Séjour Pyrénées ariégeoises – du 05 au 12 juillet 2025

22 septembre Reportages

Sous un timide soleil de fin d’après-midi,
En ce début juillet et premier samedi,
Jeunes et anciens rejoignirent l’aire du bivouac,
Ombragées Brougues pour y poser tous leurs sacs,

Une belle tablée de treize était présente ce soir,
Réunie pour un repas de présentations,
Hulotte chantant annonciatrice de l’extinction,
Avant la venue des derniers dans la nuit noire,

Nouveau jour, nouvelles expériences décoiffantes,
Dimanche sourit bien aux nouveaux Paul et Camille,
Initiation à cette joëlette déroutante,
Comme des enfants ils avaient les yeux qui pétillent,

Arrivée à l’aube de Jeff, Annick et Stéphane,
Pour permettre au groupe de mieux passer les chicanes,
Et gravir facilement le Roc du Fumat,
Variant les chemins et chacun s’accoutuma,

À l’entame de la descente, le temps se gâta,
Stéphane souhaita nous faire atteindre le quota,
Inaugurant pour nous une descente en hors-piste,
Ornée de feuilles et de boue, elle n’était pas triste,

Notons le sprint final jusqu’au campement,
Destriers de course piqués en masse par les tiques,
Arrivée de Mathis pour le soleil couchant,
Nadia rassasia d’un plat bien sympathique,

Soleil levant pour l’ascension du Mont Fourcat,
La pluie ne cessa de s’abattre et tourniqua,
Entravant nos pieds dans la boue de la pente raide,
Suscitant en nous le désir d’avoir une aide,

Pause boissons bien méritée en milieu de pente,
Y’a une béquille mal fixée qui prend la tangente,}
Renversant vite le pauvre Joël sur le sol,
Etourdissant choc au crâne alors sans boussole,

Non sans mal, le groupe continua son chemin,
Escaladant la pente jusqu’au prochain refuge,
Emigrant chez Bart pour calmer leur grande faim,
Séchant chez Jacques leurs fringues mouillées du déluge,

Arrivée au campement en pleine forêt,
Repas de polenta en compagnie de Jacques,
Idéfix en profita bien pour s’empiffrer,
Et Anne et Patrick pour rejoindre le bivouac*,

*en remplacement de Stéphane, Jeff et Annick repartis ce jour.

Guidés par Stéphane au milieu des hautes fougères,
Enchantés mardi par la descente boisée,
Ornée de feuilles brunes et de mousses colorées,
Insouciante beauté menant à la rivière,

Sur une pelouse de Montferrier en plein soleil,
Etendant partout les équipements mouillés,
Superbe pic-nic avant le bain frais qui réveille,
Alors qu’un voisin nous a bien ravitaillés*,

*en bananes.

Voulant assurer le coup pour l’ascension raide,
Exception faite d’emmener que deux joëlettes,
Chaleur et tiques en forêt pour une bonne grimpette,
Savourons l’arrivée grâce à toute notre entraide,

Table dressée pour l’apéro et le repas,
Etalage à l’air libre de nos matelas,
Partage de l’excellente croziflette de Nadia,
Hulotte chantant, dans le sommeil nous congédia,

Anne entame mercredi sur les chapeaux de roues,
Néanmoins, qui part comme un pet arrive comme une merde,
Et à la fin de la montée le contrecoup,
Encore une belle crète atteinte grâce à la démerde,

Tentés pour se poser à l’ombre un peu plus bas,
Vaches nous tenant compagnie pour la sieste du jour,
Avec leurs grosses cloches qui donnent le la,
La pause avait un arrière-goût de bassecour,

En redescendant vers le bel étang de Moulzoune,
Nombreux furent ceux à emmener du bois bien sec,
Tous voulaient le plus grand, ce n’était pas tristoune,
Indicible bain de Karine, c’était impec,

Nuit itinérante prévue au bord de l’étang,
Escale au camion pour prendre le nécessaire,
Tournant les saucisses sur un brasier qui sut plaire,
Notes de Michel Sardou chantées au firmament,

À l’aube, jeudi, Mathis grilla le pain au feu,
Décuplant le plaisir du petit-déjeuner,
Intrépide Patrick faisant de l’antijeu,
À detacher nos brancards pour bien nous gêner,

Longue descente en hors-piste vers Montségur,
Imposants troncs à passer ralentissent l’allure,
Ni une ni deux, grosse bataille d’eau à la fontaine,
Toutefois, il fallut que chacun se réfrenne,

Ecartés vite fait de notre place de camping,
Nous pouvions quand même dormir sous un chapiteau,
Drôle de douche pour Fabienne due au mauvais timing,
Arrêt de l’eau l’obligeant à faire au tuyau,

Notable retour d’Annick et Jeff au dîner,
Très contents de nous cuisiner leur bon millas,
Et Patrick, de ses bonnes blagues, nous extasia,
Manchot généreux nous a beaucoup étonnés,

En route pour la dernière rando du séjour,
Rejoints très vite par deux randonneuses motivées,
Curieuses de tirer la joëlette en montée,
Initiées, peut-être qu’elles reviendront un jour,

À terre pour chercher le chocolat de Karine,
Trouvé bien vite sur le siège de la farceuse,
Outres remplies, on s’est bien crus à la piscine,
Ultime bataille d’eau dans une ambiance joyeuse,

Soirée debrief autour de la longue table,
Partage émouvant alimenté par nous tous,
Option larmes suite aux récits des plus sensibles,
Unifiant tout le groupe par la même frimousse,

Rermerciant bien nos chers passagers joëlette,
Courageux qu’ils ont été sur bien des facettes,

Et nos guides top niveau Valentin et Stéphane,
Pour l’organisation de ce séjour sans âne,

À Nadia revient la palme d’or des repas,
Rondement menés, c’était sans aucun faux pas,

Tous nos chers accompagnateurs très motivés,
Admirables par leur altruisme et bienveillance,
Gagnant d’office un ticket pour se retrouver,
Et ainsi partager de prochaines réjouissances.

N.B.
Ce séjour était très riche en expériences humaines, en randonnées…
Dans ce compte-rendu, j’ai tenté du mieux que j’ai pu de retranscrire au maximum nos expériences assez marquantes, ressentis, moments plus rigolos etc., tout en respectant au mieux le cadre fixé lors du séjour (poème en alexandrins avec rimes) et ensuite par moi-même (acrostiche particulier).
Suivant ce cadre, je ne suis pas parvenu à faire référence à tout le monde, veuillez donc m’en excuser.
Bonus sur l’histoire du ramassage de troncs d’arbres (par Mathis)
En quête d’allumer du feu, il nous fallait du bois. Nous cherchions donc de quoi faire embraser ce feu. Par chance, un arbre posé au sol attendait juste d’être récupéré. Toutefois, les racines étant encore plantées au sol ne nous permirent point de le récupérer. Alors, pour nous aider, et comme par magie, une petite scie fit son apparition sur le sol. Les chances de réussite étaient moindres, mais nous étions pourtant résolus à récupérer ce tronc. Il nous a fallu quinze minutes pour en tirer quelque chose de bon. Le tronc commençait à fatiguer, tandis que notre enthousiasme allait crescendo. Nous sommes parvenus à caler le tronc sur une assez grosse pierre pour le fragiliser en plein cœur grâce à des sauts répétés. Un ultime saut permit de le briser. Nous nous sommes mis à crier, annonçant à tout le monde notre victoire. Notre cri résonna et se fit entendre au loin. Nous étions extrêmement fiers de nous. Le bout de ce tronc a été récupéré et transporté afin de nous faire passer un super moment autour du feu. La chaleur qui se dégageait du feu au moment où le tronc y fut introduit était similaire au feu qui brûlait de vives flammes au fond de mon cœur, allumé non par du bois mais par la bienveillance de chacun et de tous ces moments passés à éclater de rire. Les étincelles prirent très rapidement et ce feu entretenu continuait de brûler et de briller jusqu’à la fin du séjour, et même bien après, emportant avec lui chaque souvenir et bon moment.