Compost’elle Haut Rhône du 8 au 15 août 2026 : un parcours roulant !

22 septembre Reportages

Samedi 8 août
Arrivée au camping de Seyssel, au bord du Rhône, à cheval sur deux départements : l’Ain et la Haute-Savoie. On profite d’un camping de luxe avec piscine ! On fait connaissance tranquillement au fur et à mesure des arrivées, il faut commencer à retenir les prénoms, distinguer les deux Gérard, Michel et Mickaël… C’est un séjour sur le thème de la famille avec 2 cousins et 2 sœurs. On passe la nuit à la belle étoile, une première pour un certain nombre d’entre nous.

Dimanche 9 août
Aujourd’hui, on nous apprend les bases de la conduite des joëlettes : le poste avant, arrière, les cordes pour tirer dans les montées, comment gérer l’équilibre… Tout un programme pour les 9 nouvelles et nouveaux du groupe ! Nos passagers et passagères sont expérimenté.es et participent activement au briefing. Ça a l’air terrifiant d’être dans les joëlettes, on espère que les passagers et passagères nous feront confiance !
Pour la journée d’initiation on nous annonce de la chaleur (35°C) mais une fois sur place le temps se couvre et quelques gouttes commencent à tomber. Panique ! Tout le monde n’avait pas prévu de protection contre la pluie aujourd’hui mais l’esprit d’équipe prend le dessus et on arrive à s’organiser pour s’en prêter. Point bonus pour le poncho iconique de Monique.
Autre surprise : des passages canadiens empêchent notre âne, Charlot de passer, ce qui oblige à trouver des chemins de traverse. Si on passe la plupart du temps par des chemins larges et en pente douce, propices à l’apprentissage de la joëlette, certains passages s’avèrent plus techniques… Une joyeuse montée bien pentue nous fait découvrir la technique de tractage des joëlettes à 6 (3 devant, 1 derrière et 2 sur les côtés). Ça lance le thème du séjour : (presque) roulant ! On a l’honneur d’une vue sur le Mont Blanc et on passe au point culminant du séjour, le Mont des Princes.
Retour au camping, le vent souffle fort et on a peur de se faire mouiller, heureusement la pluie ne tombe pas pour celles et ceux qui ont choisi de dormir à la belle étoile. Apparemment il y a eu une pluie d’étoiles filantes cette nuit mais je n’en sais rien, je me suis couchée tôt, j’étais trop fatiguée !

Lundi 10 août
Cette fois c’est parti, on va descendre le Rhône en suivant plus ou moins Compostelle.
A la pause graines, Charlot décide que lui aussi mérite une douceur et se sert dans le potager voisin avant de se faire réprimander. Apparemment notre âne apprécie les tomates.
À midi, on profite d’une pause bien méritée au bord du plan d’eau de Motz, c’est royal ! Non seulement on est à l’ombre, mais en plus on peut se baigner ! Tous nos passagers et passagères ont pu se rafraîchir, pour le plus grand bonheur d’Isabelle, grâce à l’équivalent aquatique de la joëlette : l’hippocampe.
Le groupe renforce ses compétences en conduite de joëlette même si ce n’est pas encore trop ça : heureusement que Philippe a le pied marin et Isabelle a failli faire un plouf dans le Rhône. Sans le rattrapage de Mathilde et le secours du reste du groupe, on aurait eu une passagère en moins ! On profite à nouveau d’un passage technique bien raide et en lacet (le fameux presque roulant) mais le reste se passe tranquillement et on commence doucement à maîtriser les joëlettes. Les astuces et conseils fusent : « appuie un peu sur les brancards », « attends je ne suis pas bien là, on règle ! », « mets-toi en-dehors des brancards » pour trouver le fameux équilibre, c’est beau la communication ! Damien s’éclate sur sa joëlette à pédalier. L’étape est longue, même Charlot n’a plus envie d’avancer ! Un sprint final nous emmène au camping de Serrière en Chautagne, où nous attend un goûter préparé par Agathe, notre super intendante. Tout le monde est lessivé mais notre équipe tient le coup et on profite même d’une animation musicale proposée par Gérard (le cousin). On découvre le rire caractéristique de Laurence.

Mardi 11 août
Après une bonne nuit et un réveil matinal (le petit déjeuner est prévu à 6:30), on assiste à quelques expérimentations culinaires (beurre – beurre de cacahuète – confiture – fromage de chèvre). Le groupe est déjà bien rôdé et on est très efficaces pour ranger les affaires, même le sac bien rempli de Philippe. On part tôt pour la journée la plus longue et on commence par la partie presque roulante : une montée raide et longue (en fait la seule de la journée) qui met les jambes et les bras à rude épreuve. Au programme : cascade pétrifiante, sentiers forestiers, champs de sorgho, dernière vue sur le grand Colombier et pendant la descente, vue sur une partie du lac du Bourget. A midi, Damien et sa complice commencent leur facéties en remplissant de pierre et de bâtons le sac de Luc, un de nos AMM (qui a le sens de l’humour, heureusement pour nos compères).
La dernière partie est très roulante, plate et le long du Rhône mais un peu monotone et la fatigue de fin de journée se fait sentir. Patatras, c’est la chute de Laurence à l’arrêt ! Heureusement, elle va bien et est morte de rire. Mathilde, qui tenait la joëlette, s’en sort avec de beaux bleus. La fin de l’étape sur la digue est trèèèès longue, avec un arrêt technique pour la joëlette d’Isabelle qui perd son cale pied ! Dépannage express et footing de la troupe pour rattraper l’écart, il s’agit de sauver l’honneur, pas question pour Anouk d’arriver après les autres ! On arrive au camping de Chanaz (prononcer Chana), où Charlot fait grand effet. Nous sommes rejoint.es par quatre habitué.es d’hce pour la soirée, qui nous apportent du réconfort : pastèque et gâteaux. C’est notre dernière nuit en camping, le reste se fera en campement.

Mercredi 12 août
On nous a annoncé une journée surprise, nous sommes servi.es ! On commence par le franchissement d’une passerelle au-dessus du canal de Savières (qui relie le Rhône et le lac du Bourget). Les nombreuses marches ravissent Laurence ! Tous les passagers et passagères traversent à pied, bravo ! Après un petit tour de la Venise des Alpes et des lectures approximatives en franglais des panneaux de Chanaz (« The Grand Maison… pour les non bilingues La Grand Maison... ») à travers le flot de touristes, notre joyeuse troupe se retrouve au point de départ pour une croisière sur le canal de Savières et une partie du lac du Bourget. On y gagne des explications historiques approfondies qui jouissent d’une écoute sieste active, une vue sur le Grand Colombier (encore lui) d’un côté et le massif de Belledonne de l’autre, d’une lecture du Lac de Lamartine par Agathe, et de plusieurs airs de flûtiau par Guillaume, qui nous a rejoint.es pour la journée. Il est 12:30 et tout le monde sait ce que c’est un four banal mais les joëlettes ont très peu servi. Il paraît que ce n’est pas comme ça d’habitude, les nouvelles et nouveaux ont bien choisi leur premier séjour !
Damien a gagné des plumes à son chapeau et se marre bien avec Anouk, on se demande ce qu’ils fomentent tous les deux. L’après-midi est très roulante (pour de vrai) entre les vignes. C’est très joli mais l’énergie du groupe fond sous le soleil brûlant. C’est là qu’on se rend compte qu’on croit maîtriser la conduite des joëlettes et leur équilibre mais pas du tout, même s’il y a du mieux. Un ruisseau bien frais revigore notre troupe pour les derniers km avec une baignade complète pour les plus courageuses et courageux (désespéré.es ?) d’entre nous.
À l’arrivée, un goûter nous attend, préparé avec soin par Agathe, Gérard (le normand) et Monique. Le confort redescend un peu, pas de camping pour cette fois. On dort à côté de l’église de Jongieux mais avec un accès aux sanitaires de la salle des fêtes. On profite d’un super spot très bien choisi par nos AMM pour observer l’éclipse (en vrai c’était pas fait exprès) et d’une animation musicale par Luc et Gérard (le cousin).
On croise les doigts pour que l’église ne sonne pas toute la nuit, c’est perdu mais la fatigue a raison de nous et on passe une bonne nuit.

Jeudi 13 août
Après une nuit bien méritée et une visite expéditive de l’église de Jongieux, nous sommes repartis en voiture jusqu’à Yenne pour commencer sur les chapeaux de roue avec une succession de montées raides. Aujourd’hui ça grimpouille et ça descendouille mais à l’ombre, et ça fait du bien (enfin moins mal). Mathilde vit son baptême comme passagère de joëlette mais le terrain n’était pas assez dangereux rigolo, aucun intérêt. On profite de points de vue magnifiques sur le Rhône mais apparemment on a loupé le plus beau, il faut demander à Lise. Vous connaissez Handi Cap Evasion ? On essaie de recruter du monde mais c’est la déception, on ne croise quasiment personne. Comme dit Isabelle « On est les seul.es dehors par cette chaleur ». À midi on profite d’une longue pause avec sieste générale, dans un pré à l’ombre d’un arbre. Tout le monde fatigue avec la chaleur mais le temps passe vite quand on s’amuse. Damien a gagné une cinquième plume. Agathe nous attend avec des bières fraîches et des glaces sur notre lieu de campement, encore de grand luxe puisqu’on a un robinet d’eau fraîche ! On peut même se doucher, c’est royal. Merci à Cathy pour la séance d’étirements collectifs qui a fait du bien ! Un féroce concours d’abdos a lieu, je ne dirai pas qui a gagné mais on a bien rigolé.

Vendredi 14 août
Au programme de ce matin, la dernière grimpette du séjour pour monter au mont Tournier avec quelques belvédères et une belle vue sur le Rhône. Pendant la marche, une chorale improvisée se lance avec des échanges de chants et des tentatives d’apprentissage de canons plus ou moins réussies. Après le sommet, le chemin (roulant, c’est le thème du séjour) nous emmène à St Maurice de Rotherens, un sympathique village où on fait la pause repas. Une surprise de plus nous y attend : la visite du musée Galletti, qui a installé une gigantesque antenne radio dans le village au début du XXème siècle. Notre fine équipe est très fatiguée et dissipée, la visite guidée n’a peut-être pas été des plus agréables pour nos guides. Pendant que les conducteurs et conductrices rapatrient les véhicules, le reste de la troupe profite d’une pause entre sieste, repos à l’ombre et dégustation de glaces.
Pour notre dernière nuit, on profite d’un super campement au bord d’une falaise avec vue sur le Rhône. Agathe nous a encore régalé.es pour ce dernier repas, préparé sous les chants approximatifs mais enthousiastes d’une partie du groupe. Elle nous a baptisé.es meilleur.es coupeurs et coupeuses du monde, il faut dire que Lise est toujours très motivée pour couper des légumes en tout petits morceaux.

Photos

Samedi 15 août
C’est déjà la fin, on lève le camp et le groupe se sépare avec beaucoup d’émotion. En conclusion : c’était un super séjour avec une intendante et des AMM au top, et un groupe fort sympathique, on reviendra ! Des bisous,
Les sisters.