Corse féérique du 31 août au 11 septembre 2021

29 septembre Reportages

Les deux séjours en Corse (partie sud et Cap Corse) constituent depuis plusieurs années le point d’orgue de nos séjours de randonnées partagées. Ces séjours marquent la fin de la saison et sont toujours très attendus car, c’est indéniable, l’île de Beauté mérite bien son nom.

Pour l’aventure dans le sud, le groupe embarque à Marseille pour une arrivée à Bastia vers 07h00 du matin. Certains ont passé la nuit sur le pont car le ciel étoilé et une petite brise marine sont des conditions idéales pour un premier bivouac sur mer.


Mercredi 1er septembre :
Petit déjeuner à la plage suivi ou précédé d’une première baignade. Cette fois, nous sommes bien réveillés et prêts à affronter un long transfert vers le col de Bavella. Après la traversée de la plaine et de sa route bien rectiligne, nous attaquons les lacets du col de Bavella. On peut déjà admirer les belles aiguilles qui se découpent sur le ciel bleu. Malheureusement une partie de la belle forêt a été détruite par un incendie.
Nous voici au col. Installation des joëlettes et pique-nique à l’écart des touristes.


La première randonnée a comme objectif : le trou de la Bombe. C’est l’occasion pour les pilotes de joëlettes de retrouver les bonnes sensations car le parcours ne manque pas d’obstacles, marches, pierres, racines. Les 200 m de dénivelé sont vite avalés car l’équipe se montre très performante.



Nous sommes dans la montagne corse avec ses magnifiques pins laricio, les grands remparts rocheux de formes étonnantes, de couleur allant du rouge au gris. Arrivés sur un petit belvédère, face au fameux Trou de la Bombe, une pause bien méritée permet de s’immerger dans cette ambiance si particulière.

Le retour se fera par un sentier moins chaotique avec, comme obstacles quelques passages de racines et la traversée d’un ruisseau.
Premier changement de programme, nous irons dormir au camping de Zonza pour éviter un long transfert. Après le repas du soir, chacun s’installe au mieux pour une nuit sous les étoiles.

Jeudi 02 septembre :
La randonnée débute au camping de Zonza, direction Lévie.
La progression des joëlettes n’est pas facile mais la randonnée permet de découvrir des spécimens d’arbres magnifiques aux formes inattendues. Les arbres tordus et les chaos de roche nous offrent un sentier de sculptures naturelles.


Vers 13h00, le groupe retrouve Sahel et Simone au site archéologique de Cucuruzzu avec un pique-nique bien mérité.


Malheureusement, le site est fermé pour des raisons de sécurité et la balade prévue l’après-midi n’aura pas lieu. Cela laisse le temps aux chauffeurs d’aller chercher les véhicules restés au col de Bavella.
Transfert près de la Chapelle de San Petru où nous installons notre camp de base pour 2 jours. Nous pouvons profiter d’une structure installée par les chasseurs et surtout de la proximité d’une source.

Vendredi 03 septembre :
Première randonnée en boucle pour découvrir le plateau du Coscionu. Ce plateau dominé par L’Alcudina présente un fort intérêt géologique mais aussi écologique. Nous sommes en montagne avec une altitude moyenne de 1500 m. Pour cette première journée, nous allons découvrir les buissons d’épine vinette et de genévriers qui griffent les mollets mais surtout les paysages exceptionnels des pozzini (tourbières planes parsemées de trous d’eau). L’ambiance est pastorale avec la présence de vaches et de chevaux et bien entendu, des inévitables cochons. Pique-nique sur un confortable tapis d’herbe verte au-dessus d’un ruisseau.







L’après-midi permet de découvrir quelques chaos de blocs granitiques, caractéristiques du plateau du Coscione. Après une pause sur ces blocs aux formes arrondies, nous rejoignons notre campement en empruntant le fameux GR 20. Cette fois les pilotes doivent bien choisir leur itinéraire entre rochers, cailloux et racines. Les passagers sont, malgré tout bien secoués.

Samedi 04 septembre :
Après une nuit perturbée par un peu de pluie et par la présence des cochons qui cherchent de la nourriture, nous plions le camp. Aujourd’hui, les joëlettes doivent traverser le plateau du Coscione jusqu’à la Bucchinera.
Cette traversée sera écourtée en empruntant en partie la piste plus roulante car une petite pluie, bien froide nous accompagne.


Installation près du bâtiment du refuge de ski de fond de la Bucchinera à 1466 m d’altitude. Heureusement, la pluie cesse assez vite, mais la soirée va être fraîche et la doudoune est de rigueur.



Dimanche 05 septembre  :
Les joëlettes continuent leur itinérance le long du ruisseau de San Petru en direction de Quenza.
Baignade et pique-nique près d’un magnifique pont au bord du ruisseau. Nous apprécions tous cette pause fraîcheur.


Transfert à Campomoro et installation au camping Les Roseaux. La plage est à 500 m du camping et la baignade appréciée.
Nous sommes à 10 km au sud de Propiano et la baie de Campomoro, dominée par sa tour génoise est un véritable bijou : plage de sable fin, rochers, eau translucide. Le décor est idyllique et nous donne envie de découvrir un peu plus cette côte escarpée mais magnifique.

Lundi 06 septembre :
Randonnée en direction de Punta di Campomoro dominée par sa tour génoise. Dès la sortie du camping, cela grimpe très fort mais heureusement l’équipe ne manque pas d’énergie. Après le goudron, nous voici sur un sentier escarpé, dont l’accès est barré par un barbelé. La pince coupante est utile ! Un peu plus haut, nous devons à nouveau enlever le barbelé mais aussi enlever quelques grosses pierres d’un mur (aïe pour le petit orteil d’Olivier !) et même scier quelques arbustes pour ouvrir le passage à nos joëlettes. Ce travail sera utile aussi pour la randonnée du lendemain.

Belle traversée de forêt avant d’arriver à un belvédère qui nous offre une vue magnifique sur la côte. La pause graines s’impose pour profiter de ce beau panorama. C’est ensuite la descente vers la mer avec des passages plus ou moins escarpés.


Pique-nique en bord de mer. Malheureusement, la baignade est impossible pour les personnes à mobilité réduite car l’approche sur des rochers glissants est difficile. Heureusement, nous avons de l’ombre et le panorama est exceptionnel avec des rochers aux formes et aux couleurs très variées. La couleur de l’eau est toujours aussi translucide.






Pascal et Simone partiront après le pique-nique pour aller faire des courses à Propriano.
Le retour ne sera pas facile pour les joëlettes et un des passagers qui semble bien fatigué.
Finalement, le pique-nique sur la plage se transforme en pique-nique au camping pour une soirée plus tranquille.

Mardi 07 septembre :
C’est le grand jour du départ annoncé pour le phare de Senetosa où nous devons bivouaquer 2 jours. Les sacs des accompagnateurs vont être un peu plus lourds que d’habitude puisqu’il faut prévoir d’emporter le pique-nique de midi mais aussi les affaires nécessaires pour le couchage près du phare.
Trois chauffeurs (Simone, Pascal et Manu) transfèrent les véhicules au bout de la piste après Tizzano. Leur mission : transporter la nourriture nécessaire pour 2 repas du soir et 2 pique-niques au fort de Senetosa.
Lorsqu’ils s’apprêtent à faire les sherpas avec des sacs à dos bien remplis, un appel d’Olivier leur demande de faire demi-tour. Le groupe progresse normalement avec les joëlettes et a déjà parcouru le tiers de la randonnée mais Simon -Pierre a très mal au dos sur sa joëlette et cela semble impossible pour lui d’aller jusqu’au phare.


Retour donc à Campomoro où le patron du camping veut bien nous accueillir un soir de plus malgré l’affluence dans son camping.

Mercredi 08 septembre :
Départ pour Tizzano avec, comme projet de s’approcher du phare de Senetosa par un accès plus facile dès le lendemain. Entre temps nous apprenons qu’il y a des risques d’incendie en raison du vent qui s’est levé. Nous ne pourrons donc pas, comme prévu aller dormir près du site archéologique de Santari. Olivier juge plus prudent de prévoir plutôt une balade vers la mer et comme il a une bonne étoile, une rencontre providentielle avec un corse nous offre une possibilité de camping sauvage.

La balade de la journée jusqu’à la plage vers Punta di Barcaju sera tranquille (Simon-Pierre apprécie). L’accès à la mer est facile cette fois et va permettre de longues baignades pour certains, la construction de châteaux de sable pour d’autres ou tout simplement des discussions tranquilles à l’ombre.



Jeudi 09 septembre :
Olivier qui a un carnet d’adresses bien rempli décide d’appeler son ami Ange pour qu’il nous remette la clé permettant l’ouverture des barrières et l’accès au sentier de Ghjuncheto. Nous voici dans le maquis corse avec un beau parcours boisé. Pique-nique confortable sous les arbres. Des rochers nous servent de sièges ou de parcours aventure pour ceux qui veulent les escalader.
La présence d’anciennes bergeries et de nombreuses ruines attestent de l’importance du pastoralisme autrefois.




Le retour sera plutôt roulant même s’il faut parfois se frayer un passage dans la végétation et franchir quelques passages rocheux.



Mauvaise nouvelle : le camping prévu ne veut pas nous accepter sans passe sanitaire. Qu’à cela ne tienne, nous irons finalement dans un camping bien sympathique et moins exigeant tout près de Lévie (encore le carnet d’adresses d’Olivier) !)

Avant le camping, la recherche d’une terrasse accueillante nous occupe une bonne heure : soit il faut le pass sanitaire pour tous, soit le pass sanitaire n’est pas exigé mais il n’y a pas la bière Pietra pression tant attendue ! Finalement, notre persévérance va payer !



Installation, sous les pins, au camping de L’Orra . L’accueil est très chaleureux et nous ne regrettons pas le changement de camping. Comme c’est la dernière soirée, les échanges se prolongent sur le bilan du séjour mais aussi sur l’association, son évolution.

Vendredi 10 septembre :
Réveil matinal avec le premier coup de tonnerre qui annonce vers 04 h00 du matin une pluie en avance sur l’horaire (elle ne devait arriver que vers 08h00). Pour ceux qui ne sont pas à l’abri, il faut se lever, ranger les sacs dans les camions et le matériel d’intendance dans les cantines. Comme à HCE, il y a toujours des solutions, le petit déjeuner au sec sera possible en mettant côte à côte les 2 camions et en dépliant les 2 stores latéraux.

Pendant que les « non-vaccinés » se rendent à Lévie pour leur test antigénique (nécessaire cette fois pour le retour en bateau et en train), les autres rangent le campement. En fin de matinée, départ pour le col de Bavella, puis Bastia. Pique-nique près de la plage de Ghisonaccia.

Transfert pour Bastia. Certains renoncent, à regret à une dernière baignade et nous nous rendons au port. Cette fois-ci, le passage se fait sans les véhicules, ce qui nous vaut un contrôle de nos bagages et la réquisition de la plupart de nos couteaux qui ne nous serons rendus que le lendemain.
Vers 18h30, le bateau quitte Bastia pour Marseille.
Une bonne surprise : Corsica Linea nous a réservé un salon juste pour notre groupe avec toilettes et lavabos, le luxe !
Pique-nique partagé dans notre salon avec quelques dernières Pietra ou jus de fruits. La nuit sera calme et certains n’hésiteront pas à la passer sur le pont.

Samedi 11 septembre  :
Le bateau accoste, comme prévu à Marseille à 07 h00.
Notre séjour en Corse se termine avec un peu de nostalgie. Le groupe intergénérationnel (de 05 à 74 ans) a particulièrement bien fonctionné et nous sommes tous tombés sous le charme des paysages corses même si ce n’était pas notre première visite à cette île si particulière, paradis des randonneurs.
Une petite présentation du groupe s’impose , en commençant par les 4 aventuriers à joëlette :
Joëlle : la déterminée, Marie Christine, la sirène, Simon-Pierre, le malicieux
Philippe, le danseur effréné.




Une belle brochette d’accompagnateurs, par ordre sur la photo :
Bastien, l’expert du mixage, Marie, la Madame cohésion, Anne, la négociatrice VIP, Christian, l’oiseau de nuit, Mado, la sensible, Yvette, la force tranquille, Juliette, Coeur.

Sahel, l’aventurière :

Jean-Pierre, le Monsieur vinaigrette, Pascal le cuistot cascadeur :

Simone, l’intendante en cheffe, Olivier l’accompagnateur montagne aux 2000 plans B

Et pour terminer : Manu, le grimpeur heureux, Denis, la boussole, Patrick, le nouveau aux 1000 compétences et Stéphane, le maillon indispensable pour le bon fonctionnement du groupe :





Bravo à cette belle équipe pour ce séjour Corse féérique si réussi !