique-nique préparé en commun. Il paraît qu’Isabelle aime bien avoir des petites mains : « C’est la salade à tout le monde » comme elle aime le répéter.

Une petit sieste rituelle HCE, et hop, le groupe se remet en route vers son premier camping sauvage.

Arrivés au bois noir, ils ont installé leur camps, j’ai commencé à sentir de bonnes odeurs de cuisine, la popote du soir était déjà en route. Quelle efficacité cette Isabelle ! Tout le monde l’aide, elle sait déléguer sans perdre le fil de sa recette.

Après une bonne douche dans l’eau de mes ruisseaux et l’apéro, le dîner est servi. Vers 23h je n’entends plus personne, tout le monde s’est endormi sous les arbres.

6 heures du matin, il faut se lever tôt pour gravir ma Tête et préparer les affaires pour une nuit de bivouac. Question : melons pour ce soir ? Non, c’est trop lourd. Les melons se transformeront en Royco minute soupe. Pauvre Isabelle !

La petite troupe s’est mis en route sur mon chemin. Après avoir traversé le bois, mes visiteurs ont découvert les premières fleurs de ma robe. Madeline s’en sert pour créer une couronne afin d’agrémenter le chapeau de Karine.

Ils ont besoin des cordes pour monter les joëlettes. Ce n’est pas parce que je me suis faite toute belle que je ne vais pas leur donner un peu de fil à retordre, ça monte du coté de chez moi !

Vers 14h, le groupe a pique-niqué près d’une cabane. Pour Charlot ce fut royal : des fleurs à profusion. On aurait dit un gamin dans une boutique de bonbons, sauf que mes fleurs sont gratuites.

J’ai remarqué que Madeline avait toujours un bloc d’aquarelles, qui lui permettait de dessiner les paysages de ma vallée, quand elle avait le temps. Ce jour là, elle s’est mise à dessiner Charlot dans sa « Boutique de confiseries ».

Après que tout le monde se fut bien reposé, Stéphane a sonné l’heure de se remettre en route pour le bivouac.

Damien et Amande sont montés tous les deux à pied au son de la musique reggae, ceux-là étaient heureux de monter ensemble.

Vers 17h30, j’ai entendu des rires et des voix, la caravane HCE était arrivée.

Les randonneurs ont monté le campement. Après une corvée d’eau (pour préparer la Royco minute soupe !) certains ont dû se résoudre à faire leur toilette à l’eau froide. Eh non, je n ’ai pas d’eau chaude pour vous !

Vers 20h, le repas est servi, prés du marabout. Finalement, une soupe, ça réchauffe, tout comme les tisanes et, pour les puristes, l’eau de vie offerte par Vincent. Qu’ils étaient tous bien mignons à siroter leurs eaux diverses et variées en regardant un magnifique coucher de soleil sur la vallée !

Après ce petit moment romantique, Sébastien a expliqué les étoiles car il y avait une belle voûte céleste. J’étais contente d’avoir du monde à mes côtés.

Peu après, tous mes invités sont tombés dans les bras de Morphée.

Aie, ouille, c’est quoi ce mal sur ma crinière de si bon matin ? Ah oui, j’avais oublié, le groupe doit monter sur ma tête ce matin, ils ont laissé leurs sacs et Charlot. Lydie, une habitante de la vallée et amie d’HCE les a rejoints pour les aider dans mon ascension.

Damien et Stéphane sont les auteurs de la blague du jour : quelle note fait l’eau du ruisseau ? Ré Mi : spéciale dédicace à l’un des randonneurs qui s’appelle Rémi., pas terrible la blague mais tout le monde a rigolé pour faire plaisir aux deux « humoristes ».

Après quelques efforts, les randonneurs arrivent au pied de ma tête, Damien veut m’escalader à pied pour éviter à ses compagnons de l’emmener en joëlette là-haut. Au bout d’une demi-heure, une haie d’honneur accueille Damien et Benjamin au sommet.

Christelle débouche une bouteille de rouge de sa région pour fêter leur ascension. Moi, je leur offre encore un paysage sublime de ma vallée et de mes voisins.

Après une bonne demi-heure de pause, ils redescendent au bivouac afin de pique-niquer et de recharger Charlot, très heureux de retrouver Myriam, son accompagnatrice favorite et de redescendre vers le bois Noir.

Cécile et Benjamin sont descendus tranquillement en compagnie de Lydie.

Après une belle descente, les campeurs ont retrouvé le camion, avec la promesse pour certains d’une bonne douche.

Le lendemain, une fois les affaires rangées, nos marcheurs partent se rafraîchir au lac du Clausis, un des lacs que je vois. L’équipe en a profité pour se baigner et pique-niquer au bord du lac.

Arrivés dans Ceillac, Florentin et les autres ont la bonnes idée de faire une pause dans un bar. C’est glaces pour certains et bières pour d’autres.

Au camping, c’est douche pour les uns et vaisselle du bivouac pour d’autres.

Une bonne soirée au camping cela fait du bien pour recharger les batteries car j’ai compris qu’ils repartaient en bivouac le lendemain vers le lac Sainte-Anne. J’ai de la famille qui habite par là bas, ils vont dormir du côté de chez mes cousins, les Pics de la Font Sancte.
Après un bon repas, certains font la vaisselle pendant que d’autres vont se coucher avec des étoiles pleins les yeux.

Le lendemain, l’équipe s’est préparée pour son deuxième bivouac près du lac Sainte-Anne. Charlot est chargé. Après avoir emprunté les pistes de ski, ils rejoignent le lac Miroir pour pique-niquer. Vincent leur explique un peu la botanique, c’est son travail.

Une bonne sieste réparatrice et la troupe se remet en route pour le bivouac.

Il faut une heure de marche au groupe en vue d’atteindre le col pour la fameuse photo de groupe.

Après une pause pour admirer les eaux bleues du lac Sainte-Anne, la caravane se remet en route et atteint ce bivouac sublime sous la bénédiction des Pics de la Font Sancte, (Vous savez, des cousins à moi !) .

Mes cousins m’ont raconté que l’équipe est arrivée vers 18h. Ses membres se sont partagés en deux groupes : l’un ramenait du bois, tandis que l’autre faisait la popote. C’est ça l’organisation HCE.

Au menu : ravioles, saucisses ou merguez grillées au feu de bois et bananes au chocolat en guise de dessert.

Après ce menu divin, des chants et des rires ont fusé. Tout le monde était heureux. Petite frayeur passagère car Charlot n’est plus là. Stéphane le retrouve rapidement au lac où il se reposait.

Florentin, Amande, Vléra, Merveille et Karine poussent la chansonnette.

Le lendemain matin l’équipe est réveillée par l’odeur de pain grillé. Ils ont bien de la chance d’avoir Isabelle au top pour leur préparer un tel petit déjeuner et d’avoir Stéphane pour leur avoir trouvé un beau coin de bivouac.

Après avoir rangé le bivouac et nettoyé la place (Bravo de laisser les lieux propres pour les prochains randonneurs, et pour la nature tout simplement !), tout ce petit monde redescend dans la vallée.

Mes cousins m’ont raconté que l’équipe a fait son dernier pique-nique et sa dernière sieste à proximité des Prés de Chaurionde .

Le groupe est arrivé au camping vers 16h. Tout le monde s’est affairé au rangements afin de passer la dernière soirée en compagnie de Nelly et de sa famille. Après un tour de table pour avoir les impressions du séjour, ils ont mangé un succulent repas et, au dessert, ils ont débouché le champagne qu’avait apporté Benjamin. Morgane leur a improvisé un petit slam.

Vers 22h, ce fut le fut le temps des au-revoir car certains partaient très tôt le samedi matin.

J’ai été très contente de recevoir ce petit groupe bien sympathique dans mes montagnes. J’espère qu’ils repartent avec de beaux souvenirs pleins les yeux.

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Haute Maurienne du 24 au 31 août 2019

Les participants arrivent au compte goutte, passagers joëlettes, accompagnateurs, handi marchante, intendant. Luc, notre accompagnateur montagne, veille déjà à tout… chacun s’affaire , on vide le camion, monte les tentes, le marabout, on range l’intendance, on construit le parc pour notre équidé. On fait connaissance avec celui qui arrive, on tombe dans les bras de celui que l’on connaît déjà. Un vrai ballet humain sur ce terrain de camping de l’Illaz, en aval du village de Bessans à 1800m d’altitude. Le site semble très calme ce qui augure d’une nuit paisible !

Le temps passe vite, on « lance le repas » On est rassurés !! Bernard est arrivé avec force bocaux de conserves qu’il a préparé chez lui ! Quel taf !!! Et il n’a rien oublié ni les cornichons ni la mayonnaise (comme dans la chanson de Nino Ferrer)
L’apéro est l’occasion de faire le traditionnel « tour de table » il y a nouveaux et les "récidivistes" les jeunes et les autres ! On note deux Marie (dont une "au grand sourire" et l’autre aux "côtes cassées"), deux Philippe (dont un "à la guitare" l’autre "aux bâtons") heureusement deux Sylvie mais une des Sylvie s’appelle aussi Marie Sylvie attention ne pas l’appeler Marie sinon il y aurait 3 Marie !! Bref le jeu des prénoms nous permet en même temps de partager nos expériences passées et ou nos attentes pour cette semaine. Les passagers, eux ont eu la sagesse d’arriver avec des prénoms uniques Myriam, Christine, Christophe et Vincent, il n’y aura pas de confusion ! Il y a bien un Martin mais ce n’est pas l’âne !!! D’ailleurs l’âne est un mulet il s ’appelle normalement Mainon mais pour l’heure on le nomme Léon !!!

Luc rajoute un peu de piment histoire de mettre à l’aise tout le monde avec sa question « Qu ’est-ce que tu as oublié dans ton sac ou qu ’est ce que tu as hésité à mettre ou ne pas mettre » Cela dit de toute façon c’est trop tard on fera avec ce que l’on a ! Que l’on soit ancien ou pas dans la « boutique » on s’accorde tous à dire qu’on y vient surtout pour partager une belle aventure humaine. La météo de la semaine semble nous réserver quelques surprises ( pour les surprises il n’y aura pas qu’elle !!) mais le programme reste inchangé. Il fait déjà nuit et froid, eh oui nous sommes en altitude.

Avant que le groupe se disperse entre vaisselle, brossage des dents, installation dans les tentes , on écoute les consignes pour les jours suivants : on part d’emblée pour deux jours, ça ne rigole pas !Demain soir on découche déjà !!! Mais on dormira dans un chalet d’alpage enfin on essaiera d’y faire rentrer les 22 humains ???!!! et Luc nous promet un jeu pour animer la soirée.
23h, chacun a retrouvé le chemin de son sac de couchage, bien en a pris à ceux qui ont opté pour les bouchons d’oreilles car, finalement, au camping de l’Illaz, il y a aussi une vie nocturne...musicale !!!


Dimanche 25 août C’est parti pour deux jours ! On initie les nouveaux à la conduite de la joëlette sur un chemin roulant qui nous mène à Bessans. Luc nous fait découvrir ce village traditionnel à l’habitat typique. Premier pique nique, La guitare de Philippe est sortie, quelques choristes s’improvisent. Nous poursuivons notre chemin en amorçant une montée régulière dans la vallée du Ribon. En fin d’après midi nous atteignons notre but : le chalet Pierre Grosse, prêté par la famille Rieussec.

Notre intendant nous rejoint en camion et là, la "magique machine HCE" se met en route : les uns s’affairent à la préparation du repas, du pique nique du lendemain, d’autres installent les couchages, on veille à ce que les passagers n’aient pas froid car la température baisse, on partage le dîner, la vaisselle (il y a même l’eau courante !). A l’issue du repas Luc nous propose un jeu de mime basé sur le respect : respect des autres, du matériel, de Dame Nature....les mimes font rire, les messages passent... C’est l’heure du repos chacun cherche une petite place, certains choisiront la voute céleste, d’autres le dortoir ou un coin de cuisine pour une nuit au son de quelques ronflements !




Lundi 26 août On profite encore de ce bel endroit pendant le petit déjeuner. Avant de poursuivre notre périple, chacun s’emploie à témoigner par écrit sa reconnaissance aux propriétaires des lieux ! On poursuit notre progression dans la vallée, c’est sauvage, on se sent au milieu de nulle part !!! On traverse la rivière sur une passerelle, Mainon/Léon dans le lit et une bonne grimpette nous attend avant la pause du midi. Cela devient plus technique, plus physique. Le pique nique est bienvenu toujours agrémenté par les chants et la guitare.

La descente s’annonce compliquée. On s’y colle ! On vérifie les amortisseurs et c’est parti ! On est concentré, on s’échange les postes on évite pierres et racines, on termine par des marches avant de rejoindre un sentier herbeux qui nous ramène au camping. Luc est content de l’équipée, la descente s’est bien gérée même si les passagers ont été un peu secoués... On peut déjà préparer les sacs pour 3 jours avec bivouac demain....Nous croisons les doigts pour que l’orage nous épargne ! Luc nous promet des surprises !







Mardi 27 août Les baluchons sont prêts. Au passage, visite du village typiquement savoyard de Bonneval.


Un peu de tourisme avant d’attaquer ! Le camion d’HCE nous monte en deux "fournées" au Pont de L’Oulietta dans la montée du col de l’Iseran. En attendant le deuxième "arrivage" on encourage les cyclistes qui montent le col !
1ère surprise : Dans la famille Bahurel voici la mère (Laëtitia), le Fils (Pablo) la fille (Maïka) ! Pablo nous accompagnera durant les 3 jours. Mère et fille nous rejoindrons le lendemain matin après le bivouac. Elles ne savent pas ce qu’elle vont louper... ou ce à quoi elles vont échapper...!!! Nous empruntons un sentier en balcon dans une nature toujours aussi préservée. Léon n’aime pas trop les passages de pierriers. Il est pourtant bien accompagné par Pablo ! Pour les passagers joëlettes c’est chacun son tour car les rochers ne sont pas aisés à franchir, la colonne s’étire.. le temps s’assombrit ... l’orage éclate peu avant d’arriver au Plan de Eaux 2700m ! La pluie nous accueille alors que nous arrivons au bivouac.





Vite monter la bâche, vite abriter les passagers, vite installer, organiser la vie sous cette lumière bleutée alors que le gris règne à l’extérieur. Soirée inédite ! Heureusement, il ne fait pas froid. Bernard se bat avec ses chipos et nous régale à nouveau, le couchage se met en place pour une douce nuit presque sous les étoiles. À 100% sous les étoiles pour Christian qui brave les quelques gouttes qui tomberont pendant la nuit.



Mercredi 28 août Cela fait un bien fou de sortir..enfin de cette bâche ! On a dormi sans dormir vraiment, il va falloir poursuivre notre chemin jusqu’au refuge du Carro. Laëtitia et Maïka nous rejoignent comme prévu. Deux courageux font un aller et retour jusqu’au camion histoire de se mettre en jambes et surtout de troquer duvets et matelas contre boites de conserves !! 2ème surprise de Luc : deux gardes du Parc National de la Vanoise vont nous faire découvrir ce parc. Quelle chance de bénéficier de leurs connaissances ! Le ciel est clément, nous filons sur le chemin ponctué par les interventions de nos compagnons du jour.



Nous avons la chance d’apercevoir des chamois avant d’arriver au refuge . Refuge bienvenu après la nuit en bivouac : au chaud, au sec, dans un lit ! Luc est un sacré organisateur ! Une partie de UNO à une table fait éclater les rires. A la fin du repas d’autres jeux s’organisent sous forme d’énigmes dont nous n’aurons pas tout de suite les solutions...c’est la base !
Les troupes se répartissent dans les chambres....nous avons l’intégralité du refuge pour nous !




Jeudi 29 Août Après le petit dèj’ Luc nous propose un petit tour au Lac Noir proche du refuge. Séance photos incontournable !



Puis nous entamons la longue descente jusqu’au village de l’Ecot. Une roue de joëlette perd ses rayons ! Pourvu qu’elle tienne le coup ! Eh bien non ! Il faudra une bonne âme pour redescendre vite fait au camion et remonter une roue de secours ! On termine la descente caillouteuse par la visite du hameau de l’Ecot toits de lauze, bois vieilli par les intempéries…. Retour au camping de l’Illaz. Fin de l’itinérance. Douche au rdv, c’est bon, c’est chaud, surtout après ces trois jours d’efforts !La famille Bahurel au grand complet partage cette soirée avec nous .




Vendredi 30 Août. Déjà le dernier jour… C’est fou comme ces semaines HCE passent vite ! Trop vite… Petite balade tranquille dans la vallée de l’Avérole jusqu’à la chapelle Marie Madeleine. L’après midi c’est la descente sur l’autre rive de la rivière. Descente ludique et technique ! Une course folle avec les 4 joëlettes alignées pour en découdre. Sabotage ! Une goupille a été ôtée, la joëlette abandonne ! La course se poursuit entre trois, c’est serré, la casaque multicolore l’emporte ! sous les applaudissements, les rires, les sourires. C’est toujours la joie, la bonne humeur qui prime ! Christophe termine le parcours sans les brancards avant ! Finalement ce n’est peut être pas indispensable ?!?! Quelle fine équipe ! De retour au camping c’est l’heure de partager un dernier verre ..sous le marabout, pluie oblige.

Le traditionnel tour de table fait résonner les émotions, les sensations vécues pendant cette riche semaine !
"J’ai été "bluffée", "chacun prend sa place naturellement, c’est beau et rare"
Christophe a adoré rouler vite, Vincent est content d’avoir marché, Christine a adoré le bivouac, Myriam a juste eu trop froid en altitude... et Marie a toujours gardé son grand sourire
Repas de fête : Bernard brille une fois encore ! Il les mérite bien ses bâtons de rando !!!




Samedi 31 août
C’est fini ! On range on plie on nettoie on se sépare ... avec de merveilleuses images plein la tête ! vivement l’ AG pour se retrouver !

Paroles d’un p’tit nouveau dans les brancards et ailleurs :

H comme Humilité
C comme Confiance
E comme Empathie

Humble face à la montagne et la nature en général, d’autant plus avec nos amis passagers de joëlettes
Confiants, ils le sont d’emblée nos passagers : respect !
Empathie, qui par magie, est là dès la première rencontre avec l’ensemble du groupe : vraiment très chouette ambiance, et rien que pour cette façon de “vivre ensemble”, ça donne envie de revenir...

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Vanoise du 10 au 17 août 2019

Le séjour tant attendu par tous arrive enfin…on s’impatiente, on le choisit, on le prépare, on le rêve et... il est là ! Nous sommes là, tous pour nous rencontrer et vivre une grande aventure. Il suffit d’une ligne d’horizon commune pour pouvoir soulever des montagnes.
Alexandra David Néel disait « Voyager sans rencontrer l’autre ce n’est pas voyager mais se déplacer ». Je crois que nous pouvons tous affirmer que nous avons VOYAGE.

Samedi 10/08/19
Notre premier rencard…au camping Le Canada à Champagny-le-Haut, porte du Parc national de la Vanoise, qui se situe dans un cadre naturel remarquable au pied de prestigieux sommets. Arrivée séquencée des acteurs…palme d’Or pour notre ami « Denis la Malice » qui a préféré pointer le bout de son nez une fois la vaisselle terminée !
Nous faisons connaissance plus ou moins timidement autour d’une belle tablée remplie de verres pleins et d’assiettes gourmandes. Le rituel tour de table permet d’agrémenter les présentations. Un plat mijoté de volaille au curry-lait de coco nous annonçait la hauteur de la toque de notre Chef cuisinier Lionnel : un régal !
C’est annoncé, le petit déj du dimanche matin ne sera pas servi au lit, il n’y aura pas de croissant et il aura lieu à 7h30 ! Même Méwoui dit « Mais NON » !

Dimanche 11 août
Après notre petit déjeuner gargantuesque, il faut le dire (l’air de la vallée creuse aussi), il nous faut ranger le campement et initier les néophytes à la manipulation et à la conduite de la joëlette. Une petite remise en train pour tout le monde ne fait pas de mal. Nous allons cahin caha dans le camping, de racines en talus, sous le regard ébaudi des campeurs.

Le départ en direction du Refuge de la Glière (2000m) se fait vers 11h…La joyeuse troupe est heureuse de prendre la route…l’aventure commence. Sur le chemin, nous avons pu déguster de belles framboises sauvages, cueillies avec amour par Sébastien et Jean. Déjeuner au bord d’une belle rivière et au pied des montagnes… Merveilleuse salade, un délicieux fromage, un peu de chocolat et sieste pour tout le monde.

Petits incidents avec Méwoui-Ménon…une randonneuse a voulu le caresser…elle n’a pas eu le temps de poser la main dessus qu’elle sentait déjà ses dents sur son bras ! Rien de grave…
Pendant cette pause il a réussi à « voler » un paquet de graines…en voulant lui enlever le plastique de la bouche, Elodie s’est faite croquer le doigt par l’un de ses crochets : AIE ! Lui aussi a annoncé la couleur dès le 1er jour !

On échange les rôles sur les joëlettes, on s’essaye, on s’applique, on s’implique…douce journée pour commencer ce séjour. Claire B offre ses fameux gâteaux muesli sur le chemin, ce qui nous permet de reprendre des forces et d’arriver jusqu’au refuge. Pierre, en voulant mettre son sac à dos avec un peu trop d’entrain, a bien failli nous quitter pour de plus basses altitudes !
Bel endroit que ce refuge où nous sommes heureux de dormir.


« C’est demain que nous saurons ce que nous valons » dit Willy…gloups… « réveil à 6h30, D + 750m » ajoute t-il…personne ne tarde à se mettre au lit !!

Lundi 12 ….
Départ matinal sous la pluie pour gravir le col de la Croix des Frètes à 2647 m. On le sait, une grosse journée nous attend mais le moral est au plus haut. Jean et Monique ayant fini la crème de marron de la veille…sont plein d’énergie. C’est parti !

Nous avons le grand plaisir de rencontrer un magnifique troupeau de Tarines qui n’était pas décidé à nous laisser la place sur leur chemin. Mais c’était sans compter sur Lionnel qui, avec son bâton de pèlerin (béquille d’Alain) écarta les eaux de la mer rouge….On entend encore le tintement des clarines qui résonne en une parfaite harmonie au milieu de ces alpages. C’était un spectacle splendide.

L’équipée sauvage (Jean, Seb, Elo, Chloé et Yvette) a fait une petite chute au ralenti…pas de mal !
Pierre a cassé l’un de ses bâtons de marche en tombant...la gentille Chloé lui en prête un, le bolide peut reprendre la route !
La pluie s’en est allée pour laisser place au soleil que nous apprécions particulièrement pour la pause pique-nique au bord du lac du Grand Plan.

Nous dévorons les délicieuses salades de Lionnel, nous apprécions pleinement le café-thé-chocolat…prêts pour rejoindre le Col du Palet (2652m). Une telle brume nous y attend que nous redescendons rapidement vers Tignes-Val Claret pour une nuit en camping sauvage au pied des pistes. Les marabouts sont montés auprès du télésiège dans lesquels nous nous installerons au chaud pour manger et dormir. Spécialité locale : crozets, diots et bières bretonnes !

Mardi 13…

Monique se réveille avec un sac de couchage trempé, elle l’avait dit la veille que le marabout n’était pas tout à fait étanche ! Les lunettes de vue de Pierre se sont volatilisées pendant la nuit…et ceux qui ont du faire la vaisselle après le petit déjeuner se souviennent encore de la température de l’eau. Il faisait 6 degrés ce matin là.


Départ pour le col de la Leysse, point culminant de notre itinéraire à 2750 m d´altitude. La montée est très physique, certains randonneurs que nous rencontrons sur les chemins nous ont proposé leur aide dans certains passages assez techniques. Cela n’a pas empêché Alain de descendre de la joëlette pour marcher une bonne demi-heure : bravo Alain !
Le col atteint, nous redescendons vers le refuge de la Leysse, charmant et accueil très chaleureux. La préparation peut commencer : on rape les carottes avec les opinels (oubli de l’économe) que l’on mélange avec des cacahuètes...un vrai délice. Puis il s’ensuit un chili sans carne…Lionnel nous parle de protéines de soja..bon…certains ne sentiront pas la différence, le tout est bon ! La majorité de la troupe part se coucher quand un petit groupe d’irréductibles reste à la table de jeu..dont Monique, 70 ans !!

Trois d’entre nous (Victoire, Lionnel et Sébastien) se lèveront aux aurores (5h30) pour refaire tout le chemin à l’envers, retrouver le camion et nous rapporter des provisions pour les deux jours d’itinérance à venir (dans leur sac) : merci à eux.
PS : Pendant l’épluchage des légumes, Jean-Jacques a dit « il ne faut pas que ma femme me voit faire cela sinon cela va lui donner des idées »…Mme Jean-Jacques..sachez que votre mari se débrouille très bien dans ce domaine !

Mercredi 14…
Grasse matinée…réveil 8h…les couchages sont très confortables ! Un long petit déjeuner, le départ pour rejoindre le refuge « Entre deux eaux » de Catherine Richard , ne se fera que vers 11h30. Une journée « tranquille » et descendante nous attend. Nous profitons d´un décor de haute montagne entre face sud de la Grande Casse et glaciers de Vanoise.

Sur le chemin, nous rencontrons un Monsieur qui fait le tour de l’Europe, il est parti d’Autriche et rejoint Hendaye. Il est intéressé par notre démarche, on échange, il prend des photos et nous assure que nous saurons sur sa page Facebook (et nous y sommes : Traversée de l’Europe à pied)
La pause pique-nique se fera au bord du torrent de la Leisse, nous sommes au milieu d’une prairie où nous apprécions la diversité de la flore...il existe encore des endroits préservés. Salade de lentilles sur lit de dès de carottes...très appréciée.

Jean, qui cherche la présence de chamois ou de bouquetins depuis son arrivée, est enfin récompensé par sa patience. Ils sont loin, ils sont très haut...heureusement qu’il y a les jumelles. Pourtant, chacun y va de son avis d’expert « il s’agit de bouquetins »… « non, ce sont des chamois »…peu importe, nous étions tous heureux d’avoir vu des animaux sauvages dans ce paysage grandiose.
La sieste est toujours un moment très apprécié…certains lisent, d’autres vont tester la température de l’eau.. Méwoui-Ménon est heureux de pouvoir se rouler dans l’herbe librement. Il garde d’ailleurs le rythme annoncé en début de séjour : il mord au moins une personne par jour !
Nous descendons paisiblement jusqu’au refuge, hormis quelques petits passages techniques, cette journée est plutôt reposante.
Nous arrivons tôt et nous retrouvons sur le chemin de l’arrivée, avec bonheur, nos trois échappés. L’endroit est superbe….nous avons un chalet privatif très bien arrangé, avec une literie aux couleurs passion.


L’accueil est chaleureux et le diner délicieux ! Soupe de légumes maison, lentilles-saucisses et flan aux pruneaux. Tout le monde a fini par dire qu’il « avait trop mangé ». L’ambiance est joyeuse dans le chalet. A la suite du repas, deux tables de jeux se mettent en place..Time’s up d’un côté et Dixit de l’autre…ça rigole, ça gesticule, ça imite…nous découvrons certains talents cachés (pensée particulière pour le mime de la moule par Séb !!). Fermeture de l’établissement à 22h...extinction des feux pour tout le monde.

Jeudi 15 :
Réveil 6h30…petit déjeuner à 7h…départ à 8h30…une fois que Lionnel, Victoire et Yvette ont terminé leur réveil musculaire !

Une grosse journée nous attend, 500 m D+, de très belles marches à franchir, 5 par joëlette pour certains passages. Une montée dont on se souvient tous et nos corps aussi. Sans cohésion d’équipe, l’exercice est inimaginable. Bravo à tous et merci aux passagers pour leur patience et leurs encouragements malgré les douleurs parfois.
Pique-nique bien mérité et très attendu. Il faut féliciter Méwoui-Ménon qui a été exceptionnel dans cette montée difficile. Le paysage est magnifique, il est la source de notre énergie et de notre enthousiasme.
Nous avons eu un spectacle en fin de repas, au moment de la distribution du chocolat notamment. Pierre a revêtu son masque de clown, pour le plus grand plaisir des spectateurs. On ne lui tient pas rigueur d’avoir mangé un carré sur deux pendant la distribution. Le comique était de rigueur malgré l’équilibre précaire et la rigolade. Et puis il y a eu les chants, les torrents, les pieds mouillés, les chamois, les lacs splendides..et notre arrivée au refuge de la Vanoise !


Le vrai luxe en altitude…de belles rencontres, de beaux dortoirs..et à notre plus grande surprise, une table de massage…qui ne reste pas longtemps rangée au fond de la salle : merci Victoire !

Nous avons eu le plaisir d’avoir la compagnie et l’aide de Philippe…nous avons tous encore le goût en bouche de son Génépi artisanal ! Soirée « Qui est-ce » et Génépi… Des noms d’illustres personnages se sont retrouvés collés sur nos fronts…Carlos, DSK, Doisneau, Macron, Bourvil, Moise et….SIMONE ! (Notre Simone sur le front de Willy).

Vendredi 16…
Réveil 6h30, petit déjeuner à 7h, départ à 8h30…les touristes-randonneurs ont pu profiter de l’excellent réveil musculaire mené par Victoire.

Très belle dernière journée de descente jusqu’au camping du Chamois à Pralognan. Le soleil est au rendez-vous..l’ambiance collégiale et joyeuse et complice.
Sur le chemin, nous avons eu l’heureuse surprise de retrouver Guy et sa femme Anne-Marie venus à notre rencontre. Philippe s’étant blessé au genou pendant la descente, ils se proposent gentiment de le raccompagner en voiture.
On trouve un écrin de verdure au bord d’une rivière pour reposer les troupes et festoyer ! L’endroit est sublime et le soleil nous fait grâce de sa généreuse présence. Les salades de Lionnel font encore ravage, du saucisson de pays, du fromage de chèvre confectionné par Yvette..chaque jour est un festin. Après le repas, il y a ceux qui font la sieste, d’autres se lancent dans des jeux d’eau et certains vont même jusqu’à rentrer dans l’eau jusqu’au nombril…n’est-ce pas Jean-Joseph (n’oublions pas ses cris qui rappellent la température de l’eau !) ? Par ailleurs, Perudo et Ultimate semblent avoir trouvé des adorateurs…Méwoui-Ménon n’aime pas trop lorsque le frisbee lui frôle les oreilles !


Si la première partie était plutôt roulante...la seconde s’annonce beaucoup plus technique ! C’est notre dernière après-midi de joëlette...tout le monde a envie d’être aux manettes ! Nous descendons doucement mais sûrement entre les virages en épingle sur lit de racines et de pierres. Quel bel équipage !


Nous faisons une petite pause à la superbe Cascade des Fontaines…juste au-dessus de Pralognan. Un beau spectacle que tout le monde apprécie…on fait perdurer encore un peu ce moment où nous sommes encore dans la montagne…encore un peu en hauteur..encore un peu ensemble.


Arrivée sur Pralognan vers 16h30…Pierre s’installe sous la sangle de la joëlette de Claire pour aller jusqu’au camping « pas peu fier le Pierrot » !
Pendant que certains commencent à monter le campement, d’autres partent en camion sur Champigny pour récupérer les véhicules.
A 19h30, nous pouvions enfin commencer l’apéro ! Puis encore un repas succulent : omelette pommes de terre, oignons et tomates séchées. Et la surprise du chef : bananes-chocolat en dessert.
Pour les cerises sur le gâteau, nous avons le plaisir de goûter les calissons de Nice offerts par Cécile, les palets bretons de Pont Aven, les caramels au beurre salé…
Longue soirée de jeux et d’échanges…d’émotions, de ressentis...nous passerons la dernière nuit ensemble. Il y a, au cœur de cette vallée, de drôles d’animaux…nous avons eu la chance d’en apercevoir trois d’entre eux…


Certains dormiront sous le marabout, d’autres à la belle étoile ou sous la tente.

Samedi 17 :
Le cri de joie de Pierre nous réveille presque tous : il vient de retrouver ses lunettes perdues depuis le début de la semaine !! Et où, tenez-vous bien…au fond de son sac de couchage !!
Chacun range doucement ses affaires comme pour retarder l’échéance de la séparation.
Le beau temps nous permet de prendre notre dernier petit déjeuner ensemble dehors…face aux montagnes qui ont été les témoins de notre bonheur partagé.
Nous faisons le fameux « tour de table » qui permet à chacun de s’exprimer sur le séjour vécu. Beaucoup d’émotions, certains bilans, quelques réflexions, des perspectives mais surtout beaucoup d’amour.
Chloé a écrit une très jolie chanson qui résume bien cette aventure commune à tous…sur l’air d’ « A la claire fontaine ». Elle a été soutenue par des experts de la chanson que sont Sébastien et Chloé.

Nous avons tous les yeux qui brillent...nous sommes emplis de cette belle énergie collective qui nous a mené si haut, si loin tous ensemble. Oui nous avons Voyagé, oui des liens se sont tissés, nous sommes tristes de nous séparer, de quitter ce paysage magique. Nous avons partagé le pain, la sueur, les rires, les odeurs, les confidences, le vin, les larmes, les sourires complices, les difficultés, la promiscuité, le chocolat…
Nous pensons tous que cette parenthèse enchantée était la plus belle mais secrètement, et les habitués peuvent le confirmer, les prochaines seront différentes mais toutes aussi belles. Comment est-ce possible d’ailleurs ? A chaque fois, à chaque séjour c’est aussi intense. La peur d’être déçu la fois prochaine est naturelle mais n’ayons crainte, il n’y a aucun risque.
Nous repartons tous plus grands, plus forts, plus riches, plus humains…et nous attendons tous secrètement le prochain séjour.

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