Le Trait d’Union n°41 est paru

Le numéro 41 de notre journal "Le Trait d’Union" est paru.
Bonne lecture à tous...

Au sommaire de ce numéro :

- Éditorial
- Projet Madagascar 2019
- Témoignages d’étudiants de l’AS Lyon I
- Les joëlettes sur l’Itinérêve 2018
- Spécial 30 ans : la parole à ceux qui ont marqué l’association : Joël Claudel, Antoine Salvi, Patrice Oriol, Bruno Daudin et Rolande Matile
- Le B-A BA du CA
- Rencontres d’HCE avec la Fondation Michelin
- Adhérer ou faire un don en ligne
- Week-end festif et sportif les 19, 20 et 21 mai
- Les nouvelles joëlettes
- Renforts bienvenus !

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Djebel Saghro 2018. Quand la neige se ligue avec le désert de pierres !

Dimanche 28 janvier 2018 : « Au revoir Lionel ! »
Quel est ce préfet qui délivre un passeport pour une durée d’un an ? Comme quoi il ne suffit pas de se souvenir que l’on a refait son passeport récemment et que la durée normale est de 10 ans. Lionel nous quitte le coeur lourd au seuil de l’avion pour retourner en Ardèche avec son passeport valable 1 an.
Grace à R.T.L., Radio Télé Laurent, les 3 heures de vol passeront vite. Youssef et son équipe nous accueillent à Marrakech où nous embarquons dans les minibus pour rejoindre notre 1er campement de Tagdilt 1600M ;
Après une halte restauratrice en courant d’air, une crevaison du 4x4 et une piste cabossée, nous sommes heureux, au lieu des tentes, de trouver une maison pour la nuit. Après ces péripéties, c’est vers 3h du matin que nous nous endormirons.

Lundi 29 janvier : « Réveil en Laponie. »
Les plus anciens d’entre nous se souviennent que Pascal Danel l’avait prédit et chanté dans ce tube de 1966, « Les neiges du Dje-e-bel Saghro », sur des paroles de Michel Delancray et des arrangements de Laurent Voulzy :
Il n’ira pas beaucoup plus loin ; la nuit viendra bientôt.
Il voit là-bas dans le lointain les neiges du Dje-e-bel Saghro

Elles te feront un blanc manteau où tu pourras dormir
Elles te feront un blanc manteau où tu pourras dormir, dormir, dormir
https://www.youtube.com/watch?v=Mf1vBzl6ei4

C’est en effet un spectacle Lapon qui nous trouve au réveil rendant impossible le passage du col. Après la conférence des guides, Olivier nous annonce le changement de programme. Les cars seront rappelés pour contourner la montagne et faire une partie du circuit à l’envers avant de retomber sur nos rails. En attendant, petite sortie tranquille à la découverte du village voisin, guidés par Mohamed, étudiant en littérature et en vacances dans sa famille.




Mardi 30 janvier : « Retour en terre déneigée ».
Après le départ prématuré de Lionel, c’est au tour des mules de nous fausser compagnie, évadées de leur enclos à l’abri du froid. Pendant que nous nous installons dans les bus, elles auront été vite retrouvées. Nous arrivons au gite de Tifrit à l’allure de ryad avec sa cour intérieure garnie d’orangers aux fruits délicieux. Après une sortie de 2 heures à travers les amandiers en fleurs, nous nous préparons à un tagine succulent suivi d’une nuit bercée par les musiciens d’un groupe voisin de 2 randonneurs français. Surprise pour moi de croiser dans ce groupe l’un de mes voisins de Haute Savoie.



Mercredi 31 janvier : « Grande traversée. »
Des chats chahuteurs et miauleurs vers 4 heures ont coupé notre nuit avant d’être chassés à coups de boules de neige. Au petit déjeuner, les confitures françaises d’oranges amères de tante Monique et de figues de la Creuzette se joignent à celles d’ipomée ou d’abricots berbères. Mohamed, muletier, quitte ses randonneurs du Faucigny pour rejoindre son village : quelle chance, son chemin est aussi le nôtre et sa mule s’offre à alléger nos sacs en portant notre pique-nique. L’après-midi, décor surréaliste de nos joëlettes zigzagant entre d’énormes engins de chantier : HCE trace sa route. Délicieux beignets à la crème d’ipomée préparés par nos cuisiniers à l’arrivée au gite de Bab N’Ali, 1450m. Au choix : nuit en dortoir ou sous les magnifiques étoiles.





Jeudi 1er février : « Il était une fois dans l’Oued. »
5 au dortoir filles, 5 au dortoir garçons, 5 sous la tonnelle et 2 sous la pleine lune, le choix était large. Réveil givré en attendant le soleil du petit déjeuner. Départ tranquille vers Bab n’Ali (la porte d’Ali) pour grimper vers les paysages dentelés et sculptés par l’érosion. Le déjeuner dans l’oued nous offre baignade et petite lessive. La phrase du jour est pour Olivier : « qui mange de la harissa, échappe à la tourista » ! Celle de JP du même tonneau : « dans ce séjour gastronomique, elle échappe à la gastro Monique » ! ou de Matéo : « je suis au service, je veux qu’on ait 5 étoiles au restau Bab n’Ali-bert ».
Après une succession de mini cols, le bivouac est en vue et atteint à la course avec une arrivée au coude à coude des joëlettes de Pascale (Mehdi et JP) et de Thibaut (Olive et Nico). Nous sommes à Tagought, 1720m.






Vendredi 2 février : « Le soleil a rendez-vous avec la lune. »
... mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend !
Après une nuit traversée par la pleine lune, les rayons réchauffent notre petit déjeuner. Départ vers le col de Tagought, la vallée d’Erazoun pour finir à Tifdassine, 1300m. Matinée de chutelettes sans peur ni mal. Repas au bord de l’oued suivi d’une baignade-toilette masculine.
L’idée est lancée d’une chanson pour remercier l’équipe marocaine en fin de séjour. L’air nous est soufflé par Mehdi, fan de Joe Dassin et de ses Champs Elysées.





Samedi 3 février : « Méchoui pour le jour de repos. »
Journée de repos. On ne regarde pas la montre mais cela n’empêche pas une balade joëlette dans les jardins du bord de l’oued. La mule d’Ali nous ouvre le chemin et le pique-nique. La surprise d’un méchoui nous attend au retour. Le four est toujours là, construit au précédent séjour HCE de 2015, fissuré mais encore en vie. Youssef met sa religion sous le boisseau pour nous offrir du vin local. Comme chaque jour, les temps « morts » des soirées sont ouverts aux jeux de dés, le Killer ou de tarot Africain.





Dimanche 4 février : « Longue piste. »
La journée commence par une bonne nouvelle. Après une nuit de disparition, l’appareil photos de Thibaut est retrouvé par Jean-Michel à 50 m du camp. A 5 mn du départ, atelier mécanique, un caillou s’en étant pris au frein à disque de Thibaut.
Etape de transition sur une longue piste agrémentée d’une baignade-lessive et qui nous mène à Assaka, 1584m. Douche tiède pour Laurent derrière les tentes : un seau d’eau chaude puis un seau d’eau froide...
Orion, Cassiopée, ... Véronique nous partage ses savoirs astronomiques.






Lundi 5 février : « Gouttes gouttelettes de pluie ... »
Mon chapeau se mouille, Gouttes gouttelettes de pluie , Mes souliers aussi...
La pluie de la nuit n’a pas effrayé les dormeurs de belles étoiles.
Lever de soleil à 0°. Piste tranquille et vallonnée sur le grand plateau, parsemée d’arrivées d’airs froids. Petits nuages bravant le soleil pour nous verser leurs giboulées de neige. Château « médiéval" en terre et en ruine au lointain. L’arrivée trop tôt au bivouac nous permet de prolonger par une balade au village en passant par la mosquée et l’école.







Mardi 6 février : « Au milieu coule une rivière. »
Joyeux anniversaire Jean-Luc qui passe un cap et renforce son expérience en joëlette avec une montée à notre point culminant du séjour, le Tizi (col) Tagmout à 2100m. Après une nuit glaciale à -5° portée à -10° par le vent, les 6 dormeurs de la demi-lune se réveillent les yeux remplis d’étoiles. Le soleil de 8h permet un petit déjeuner debout et dehors avant la montée au col. La descente se fait dans la neige mais sans les raquettes. Prudence et dextérité pour éviter les plaques de glace, pas toujours évitées mais sans gravité. Déjeuner au bord de la rivière, c’est un bien grand mot, avec scorpions et caméléon.
Arrivée au camp « Sans Nom » vers 16h30 et à 1625m.




Mercredi 7 février : « Gla-gla ! »
Au réveil le jerrican micropuré et la poche à eau lave-mains sont garnis de glaçons. Le matin se parcourt en ondulations avec en toile de fond le manteau blanc du Haut Atlas. La pause de midi grise les nuages qui nous parsèment quelques flocons et sonnent le branle-bas de combat pour les siesteurs.
Ce soir les barbares gaulois ont viré les berbères de la tente cuisine pour préparer à la française un délicieux et enrichi hachis Parmentier. L’humeur est joyeuse autour des feux avant ce repas pris tous ensemble. Nous sommes à Ait Youl, 1350m.






Jeudi 8 février : « Demandez le programme ! »

Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Chantal ...
Et oui, le programme a encore changé. Les menaces du ciel nous amèneront, en 4x4 ou à pied à travers les jardins de banlieue, au village proche d’Azlag, chez Mohamed, qui nous accueille chaleureusement dans sa grande maison avec sa nombreuse famille de 15 enfants. L’éclaircie de l’après-midi permet une promenade autour du bourg avec sieste méditative au pied d’un magnifique et gigantesque ruine de terre percée par le soleil.
Dernier repas préparé par nos cuisiniers et l’occasion de les remercier en chantant :

« Au Djebel Saghro (bis),
Au soleil, sous la pluie, à midi, à minuit
Il y a tous c’que vous voulez, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
On s’promène en joëlettes avec mules et muletiers
Qui portent notre barda, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Les cuisiniers sont aux p’tits soins pour nous préparer des repas
Qui régalent tous les gourmands, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Woua LMehdi si tu n’viens pas y’a Matéo, client kleenex,
Qui va te piquer ton boulot, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Une balade dans les jardins, au creux de l’oued sous les palmiers,
Pour finir avec un méchoui, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
A Youssef, à Mustapha, aux 2 Lahcen, Mehdi, Moha,
Ali Aziz un grand merci pour ce beau séjour !!!.






Vendredi 9 février : « C’est le souk ! »
Ça sent la fin. Le bus nous attend pour une dernière virée. Passera, passera pas ? Le col de Tizi Tichka risque d’être fortement enneigé. Mais aux dernières infos ça passe. Halte d’une heure à Ouarzazate pour visiter l’association Horizon qui oeuvre de son mieux au service des personnes à mobilité réduite. Un petit tour rapide au souk pour quelques emplettes gourmandes, vestimentaires ou de souvenirs suivi d’un pique-nique au milieu de nulle part. La hauteur de neige au col Tichka (2260m) est impressionnante et les chasses neiges n’ont rien à envier à ceux des Alpes.
La douche, le diner et la nuit au « Coq Hardi », à 40 km de Marrakech permettront de faire bonne figure à notre retour à Lyon.


Samedi 10 février : « Encore un pneu crevé ! »
Après un rapide petit déjeuner, départ à 5h30 pour l’aéroport. Le pneu crevé du 4x4 est vite réparé et nous arrivons à l’heure fixée, 6h30, à Marrakech Menara. Aux-revoir émus à nos amis marocains. Nous laissons les 4 fauteuils sur place pour l’association Horizon.
L’escale de 3 heures à Casablanca permet de faire un bilan collectif de ce séjour qui a ravi unanimement tous les participants.

En conclusion :
une belle aventure à consommer sans modération !


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Hautes Vosges du 22 au 29 juillet

Toi qui entres dans la majestueuse forêt Vosgienne et n’y vois que ces sapins grandioses, ces épicéas gigantesques, ces douglas imposants, parfois des bouleaux longs et fins, des aulnes touffus, toi qui pénètres dans ce sanctuaire et n’entends que le mugissement du vent dans les feuilles, son souffle faisant frissonner toutes les aiguilles que revêtent les conifères, toi qui humes l’envoûtante odeur de la résine, sache que tu n’es pas seul dans ces lieux mystiques. On entend par endroit des voix au loin, roulant au pas et au rythme du temps. Un devant qui voit, un au milieu qui fait le lien, un derrière qui suit, certains leur donne le nom de « Sotrés », d’autres vous assure que c’est une Joëlette !

Cette année 2017, les Sotrés se retrouvèrent le samedi 22 juillet au chalet du ski club d’Épinal, situé sur la route des crêtes (commune de Xonrupt Longemer) avec vue sur la belle forêt vosgienne (station de ski de la Bresse et refuge du Sotré) et le lac de Retournemer.


Les nuages s’invitent dans le conte, aussi imposants, certains diraient qu’ils nous tomberaient sur la tête ! Initiation à la Sotré-Joëlette par le col du Collet, col de la Schlucht, pique-nique dans la Réserve Naturelle des 3 Fours, au dessus de la Martinswand (rocher d’escalade) en suivant le GR 5. Nous avons une magnifique vue sur le Hohneck, la plaine d’Alsace et la forêt Noire (Allemagne) en toile de fond. Nous terminons par le col de Falimont.


Bien que le Sotré soit hardi de nature, la météo est joueuse et veut nous emmener en Alsace, suivons-là !

Épicurien quand tu nous tiens, nous dégustons le bon vin d’un chaleureux viticulteur.




Frédérique nous fait découvrir la randonnée dans les vignes jusqu’à Katzenthal en passant par Niedermorschwihr et enfin le village de Turckheim. Le soir, le bois craque sous le feu et réchauffe les corps de Sotrés encore la tête dans la beauté des villages alsaciens.




L’abondance d’une eau particulière vient chatouiller les narines averties des compagnons qui se dirigent au hameau du Haut du Tôt (Vosges). Nous randonnons sur le plateau et voilà ce que nous cherchions, la fameuse cascade de la Pissoire




Notre appétit est contenté par une des salades délicieuses concoctées par notre intendante Christiane au chalet du Haut des Charmes. Nous terminons notre journée randonnée par la visite de la saboterie de La Bresse, où le sabotier, aussi habile dans la manipulation de ses outils que dans ses blagues, trouve « ça beau » !


Une surprise nous attend le soir au refuge ! Heïdie et Jean-Louis, de véritables Sotrés venus tout spécialement pour nous faire découvrir l’ambiance des soirées des Hautes-Vosges, nous délivrent quelques secrets, mythes et légendes en musique. La Munstiflette (tartiflette au munster) nous rend fondant comme son fromage !



Le Sotré étant courageux ET téméraire, il a tout de même besoin d’un moment de légèreté, suspendu aux flots du lac de Gérardmer et de découvrir la ville aux airs de cité balnéaire.




Le soir, nous faisons crépiter le feu pour faire cuire quelques douceurs gustatives, sous l’œil bienveillant de Charlot.



Les légendes apprises la veille nous laissent à croire en l’énergie mystique de cette région. Nous ne contrarions donc pas la girouette qui nous montre la voie en direction du village d’Eguisheim (Alsace, élu plus beau village de France en 2013).

Les muscles affutés des Sotrés-joëlettes sont bien sollicités pour monter jusqu’aux 3 Châteaux d’Eguisheim, entre vignes et forêt
.






Sur le retour au village, nous rendons visite à une maternité de Cigogne, dont la réintroduction dans cette région a son programme officiel. On a bien mérité de vrais bretzels, offerts par Marie, tout en admirant Eguisheim.


Pour ce dernier jour où la forêt vosgienne sera massée par les roues délicates des Sotrés-joëlettes, nous la sentons se détendre en un point : le sommet du Hohneck (1363m). Nous pouvons également repérer de nombreuses bestioles à quatre pattes, beiges et à cornes. Nous longeons l’échancrure de la nuque pour atteindre le col de la Wormspel.


Comme un remerciement de fin, le Hohneck se dévoile et nous arpentons le sentier des névés autour du sommet du Kastelberg, avec vu sur le lac de la Lande.



Le coucher de soleil clôt cette histoire, celle des Sotrés-joëlettes festoyant avec la Nature dans toutes ses émotions. On dit qu’un jour, pour lui offrir le plus beau des cadeaux scintillants, le Sotré de devant jeta son œil rond et brillant dans le ciel. Si, je vous assure, regardez dans le ciel à la nuit noire, il ferme même parfois ses paupières !

Merci à tous les acteurs de ce conte, particulièrement nos Sotrés guide Fred, intendante Christiane et la belle Nature. A plus tard, la plume et l’encrier prêts pour l’écriture de prochaines légendes.

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Corse du nord du 10 au 21 septembre 2017

Evisa, gorges de Spelunca, Porto, calanches de Piana, plage de Girolata, désert des Agriates... les grands moments d’une aventure à joëlette, à la découverte des villages perchés, des vieilles bergeries, du maquis corse mais aussi de plages inoubliables.

1. Bon 1er contact. Nadia et Jf nous rejoignent de justesse sur le bateau. Nico et Coralie s’aperçoivent qu’ils ont 10 kg de trop sur le dos.

Mojito sur le bateau, gâteau aux amandes...cakes divers et variés... Monique, notre intendante, se fait déjà remarquer !

J2. Retard du bateau. Arrivée sous la pluie. Rencontre avec Stéphane...pas de petit déj.

Le sauté de porc est absent du "drive" les cochons courent toujours. 1er transfert Bastia/Ajaccio.

J3. 1ère randonnée, descente des Gorges de Spelunca : un enfer ! Les passagers ressemblent à des bouteilles d’orangina. Chute de Monique dans les rochers.

1ère baignade + bataille d’eau, Sarah perchée sur un rocher, nous enchante avec sa flûte, oubli du baboudesneiges@hotmail.comchocolat.





J4. Piana. Geocaching. Photo de groupe sur le tronc, Christine dans la joëlette... même pas peur !!

Les stocks de vins s’amenuisent. Soirée en chanson : "bella ciao" devient l’hymne du séjour.

J5. Réveil à 5h30. Descente sur la plage de Girolatta...périlleux et épuisant.

1ère baignade en mer avec les passagers sauf Éric qui n’est pas étanche.

Trajet en bateau. Coup de chaud de Christian.

1ère bière pression : Pietra. Bon anniversaire Jeff (celui avec les cheveux...) 500 g de chili con carne par personne, les shorts prennent des allures de parachute. Les bulles nous aident à digérer...




J6. Désert des Agriates. Sable sable sable. Quels paysages !
Perte de concentration de JF (celui sans cheveux) qui chute. Fin de Joëlette traumatisme au coude.

Kern de crottins, carcasse de vache, bataille crottins de chèvre, salade de choux.

Le fromage persillé involontairement fait son apparition. La maladresse d’Anne-Ema n’est pas une légende.
Nettoyage des roues de joelette dans une rivière...Steph et Jeff sont heureux.

J7. La fatigue se fait ressentir dans le groupe.
Descente en camion sportive de Monique. 12km en 1h30

Apéro dînatoire copieux.
Accordéon, flûte et chanson, danse. Nuitée sur la plage avec odeurs de souffre, éclair et étoiles.






J8. Réveil à 6h. Certains ont mal dormis.
Plus que 11 accompagnateurs aptes. La randonnée du sentier des douaniers est annulée.

Remontée de la piste à pied pour les plus vaillants.
Journée détente, visite de st Florent et camping 4 étoiles.
Martine à la plage...un vrai poisson dans l’eau.

Éric affronte sa peur du vide en traversant une passerelle.

J9. Balade champêtre. Découverte du maquis corse (piquant et griffant).
Arrivée au domaine de Catarelli.

Pluie à partir de 16h..marabout, vin chaud et jeux de cartes. M. Météo annonce une nuit clémente.
Orage et pluie diluvienne à 4h30...le déluge. Éric tout mouillé, le fourgon transformé en HLM, tente flottante... mais Jérémy et Rémy, héros de la nuit, sauvent nos sacs de la boue.

J10. Réveil humide et boueux. M. Météo reconnaît s’être trompé de localisation, pourtant il s’était concerté avec Catherine Laborde -alias Catoche - qui n’a rien vu venir non plus...

Traversée d’une jungle (ronces, troncs, pierres...)
Sculptures par empilement de pierres.

J11. Randonnées dans les vignobles.
Baignade dans une mer agitée. Lancement de chaussures, chaussettes dans la mer... les enfants s’amusent !
Dégustation et achat de vin à la propriété.
Rangement nettoyage et retour sur Bastia.
Bateau. Dernier apéro sur le pont.

J12. Arrivée sur le continent...grève SNCF.
Retour à la réalité difficile.

Les fils rouges :

- repas de Monique : un régal. Copieux et savoureux.

- sac d’Éric : le sac se détériore de jour en jour. Recherche d’un sac de remplacement en vain.

- les briefings : on verra demain

- les cubis : le stress de Monique, un groupe qui aime le vin

- sac jaune Christine : pertes quotidiennes

- blagues de Jeff : enfantines et incessantes

- jeux de cartes : mixité et rigolade

- chansons : à peu près

- la vaisselle : occupation numéro une

- cochons : lonzu, copa, figatelli

Vous l’avez compris, en Corse du nord, il n’y a pas que des baignades ! Les joëlettes empruntent souvent des sentiers bien escarpés mais la beauté des paysages récompense les efforts physiques. Et puis, un groupe Handi Cap Evasion, c’est toujours de la joie et de la bonne humeur.

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Corse du sud du 30 août au 09 septembre 2017

Nous sommes tous différents et les handicaps des uns et des autres ont fait de ce séjour une parenthèse enrichissante pour chacun. C’est en résumé ce que l’on s’est dit lors de notre dernier tour de table.
Mais avant cela, chacun a eu son jour.

Mercredi 30 août :

l’équipe se retrouve au fur et à mesure à la gare de Marseille avant d’embarquer sur le bateau de la CORSICA LINEA. C’est le jour d’Yves, qui va enfin savoir si la mer lui convient ! Une bonne surprise pour lui à l’aller, un peu moins au retour...

Jeudi 31 août :

A peine réveillés de notre nuit sur le pont, nous débarquons à Ajaccio et sans aucune hésitation, à l’eau, pour notre première baignade tout en prenant notre petit déjeuner !


Ensuite, lors du premier transfert vers la chapelle SAN PETRU à ZICAVO, c’est le jour de Vincent et d’Anne qui ne seront pas au mieux dans les virages de montagne.
Le petit parcours ludique de l’après-midi nous permettra de mettre en pratique les explications d’Hélène et de comprendre la différence entre un passage en dynamique et en statique sur le sentier des Aconits puis autour des bergeries. Au retour, nous apprécions que les cochons n’aient pas dévoré les graines auxquelles nous avions tant pensé dans la journée.







Vendredi 1er septembre :

Après l’orage de la nuit, la journée sera belle, malgré un départ à 9h02 au lieu de 9h00 !
Nous apprécions la richesse sauvage des paysages en compagnie d’un chien que nous avons baptisé « Graine », va savoir pourquoi, Anne-Marie !
C’est le jour d’Eric, qui a su maîtriser sa peur sur un pont suspendu et de Raphaël qui se lance dans la chanson. Un grand bonheur pour Pascale qui, après 15 ans, retrouve les joies de la baignade en rivière, grâce à la chaleur humaine des hommes qui l’entouraient peut-être...






Une descente « piquante », qui laissera des traces, finira la journée. Est-ce la sauce verte d’Hélène ou les saucisses du repas qui provoqueront une des plus belles crises de rires de Vincent et Matthieu, nos deux grands « ados » ainsi que Marc et Stéphane ?


Samedi 2 septembre :

C’est sous un temps menaçant que nous montons sur le plateau du Coscione à 16 au lieu de 18, déplacement du campement oblige ! La pause après une petite montée technique à la bergerie du « GR Vins » est la bienvenue, surtout avec des graines.



Le vent fort nous empêche de monter à l’observatoire, mais Stéphane et Raphaël nous donnent une explication géologique très riche des blocs de granit qui nous entourent. Le repas se fait à l’abri dans une salle d’exposition que nous ouvrent gentiment Julie et Rémi.

Heureusement, car l’arrivée des camions est retardée, soit disant par un arbre barrant la route, que nous ne verrons jamais. Un chauffeur inattendu a remplacé Anne-Marie et, grâce à lui, notre bivouac va s’installer dans la propriété de Nicolas HULOT sur la commune de QUENZA, et oui !



C’est le jour où Dominique nous initie à la lévitation et nous tient en haleine avec une histoire de melon bien mûr…

Dimanche 3 septembre :

Le réveil est matinal pour Béatrice et Guy à cause des ânes qui mettent le souk autour des cantines. Mais Béatrice est au top pour le « gâté » avec Pascale.

Nous quittons la propriété du ministre à 8h55 au lieu de 9h00 pour partir du relai équestre de Pierro. Une descente technique nous attend jusqu’au village de QUENZA, avant d’arriver sur notre camping U FOCUNU à ZONZA pour le repas du midi.





La fermeture inattendue de la piscine nous laisse du temps pour jouer au Molky, écrire ou ne rien faire ! Bière corse à l’apéro : la Pietra. Le diner se passe dans la bonne humeur, avec un dessert improvisé par Anne-Marie et Guy, pour fêter leur 40 ans de mariage, Clairette de Die et Fruit Jazz pour arroser le tout.

Lundi 4 septembre :

La matinée commence calmement à QUENZA par des achats divers. Puis une descente sympathique nous conduit vers LEVIE en empruntant le parcours de rando « Mare a Mare ». Une pause musicale inattendue nous est offerte par un groupe de jeunes filles belges… Tous les garçons ont failli faire demi-tour, Matthieu et Vincent les premiers !
Le repas, sans sauce cette fois-ci, se fait dans le maquis. Une méga cueillette de mûres se fera avant la traversée de 2 ponts sur le chemin raviné vers LEVIE. C’est le jour de Marc qui, non content d’avoir un gros souci d’oreille, se retrouve avec les jambes éraflées pour être passé à travers un des ponts à cause d’une planche manquante.




Transfert en véhicule sur Sartène, au camping de la ferme viticole de PERO LONGO. Anne-Marie se fait avoir par Dominique qui lui fait croire qu’elle avait les sauces dans son sac le midi !

Mardi 5 septembre :

Après un réveil en douceur, nous partons faire le tour du village de Giuncheta, sur un parcours plein de contrastes. De vieilles bergeries, une flore méditerranéenne variée et une vue sur les aiguilles de BAVELLA ponctuent notre randonnée. De retour au camping pour une dégustation de vins et un repas rapide avant de repartir en camion pour le point de départ de notre randonnée nocturne au clair de lune.


Un petit sanglier nous accueille sur le parking ça promet ! Après 20 minutes de joëlette, nous nous retrouvons sur la plage de Rocca Pina, dominée par sa tour génoise et son lion. Avant de se coucher sur la plage, Pascale fera sa baignade en joëlette, toujours en très bonne compagnie !


Mercredi 6 septembre :

Nous quittons à regret notre lieu de couchage après un petit déjeuner rapide. Nous rejoignons les falaises de BONIFACIO par camion. La randonnée sera ponctuée de descentes et de montées très caillouteuses, mais aussi de baignades dans des criques superbes et nous arriverons directement au camping en joëlette.



Après le repas du soir, une petite virée sur le port permettra à certains d’admirer les yachts somptueux et pour d’autres de déguster une bonne glace ou une bière. C’est le jour de Denis, qui se fera beau en chemisette pour cette sortie en ville et celui de Stéphane qui nous avouera s’être retrouvé en bas de son hamac en début de nuit !


Jeudi 7 septembre :

Réveil tranquille mais départ en joëlette un peu moins car nous sommes coachés par Raphaël, façon RAMBO, pour « tout donner pour arriver à la citadelle de BONIFACIO » ! Et nous y sommes arrivés.


Quartier libre pour chacun dans la ville avant de repartir sur les falaises pour un pique-nique en plein vent dans une ancienne construction militaire. Nous poursuivrons jusqu’au phare de PERTUSATO, avec un panorama magnifique.

Nous reprenons les camions pour un transfert sur PORTOVECCHIO, à proximité de la plage de PALOMBAGGIA. Fin de journée tranquille. Les discussions d’après-repas nous emmènent très loin vers le Pérou et le Népal…

Vendredi 8 septembre :

Les plus matinaux seront sur la plage pour assister au lever du soleil. Après le petit déjeuner, nous partons à la découverte d’une autre plage plus difficile d’accès, celle de CARATAGGIO dite « petite Tahiti ». Pour se baigner, il a fallu franchir une bande d’algues importante et profonde, mais Pascale et Vincent, n’auraient raté cela pour rien au monde ! En fin d’après-midi, nous revenons sur le camping d’U FOCUNU à ZONZA, vide !





C’est l’heure du grand nettoyage dans les camions, dans les cantines. Martine et Claire sont au taquet pour cette dernière grande vaisselle. C’est le jour d’Isabelle, qui se fait une joie de nous aider à l’essuyage avant de nous donner le fameux questionnaire HCE.

Stéphane enchainera le soir sur le bilan de fin de séjour. Une petite larme de celui qui aura donné « de la couleur à ce séjour », Matthieu, mais qui sera vite consolé. Pour terminer en beauté : bivouac dans les sanitaires, on aura tout fait !

Samedi 9 septembre :

Nous quittons le camping pour rejoindre le col de BAVELLA d’où nous verrons les Aiguilles de BAVELLA. Les plus courageux iront se perdre dans le trou de la bombe avant le repas du midi. De belles rencontres ce jour-là aussi avec 2 filles dont une s’essaiera à la joëlette.





Et puis c’est le départ pour Bastia en passant par le barrage de l’OSPEDALE. Nous quittons à regret cette belle île et surtout notre accompagnateur Stéphane qui lui va continuer l’aventure avec le séjour de Corse du Nord.

Embarquement par navette, ce qui nous évite de trop peiner avec tout notre barda. Repas pique-nique en chanson et avec des pizzas offertes par les passagers joelette ! Un très bon moment avant la nuit à l’intérieur pour la majorité et sur le pont pour les plus irréductibles : Pascale, Hélène, Éric et Guy.

Dimanche 10 septembre :

Réveil en musique puis en lumière à 6h dans la salle commune ! Re-navette pour rejoindre la gare maritime. C’est de là que se feront les premiers départs du groupe avec Raphaël qui court prendre son train et nos ardéchois Claire et Yves qui vont retrouver leur voiture. Après un acheminement à la gare SNCF par 2 personnes d’HCE 13, l’égrainage continuera… Matthieu, Isabelle, Pascale, Béatrice avec Anne-Marie et Guy, Hélène et Dominique pour visiter la ville, Martine et Marc avec Denis, Anne avec Vincent et le dernier Éric.

Nous sommes tous partants pour la Corse du Nord !

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27 mai 2018

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20 janvier 2018

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