Randonnée Chateauneuf les Bains - Barrage de Queuille - Dimanche 3 mars 2019

Rubrique: Antenne d’Auvergne 12 mars 2019

Nous nous sommes retrouvés une bonne vingtaine ( dont 2 passagères joëlettes) dimanche 3 mars matin à Chateauneuf les Bains afin de découvrir la randonnée proposée par Olivier aux membres d’HCE Auvergne dans les Combrailles.

Bien qu’encore en hiver, la météo est particulièrement printanière voire presque estivale d’où shorts et tenues légères pour certains.

11h15 : Nous nous mettons en marche ou en « roulage » selon nos moyens.
Nous commençons par gravir une longue montée particulièrement raide qui de 400 mètres en 400 mètres nous conduit dans la campagne des Combrailles. La côte a définitivement réveillé les randonneurs encore ensommeillés je rappelle que nous sommes dimanch ) et même le chien Snow, qui caracolait en tête en semblant se moquer des visages rougis par l’effort, arrive en haut la langue pendante pour tenter de se rafraîchir. Non ! Mais ! Y’a pas de raison, qu’il ne se fatigue pas lui aussi. Enfin, en joëlette où je suis installée comme une princesse, c’est quand même pas si difficile que ça la montée !

Nous arpentons ensuite un bon moment cette région bocagère avec ses troupeaux, ses petits hameaux tranquilles avec vue sur le Puy de Dôme à l’horizon. Certains semblent avoir des envies de retaper de charmantes maisons, d’autres blaguent ou discutent allégrement.

Au bout d’un grand bout de marche ou « roulage « (même si nous avons opté pour un raccourci) des estomacs crient famine. Nous décidons malgré tout de poursuivre jusqu’au méandre de Queuille car il est quand même trop chouette ce méandre. Certains craquent et attaquent le pique-nique avant d’arriver un peu avant 14h00 au restaurant du jour, un vaste champ qui surplombe le méandre que nous n’apercevons toujours pas.

Qu’il fait bon et que nous sommes bien dans ce pré pour déjeuner. Bon, OK, certains diront qu’on a manqué la truffade quelques kilomètres auparavant mais il y avait quand même vin, café, thé et gâteaux au menu. Quelques uns en profitent pour faire une petite sieste digestive (ou pas) au soleil.

Et puis, c’est reparti. Cette fois, c’est une longue descente un peu folle vers le fameux méandre qu’on aimerait bien voir quand même.

Pour l’avoir descendue en joëlette, je peux vous dire que ce n’était pas vraiment une voie romaine. Des cailloux, il y en avait plein et ils roulaient sous les pieds et les roues. Des racines et des troncs d’arbres barrant le sentier, il y en avait aussi et les plus fous dans cette descente étaient bien les accompagnateurs joëlettes et pas les romains qui n’avaient visiblement jamais pavé ce chemin.

Enfin, en joëlette c’était plutôt serein à condition de faire une totale confiance à son équipage. C’était mon cas et donc c’était cool.

Puis, on arrive en bas et là, visite guidée d’une improbable ferme en ruine et voilà que c’est reparti pour des projets immobiliers.

Voilà, nous arrivons en bordure du méandre de Queuille. (Trop beau !)
Nous y rencontrons un musicien qui pensait être peinard pour jouer du didgeridoo. Raté mon gars ! Entre les ricochets, les sauts de Snow dans l’eau, nos commentaires et nos rigolades, et bien le mec il a dû se dire qu’il aurait mieux fait d’aller dans le bush australien jouer de la cabrette.
Mais nous voilà repartis à fond les manettes sur un étroit sentier qui longe la Sioule à flanc de versant. C’est très chouette avec tous ces arbres, le murmure de la rivière qui se mêle aux chants des oiseaux qui eux aussi sentent le printemps. Une petite frayeur quand la roue de ma joëlette décroche mais un troisième équipier aide à soulever l’engin et c’est reparti.

La fin de la rando se poursuit le long de la Sioule jusqu’au barrage de Queuille et au-delà.

La file des randonneurs s’étire de plus en plus car la fatigue commence à se faire sentir. Finalement, fourbus mais heureux, nous retrouvons Chateauneuf vers 18h15.

En bref, un grand bol d’air frais dans une nature préservée, le tout dans la bonne humeur, le partage et la solidarité. Nous voilà prêts à regagner nos pénates remplis d’agréables souvenirs pour les jours à venir et de quelques courbatures et ampoules aussi.

Quant à moi, et bien, je remercie mille fois tous mes accompagnateurs et Olivier pour cette chouette journée et je leur dis à très bientôt pour de nouvelles aventures car je crois que j’ai pris goût à la joëlette.

Valérie (passagère joëlette)

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