Le Val quoi ? Maïra ? C’est où ?

5 octobre Reportages

Quel suspens pour cette saison 2020 ! Que d’incertitudes ! Le groupe se compose, se décompose, se recompose. Et c’est finalement avec d’autant plus de joie qu’en ce samedi 11 juillet, après avoir bravé les embouteillages des départs en vacances nous nous retrouvons en fin d’après-midi tout au bout du monde, juste après le village de Maljasset, là où la route s’arrête...

Augustine, Côme et Léopoldine, scouts de France engagés sur le séjour arrivent en premier sur notre lieu de camping sauvage, ne voyant personne venir, ils manquent de repartir ! Finalement tout le monde arrive et se met vite en action : montage du camp, épluchage, installation d’un enclos pour Charlot,…

Nous voilà partis pour vivre à 16, guidés par Luc, accompagnateur de choc, une merveilleuse et inoubliable aventure !
A la fin du dîner, Luc nous présente les grands traits du parcours qui nous attend. Il est question de levers à 5h du matin ! Côme hésite à nouveau à plier bagage !

Dimanche 11 juillet 
Après un bien agréable petit déjeuner au soleil, nous sommes tous conviés à une conférence donnée par Luc en 3 langues et traduite simultanément par Karine sur le bon usage de la joëlette. Installation de nos trois passagers en or, j’ai nommé : Jérôme, Myriam et Thierry !

Il faut ensuite ranger le camp et récupérer Charlot échappé de son enclos qui ne semble pas très enclin à venir se faire bâter. C’est finalement la tranquille Eléa qui parviendra à le convaincre de se joindre à nous.
Journée d’échauffement, nous partons en fin de matinée pour une boucle dans la haute vallée de l’Ubaye. Les chemins sont roulants et permettent aux nouveaux de tester la jojo et aux moins nouveaux de se remettre en jambes. Passage épique du torrent, un peu de courant et de l’eau jusqu’aux genoux ne nous arrêtent évidemment pas, nous déjeunons ensuite au bord de l’eau.

Première dégustation des innombrables fromages apportés par Karine de sa boutique auvergnate, paysage merveilleux, vaisselle pieds dans l’eau, la semaine s’annonce bien ! Nous terminons la boucle à travers les bois où quelques randonneurs viennent nous prêter main forte. Demain nous partons pour un bivouac, chacun s’active à l’organisation de ces deux jours avant de terminer la soirée autour d’un feu joyeux !

Lundi 12 juillet :
Réveil à l’aube pour avoir le temps de remballer le camp, départ dans la foulée, nous passons aux choses sérieuses : direction le col Mary, ca monte ! Nous suivons d’abord un large chemin puis un sentier plus étroit et en lacet. Lionel nous a prévu une copieuse salade pour le déjeuner, nous la partageons au pied de la croix du Passour.

La suite de l’ascension est physique, il faut être au moins quatre par joëlette. Après quelques passages de rivières plus ludiques que techniques nous passons la bergerie Mary avant de rejoindre notre lieu de bivouac, juste paradisiaque.

Le timing est impeccable : nous avons le temps de goûter, monter la bâche, dîner d’une succulente purée au fromage et au moment du dessert des premières gouttes commencent à tomber… Nous organisons un repli rapide sous la bâche et nous voila tous dans nos duvets à 21h30 ! Les quelques gouttes se sont mues en grosse averse, idéale pour bercer la petite troupe, dormez bien ! N’oubliez pas cette nuit d’aller faire pipi, le ciel est magnifique ! Pauvre Côme qui dormait à l’entrée…

Mardi 13 juillet :
Une journée qui commence autour d’un thé ou café bien chaud et de tranches de pain toutes tartinées. Dès le matin, Myriam, notre responsable communication, est au taquet pour alpaguer le randonneur de passage, lui présenter notre extraordinaire asso et le laisser repartir tout sourire, un flyer à la main. Pour ce quatrième jour, nous partons à l’assaut du Col Mary, quelques passages de névé plus tard nous sommes au sommet, nous voilà du même coup en Italie !

Nous pique-niquons un peu plus bas avant d’attaquer la longue descente qui nous mène à notre nouveau camp situé dans un camping italien déserté suite à la COVID. Les débutants en joëlette sont de plus en plus à l’aise, Léo, Gus et Eléa assurent dans la descente ! Le soir Lionel nous improvise un dessert banane/chocolat que nous dégustons autour d’un beau feu. Quel régal !

Mercredi 15 juillet
Démontage au petit matin d’un camp plutôt humide. Petit bonheur du jour : faire la vaisselle de la veille… à l’eau chaude ! Myriam nous devance et part à pied accompagnée par Côme et Léo. Après les avoir rejoints nous marchons tous ensemble jusqu’au pittoresque village de Chiappera, ce charmant village est habité uniquement l’été. Malheureusement, aucun guide n’est disponible pour nous faire une visite guidée et ce, malgré le numéro de charme de Luc. Nous faisons notre tour en autonomie.

Après cette balade touristique, nous partons pour l’ascension d’un nouveau col frontalier, la montée débute par une ancienne piste militaire, ça grimpe mais c’est roulant, le temps est incertain mais le groupe ne manque pas d’énergie !…

Nous parvenons peu après le déjeuner sur notre lieu de bivouac : petit écrin au milieu d’un alpage. Le berger vient nous rassurer en italien : son chien montera la garde cette nuit et veillera à tenir les loups à l’écart… Soirée mémorable, les scouts ont un défi à relever : après avoir glané auprès des uns et des autres des informations sur HCE, ils doivent présenter l’association sous forme de spectacle, l’heure approche, l’attente est grande ! C’est sous forme de times up qu’ils choisissent de nous transmettre leur vision d’HCE. Répartis en équipes, nous devons faire deviner par définition ou mimes : Joël, humanité, troubles intestinaux, Simone, Mainon, partage ou encore la plaque d’immatriculation du camion... Énormes fous rires au rendez-vous, surtout quand Luc détourne le jeu en organisant une tricherie plus grosse qu’une marmotte à la fin de l’été. C’est l’équipe des filles qui sort victorieuse (privilège d’écrire le compte rendu).

Jeudi 16 juillet
Finalement aucun loup ne vient troubler notre sommeil, en revanche Jérôme est victime d’une méchante crampe et nous nous relayons à son chevet. Au matin, le mal s’estompe et les craintes de Jérôme avec et nous sommes tous debout de bonne heure, comme Luc le souhaitait ! Nous levons le camp et attaquons directement la montée jusqu’au pas de la cavale. L’union fait la force : on monte, on redescend, on remonte pour faire passer les joëlettes les unes après les autres.

Toujours soucieux de le bonne ambiance du groupe, Luc organise une petite animation au cours d’une pause : alors que Côme filme au drone l’avancée des équipages, Luc mime « le mec qui attrape le drone », Côme n’y croit pas et Luc imagine que le drone fera un écart et c’est la collision, le sang gicle, Luc y laisse 3 doigts ! Quelques pansements appliqués par Carole plus tard, nous entamons la dernière partie de l’ascension. Passées d’anciennes fortifications, reste à franchir le pas de la cavale, on monte les joëlettes une par une, c’est physique et technique : Carole aux brancards, Luc à l’arrière avec Renaud et François en parade, et des renforts de tous les côtés. Quelle émotion pour les passages de Jérôme et Thierry. Quant à Myriam , elle franchit le pas à pied, supportée par les compères Téo et Jean-Yves.

Déjeuner bien mérité au soleil, au milieu des petites fleurs et sous l’œil attentif d’une étagne ou d’un bouquetin, peut-être d’un chamois certains parlent d’un âne (à l’heure où j’écris les spécialistes n’ont pas encore tranché...). Rassasiés, nous repartons pour monter jusqu’au col des Monges qui offre un panorama époustouflant.

A nouveau en France, nous amorçons la longue descente par le vallon de la Rouchouse, chacun assure à son poste, goûtant au plaisir de la descente. C’est pour Charlot que c’est le plus difficile, comme souvent accompagné d’Eléa, son fardeau un peu allégé, il descend lentement mais sûrement. Nous retrouvons les sapins et une température plus douce, et arrivons tous ensemble au village de Larche où nous camperons une nouvelle fois au bord d’un torrent. Il est un peu tard, nous montons rapidement le camp et pour le dîner, c’est un Jérôme très en forme qui nous partage ses souvenirs de voyages.

Vendredi 17 juillet

D’un commun accord, nous optons pour une dernière journée tranquille, il faut rapatrier les voitures, ranger, trier, laver, se laver. En début d’après-midi, s’organisent une partie de rummikub d’un côté, une baignade ou une sieste d’un autre. Puis, nous nous mettons en route pour rejoindre le lieu de la dernière soirée ! Un torrent chante en contre-bas, nous allumons un feu pour commencer à faire chauffer confits de canard et petits légumes à l’étouffée ; une fois encore nous nous régalons. Ensuite, il faut parler très fort pour couvrir le son du torrent quand nous faisons le traditionnel et toujours plein d’émotions tour de table de fin de séjour. Il est l’heure de rentrer, il fait nuit noire mais Luc a décidé que la fin de notre périple se ferait sans torche. On obtempère parce qu’on aime Luc ! Deux sangliers dissimulés sur le bas coté attaquent tour à tour les différentes grappes du convoi semant plus ou moins la terreur… Quelle aventure !!!

Samedi 18 juillet
Le soleil est là pour le démontage du camp et s’est avec un brin de nostalgie mais tellement de beaux souvenirs en tête et si riches de nos rencontres que notre groupe Val Maira 2020 se disperse.
Merci Augustine, Carole, Clotilde, Côme, Eléa, François, Jean-Yves, Jérôme, Karine, Léopoldine, Lionel, Luc, Myriam, Renaud, Téo et Thierry pour cette fabuleuse aventure ! Allez Karine ! Fais nous une petite Hooollllaaaaa !