Pics du Vercors - 9 au 16 aout 2025
Samedi
Tout commença par un « Yallah » lancé par Élodie, alias sœur Emmanuelle Teresa… ça vous donne une idée de l’atmosphère ! A peine arrivés, déjà ambiancés ! Enfin, pour ceux qui arrivent… Une voiture se perd dans Corrençon après avoir essayé le mode « 4x4 » en forêt et avoir fait demi-tour 500m avant le camion (@Chloé, Laetitia, Clémence et Fred pour ne pas les nommer) et un joyeux compagnon arrivera dans la nuit. On est gentils : on lui a gardé une assiette ! Avec des choses dedans ! N’en déplaise à Hugo, à qui le dîner de ce premier soir n’a pas vraiment plu, et qui s’est fait une joie de recracher ses croque-monsieur : ne t’inquiète pas Michel, ça va bien se passer… ! Cette première nuit verra aussi ses premières étoiles filantes, et l’acculturation à l’aide à la personne de nos nombreux « newbies » : des vrais pros !
Dimanche
Ce matin, pliage du camp, transfert des voitures et cours de joëlette. On prend le temps, sous l’œil interrogatif et attentif de Mika, de présenter la machine, son montage, son démontage et son fonctionnement dans les détails, avant de passer à la pratique. Andrée sert de petite main aux professeurs pour la démonstration, Camille se voit titularisée « passagère joëlette » et Sophie s’installe sur l’assise de transfert, royalement portée par les volontaires en formation.
Une fois prêts, c’est parti ! Camille fait un magnifique couple avec Mika, rebaptisés Camika pour l’occasion, tandis que Cécile préfère Madeleine, bien moins poilue… Chloé s’essayera à la marche, tandis que les 3 autres joëlettes s’élancent avec leurs passagers et des pilotes plus ou moins confirmés. Montée en forêt, c’est le moment de s’entraider, et le groupe à une pêche d’enfer !
Heureusement, la pause graine est la bienvenue, et nous nous arrêtons à un (théorique) point de vue. Les arbres ont un peu mangé le paysage, mais peu importe car nous dévorons à notre tour les graines apportées en quantité par nos intendants si complices : il paraît qu’il y en aurait pour 3 séjours… !
Nous repartons sous le couvert des arbres, bien agréable pendant ces jours de grosses chaleurs. A l’heure du déjeuner, nous nous étalons à l’ombre pour manger, et c’est l’occasion pour Yolande de tester le mode couchette des joëlettes. Très confortable parait-il ! Tellement confortable que Camille cherche à virer son grand père de la joëlette de Chloé. Elle finira d’ailleurs par y parvenir, à grand coup de chantage caféiné et des rires de Gérard. Tout cela donne des idées à Mika, qui se détache pour venir nous voir de plus près… Bien que ce nouveau compagnon soit très apprécié du groupe, nous sommes obligés d’éloigner un peu notre âne-stagiaire tout déçu. En voilà un qui aime être avec le groupe ! Bon, pendant ce temps, Yves et Lise s’aperçoivent que les quantités de vinaigrette nécessaires pour assaisonner une salade pour 22 personnes se calculent en tonneaux ! Ils prendront le coup de main au fil de l’eau et nous aurons une intendance goûtue et qualitative tout au long du séjour. Merci les frangins !
L’après-midi sera plutôt en descente, jusqu’à arriver à une petite marmite. Et là, c’est le drame. Au programme : bataille d’eau et éclats de rire, sauts de Mika au-dessus du « fleuve » et glissades de Steph dans le caniveau. Hugo rit tellement qu’il tombe presque dans l’eau, les bols servent d’arrosage aux plus motivés, et Mika déracinera presque son noisetier pour faire partie de la bande ! Élodie prendra un bain de siège, avant de tomber sur un bout de cadavre : nous rapporterons « la main » jusqu’à la poubelle la plus proche…
Nous repartons dans la joie jusqu’au lieu de campement du soir. Mais c’est sans compter les aventures de nos deux intendants ! Lise perdue, camion bloqué, Yves à la rescousse : finalement, ils se découvrent des talents de terrassiers et finissent par nous ramener sans encombre l’engin, nécessaire pour entamer les travaux de cuisine. Ouf !
Finalement, le dîner se passe bien, si ce n’est que Andrée lave les cheveux de Camille au vin rouge et que Gérard essaye de se servir du sirop en laissant le bouchon… Peut-être que la fatigue est là tout de même ! Allez, tous au lit !
Lundi
Ce matin, les garçons paient les 4 bières d’Hugo et le manque de pratique dans l’installation des protections… Ce n’est pas grave, il fait grand beau et tout séchera vite après rinçage ! C’est de bonne humeur que nous prenons la route après avoir vu le camion HCE descendre du talus comme un équilibriste ! 3 roues au sol et un dérapage plus tard, notre monture à moteur va faire le plein d’eau tandis que nous prenons la direction de la balade du jour.
Petite frayeur pour Mika qui découvre les canidés à Correnzon avec peu d’enthousiasme, tandis que Camille gère l’affolement de notre bon ami de main de maître. Il faut dire que ce jour là mettra ses nerfs à rude épreuve, avec des descentes de karts à pleine vitesse (ils sont fous ces romains !), des parapentes basse altitude et des télécabines. Dans une grande montée herbeuse cela finira par être trop pour lui, et il échappera aux mains de sa jeune amie en lui brûlant les doigts. Quelques larmes courageuses plus tard et les bons soins de Chloé rendront le sourire à Camille tandis qu’Élodie récupère Mika en douceur. C’est vraiment une brave bête : malgré sa peur, il ne s’éloignera jamais beaucoup du groupe et sera vite récupéré.
Pendant ce temps-là, les joëlettes encordées tirent des bords pour monter péniblement la piste de ski sans neige, renommée « montée infernale des enfers »... Nous serons nombreux à nous demander ce qu’on f**t là, en plein cagnard, à avancer à pas de tortue ! Finalement, épuisés, nous nous écroulons dans l’unique et minuscule zone d’ombre que nous trouvons au sommet de cet enfer : pause graine !
Il s’avère que nous sommes en fait à 250m de notre coin pique-nique, avec une surprise à la Stéphane. Il parait qu’il n’y a pas d’eau dans le Vercors, et que les maillots de bain pris spécialement parce que la fiche technique mentionnait un point d’eau doivent rester dans les sacs dans le camion, cf. le speech de début de séjour. C’est donc pourquoi nous nous installons au bord d’un lac ! La plupart des protagonistes finiront par se baigner en sous-vêtements, sous les yeux effarés des autres occupants du lieu, et des petites filles en pleurs qui protestent : « mais pourquoi pas moi ?! » Il y a beaucoup de poissons, de têtards et de grenouilles, pour un endroit qui n’a pas d’eau ! Si je résume, 2e jour = 2e baignade… Selon certains, « elle est bonne », selon d’autres « elle est super froide ! » Libre au lecteur d’aller y faire trempette pour se forger un avis !
Pendant que Yolande écrase tout le monde aux mots croisés, Chloé « écrase » dans une profonde sieste ! D’ailleurs, des doutes subsistent quant à son réel réveil au moment de partir : finalement, les zombies existent !
Cet après-midi, descente technique au milieu des rochers et des arbres, passage périlleux dans un pierrier et stage d’escamotage de sacoches. Eric ne sera pas très rassuré, mais finalement ses pilotes novices (bravo à Fred et Flo) s’en sortent haut la main ! Néanmoins, tout le monde est heureux de se poser dans une jolie prairie face à une barre rocheuse : le panorama extraordinaire aidera à récupérer des forces avant la montée qui arrive. Afin de préserver les équipes, 3 joëlettes partent avec les forces vives, tandis que Chloé et Andrée restent à se reposer et à papoter : les plus en forme re-feront le chemin en sens inverse pour monter la dernière joëlette ! Élodie finira électrocutée plusieurs fois et les cale-pieds de Chloé agoniseront en route, mais qu’est-ce que c’est beau !
Ce soir-là, le soleil couchant nous offre sa plus belle parure, et une boule orange sur un ciel rose illuminera la barre roche de tous ses feux. Yolande nous comblera d’un moment de poésie en trouvant à Élodie « une peau d’un cuivré magnifique ». Les jeunes avec qui nous partageons le spot ce soir là resteront hypnotisés un bon moment, et se lèveront à 5h le lendemain pour voir l’astre se lever depuis le sommet ! Wouaw ! De notre côté, la viande n’ayant pas survécu aux grosses chaleurs, ce soir c’est bolognaises végé, dont certains ne verront pas la couleur, les bras de Morphée étant bien trop pressants ! Je ne vous parle même pas de se lever à 5h…
Mardi
Pas besoin de se lever tôt pour faire des confusions fatales : notons qu’il ne faut pas confondre la poche à urine et le camelbag… Heureusement, Élodie et Yolande ont les yeux en face des trous ! D’autant que pendant le petit déjeuner, nous croiserons nombre de randonneurs et de traileurs (à qui nous feront la pub HCE), parmi lesquels nous reconnaîtrons d’anciens participants à des séjours !
Quand nous prenons la route, Yves part au camion (il nous rejoindra le soir), pendant que Fred et Flo s’amusent à raconter des bêtises à Eric… Des tonnes de bêtises ! ça doit être la journée des bêtises, car les sabotages de joëlette prennent de l’ampleur, et nous découvrons dans le groupe plusieurs terroristes. Sans compter des chargeurs de cailloux embusqués ! Certains reviendront avec des souvenirs à la maison, n’est-ce pas Gérard ? A noter que ceux qui ont l’air le plus innocent, ne le sont pas toujours... N’est-ce pas Yolande ! Ce sera malgré tout une petite journée, et nous arrivons tôt sur le lieu de bivouac car les organismes sont fatigués. Preuve en est, s’il en fallait, que nous avons passé 20mn à contempler une marre de boue… Non, non, sans rien de particulier, juste de l’eau boueuse au bord du chemin… Ceci explique peut-être qu’Élodie ait failli faire tomber la joëlette d’Hugo : ce qui a écroulé de rire ce dernier !
Finalement, nous arrivons sur un pré d’herbe fraîche où la moitié du groupe se repose, tandis que l’autre descend avec 2 joëlettes chercher les vivres au camion. Bravo aux vaillants qui auront fait 7km de plus dans la journée ! Et il en faudra de la vaillance, pour affronter ce soir là les fou-rires postillonnant d’Hugo et ses brumisations de pom’potes sur Pascal, encouragé par ses inséparables compères Fred et Florent ! Chloé n’est pas plus fraîche, et même Mika en tombe de rire dans les bosquets. Bon, heureusement, tout va bien et notre ami quadrupède est vite récupéré par Élodie et Stéphane. L’air bruisse et vibre littéralement de mouches, mais sitôt la nuit tombée c’est la lune qui devient reine. Nous aurons cette nuit là la plus belle étoile filante de nos vie : une vraie comète passe silencieusement sur nos rêves, laissant dans son sillage des âmes plus joyeuses.
Mercredi
Bon, changement de plan : nous ne ferons pas le Moucherotte, l’équipe est trop fatiguée et nous attendons des orages dans la soirée. Nous prendrons donc la direction du camion (avec transport de cailloux clandestins), en longeant de belles falaises où les fana d’escalade ont laissé leurs marques. Nous pourrons nous y délester avant de poursuivre, toujours en montée, encore en montée… jusqu’à un magnifique point de vue sur Lans en Vercors. Perchés au sommet de la falaise, nous admirons toute la vallée, et voyons même la maison de Cécile B. ! Comblés de beauté, nous redescendrons de quelques mètres pour rejoindre le lieu de pique-nique, niché entre les arbres, dans les herbes folles. Ce sera l’occasion de mettre à profit l’adage « ne pas manger avec ses yeux », le gruau informe qui nous tient lieu de salade de riz étant en fait excellent et très goûtu ! La meilleure salade de la semaine aux dires de certains, ce qui rassure peut-être un peu nos intendants… Et pour être certains qu’ils ont retrouvé le sourire, c’est bataille d’eau dans la fontaine en redescendant ! Même si « il parait qu’il n’y a pas d’eau dans le Vercors ». Finalement, nous tombons sur 3 frères qui s’intéressent à nos étranges carrosses, et nous leur faisons tester le pilotage avant pendant quelques centaines de mètres. Nous les reverrons peut-être sur un séjour, qui sait ? Heureusement qu’ils étaient là, car la fatigue se fait sentir : Clémence entend des « oiseaux » à chaque fois que la joëlette freine… Enfin, nous arrivons au camp, une nuit plus tôt que prévu, afin de nous préparer aux orages à venir. Et effectivement, les garçons lanceront une nouvelle mode dans la soirée : la cape de pluie/caleçon, pour monter le tarp en urgence. En slip, dans le noir et sous la pluie d’orage, ça tape pour monter le tarp ! Nos pauvres amis sont au bord du « burnes out »… Il paraîtrait que les filles auraient fait preuve d’un manque d’accueil navrant dans le marabout ;) Enfin, le destin aura fait justice, puisqu’elles subiront des poches d’eau dans la nuit nécessitant une réorganisation nocturne !
Jeudi
Ce matin, au p’ti déjeuner, nous avons eu la visite impromptue de… la police ! « Vous avez le droit d’être ici ?! » Caro répond avec aplomb « oui, nous avons même la clé des toilettes ! » Bien que la répartie manque de rigueur administrative, la négociation sera un succès. Ouf ! Au cas où, les astuces d’espionne de Laetitia la pousseront à rebaptiser Camille « Charlotte » (ben oui, parce que Mika – Camille, donc Charlot – Charlotte ! … Hum, hum …)
Bon, allez, fin des bêtises : c’est parti, direction le bec de l’aigle. Cet éperon rocheux offre une vue étourdissante sur la vallée et Caro menacera d’accoucher sous le stress tandis que Yolande fait une confiance aveugle à Pascal qui l’emmène sur son dos. C’est 10% les pertes acceptables ?... Bon, finalement nous rejoindrons au complet l’aire de pique-nique, que nous partagerons avec des fourmis. L’équipe découvrira à cette occasion que Chloé est une fausse handicapée et que les joëlettes font des abris sécurisés ! Il parait que nous « ne finissons JAMAIS la salade », peut-être que les fourmis nous y aideront ? Yolande profitera de l’inattention générale pour voler la tong de Camille et continuer ses petits tours de passe-passe. Chut, on ne vous a rien dit ! Il y a du deal de claquette à Lans en Vercors !
En redescendant, Fred prend l’arrière : concentration maximale ! Caro se fait mouiller par Yves avec sa propre gourde. Élodie, Madeleine et Clémence rebaptisent la joëlette de Yolande « trace la glace » (au milieu de la canicule, allez y comprendre quelque chose…). Bref, une journée comme les autres ^^
En rentrant, arrêt au stand : la chaleur torride nous fait nous réfugier dans un bar de Lans. Ces quelques mètres en ville permettront à Mika de faire la démonstration de son incompréhension de sa mission : en sus de sa frayeur des plaques d’égouts (qui peut se comprendre, c’est dangereux ces bêtes-là !), il a également peur de la peinture bleue… Les logos « handi » n’étant bien sûr jamais de cette couleur-là… Est-ce vraiment un âne HCE ?!
Aujourd’hui, palme d’or à Andrée, qui retrouvera les voitures grâce à la géolocalisation de la sienne ! Un transfert épique, on vous laisse imaginer…
Camille, toute en retenue et modération exprimera avoir « les genoux et chevilles explosés », ce qui somme toute paraîtra légèrement excessif. Tout comme le feu d’artifice d’orage dont nous profiterons : le ciel entier se zèbre d’éclairs ! Impressionnant, excessif, superbe et inquiétant ! Je vous laisse trouver les hyperboles adéquates. Un spectacle magique !
Vendredi
Dernier jour… Après un petit déjeuner où « on ne va pas laisser ça, allez il faut finir » (n’est-ce pas Sophie ?), direction le Pas de Bellecombe, avec 5 renforts : Arnaud et Nathalie, les parents d’Hugo – Béatrice, fille de Madeleine, et sa fille Sarah – et une amie de l’autre Madeleine, Sophie.
Ça commence mal : la langue de Stéphane fourchera, envoyant une voiture chercher le mauvais parking… à savoir 35km dans la direction opposée ! Heureusement que le sens de l’orientation alerte l’équipe, et avec un peu de logique l’équipage retrouve le bon parking. Matinée difficile, les 3 coussins de la joëlette de Chloé ont également été oubliés au campement : ce sera cohésion entre PJ pour fournir le nécessaire en attendant que Laetitia retourne chercher ce qu’il faut. Allez, ça va le faire !
Après une bonne grosse montée, l’équipe s’ennuie : c’est chahut à la pause graine, et Michel se défendra si bien que le pauvre Stéphane finira dans les orties. Qui a dit que 4 contre 1 c’était gagné ? Bon, puisqu’ils ont de l’énergie à revendre, direction les crêtes, où nous attendent des paysages de rêve.
C’est la journée des doubles tresses, mode lancée par Lise, et la majorité des têtes féminines finiront couronnées. Et puisque nous n’avons pas de tiare, nous parierons sur le poids du caillou « Diagonale des Alpes » qui se passe de séjour en séjour, comme un témoin. Pour les curieux : 937g ! Et puisqu’on parle de chiffres, l’évocation de l’âge de Stéphane par Élodie résultera en un retentissant « ta gu**le » de l’intéressé, ce qui écroulera de rire Hugo ! Si on compte les fou-rires qu’aura eu ce dernier dans le séjour, on peut sans se tromper certifier qu’il a gagné des abdos !
En re descendant vers nos pénates, on sent la fin de séjour se profiler : ça sent l’écurie, ça sent les conneries ! Descente en roue libre, course Yves/Caro en mode speakers de sport, bouchon de joëlette.
Ah, quelle semaine ! Un tour de table émouvant, une dernière surprise (Hugo sait parler quand il le veut !), une dernière nuit sous la lune, un dernier démontage du camp… A l’année prochaine…
***
Signé : Yolande qui aime les croûtons de pain et Michel qui dévore les livres, Élodie qui cherche (encore) ses affaires, Fred-Pascal-Florent les siamois, Sophie qui ne s’arrête jamais, Cécile la tortue ninja sous anonymat, Madeleine et Madeleine (sinon c’est trop facile), Hugo le faux taiseux et Chloé la fausse handi, Stéphane et Caro les organisateurs de batailles d’eau, Eric le non-ronfleur, Yves et Lise qui ne finissent jamais les salades, Laet qui n’est pas du matin et Clémence qui n’est pas du soir, Gérard, Andrée et Camille la jolie famille, et Mika l’âne qui aime les handi mais pas les marquages PMR !




















