HCE D’AZUR - Randonnée des trois cols

5 octobre Antenne d’Azur

C’est sous un ciel incertain que s’est déroulée, ce samedi, une randonnée pas comme les autres, dessinée et préparée avec soin par Alain. Il avait repéré pour nous un parcours en boucle autour de trois cols emblématiques des hauteurs de Saint-Agnès : le Mont Ours (1239 m), le Pic de Garuche (1090 m), et la Pointe de Siricocca (1053 m). Le départ s’est fait depuis le col de Ségra, point de jonction entre les crêtes et les vallées environnantes.

Le fil rouge de la journée : la découverte des ouvrages militaires de la ligne Maginot alpine, construits dans les années 1920-1930 pour protéger la France d’une éventuelle invasion de l’Italie fasciste. Ces fortifications, faites de béton, d’acier et d’intelligence stratégique, servaient à surveiller la vallée de la Bévéra et la Méditerranée toute proche.

Au Pic de Garuche, moment fort de la journée, nous avons exploré une casemate : couloirs, tuyaux, recoins et installations mystérieuses. Frontales vissées sur le front, les enfants ont laissé libre cours à leur imagination, pendant que les adultes observaient avec curiosité l’ingéniosité de ces constructions et les traces encore visibles de leur usage militaire.

La première partie du parcours nous a menés à travers une belle forêt méditerranéenne, entre les senteurs de thym et d’humus, un effort soutenu mais récompensé par la beauté du cadre. Grâce à Guillaume, nous avons appris à poser un autre regard sur la biodiversité qui nous entoure.

La météo, fidèle à son humeur montagnarde, a alterné brume, pluie, soleil et vent. Finalement, elle nous a invités à renoncer à l’ascension de la Pointe de Siricoca, que nous avons sagement remise à une prochaine sortie. Ce sera une belle excuse pour y retourner !

Sur le chemin, nous avons aussi eu la surprise de croiser les veaux et les vaches de Denis, moment de joie pour les enfants, et de complicité partagée autour de la vie en montagne.

Et pourtant, la randonnée avait commencé par un accident bête, mais bénin fort heureusement : Claudie s’est retrouvée le pied coincé sous une souche, au tout début du parcours. Une petite déception, vite surmontée par des soins rapides et beaucoup de bonne humeur. Elle a pu poursuivre l’aventure avec le groupe, bien entourée.
Julien, de son côté, a partagé avec nous sa joie, sa curiosité et sa présence attentive, rendant la balade encore plus chaleureuse.

Alors, en revoyant les jolies photos de cette journée, une question pourrait se poser, bien au-delà de cette seule randonnée :
Pourquoi autant de personnes unissent-elles leurs efforts pour permettre à d’autres, qui ne pourraient pas le faire seuls, de découvrir des endroits aussi magnifiques ?
Peut-être parce que cela donne à chacun le sentiment de contribuer à quelque chose de beau et de simple, où se mêlent l’effort, la nature et la solidarité.
Et c’est sans doute cela qui nous donne envie de recommencer !

Jerôme Toullec