Saint-Nectaire le Haut – Le plateau des Farges

29 novembre Antenne d’Auvergne

Alain ayant pris soin de contacter chaque passager, considérés comme plus à risques que les accompagnants, c’est avec un effectif plus réduit que nous nous retrouvons à Saint Nectaire, village très connu pour ... son église majeure. Elle fait en effet partie des cinq églises romanes d’Auvergne dites « majeures », avec la basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand, l’église Saint-Austremoine d’Issoire, la basilique Notre-Dame d’Orcival et l’église Notre-Dame de Saint-Saturnin.
Bon OK, Saint Nectaire c’est aussi là qu’est né ce fabuleux fromage du même nom.

Qu’y a-t-il de commun entre Nesquick et Potter ?
Qu’y a-t-il de commun entre coronavirus et covid 19 ?
Les premiers sont des épagneuls nains, adorables petits chiens qui ont gambadé autour de nous avec leur sportive maîtresse.

Les seconds, dont nous avons tous "entendu parler", sont deux mots nouveaux dans notre vocabulaire, inconnus du "vulgarus pecum", nettement moins attractifs que les toutous.

Avec les premiers, sans les seconds - nous l’espérons – nous n’étions pas loin de la trentaine à profiter d’une belle journée printanière.

A Saint-Nectaire le Haut, une fois la superbe église romane contournée, prenez directement par là, là, en face… D’emblée ça grimpe ! Les vestes tombent rapidement, les tout nouveaux randonneurs ne pensaient pas transpirer aussi rapidement. Le rendez-vous fixé à 10h14 pour un départ à 10 h46 pétantes fut honoré ; nous entamons notre balade vers les "Mystères des Farges".

Les "Mystères des Farges" racontent un épisode épique de l’histoire locale avec une projection en fantasmagorie (lanterne magique) sur les murs des grottes des Farges ! Deux frères, Antoine et Donat Dubois marqueront l’histoire du village en sauvant les reliques de Saint-Nectaire.
Pour l’heure, les rayons du soleil nous incitent davantage à profiter de cette toute nouvelle sensation de "presque chaleur".

Des sentiers, la vue est dégagée, les monts du Sancy enneigés offrent un contraste fort avec le ciel d’un bleu intense et le vert clinquant des prairies ou celui du blé en herbe naissant.

Souvent il faut mettre la corde, on passe sur les histoires de nœuds….
Élodie (handi marchante) galope parallèlement aux joëlettes, de son allure régulière et imperturbable : parfois à l’avant du groupe, à d’autres moments, lorsque la pente est rude elle chemine courageusement à l’arrière.

Sur les joëlettes, Joëlle, Evelyne, Sandy ; le soleil fait cligner les yeux, premiers bronzages ?

Les Nesquick et Potter trottinent, bien serrés l’un à l’autre : ils ont une laisse commune. Lorsque leur maîtresse les libère, ils se lâchent (dans tous les sens du terme !), courant furieusement en tous sens dans les prés. Avec aboiements assortis !

C’est aussi jour de vote, 1er tour pour les élections municipales : la balade est prévue de façon à permettre d’aller voter pour ceux qui le souhaitent et qui n’ont pu s’acquitter de leur démarche aux aurores.

Nous arrivons sur le plateau des Farges (910 m tout de même !), brouhaha volubile et rigolard. Le soleil est aussi vaillant que la faim qui tenaille les estomacs. "Où s’installer ? – Dans un champ ! – Oui mais lequel ?" Il n’y a que l’embarras du choix : ceux en plein vent plutôt frais ou bien ceux planqués à l’abri des haies, que nous choisirons bien sûr.

Les sacs sont rapidement délestés de leur contenu solide et liquide… même un peu de whisky dans une fiole pour l’apéro en plus du vin rouge "habituel" (merci à nos fournisseurs que l’on ne dénoncera pas !).

Pas étonnant que les joëlettes zigzaguent après ça…

A moins qu’on ne redescende plus vite que prévu ! Heureusement, une petite partie sur route goudronnée permet aux nouveaux venus de s’essayer au maniement de la joëlette.

Du plateau nous avons une vue sur la large vallée, le château de Murol juché sur son promontoire et l’église de Saint-Nectaire qui trône au-dessus des maisons ; c’est magnifique.

Sur le chemin du retour, la boucle nous mène vers la cascade de Saillant.

Le débit impressionne, on s’entend à peine tant le vacarme de l’eau est amplifié en résonance avec la proximité immédiate d’habitations et du pont duquel nous la découvrons.
Nous longerons le cours d’eau, la Couze Chambon, jolie rivière bien pleine au courant vif et enjoué qui dévale à nos côtés.

Il fallait bien en profiter… avant le confinement qui nous attend. Pour combien de temps ?