Cirque de Navacelles 2025

22 septembre Reportages

Ce reportage s’est fait attendre mais l’important, n’est-il pas qu’il arrive ?
Programmé en mai avant les fortes chaleurs d’été, ce séjour se situe à proximité du Larzac et des Cévennes.
La version 2024 restera "comme atypique" dans la mémoire des participants à ce séjour. La météo (épisode cévenol) avait contraint le groupe à ne pratiquer la joëlette qu’une seule journée ! Si le premier jour de cette édition 2025 a mis le doute dans les esprits, le programme aura pu se faire dans sa globalité.

Et pourquoi ne pas commencer ce reportage par son point d’orgue !

Le Cirque de Navacelles dans toute sa splendeur.

Jour 1 samedi : on se retrouve sous un temps pluvieux et frais à la ferme des Barasquettes dans les Causses.

Encadré par Olivier et Aurélien, le séjour débute avec une belle équipe (riche d’AEM en devenir) : les passagers Laurence, Maël, Chloé et Sandrine accompagnés par Jean-Jacques, Sixtine, Emilio, Michel, Lison, Béa, Thibault, Sébastien, Monique, Dominique, Loïc, Philippe et Alix , ainsi que les 2 benjamins Sahel et Augustin, toutes et tous régalés par Dominique, notre intendante. Ce séjour débute avec une petite attention portée à Laurence, jour de son anniversaire.

En l’absence d’âne pour ce début de saison, Mahto (le chien d’Olivier) se porte volontaire pour porter le pique-nique dans ses bâts.

Jour 2 dimanche : après une première nuit orageuse, la rando d’initiation est décalée, le temps de faire un premier transfert en voiture au prochain campement.

Sur les routes désertes, c’est un convoi digne d’HCE. Puis une balade tranquille sur les sentiers typiques du Larzac, du thym, des asphodèles bordent le chemin, on traverse des forêts et des clairières sur un terrain calcaire.

On déjeune dans la brume et la bonne humeur sur le terrain expérimental de Cantercel. La pluie s’est invitée au moment de notre départ.

On redescend par un sentier similaire parsemé de céphalanthères à feuilles étroites, d’iris sauvages et de leur douce senteur.

Qu’importe la météo, belle ambiance sous le marabout !

Jour 3 lundi : à 8h50 on est prêt à partir, un record pour ce 2ème jour de rando, à la surprise d’Aurèl, l’équipe est "chaude" !

On suit la Passa Meridia et après une belle montée en balcon, on prend de la hauteur sur le massif de la Séranne.

Un passage "marin" pour un berger, avec un bateau aménagé qui se dresse, penché vers une vue lointaine sur la Méditerranée.

Le soleil se montre légèrement pour nous réchauffer alors qu’on marche sur du sable fin avant d’entamer l’ascension du jour vers le point culminant, le Mont Saint Baudille (+848m).

Nous basculerons de l’autre côté après une belle matinée de hauts et de bas et une pause déjeuner qui s’est fait mériter, même si on se pose à 20m des débroussailleurs…On est vite reparti pour un après-midi chargé en variété de paysages à travers le Cirque de l’Infernet. Après plus de 20 km de marche, on est accueilli pour la nuit dans un gîte d’étape tenu par les sœurs de St Guilhem le Désert. On y dégustera un délicieux couscous autour d’une longue table.

En fin de soirée, Aurélien s’est adonné au passage de l’évangile selon St Luc, pour finir par une innovation de Domi : le riz au lait glacé en dessert.

Puis une nuit en dur qui fait du bien, surtout à Maël et Chloé qui ont droit à la suite parentale.

Jour 4 mardi : le ciel dégagé, la tête reposée, on se dirige vers le cloître et poursuivons la découverte de ce village classé par une balade dans ses ruelles.

Une petite grimpette ludique nous attend, passant par les 14 étapes du chemin de croix (on estime la durée des étapes par multiples de 15 minutes- en comptant le quart d’heure syndical d’Aurél).

On atteint l’Ermitage Notre Dame du Lieu Plaisant, pour y déjeuner paisiblement comme HCE sait faire. Emilio joue de la flute avec une béquille de joëlette, Augustin apprend à faire le hibou, des percussions de bol s’improvisent et Loïc fait sonner la cloche pour annoncer notre passage, histoire que l’ermite nous remarque.

Après avoir franchi le col et atteint tranquillement le ravin des Lavagnes, un coup de scotch est nécessaire pour des chaussures qui faiblissent et nous voilà reparti vers une aire de camping sauvage où les oiseaux chantent même la nuit ! Une soirée jeux s’improvise.

Jour 5 mercredi : On apprend au petit-déjeuner l’arrivée d’un nouveau dans le groupe, c’est Alban, qui, selon Sixtine, aime les imprévus. Il a décidé de nous rejoindre et pour ça, marcha dans la montagne 1h en pleine nuit pour espérer tomber sur notre campement. Laurence et Béa enchainent les chutes après une nuit plus ou moins agitée la journée s’annonce acrobatique !

Départ à 9h01 tout pile, l’équipe est au taquet !
Ce matin, on attaque avec une bonne montée vers la Combe Belle en apercevant l’antenne météo du Mont St Baudille plus de fois que le Cirque de Navacelles, jusqu’à présent…

Nous avançons entre chemins de forêt de chênes, roulants et lapiaz bordés de multiples variétés de fleurs odorantes. On voit à peine passer les 15 minutes (ou plutôt 2h) pour rejoindre le hameau où déjeuner. Nous rejoindrons notre camping rudimentaire en milieu d’après-midi, ce qui laisse du temps pour les jeux (yut-nori, tic-tac, dobble…), la fatigue ne se fait même pas sentir ! mais cette nuit, c’est aux grenouilles de faire leur concert.

Jour 6 jeudi : Faute d’éboulement sur le sentier prévu, on emprunte la déviation sur les Causses qui s’avère être un chemin semi-ombragé ouvrant sur des prairies fleuries et montant doucement comme s’il nous avait été donné par le bon Dieu. Mais dès que l’occasion se présente, on bascule en « hors-piste » à travers des buissons épineux et secs pour une bonne grimpette qui ouvre (enfin) la vue sur le majestueux Cirque de Navacelles. Et même si l’équipe est marquée d’éraflures rouges des genêts scorpion, la vue suscite notre admiration.

La pluie commence en fin de notre pique-nique mais Aurélien s’en réjouit : la pause sera brève ! et après quelques centaines de marches, on rejoint le village côté Navacelles qui bourdonne de visiteurs qui en profitent pour se baigner à la cascade de la Vis. Quelques frissons ...

Puis petit transfert en voiture direction Vissec pour monter le camp une dernière fois sous le soleil et avec la nouvelle de l’élection du nouveau pape, on marque le coup avec des bulles ! Un conteur et humoriste s’est invité en fin de repas !

Jour 7 vendredi : Ce matin, c’est grasse matinée et on profite d’un long petit déjeuner sous le marabout alors que le soleil se fait plus timide

Dernière balade en direction de la source de la Vis par un sentier en balcon en bord de falaise. On occupe le vieux moulin avec la cantine.

Après plusieurs tours de magie noire, on accepte qu’Augustin et Sahel lisent dans les pensées et on profite des derniers moments en prenant le chemin du retour.

Au campement, c’est le moment des grandes finales et des revanches aux jeux : c’est officiel : Augustin est imbattable !

Jour 8 samedi : Pour bien finir comme on a commencé, la pluie rythme ce matin de départ, après un épisode d’inondation qui transforme le matelas de Maël en radeau. L’équipe regroupée dans le marabout, les voitures défilent "façon dépose-minute" pour ramener ensuite, chacun chez soi.

Ce fut une grande joie de passer cette semaine à vos côtés, que la suite des séjours vous soit aussi belle et riche en paysages, émotions et aventures !
Alix