Diagonale Bauges Nord 18-25 Juillet 2026
Les protagonistes de ce voyage : Anick, Arnaud, Agnès, Rémi, Didier, Clément, Sébastien, Anouck, Christophe, Emilie, Gilles, Philippe, Gato, Fred, David, Sylvain, Rose-Marie, Léa, Alexandrine, Daniel, Romain et notre cher Charlot
A nos lecteur·ices :
Voilà un compte-rendu de séjour écrit à plusieurs mains : certains soirs, nous nous sommes assis·es pour noter les anecdotes et souvenirs de la journée, en petits groupes. Alors s’il y a différents styles, humeurs, et blagues, c’est normal !
Samedi :
Un séjour qui commence sur les chapeaux de roue. Christophe, Arnaud et Gato ont oublié Agnès à la gare de Chambéry, et s’en sont rendu·es compte quand iels sont arrivé·es sur le lieu de camp. Christophe avait mis son téléphone en silencieux, et en plus il avait oublié le dessert. Agnès a donc attendu 3 heures à la gare. Le camp est installé près de la station d’épuration, le premier montage de tipi se fait dans une belle ambiance et une belle odeur. L’apéro dinatoire commence, un tour d’introduction et de présentation de chaque membre, sauf un absent qui arrive le lendemain pour cause de mariage.
Une soupe de courgette a été suspectée d’avoir donné des maux de ventres à certaines personnes, nous recherchons activement la personne qui a cuisiné ce méfait. Sébastien était tellement bourré qu’il ne pouvait pas changer la voiture de place (enfin, c’est ce qu’il a prétendu).
Dimanche :
Aujourd’hui c’est journée initiation !
Départ annoncé 9h, départ réel 11h (le début du non respect des horaires…), l’absent s’est pointé comme une fleur à 9h. L’initiation de la joëlette s’est faite avec Émilie (la doyenne en séjour, on a arrêté de compter après 20). Une montée sur un chemin forestier, bien roulante jusqu’à la pause déjeuner.
Puis une descente casse-pied ou ludique (cela dépend du point de vue), et une nouvelle montée pour rejoindre en balcon notre nouveau lieu de camp pour deux jours.
David a décidé de faire quelques kilomètres en plus en début d’après-midi pour aller chercher la longe de Charlot, qu’il avait malencontreusement oubliée. La descente vers le lieu de camp se fait en chanson pour certaines joëlettes (Dalida, Brassens, Goldman, Gall… Toute la chanson française y passe).
L’installation du camp se fait, avec une baignade dans la rivière qui jouxte le camp ! Le tipi et le marabout se montent plus rapidement.
Lundi :
2ème jour mais c’est le jour du 8
On part ce matin à l’heure sur le retard prévu. C’est une journée en 2 boucles qui nous fait visiter le fond de la vallée et une jolie chapelle. Charlot s’est régalé de notre pain à la pause graine. A la pause midi nous mangeons à l’ombre dans un terrain bien incliné, parfait pour la sieste.
A la fin de la journée, nous avons visité la chapelle de Bellevaux et profité de la fontaine pour faire une bataille d’eau. On a appris que les Allemands ne savaient pas ouvrir une porte, ils n’ont mis qu’un coup de pioche sur celle-ci. Nous sommes rentré·es au même camp que la veille, donc douche pour tout le monde ! Quelques jeux pour l’apéro sur un coin de la table, et pour le dessert, une superbe crème au chocolat réalisée par Alexandrine notre super intendante. Philippe a découvert qu’il avait de grandes oreilles : apparemment, plus on vieillit, plus nos oreilles grandissent.
Mardi :
Au programme 800m de dénivelé positif et 700 de descente, autant dire qu’on a transpiré et qu’on en a bien sué !
Un réveil tôt pour tout démonter et départ à l’heure pour le mariage de Didier.
Une montée qui commence fort jusqu’à la chapelle de la Lézine avec un superbe panorama sur le mont Colombier.
On passe dans un beau village où une brave dame âgée nous tient la jambe : “Je me suis cassé le poignet donc je n’entends plus rien”, elle se répétait un peu. La montée se fait sur un chemin forestier assez raide. Pause dej après avoir fini toutes les graines !
Finalement, à HCE on parle joëlette mais surtout beaucoup de nourriture. Arrivé·es à la croix d’Allans, le paysage valait bien cette montée !
Puis descente à 17h en passant par un tournage de film policier Amor Amor sur Arte, où l’on n’a pas voulu de nous pour les premiers rôles, peut-être que l’on sentait trop mauvais. On arrive sur un beau lieu de camp avec un superbe coucher de soleil.
Charlot a profité pour marquer son territoire devant le tipi, on aurait pu s’en passer. Gilles s’est retrouvé attaché avec une sangle comme vengeance pour toutes les casquettes et chaussures qu’il avait cachées précédemment. Il s’est aussi transformé en maître corbeau avec une belle plume sur son chapeau.
À la mi-séjour, il faut faire un encart sur les blagues et événements récurrents que voici :
• “Tu tournes” nouveau jeu qui est devenu la rockstar des jeux du séjour
• Ça chante sur les joëlettes
• Gilles, nom de code Le chat aussi surnommé le dégoupilleur fou, dégoupille tout ce qui passe sous sa main et vole les chaussures des gens.
• Alexandrine Alexandra
• (P.S. si vous ne comprenez pas, cela veut dire que vous n’y étiez pas)
Mercredi :
Début du grand trek !
Départ prévu à 9h mais nous partons en retard.
De nombreuses excuses pour l’expliquer :
• le pneu de la joëlette orange (3 rustines !!!) Attention à la végétation épineuse !
• 853 de tours sur place à cause du jeu “Tu tournes” ou “Plaît-il”
• Le retour du beurre au petit dej
• La visite des propriétaires inquiets qui n’arrivaient pas à repartir.
Nous partons dans la même montée qu’hier puis nous bifurquons sur une piste forestière, et après une interminable piste en forêt on arrive à un superbe col accueilli·es par Alice 7 mois et sa famille d’Annecy en bivouac au col comme nous.
Clément a pu constater que Philippe est “décidément bien monté” après avoir vu ses grandes oreilles. Les jeunes et Fred n’en avaient pas encore assez et sont allé·es voir les glaciers des Écrins en montant sur une épaule de la montagne 200 m plus haut.
La gagnante du pari sur le dénivelé est Gato ! Nous entendons les marmottes mais pas possible de les voir, par contre les vaches, ça s’entend, ça se sent et ça se voit. Le soir nous avons fêté les 20 ans de Daniel avec un superbe gâteau !
Agnès a dormi dans le camion, car depuis plusieurs jours elle était malade.
Jeudi :
2ème jour de trek
Pour son anniversaire Daniel s’est levé aux aurores avec 3 joyeux·es luron.es pour monter sur un sommet pour voir le même lever de soleil que les flemmard·es. On a chanté joyeux anniversaire dès le matin et il a soufflé ses 20 bougies sur deux gâteaux de Savoie, un pour chaque département.
Ce matin, nous sommes assez efficaces pour partir alors qu’on avait du beurre au petit déjeuner (corrélation beurre - retard non vérifiée) mais la chaîne de massage par terre nous a ralenti.es (nouvelle corrélation a vérifier).
On a descendu sur une superbe piste forestière 400 m de dénivelé pour en remonter 500. Pas de pause pipi à la descente ni graine, donc on a mangé à 12h30 après un “faux plat montant” qui s’appelle une montée (note pour les prochain·es, méfiez-vous si on vous parle de “faux plat”). Après avoir pris un bain dans la rivière glacée, une grande sieste et des jeux (le 6 qui prend)...
... nous repartons pour encore 350m de dénivelé. On a compté les virages mais tout le monde ne sait pas compter, donc on va dire qu’il y en avait entre 13 et 18.
Arrivé·es avec une vue majestueuse dans un chalet qui nous a gentiment été ouvert après un petit don.
Charlot a voulu se faire de nouvelles amies avec les vaches, mais il a été très vite rattrapé.
Points importants de la journée :
• La chaîne de massage n’est pas conseillée au petit-déjeuner.
• Gilles veut toujours faire la course et enlever les goupilles. Des cailloux ont été glissés dans les sacs et le bob de Sébastien a été caché. On a failli frôler le drame…
• Agnès est arrivée en marchant !
• On est allé chercher de l’eau car on n’en avait pas, on a encore frôlé le drame.
• Philippe à déjà perdu 3kg, ce qui le déséquilibre.
La soirée s’est déroulée avec de superbes tartinades pour l’apéro avec un bon repas et plusieurs contes racontés par Romain et Sébastien (qui avait une souffleuse hors pair, sa fille Anouk) qui nous a conté l’histoire du diable aux cheveux blanc, mais pour la comprendre il fallait conter l’histoire de la femme contrariée.
Mais pour la comprendre, il fallait conter l’histoire… Émilie a fait un gros câlin à Charlot qui l’a partagé à sa manière en jouant avec son oreille dans sa bouche.
La vue du chalet était magnifique, nous avons pu admirer le Mont Blanc avec la lumière du soleil couchant.
Vendredi :
Dernier jour avec une descente ludico-technique (un enfer)
Émilie au bout du 17e ou 18e (on ne sait plus) séjour a toujours la même joie et émotion, elle remercie le génie qui a inventé la joëlette, elle aime les passages rock’n roll tels que ce matin avec la vue sur le lac d’Annecy, elle ressent tellement de bonheur.
Début de journée avec une montée et une vue grandiose sur les alpages et sur le Mont Blanc.
S’enchaîne une descente technique en falaise avec vue sur le lac, des passages vertigineux.
Après la pause graines vient la descente en enfer ou plutôt les montées et descentes en enfer, un passages technique ludique de 1.5 km fait avec brio et quelques bleus en seulement 1h30. Bravo toute l’équipe !! Les chanceux·ses ont été la joëlette d’Agnès qui a fait toute la descente en marchant.
Lors de cette descente, la forêt a entendu des cris mi-déterminés mi-crevés mi-affolés de nos “1,2,3 AH”. Gilles a volé dans les cailloux, les pieds de Sylvain ont tapé, Fred a poussé une joëlette et s’est pris en selfie avec le téléphone des autres.
Sylvain nous a dit “Faites votre travail, bande de cons !” car il y avait une racine qu’on a loupée sur 250 et en même temps, il a fait de la pub aux randonneur·euses en disant “c’est bien ce que vous faites”.
Le repas s’est fait un peu plus bas avec un taboulé bien accueilli par tout le monde. Puis une descente jusqu’au village de Bellecombe pour la dernière nuit. Une équipe a fait le transfert des voitures avec un arrêt après 10 minutes pour enlever le frein à main, ça sentait fort, puis 20 minutes de perudo.
Ce fut une belle journée pour que les nouveaux·elles découvrent les vrais sentiers HCE.
Daniel a été un peu trop impliqué dans les soins aux toilettes et a mis le pied en plein dedans. Charlot a été bien stressé dans la forêt et a bien cavalé. Chapeau à lui d’avoir surmonté ce passage difficile, d’autant plus qu’il était bien chargé !
Pour le soir, un barbecue s’est fait sur le parking devant le city-stade, pour préparer les grillades et nous avons ensuite mangé un délicieux risotto, qui a accompagné le tour de table émouvant de conclusion.
Samedi :
Chacun·e est reparti·e à différents horaires, avec une première voiture à 7h. Les autres ont pris doucement leur petit déjeuner, pour ensuite ranger et astiquer la cuisine. Certaines ont fait un atelier lavage de cheveux, pour se sentir plus à l’aise pour le trajet retour.
Sébastien nous a fait découvrir sa flèche polynésienne...
... tandis que d’autres échangeaient numéros de téléphone et trajets de covoiturage.
Un très beau séjour dans les Bauges, assez roulant, avec son lot de défis mais rien pour décourager cette belle équipe ! Merci à nos AMM, à notre intendante future AMM, à Charlot et à chaque personne qui s’est investie tout au long du séjour !




















































