| Rubrique: Antenne du Puy de Dôme | 26 février 2011 |
Au départ, au pied de l’abbaye, nous nous comptons : il y aura plus de monde qu’il n’en faut pour pousser ou tirer les joëlettes. A croire qu’intuitivement, chacun veut en être… Le début de la balade est tranquille mais inhabituel : on commence par descendre ! En effet, on s’éloigne du silence monacal pour plonger rapidement vers la Monne qui gronde plus que de coutume.

Jusque là, tout va bien. Le chemin, le long de la rivière est bien un peu boueux. Le redoux (il fait 17° aujourd’hui, loin des -9° de la semaine dernière) a fait fondre neige et glace et la Monne que l’on longe est bien grosse, bien haute et bien bruyante. Que nous réserve-t-elle ? Ça se rétrécit en remontant les gorges. Un arbre à franchir,

une sente de plus en plus chaotique, un étroit passage surplombant les flots … Serait-ce là le menu surprise de Jean-Luc ? La troupe s’étire en file indienne, regarde où mettre les pieds. Les voix sont couvertes par le vacarme de l’eau qui impose sa présence.

Ça stoppe devant. Que se passe-t-il ? Nous découvrons, ébahis, que nous sommes attendus, là, au milieu de nulle part, par les copains pompiers de Jean-Luc. Ils ont installé entre deux arbres de part et d’autre de la rivière une tyrolienne à environ 5 mètres au-dessus du bouillonnement des eaux tumultueuses. Et, sereins, ils sont prêts à sécuriser la traversée pour tout le groupe, joëlettes y compris.

Grand moment pour les ados ravis et bien moins anxieux que la plupart des accompagnants qui ne pensaient pas avoir à vivre encore « une première fois ».

D’aucuns s’essaient à traverser par d’autres moyens en utilisant un amas de troncs bloqués entre les deux rives. Pour certains, ils y gagnent un bain de pieds et devront se résigner à abandonner leurs craintes au profit d’une confiance dans cette corde tendue. Les jeunes, eux, sont aux anges.

Sans trop d’appréhension ils s’élancent le bras levé, le sourire aux lèvres, sous les flashes des photographes. La joëlette harnachée et suspendue glisse horizontalement sans difficulté de l’autre côté où la troupe se reforme peu à peu.


On n’a, malheureusement, le droit qu’à un seul passage car le temps presse, la nuit arrive rapidement à cette période

et il faudra bien une heure et demi pour assurer le transfert des 4 joëlettes, des jeunes marcheurs et des adultes. Quelle aventure ! Mais ce n’est pas fini ! Pour s’extirper de ces gorges, il faut, à présent, s’arracher et grimper à flanc de rocher humide

pour remonter les joëlettes sur un chemin praticable qui nous conduit, au crépuscule, à Randol. Là, une autre surprise pour clôturer joyeusement cette superbe balade. Une salle est ouverte dans l’une des maisons du hameau,

un feu crépite dans la cheminée et un vieux moine, statue de bois,

contemple ce petit monde venu se réchauffer, partager le goûter et les boissons chaudes


en se remémorant ses émotions. On y prolongerait bien la soirée. Mais tout a une fin et l’on se quitte la tête pleine de quoi élaborer des rêves de Peter Pan ou de Mowgli et sur les lèvres un bouquet de merci pour Jean-Luc, ses copains et les moines qui nous ont accueillis en toute discrétion.
Texte de Jacques, Photos de Georges et Jacques
Pour vous préparer aux séjours d’été ou pour les prolonger : consultez le programme des mini-séjours 2012 !
De mars à octobre, les antennes de la Loire, de Lorraine, de Cornouaille, du Rhône, de l’Anjou, de l’Ain, d’Auvergne, de Nîmes-Montpellier, de Nantes organisent des mini-séjours de 2 à 3 jours. Vous ne connaissez pas encore le Beaujolais, les Côtes roannaises, le plateau du Cézalier, les Monts du Forez, la petite Suisse luxembourgeoise, le Vercors, l’île de Groix et bien d’autres beaux petits coins de France… alors laissez-vous tenter !
La Grotte Pour Tous
Dimanche 18 mars 2012
Pour la première fois la visite d’une grande grotte touristique française : l’Aven d’Orgnac en Ardèche, devient possible pour les personnes handicapées physiques.
15 visites dédiées aux personnes à mobilité réduite ; une descente en joëlette au coeur des cathédrales souterraines jusqu’à 120 mètres de profondeur.