Et 1,2,3 CULA
Samedi 25 juillet – Camping municipal de Ceillac
Bienvenue parmi nous passant par le Queyras
Nous allâmes partout avançant pas à pas
Escaladant surtout montant par ci par là
Envers et contre tout la tête’ de la Cula
De Ceillac nous partîmes avec Caro solo
Profitons de l’alim, dégustons l’apéro
Tout le monde trouva son chemin sinueux
Malgré tous les tracas du vélo et des feux
Les montagnes’ enchantées autour de nous se dressent
Elles vont nous délivrer leur amour leur tendresse
A nous d’en profiter maniant avec adresse
Le dur labeur des pieds et un poil de paresse
Sont bien représenté.es, lyonnais.es et ligérien.es
Et puis quelqu’unité d’honnêtes citoyen.nes
La nuit est radieuse au moins comme’ dans la Loire
Sous la tente pluvieuse on dormit comme des loirs.
Dimanche 26 juillet – Campement des Bois Noirs
A 10 heures du matin nous prîmes’ le grand départ
Libérant tout heureux Mika et son bazar
De modestes crachins de nos jours plutôt rares
Resteront dans les cieux malgré c’que dit l’radar
Dansent les beaux crocus, chantent les joëlettes
On aura en bonus un piknik super chouette
Dorment les fatigué.es, devisent les éveillé.es
Avancent les motivé.es et file la journée
Arrivé.es au Bois Noir nous serons bien rejoints
Par quelques vieux loubards heureux pyrénéens
Ainsi que par Aurel qui n’avait pas voulu
Être’ de not’ ribambelle depuis le tout début
Tout le monde affamé mangera le couscous
Et tout ça malgré les inévitables’ secousses
Produites en quantité par notre ami Vincent
Responsable à moitié des prouts et ronflements.
Lundi 27 juillet – Bivouac au pied de la tête de la Cula
Au menu d’aujourd’hui, une belle montée
Les corps sont un peu cuits les esprits enchantés
Sillonnent les mélèzes, les rus et les vallons
Pour finir tous à l’aise au milieu des moutons
Nous laisserons Stéphane et ses gentils amis
Rejoindre leur p’ti van depuis la bergerie
Pour monter au plateau dominé par l’éclat
De notre gros morceau : la tête de la Cula
Tout le monde profite de ce joli décor
Qui pour grimper la suite, qui pour dodo bien fort
Et ce soir nous aurons un bivouac bienheureux
Vautours et marmottons, du dahl et puis des jeux.
A 2700 mètres avez-vous déjà pu
Admirer sans fausse note quelques hurluberlues
Emmenées par Juliette ô grand’touilleuse en chef
Déchirer la compote, comploter derechef ?
Mardi 28 juillet – Campement des Bois Noirs
La symphonie nocturne, les patous et le froid
Ont raison de Mika, fidèle robuste et droit
Pourtant bête diurne, grand roi parmi les rois
En balade il ira, sans nous mais avec joie
Malgré ce traumatisme, la Cula et ses pentes
Seront par joëlisme dévorés dans l’attente
De retrouver notre âne avant la redescente
Mené.es par nos grand’ canes à travers de belles sentes
Notre cher intendant tout en bas nous attend
On n’peut plus accueillant le goûter débordant
La vaisselle en chantant, la baignade en riant
Le Queyras enjôlant, luit, brille et puis nous prend
Aurel a supplié, a fait son numéro
Ouvrez les guillemets : « je veux des pâtes carbos ! »
Saint-Yves attendri des fourneaux a surgi
Avec le plat béni, crème anglaise et brownie
Mercredi 29 juillet – Camping municipal de Ceillac
De l’ombre du Bois Noir sortons pour admirer
Les hameaux, les villards devant nous sublimés
Donnant aux paysages et à leurs spectateurs
Une ivresse du voyage, du grand air salvateur
Grimpons les hauts sommets, mangeons le coleslaw
Suons mais pour de vrai, buvons, buvons de l’eau
Écoutons nos guidos qui la genèse assemblent
Puis descendons raidos vivre la suite ensemble
Retrouvons le camping et son charmant ruisseau
Tels de puissants Vikings, lavons-nous nu.es dans l’eau
Afin de bien gommer la crasse accumulée
Laissons-nous profiter de cette vie enchantée
Ce soir encore une fois nous somm’ bénis des dieux
Nous mangeons comm’ des rois et nous profitons de
La valse des parapentes, le chant de l’eau qui court
La myriade de tentes et tous les gens autour.
Jeudi 30 juillet – bivouac au pied du lac Ste-Anne
Une grasse mat’ HCE c’est déjeuner 8 heures
Les tartines au moins deux, du miel et puis du beurre
Avant de s’envoyer afin de digérer
3 heures de randonnée, 200 de déniv’lé
On remplit la machine avec plein de patates
On devise, on badine, on restaur’ les papattes
Tremblez pentes escarpées, priez pour vot’ salut
Nous saurons vous grimper plus vit’ que le dahu
Au programm’ de l’aprem une bonne dose de soleil
La montée ça on aime, on s’élèv’, s’émerveille
Les cordes’ sont bien tendues, les gouttes dégringolent
Et prises au dépourvu, les joëlettes s’envolent
Alors sonnez clairons et résonnez musettes
Ce soir nous bivouaquerons en un lieu super chouette
Au pied du lac Ste Anne là où les 7 familles
Rendent folle Roxane face à 3 joyeux drilles
Vendredi 31 juillet – camping municipal de Ceillac
Sainte-Anne, sainte-Anne, ô beau lac enchanté
Les passager.es et l’âne seront toustes subjugué.es
Toi qui trône au sommet nous voici bien petits
Mais assez enjoué.es pour dire ouistiti
La descente engagée dans un champ d’épilobes
Commence à ressembler à un triste épilogue
Mêm’ si pour terminer, St-Yves et ses disciples
Nous aurons concocté un taboulé mystique
La dernière descente sous de frêles averses
Nous ramènera aux tentes et dénués de stress
On se permettra même un crochet super classe
Pour déguster sans gène, du houblon en terrasse
C’est sous le marabout qu’on finit toustes ensemble
Quel superbe séjour, rien que le dir’ j’en tremble
La vie c’est assez simple, un pas, deux pas, trois pas
Escaladant l’Olympe et un, deux, trois CULA !!!














