Diagonale Dévoluy juillet 2025

22 septembre Reportages

Jour 1 : Apéro
Notre séjour a débuté par une montée plutôt acrobatique pour les camions : il a même fallu y aller à coups de piolets pour aplanir les ravines et leur permettre de monter.
Ensuite, l’arrivée de la troupe s’est faite au compte-gouttes au lieu-dit la Rivière à Rabou (et oui, avant-même d’arriver, il y a eu un changement de programme à cause de la pluie annoncée).
A l’apéro, présentation du séjour et découverte de nos compagnons par le jeu des prénoms (à la façon « dans ma valise j’ai mis »). Sur la table, apéritif partagé avec diverses spécialités régionales amenées par tout le monde et soupe de courgette du jardin de Seb et Brigitte.
A la fin de cette première journée, Émilien s’est fait baptiser par père Florent : ses chaussures s’en souviendront !

Jour 2 : 12,8 km, 517 m de dénivelé positif
Lors du lever du jour, Florent s’est réveillé à 2 m de son matelas... Le petit déjeuner était à 7h, et nous avons enchaîné ensuite sur une présentation de la joëlette pour les novices.
Pendant la matinée, il y a eu déjà quelques chutes et cascades, mais les joëlettes sont quand même bien montées avec la folle équipe. Matho, lui, s’est confronté aux vaches.
Après un copieux pique-nique, nous sommes repartis motivés, malgré l’absence de chocolat avec le café..
Après l’effort, les bières sont les bienvenues pour certains. Pour d’autres, le bain dans la rivière les a revigorés. Olivier, lui, s’est couché tôt : il en avait plein le dos. Le campement a été amélioré pour lutter contre la pluie annoncée pour la nuit.
On prolonge la veillée en jouant car « demain c’est grasse-mat’ : il pleut ! »

Jour 3 : 13 km, 480km de dénivelé positif
La nuit fut agitée sous la tempête pour la majorité des campeurs : Yannick a creusé des tranchées autour du marabout une bonne partie de la nuit. D’autres, comme Olivier et Florent, ont très bien dormi. Ce dernier a d’ailleurs encore roulé de 2 m pendant la nuit… mais de l’autre côté du matelas cette fois !
Au petit déj, Yannick - grand manitou de la pluie a annoncé le soleil à la minute près et il ne s’est pas trompé !
Ensuite, la journée a démarré sur des chapeaux de roues de joëlette : en effet, avant la randonnée, appel en urgence de la DDE HCE pour nettoyer la ravine et permettre à Olivier de braver les routes de l’impossible pour aller changer la plaquette de frein usée du camion.
A midi, la salade sans sauce a été très appréciée. Et la blague de Seb, voulant mettre le chocolat dans le sac de Lionel fut ratée mais très appréciée aussi.
La randonnée s’est terminée au village de Rabou, où nous avons trouvé porte close au bar : même notre insistance n’a pas fait plier les habitants ! A défaut de boire des canons, c’est Benjamin qui tira des boulets à la pétanque, donnant la victoire à son équipe : les perdants ont bien eu les boules ! Pendant ce temps, certains ont visité l’église du village, transformée en galerie d’art : des œuvres difficiles à déchiffrer pour certain.es.
Avant la tombée de la nuit, Alizée et Ivan ont bravé les flammes pour nous cuisiner de bonnes saucisses.
Après manger, tandis que certains jouaient au 6 qui prend, Florent est parvenu à se tromper de gobelet : il a failli cracher l’eau usagée de brossage de dents sur la table !

Jour 4 : 12 km, 410 m de dénivelé positif
Pendant le trajet en voiture pour aller aux Chabottes, certains se sont perdus… Et oui, pas facile à trouver cette cabane !
Ensuite, on est montés sur une très belle crête pour pique-niquer, mais le summum du summum, c’est le nougat glacé surprise porté toute la matinée par Seb et Béatrice dans une glacière à bout de bras. On se souviendra longtemps de ce succulent et inattendu dessert ! La magie d’HCE a encore frappé ! Pour finir en beauté, la plupart ont fait une belle sieste.
Enfin, on est redescendus en douceur à travers les orties. L’occasion de glaner quelques fleurs pour faire du land-art sur Florent : « un joli fleur d’ortifice ! ».
A l’heure de l’apéro, certains se découvrent une passion commune pour les mots fléchés.
Le soir tentative de construction d’une cathédrale avec contreforts par Émilien et Patrick pour passer la nuit à l’abri. Faut quand même reconnaître qu’ils sont bien meilleurs à la joëlette qu’en bâtisseurs de cathédrale mais ils nous auront bien fait rigoler ! Nuit à la belle étoile avec à la fin l’aboiement enroué d’un chevreuil.

Jour 5 : 8 km, 420 m de dénivelé
Réveil avec le soleil vers 6h30 puis départ vers 8h20 pour une ascension périlleuse en compagnie cette fois de Charlot, notre fidèle destrier, qui malgré sa blessure, nous suit avec abnégation (il a quand même démarré la rando tout seul, Yannick a essayé de le rattraper, en vain). Pique-nique à la fraîche puis quelques chutes indolores en fin de parcours. La météo nous taquine tout l’après-midi. Alors on rentre tôt pour tendre la bâche et préparer encore une fois le campement à la pluie : mieux vaut tarp que jamais !
Amélie et Ivan en profitent pour aller courir sous la pluie et faire une petite centaine de mètres de dénivelé de plus : ils sont infatigables ! Tout ça, pour aller chercher Solène au parking et aussi… Le cubi de rouge !

Jour 6 : 11 km et 377 de dénivelé positif
Notre grand chef, un peu chaman, avec son sarouel a enfin reconnu la valeur de notre groupe !
Après une nuit un peu humide, notre groupe se lève sur la planète Dévoluy. Florent a enfin entendu la pluie tomber, mais toujours pas le cerf bramer toute la nuit.
Malgré le gingembre et la moiteur ambiante, Jacqueline fait remarquer que rien ne s’est passé dans le tipi. Après 1,5 km de piste et 2 h de chemin tortueux en montée, le groupe épuisé organise alors un sitting sur la première crête venue pour réclamer une pause. La déconfiture fut évitée de justesse grâce aux fraises confites.
Pour le pique-nique, on mange en face des vaches. Les tartes aux fruits rouges et à l’abricot donnent des ailes à Florent et Benjamin, qui accompagnés de solides gaillards et gaillardes dévalent la pente tel des Izards des Pyrénées, comme c’est bizarre...
Un groupe de Bataves (hollandais) nous saluent au sommet et soulignent de leur regard nos efforts mutuels.
Après un chemin merdique, style camino de la muerte à la Olivier, nous arrivons miraculeusement indemne devant le plus grand pierrier d’Europe. Et ça, ce n’est pas rien ! Et ce n’est même pas la peine d’y penser en joëlette ! Quoique, en joëlette parapente ou joëlette planeur ???? Faudrait demander à nos deux spécialistes en évasion céleste, Pierre et Seb.
Comme d’habitude personne n’avait rien compris au briefing du chef - qui avait festoyé la veille au soi r- et était surpris que la balade soit déjà finie. Tous épuisés tellement « on sue au Dévoluy » (j’ai pas compris la blague, ndla).

Jour 7 : au moins 10 km et au moins 600m de dénivelé positif
Le décollage prévu normalement à 8h30 se fit à 7h53, (Trop fort le groupe !),après salutations au soleil. Remplissage des gourdes à une source avant les grosses montées avec des paysages magnifiques. On croise des randonneurs équins. On a aussi entendu une marmotte, mais on ne l’a pas vue. Valérie est descendue de la joëlette pour gravir les cols.
Le pique-nique s’est fait cette fois dans les bouses fraîches de vaches, ça donne du goût. Seb nous quitte - un peu triste de ne pas continuer la randonnée avec nous - pour aller chercher le camion et nous retrouver le soir à la cabane des Chabottes.
Descente ludique dans la boue avec de gros troncs d’arbres en travers et des orties sur les côtés. Pour la dernière pause du séjour, Olivier a initié une bataille générale de bardane. Tout le monde y passe, même ceux qui font la sieste et on a eu du mal à s’arrêter et après ça pique, ça pique et ça gratte, ça gratte !
La dernière soirée du séjour se termine avec une recette familiale de Seb assez diététique (ingrédients : beaucoup de crème, patate, jambon,vinaigre…). Au traditionnel tour de table, Benjamin dit que « HCE c’est comme la bouffe, je n’en ai jamais assez » alors qu’il venait d’enchaîner deux séjours d’affilée. Ne serait-ce pas à cause de lui qu’on a dépassé le budget bouffe ?
Les nouveaux sont prêts pour de nouveaux séjours. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures !