Haute-Ubaye - 28 juillet au 4 août 2018

Et pour la Haute Ub’aïe, atchik atchik atchik, aïe aïe aïe !

La Haute Ubaye, on m’avait dit : « tu vois le Club Med ? ben c’est pareil mais en mieux »
Alors ni une ni deux, je suis allée sur le site du Club Med et je me suis dit que la description augurait de bonnes vacances en perspective.

« Le but dans la vie c’est d’être heureux ; le moment pour être heureux c’est maintenant et l’endroit pour être heureux c’est ici. », […]. Les plus beaux endroits de la planète, mille cultures à découvrir, le plaisir du plein air, les émotions du goût et le sens du partage : voilà la trame sur laquelle nous vous composons les plus belles vacances possibles. » et puis, plus loin : « Pour vous aider à mieux déconnecter et vous reconnecter, nous avons inventé le all inclusive, un forfait comprenant tous les ingrédients des vacances rêvées. Le transport, le transfert, l’hébergement et des repas savoureux, mais aussi toute une gamme de services attentionnés pour vous. Pas de stress. Pas de contraintes. Juste le bonheur de la spontanéité retrouvée. ». Club Med

Pas d’hésitation, je m’inscris si c’est encore mieux que ça !

Tout commence donc sous un marabout monté à la hâte avant l’orage qui approche. L’arrivée de Christophe, notre serre-file en chef, marque le début des festivités.
Un début rafraîchissant et glissant pour toute la troupe !
Particulièrement glissant pour Victoire, dont le pied marin n’a pas résisté à la liqueur d’échalote Vendéenne, résultat : une virée nocturne aux urgences de Briançon pour Victoire, Pierre-Alain et Pauline, deux points de suture à la clé et un coucher à l’aube.
Un début rafraîchissant et glissant qu’on vous disait !
Le lendemain, la météo incertaine incite Yannick, notre G.O., à repousser la journée d’initiation au 3e jour et à commencer "dré dans l’pentu". L’apprentissage de la joëlette « Flexion, piqué du bâton, extension » ce sera pour mercredi !

Le dimanche, nous nous engageons donc vers notre premier bivouac.

Le temps est impeccable (Club Med oblige) tout comme les 700 mètres de dénivelé au cours desquels les biceps de Libert sont mis à contribution grâce au pédalier (le coup des 700m c’était écrit en petits caractères dans le programme non ?), mais cette petite fatigue passagère est balayée par une baignade dans une eau couleur lagon à la température parfaite (environ 13°C qu’y disait le dépliant). Une bonne partie de la troupe, y compris Julie la warrior, y ont barboté.

La nuit en bivouac qui s’ensuit, au milieu des edelweiss qui nourrissent l’émerveillement de notre botaniste Michèle, est étoilée et revigorante.

Le lundi, fin de la montée pour atteindre le lac aux neuf couleurs.


L’évolution de la température étant inversement proportionnelle à l’altitude, les prétendants à la trempette se font plus rares… La descente de l’après-midi finit de décimer les troupes et le matériel : un brancard vrillé, une joëlette cassée et un Charlot épuisé, un beau palmarès !

Pour éviter les courbatures, Benjamin nous régale de sa spécialité rémoise accompagné de ses petits toasts, Camille nous prépare une entrée alliant l’esthétique au gustatif et Christiane prend ensuite la relève avec du poisson frais accompagné de ses pommes de terre, et puis en dessert, des glaces ! Le all inclusive c’était donc ça !

Le mardi, comme tous les matins, notre G.O. nous réveille au son de son bol chantant tibétain. Aujourd’hui, gros challenge : récupérer tous les défauts des deux premiers jours au cours d’une petite balade débonnaire en forêt. L’activité détente (« grosse sieste ») prévue dans le programme à midi est elle aussi la bienvenue.

Le soir, la rencontre fortuite de Francis le roi du pastis (et accessoirement de la soudure) permet à Yannick, moyennant deux tournées, de réparer la joëlette cassée. Pour fêter ça, une petite soirée guitare et dégustation de spécialités en tous genre (un chocolat chaud aux effets surprenants pour Anne-Emmanuelle et Lise, le rhum mémorable de Thomas), est l’occasion de balayer un large répertoire concocté par Nicolas. Ça chantait à tue-tête, encore et encore, et ça se grattait fort, parce qu’il en faut peu pour être heureux ! Et puis, comme le dit tonton Pierre-Jean, alias Pièce Jointe pour les intimes, pour affronter une foutue pente rien ne vaut une bonne descente.

Le mercredi, le réveil est difficile et la pente raide ! Les muscles se crispent, et la pluie pointe le bout de son nez dans la montée de la mort qui tue finale. L’arrivée au col est mémorable, la pluie, le vent, et puis finalement l’orage s’abattent sur la bâche tendue à la va-vite.

Chacun essaie d’une main de manger ce qu’il peut et de l’autre de maintenir la bâche au-dessus de sa tête, et puis c’est reparti au milieu de l’orage qui nous tourne autour (alors là j’ai pas bien compris à quelle activité ça correspondait dans le fascicule du Club Med, en tout cas c’était pas dans la section détente). L’orage laisse finalement la place à un petit soleil réparateur une fois que nous sommes arrivés aux baraquements de Viraysse où nous établissons nos quartiers et posons nos fesses.

Certains optent pour une nuit sous la bâche, d’autres choisissent la chaleur poussiéreuse des baraquements, mais toujours dans la bonne humeur, les gloussements d’Elodie l’attestent jusqu’au bout de la nuit. Matthieu, armé de son sourire et de son rire communicatifs, fait des siennes, elles ont bon dos les pauvres araignées du fort, n’est-ce pas Matthieu !

Le jeudi, toujours le bol chantant tibétain (le Club Med quand ils ont trouvé un bon filon ils l’exploitent à fond, enfin bon) pour nous entraîner jusqu’à la Tête de Viraysse. La vue est spectaculaire, imprenable, ça vaut bien une petite photo des 30 ans un tel panorama !

La descente vers Larche qui s’ensuit est efficace, rondement menée, et terminée juste à temps pour éviter l’humidité dans les pentes raides.

Le montage du marabout quant à lui n’échappe pas à la mare à boue mais c’est de courte durée et c’est finalement sous un ciel clément que la soirée se termine.

Le vendredi, une petite incursion dans le parc du Mercantour, sur un terrain plus que balisé et parsemé de gardes du parc déguisés en marmottes, est l’occasion de se détendre. Pas de stress. Pas de contraintes. Juste le bonheur de la spontanéité retrouvée.

Ben oui c’est ça un séjour Handi Cap Évasion. Ce séjour qui s’est terminé entre pleurs et éclats de rires et ces moments magiques que l’on a partagés (merci à ta maman Matthieu de nous avoir offert ce moment de communion collective autour de ta belle tignasse noire) ont été très justement décrits par Guy au cours du tour de table final. Il me semble que la citation suivante de Tchouang Tseu résume assez bien tes mots : « Avec trop on se perd. Avec moins on se trouve. »

Et bah en tout cas on s’est tous très bien trouvés, ça c’est sûr. Et on remettra cela avec grand plaisir, ça c’est sûr aussi ! Je vous embrasse tous très très fort !

Et pour clore cette semaine de partage (là-dessus le dépliant il enjolivait pas les choses, je dirais même qu’il sous-estimait un peu le truc), Nathalie et Sébastien nous ont régalé de leurs talents, en interprétant une petite chanson reprise en cœur (Francis si tu nous entends, on a pensé très fort à toi pendant cette semaine) :

D’abord des gens qui se rencontrent
Des gens des 4 coins de France
En route pour de nouvelles aventures
Sur les chemins de la Haute Ubaye
Et ça monte encore et encore
C’est que le début d’accord, d’accord
L’instant d’après, le temps se déchaîne
Les gouttes grossissent comme nos cuisses
On se retrouvera jamais seul
A bondir aux claquements de la bâche
Et la pluie tombe encore et encore
L’orage gronde, d’accord, d’accord
Une joëlette vient de tomber
Dans le vide Matthieu s’est jeté
Tous les morceaux à ramasser
Yannick adore les ressouder
Ça casse et recasse, encore et encore
Mais on continue d’accord, d’accord
Tu comptes les mètres qu’il te reste
Tu sens le parfum de tes chaussettes
Tu confonds ton caleçon et ta casquette
Le PQ avec ta serviette
Et ça pue toujours encore et encore
L’déo n’y fait rien d’accord, d’accord,
Le groupe s’est soudé à coups de caillasses
On a transpiré, monté, dérapé
Adieu vaisselle grasse et lèvres fendues
Adieu chaise WC et chaussures mouillées
Mais on reviendra encore et encore
A l’année prochaine d’accord, d’accord.

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Les Balcons du Mont Blanc - 21 au 28 juillet 2018

Passée la ville de Chamonix, nous voilà dans le brouillard, la brume, les averses. Cécile et Isabelle sont déjà sur place. Très vite arrivent Sylvie, habituée à un séjour l’an dernier, Sabine qui avait partagé un week-end il y a quelques années, Rodolphe qui encouragera les accompagnateurs de la voix et du geste, et Arnaud, familier des séjours depuis bien des années. Frédéric nous rendra d’immenses services en prenant soin de Charlot qui, comme tout un chacun, a ses humeurs et ses caprices.
Merveille et Vlera, lycéennes , ainsi que Fanny, Virginie et Antoine participeront activement à la vie de ce séjour.


Repas chaleureux suivi du traditionnel tour de table ; pas si facile pour se reconnaitre entre les Jean Pierre, Luc, Claude, Paul… Un vaste hangar bien aménagé nous permettra des retraites précipitées.

Ce dimanche, c’est la mise en route sur le camping sous l’œil intéressé et curieux des campeurs : Déplier, béquiller, débéquiller, équilibrer, être à l’avant, à l’arrière, dans la corde etc…

Après le passage en gare, nous partageons un sentier avec des trailers en entraînement ou en épreuve. Nous les quittons pour partir en direction du Planet. Étonnement ! Face à un petit pont de bonne facture, Charlot se refuse tout net de franchir le torrent sur ces planches ajourées. On a beau tirer, pousser, encourager, contraindre l’animal, rien n’y fît.

Est-ce l’étroitesse du pont, les jours entre les planches, la bâche étendue sur le sol, les vêtements et autres oripeaux accrochés pour dissimuler les parapets, il faudra se résoudre à l’évidence et faire faire à Charlot un détour pour se retrouver au Planet.



Ce lundi les prévisions météo annoncées sont sures : on va donc mettre à profit ces deux jours pour, face au Mont Blanc, monter aux chalets de Chailloux et au Plan Benoit où nous dresserons le bivouac.
Nous nous retrouvons à Bettey (La Flatière), les uns par le petit train, les autres avec le véhicule Handi Cap Évasion. Sabine tient tête à un contrôleur qui trouve que les billets ne sont pas en bonne et due forme.
Un sentier nous invite à monter au Plan Benoit. La partie Chalet de Chailloux-Plan Benoit se révèle difficile. Il faut prendre l’itinéraire le plus adapté, solliciter l’aide de généreux touristes sur un passage redoutable… et enfin nous sommes en mesure de dresser notre bivouac.
Beaucoup regardent le sommet des Aiguillettes des Houches. Rêveurs puis envieux, ils font timidement part de leur désir de monter sur ce sommet.
Quelques-uns grimpent en reconnaissance. On les suit du regard. De retour, l’ascension leur parait possible. Pourquoi ne partirait-on pas très tôt pour prendre le petit déjeuner là-haut, avant l’arrivée des touristes ? Échange autour du feu. La décision est prise : on ira voir le lever du soleil là-haut.



Même les plus profondément endormis voient des ombres se mouvoir autour du bivouac. C’est l’heure de se lever, de retrouver sa joëlette et son équipage. A 6 heures, à travers les hautes herbes trempées de rosée, nous allons rejoindre le sentier qui nous conduira au sommet des Aiguillettes des Houches. Les premiers lacets sont amples. A mi-chemin, on décide de monter les joëlettes une par une, ce sera mieux pour le moral des passagers et pour la dynamique du groupe. C’est ainsi qu’à 8 heures (comme prévu) tous seront au sommet. Seul Charlot exprimera sa déception et les oreilles dressées, braira depuis le bivouac où il est resté attaché.
Magnifique panorama face au Mont Blanc, Joyeux petit déjeuner préparé par Isabelle. Photo pour immortaliser cette première, particulièrement à l’occasion du 30° anniversaire de Handi Cap Évasion.










A 9h30, nous finissons de plier le bivouac, et c’est la descente dans la vallée via le petit lac noir.

Bis repetita…

Ce mercredi, météo moyenne. Sommet initialement prévu : l’Aiguille des Posettes. Montée d’abord raide, pour se consoler on parle de « rythme récupération active ». Nous franchissons deux petits ponts sans difficultés. Il n’en est pas de même pour Charlot. Solidement campé sur ses pattes de derrière, l’animal reste coi devant tous les encouragements, menaces, intimidations. Même le débâtage n’a aucun effet. On essaye un passage un peu plus en aval. Rien n’y fait. Le temps passe. On rejoint les participants avec le pique-nique puis retour pour « récupérer » Charlot et le décider à nous suivre jusqu’au camp. Surprise, il acceptera le bât et les sacoches.
Arrivé à la Poye, nous optons pour le sentier qui double la route mais épouse tous les creux et bosses du relief. Passages étroits, pentus souvent en dévers avec des lacets extrêmement serrés. Nous sommes tous sollicités pour participer à cette ascension. Et, qui nous a suivis sans encombre, Charlot bien sûr que nous voyons émerger au sommet de la côte !

Ces deux derniers jours, départ à pied du camping jusqu’au hameau de la Poyat pour ensuite rejoindre celui des Granges. Pique-nique et sieste dans un lieu magnifique. Poursuite sur une piste rude et longue. Chaleur étouffante. Sur les alpages de Loriaz, nous nous arrêtons sur l’emplacement d’une ferme balayée naguère par une avalanche. Panorama exceptionnel face aux Aiguilles d’Argentière et celles du Tour, tant au lever qu’au coucher du soleil….










Montée à la Croix de Loriaz et descente vers le vallon de Berard dont nous longerons le torrent jusqu’à sa cascade. Retour via le chemin des diligences.



Dernière soirée, dernier échange. Émotion et simplicité. Quelques- uns nous rappellent leur émotion du premier jour : « qu’est-ce que je fais ici ? ». Entraide dans les tâches diverses et variées qui permettent la connaissance réciproque, soins à la personne, efforts pour se comprendre, échanges d’activités. Finalement ils laissent entendre qu’un autre séjour pourrait bien être le bienvenu.


Merci à tous, d’abord à Cécile pour son dynamisme et son entrain, à Isabelle pour sa bonne humeur, son efficacité et son organisation des bivouacs et à toutes et tous pour le bon déroulement de cette semaine. A bientôt sur d’autres chemins ?
Le temps passe disait-on ! A propos, le camping a organisé une soirée dansante. Faudrait pas manquer ça !

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Kirghizistan - 8 au 22 juillet 2018

Cette 1ère édition concoctée par Olivier va nous faire découvrir ce petit pays d’Asie centrale. Entre les Tien Shan, les montagnes célestes, les lacs et torrents, nous découvrirons les bergers kirghizes semi nomades et leur hospitalité.


Les heureux participants à ce séjour se retrouvent à l’aéroport Lyon Saint-Exupéry ce 8 juillet. Le rendez-vous est fixé suffisamment tôt pour décharger tout le matériel et se préparer aux formalités d’embarquement. Certains se connaissent déjà, d’autres pas encore, mais on pressent la fine équipe.

Sac pour emballer les fauteuils roulants en soute

L’escale à Istanbul et les heures de vol permettent de faire plus ample connaissance. Nous atterrissons à Bichkek, la capitale, sous une chaleur torride.

Nous allons souffrir de la chaleur dans les minibus qui nous emmènent à notre premier campement.

Pique-nique à l’ombre

La chaleur deviendra plus supportable lorsque nous quitterons la plaine pour atteindre le col de Tuzachu à 3400 mètres. Les minibus montent péniblement mais sûrement les pentes. L’asphalte se transforme en piste. Nous voyons de plus en plus de chevaux et de yourtes. Les sommets enneigés nous sortent un peu de notre torpeur causée par le manque de sommeil.


Notre bivouac se trouve peu après le col, à 1800 mètres.


Nous faisons alors connaissance avec une partie de l’équipe locale. Nyias et Mathieu, le Québécois de l’équipe, sont nos guides locaux. Meerim et Aïdjan seront nos cuisinières, Johnny et Rohr nos chauffeurs. Les prénoms aux sonorités inconnues nous demanderont un peu de temps pour les mémoriser.

Après la 1ère nuit, au sortir de nos tentes, nos corps ont la trace de l’attaque en force des moustiques. Pendant quelques jours, nous allons cheminer dans la vallée Oykaying. Nous serons accompagnés par 19 chevaux et 5 cavaliers qui transporteront nos affaires de bivouac en bivouac.





Une fois les affaires chargées, nous prenons une piste, traversons un pont, puis montons…




Personne ne connaît le nom des montagnes, ni des lacs. Ils portent probablement le nom de la vallée dans laquelle nous sommes.

Après la pause de midi, nous sommes surpris par un orage. Nous trouvons refuge dans une bergerie.
Il s’avère que la journée « cool » qu’avait programmée Olivier s’avère plus ardue. En effet, les cavaliers ne se sont pas arrêtés à l’endroit prévu pour le bivouac mais beaucoup plus loin. Nyias part à leur recherche. Enfin, les cavaliers nous rejoignent. Fabien, Hervé, Michèle, Rachel et Romain finissent la rando à cheval. Ainsi, les joëlettes à vide seront plus faciles à piloter dans les raidillons.





Nous atteignons enfin notre bivouac à 2500 mètres.

Le lendemain, nous prendrons l’habitude de mouiller nos chaussures et roues de joëlette pour traverser plusieurs ruisseaux.

Nous pique-niquerons dans une ferme où nous goûterons le fameux koumis, le lait de jument fermenté. Alors comment dire… le goût est très particulier, certains peuvent apprécier. Il faut le considérer comme un médicament avec plein de probiotiques dedans. Pour les Kirghizes en montagne, c’est une boisson qui équivaut à notre café. Ils l’offrent aux étrangers qui passent. Refuser pourrait les offenser. Pendant notre séjour, nous aurons l’occasion de goûter régulièrement ce lait. Sachez que le goût varie, qu’il peut être plus ou moins fort, coloré…, un peu pétillant parfois... et qu’avec le temps, notre palais peut s’y habituer.

Boulettes de fromage qui sèchent

Toit de yourte en laine de mouton

"le" koumis





La montée de l’après-midi sera longue, mais il faut bien atteindre les 3000 mètres de notre bivouac.



En raison du courant assez fort, les cavaliers nous font traverser le dernier torrent à cheval.




Nous arrivons à temps juste avant l’orage. Sous les rafales de vent, la tente repas s’écroule sur Michèle et Rachel.

Le matin suivant, nous nous levons avec un beau soleil. L’objectif du jour est le col à 3400 mètres. La montée est progressive avec plusieurs traversées de torrents.




Enfin le col avec un beau névé !

En sandales, dans la neige !

La joëlette en mode relax

Nous pique-niquons en contrebas.
Notre départ est précipité à cause de la pluie.
Au hasard d’une yourte, nous apprenons que la France a battu la Belgique et est donc qualifiée en finale de la coupe du monde de football.
On nous offre pain, beurre et koumis.



Nous affrontons ensuite un orage de grêle. La descente se fera en sandales pour pouvoir traverser les petits torrents. Le paysage a changé. Nous sommes passés dans la vallée de Kolmo.

La pluie et l’orage n’entameront pas notre envie de chansons autour d’un feu de camps. Les occupants de la yourte voisine nous ont rejoints, attirés par ces randonneurs particuliers et partageront avec nous quelques chants.

Le temps est toujours mitigé lorsque nous partons vers le lac Sary Kol (lac jaune, il y en a plusieurs en Kirghizie).







Nous commençons à descendre des gorges. D’un promontoire, nous pouvons voir toute la vallée.

Nous continuons à traverser plusieurs torrents.



Nous pique-niquons près d’habitations où la tradition du koumis ne fera pas défaut.



C’est vraiment trop dur !

Nous redescendrons la vallée pour rejoindre notre bivouac à 2300 mètres.


Ce 14 juillet, nous commençons par une petite descente avec 2 torrents avant une énorme montée, du vrai pentu.

Romain s’essaie à la joëlette
Nous croisons un berger avec une moto top moumoute qui nous offre une bouteille de crème. Montée dans une ambiance de ravines. Nous sommes accueillis par une famille qui nous offre l’abri dans sa maison.

Grâce à Nyias, nous parvenons à échanger sur nos modes de vie respectifs Cette famille de 5 enfants vit à la montagne de mai à septembre. Ils gardent les troupeaux de chevaux, brebis et vaches de plusieurs familles. Deux de leurs enfants font des études à Bichkek, la capitale. Ils nous offrent le traditionnel koumis et du beurre « travaillé ». Ils sont fiers de vivre proches de la nature. Ils aiment offrir l’hospitalité aux étrangers qui passent et nous attendent l’année prochaine.

Antoine avec sa guitare nous entraîne à chanter.

Poliment, notre hôte nous explique que la musique n’est pas permise chez les musulmans, mais exceptionnellement, il nous permet de continuer pour faire plaisir à leur petite fille.

Après cette rencontre forte, nous repassons le col et retrouvons la vallée Kolmo. Belle vue sur le lac Tchang Tash Kol.

Pour atteindre notre bivouac, nous devons encore franchir un ruisseau dans un environnement marécageux. Édouard a bien failli y laisser une de ses chaussures. Bivouac humide à 3000 mètres.

Comme il se doit, le lendemain nous montons au col Kolmo à 3400 mètres. Nous traversons ensuite un plateau humide et marécageux.
La descente sera agrémentée de nombreux gués à traverser.


Nos estomacs commencent à souffrir de la consommation de Koumis.

Ce matin, nous traversons la vallée East Sook. Nous apprenons par des bergers que la France est championne du monde de football 4 à 2, mais nous n’arrivons pas à croiser nos sources… Encore quelques gués.

Nos 5 cavaliers et les chevaux nous quittent.

Nos cavaliers et cuisinières


Nous retrouvons les minibus qui vont nous transférer à Kyzart.
La première partie de notre trek s’achève.

Un 4X4 local va remplacer nos cavaliers.

La nuit est calme et douce. Les corps et les esprits sont reposés et on repart plein d’énergie pour notre sommet des 30 ans, le Bay Monok à 3200 mètres.
Nous entamons notre montée par un long faux plat puis la pente prend des degrés avant de devenir complètement abrupte.

Avant le sommet, nous retrouvons notre équipe locale qui a installé notre futur bivouac. Pause graines avant d’attaquer une pente abrupte qui nous mènera jusqu’au sommet. Fabien, depuis notre départ du matin marche au bras de Sandrine. Il fonctionne au moral.

Les joëlettes ont besoin d’une double corde avec 5 tracteurs à l’avant. Romain finit également l’ascension à pied.

La vision d’en haut est panoramique. Montagnes aux formes arrondies, couleurs vertes. Au loin, la neige sur des montagnes plus angulaires. Le paysage est à la hauteur des efforts fournis, lieu rêvé pour notre pique-nique.


La sieste pour réparer les corps fatigués est trop vite interrompue par un orage. Nous redescendons rapidement sous la pluie et la grêle à notre campement. La météo a été tellement changeante ce jour que nous avons l’impression d’avoir vécu les 4 saisons avec le soleil, la pluie, la grêle et le vent. Nous finissons la journée dans la brume.

Il n’y a rien d’autre à faire que se reposer...

Le matin suivant, à notre grand étonnement, la brume a fait place à un ciel bleu.

Nous descendons pour une déambulation au dessus des gorges de Kogay.









Après la traversée sportive d’un large torrent, nous pique-niquons sur l’îlot formé par ses 2 bras.


Longue sieste au soleil, bain et construction de moulins par l’équipe franco-kirghize d’ingénieurs Ponts et Chaussées.

Nous prenons la piste en direction de notre bivouac. Nous ne voyons plus de yourtes, mais des maisons et des clôtures. Nous sommes effectivement dans une vallée plus touristique. Nous campons près d’un autre groupe.

Intermède musical

Le temps clément nous laisse espérer une nuit à la belle étoile. Les couchages s’alignent au sol. Puis nous partons manger.

En fin de repas, une surprise attend Hervé pour son anniversaire : du champagne russe qui nous fait penser vaguement à de la Clairette.

On nous convie ensuite dehors pour une autre surprise : un feu d’artifice.

Enfin, cerise sur le gâteau, Hervé, Fabien et Romain se voient offrir un kapak, le traditionnel chapeau kirghize.

Quant à Rachel et Michèle, elles seront gratifiées d’un foulard. Puis, nous partons confiants pour une nuit à la belle étoile… Et nous aurons raison, puisque nous nous réveillerons avec le soleil.

Ce jour, le col Tuz Ashuu à 3300 mètres est annoncé. La montée est rude mais la récompense est au sommet : vue somptueuse sur le lac Song Kol.

Nous sommes accueillis par un troupeau de chevaux.

Pique-nique et sieste de rigueur. Nous sommes intrigués par un 4X4 immatriculé dans le 92 qui remonte du lac. Nous faisons alors connaissance avec Renaud François, aventurier en voiture, et sa compagne. Renaud nous explique qu’il a écrit un livre « Dans les pas du fils » où il raconte sa traversée à cheval du Kirghizistan pendant 3 mois avec son fils.
https://www.editionskero.com/ouvrage/dans-les-pas-du-fils
Nous nous baladons autour du lac et installons notre bivouac, à l’écart du camping de yourtes où nous étions pressentis pour dormir. Baignade, flânerie.

En cuisine

Nouvelle nuit à la belle étoile.

La journée à venir sera tranquille. Petite balade au dessus du lac. Photo spéciale 30 ans, le plus dur étant de prendre la photo !

Repas au bivouac et pliage des joëlettes… Ça sent la fin de séjour…

Dernier petit déjeuner en bivouac

Le lendemain, transfert à Bichkek via Kochkor. Ultimes regards à travers les vitres de nos véhicules vers le lac et les montagnes qui nous ont tant enchantés. Nous prenons une piste puis nous retrouvons le bitume.

Nous faisons étape à Kochkor pour acheter quelques souvenirs dans un bazar puis déjeuner chez l’habitant.



Encore quelques heures de route sous la chaleur pour rejoindre Bichkek. Visite du marché de Osh et emplettes pour notre repas du soir et gourmandises pour certains.





Nous arrivons enfin à la Guest House où Olga et Nadejka nous accueillent.
Après notre repas, accompagné de bonnes bières (ça nous a vraiment manqué !), certains décident de faire un tour en ville, quand d’autres préfèrent savourer une dernière bière avant d’aller se coucher.

Dernier jour et départ pour l’aéroport.

Good bye Lenin !

Nous quittons Nyias et Mathieu. Les heures de vol vont nous permettre de rompre progressivement avec l’ambiance kirghize et ce séjour loin de nos repères. On se promet de se revoir à l’Assemblée Générale, d’échanger nos photos… On veut tout faire pour qu’il reste quelque chose de ces 15 jours. Écrire et partager cet article va y contribuer…

Casting

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Vanoise, Petit Mont Blanc du 04 au 11 août 2018

Séjour Vanoise ou ... une semaine propice à la cohésion
Nous sommes le 4 août. Veille de la fête au village de Champagny en Vanoise. Mais jour de fête au camping Le Canada de cette même commune : c’est le début du séjour Vanoise, et il augure d’une bien belle semaine ...

Certains se connaissent, d’autres non. Voici déjà un pèle mêle de prénoms : Kat, Olivier, Christine, David, Amélie, Salvatore, Laurène, Mickaël, Laetitia, Clément, Elodie, Nathan, Karine, Matthieu, Nathalie, Octave, Christine, Charlot, Edith, Antoine, Dominique, et Cyril.

On débute par le commencement : l’apéro. Ya des incontournables. Puis le repas, mais après la corvée d’patates. Matthieu nous présente ensuite le séjour, le programme, les festivités, et ses craintes. Bref, lui, c’est l’Accompagnateur en Montagne, quoi !

Nuit tranquille, un poil arrosée. Nous nous armons de courage de grand matin pour l’objectif de la matinée : la visite de Glacialis, l’unique musée des Alpes sur le thème des ... glaciers, vous l’aurez compris ! C’est parti. Pour 10 mn de joëlettes, histoire de mettre les nouveaux dans le bain progressivement.

Les maquettes en relief aident Isabelle à se repérer. Elle trouve également la poule de Savoie, et c’est pas rien.

Après le cours théorique, vient la mise en application : encore 1h de route puis c’est le repas. Et le séjour peut commencer. Sur le thème du "Qui échappera à l’orage ? ".
Sur le chemin du refuge, nous apercevons les différents éléments liés aux glaciers : les rochers rabotés, le fond de vallée en U, les sommets arrondis, les moraines ... Quoi de mieux pour fixer la mémoire des termes techniques ?
Comment on dit, déjà, quand un glacier se déforme sous son poids mais ne reprend pas sa place ensuite ?



Charlot est fatigué : une partie du bat est semée, pour qu’il puisse parvenir au refuge. Nous partions pour 3 jours, avec 21 personnes. C’est lourd.

Pour s’échapper du parc, il va déjà mieux. Tant pis pour lui, il sera attaché.
Nous mangeons à l’étroit, mais au chaud. Et au sec : dehors, l’orage est là.

Le lendemain, autre refuge. Nous observons au passage le lac asséché des Glières, qui s’est vidé il y a 200 ans cette année.
Puis mangeons au bord d’un lac, pas asséché celui-ci. Riri et Fifi en profitent ... 15 ans pour Octave, 16 pour Nathan, ils ont l’énergie de la jeunesse, ces p’tits !




Ils trouvent même le moyen d’initier Loulou, 18 ans, au ski-chaussure. Pas simple à pratiquer, mais très rigolo à observer ! Même Charlot en est ravi.


Encore une fois, nous battons l’orage de vitesse. Et Charlot est ragaillardi par l’arrivée de 3 copains. Au point qu’il faut, là encore, l’attacher ...

La fin de la boucle nous ramène au Canada. On en voit du pays hein ? Les sentiers sont plus étroits, les p’tits nouveaux découvrent le côté technique du pilotage. Elodie s’éclate dans ses passages. Elle est faite pour les séjours, c’est sûr ! Col de la Grassaz, hop, ça passe ! Certains manifestent, on se demande bien pourquoi …





La fin de la journée est moins réjouissante : le marabout s’est effondré sous le poids de l’eau. Les p’tits, plein d’enthousiasme, tentent de réparer tout ça, en vain.
Qu’à cela ne tienne : l’ossature servira de fil à linge !

3 jours - 3 jours. C’est la structure de ce séjour Vanoise 2018.
Au milieu ? Un transfert. Nous traversons Courchevel. Sa démesure, son béton, ses travaux qui mangent la montagne. Rude, le contraste !

Mais vite, nous nous élevons. Trop vite ? Il fait chaud, il fait lourd. La piste à jeep se déroule, dans toute sa longueur. Les souffles sont courts, le verbe rare.
Ce coup-ci, nous apprécions de perdre la course : la pluie rafraîchit et rince tout ce sel.
Un van garé sur le côté. Une chapelle. Une ferme. Une grosse côte. Un lac. Un refuge impeccable, fermé car son gardien est décédé il y a 3 ans dans une avalanche. Dommage. On monte encore. La pente s’accentue et le sentier devient monotrace. C’est rude. La pluie cesse pour que nous puissions apprécier une pente encore plus raide, plus technique, avec 2 joëlettes plantées dedans :-)

Les âmes vaillantes montent à la rescousse, pendant que les cuites béquillent.
Il faudra monter en deux temps. Isabelle est au bras d’Edith, remplisseuse d’estomacs, loin dans le fond. Quant à Charlot ... Nulle trace. De Cyril non plus, d’ailleurs.

Au col, il faut encore descendre, en restant concentrés. Puis un dernier coup de c. ... et on y est enfin. Les gardiens nous accueillent, un peu sur la réserve : nous les impressionnons a priori.

Pas de Charlot. Tout en récupérant, on se dit qu’il faudrait peut-être aller voir. Nathan, le chamoitagnard, est allé jeter un œil.

Finalement, le clan des 7 part à sa recherche. 6 gars pour porter éventuellement le bestiau, une femme pour les céréales qui font du bien.

Vous vous souvenez du van, au début de la montée qui tue ? Je vous fais un dessin ?
Mortelle, cette seconde montée. Mais il fait moins chaud, et moins nuageux : on en profite quand même pour admirer le paysage.

Le groupe est soudé : le repas est tout de même prêt relativement tôt et l’huile est dans les rouages. La fatigue est là, certes, mais chacun met son mouchoir dessus et plaque un sourire, esquisse une blague, aide son voisin. C’est bien, cette sérénité. C’est ce qu’on recherche, finalement, quand on s’inscrit sur un séjour, non ?


Comme si tout était organisé, le lendemain sera un jour off : 1h30 de joëlette à peine, précédée d’une petite séance de yoga pour déverrouiller les épaules et hop, la pluie s’invite. Pas grave, il est prévu de dormir dans le même refuge le soir. On s’inscrit à divers ateliers : sieste, repos, lecture, jeux de cartes (les perdants gagnent la vaisselle), massages (cours puis pratique, royal ! ) ... la journée aurait pu être longue, mais pas là. Pas avec ce groupe. On en regretterait presque l’arrivée du soir.


Ce qui est fou, c’est qu’on est déjà vendredi, le lendemain. Comment est-ce possible ? Amélie amène une hypothèse : "Ce n’est pas une question de relief si tout semple tout à coup bien plat... Que de belles rencontres, de moments forts, de partage, de rires, (euh de bières et autres breuvages du randonneur convivial aussi !), de beauté, de beauté évidente qui éclaire la Vie". C’est l’effet que ça nous fait, quand nous retrouvons notre chez nous. Le blues post-séjour. Car jeudi soir, nous étions quasi tous conscients que cette semaine était d’ores et déjà au top.

Mais vendredi, c’était aussi ... Jour de sommet ! Et quel sommet ! Le Petit Mont Blanc. Rien que ça.

On retrouve les pistes à jeep, bien sûr, ne changeons pas une technique qui gagne. A la ferme (celle entre la chapelle et la côte qui tue, vous vous souvenez ? ), nous bifurquons vers le défi. Il est là-haut. Il est blanc. De gypse et de nuages. Il va et vient. Mais il est là.

Nous montons groupés. Parce que c’est important. C’est LE sommet. Un dernier col avant l’ascension finale. On change prudemment les équipes, les pilotes : il faut être concentré pour ces lacets, c’est maintenant qu’il faut savoir laisser la main.
Certains posent leurs sacs, d’autres leurs cerveaux. Il faut monter, il FAUT faire le sommet.
Charlot nous attend, puisque c’est un aller-retour. Edith retourne au camion. Elle fera le transfert et les courses pour le repas du soir. Le gaz, par exemple, ça peut être utile non ?

Et c’est parti. Les jambes sont lourdes. Les techniques testées. Rentrer dans les brancards, tourner, parler, souffler, s’écouter. Rattraper, parader (de "faire la parade", hein, on ne défile pas ! ), se laisser aider.

Et puis d’un coup, alors qu’on a encore la tête dans les brancards, on y est ! 1 puis 2 puis 3 et 4 joëlettes. Salvatore, Elodie, Nathalie, Karine. On est tous autour de vous. On est tous avec vous. On est tous ENSEMBLE. Qui d’entre nous, les valides, aurait fait ce sommet, s’il n’y avait pas eu les joëlettes ? Pas moi en tous cas. Et l’émotion, comme rarement, me prend à la gorge. C’est beau ce que nous avons fait. Ce coup-ci, les observateurs ont raison. Ce coup-ci, tout le monde est allé chercher au fond de soi pour réussir. Ensemble. Et ça, ça se vit. Pleinement. Ça se savoure. Bon OK, ça permet aussi de récupérer !




Puis il faut descendre. Encore cette course à l’orage. Il commence à faire faim, en plus. La pratique technique est vite avalée. Nous sommes maintenant aguerris. Et Matthieu nous a prévenus : devant nous, 1000m de D-. C’est pas rien. Ça casse les jambes. Ça use la concentration. Surtout en fin de semaine.

Nous sommes prêts. Nous ne plaisantons pas. Nous restons concentrés, attentifs. Les parades sont là. Les pilotes qui se savent frais et dispo (bon, autant qu’on peut l’être hein !) sont aux manettes. Et en effet, ça roule.

Mais ...

C’est sans compter la météo ... Il a beaucoup plu. Beaucoup. Le terrain est fragile.
Un pied sous le talus, la terre qui cède ...

La suite en images ...







Laurène termine avec un genou en vrac, ligaments croisés. Elle a tout de même vanté HCE dans l’hélicoptère puis à l’hôpital. Et peut-être recruté un médecin pour l’an prochain.
Pour nous remettre du baume au coeur et nous changer les idées, la Patrouille de France se dévoue. Des lignes, blanches, bleues,rouges, certes, mais aussi :

Nous la retrouvons vendredi soir. Nous avions aussi retrouvé Edith. Avec une roue crevée. Chacun ses galères. Pas de courses. Pas de gaz. Des pizzas, donc.

Le tour de table, déplacé à samedi matin, est chargé en émotions : parce que ce séjour s’annonçait déjà exceptionnel. Et parce qu’il s’est confirmé, au cours de l’accident : - une blessée qui sourit et qui plaisante alors qu’elle s’est auparavant évanouie de douleur et qu’elle estimait la note de celle-ci à ... 8/10 ...
- un petit jeune, 16 ans, Nathan, qui gère de main de maître l’urgence : habiller, réchauffer, sortir une couverture de survie,
- deux autres petits jeunes, Octave et Clément, qui ne comptent pas leurs efforts, ni leurs sourires, un vrai bonheur,
- une cohésion évidente quand on sait que chacun a agi dans le calme, a pris les bonnes décisions et a su patienter,
- des passagers impressionnés mais tournés vers les pilotes, s’inquiétant pour eux,
- un âne patient grâce à sa meneuse,
- un AEM, Matthieu, qui sait donner des consignes simples, claires, efficaces. Joyeux et impliqué, passionné de glaciers et sachant le partager, pro et pétri d’humanité.
- une intendante présente, qui a su nous régaler, toute en discrétion et en efficacité,
- des petits hommes en bleus venus enlever notre Laurène, tout en professionnalisme (et en hélicoptère)

Alors oui, ça se finit mal, difficile de dire autre chose. Mais cet accident, c’est aussi un groupe qui se soude durablement. C’est aussi se souvenir qu’il y a des gens solides dans ce monde, des gens sains. Et sans cet accident, l’aurions-nous vu à ce point ?

Tous, nous souhaitons que Laurène se rétablisse du mieux possible. Elle vise un séjour l’an prochain, et c’est tout ce qu’on lui souhaite dites donc !

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Sancy-Mont Dore - 21 au 28 juillet 2018

Samedi

A 50 km au sud de Clermont-Ferrand, rendez vous au camping la Gravière, à Besse et Ste Anastaise, un peu au frais à 960 m d’altitude,le groupe se retrouve petit à petit autour d’Aurélien qui va encadrer la troupe, et de Lydie, qui va la nourrir…
Nos amis passagers, Bruno de Bretagne, Jérôme de Beauvais, Émilie de Joué les Tours, Laurence l’otarie bretonne comme elle se surnomme malicieusement... Et aussi Dominique, randonneuse expérimentée que ses yeux trahissent un peu….
Et puis tous les accompagnants dont certains se connaissent déjà, Lætitia, Anne, Claire, Audrey, Héloïse, Juliette, Isabelle, et chez les hommes, Vincent, Philippe, Fadi, Stéphane, Marc, et le binôme de petits reporters facétieux, Paul et François qui se proposent d’immortaliser nos exploits à venir.



Montage du marabout et des tentes sous l’œil de Mainon /Mai-oui tout à fait à l’aise sans la ferrure de ses antérieurs, et qui se montrera costaud, espiègle, craintif et affectueux, avec son caractère de mulet à peu près assagi par l’expérience… !


Dimanche

Départ pour un tour de chauffe au dessus du village de Besse, en direction des estives vers les remontées mécaniques de la station de Super-Besse, pour former et évaluer les effectifs dans les sentiers pentus, empierrés et racineux qui vont être notre terrain d’évolution pour les six prochains jours.

Car l’Auvergne, avec la rondeur des Puys, cache cependant de redoutables chemins « casse-pattes » qu’Aurélien va nous faire gravir et découvrir en plein vent ou sous couvert des chênes, hêtres et sapins.
La journée se termine par la traversée de Besse, dans sa foire aux Vins et fromages, avec bien sûr des haltes et dégustations en tous genres, les joëlettes bouchonnent un peu dans les rues odorantes et musicales, avec de belles maisons historiques et séculaires de Pierres Noires.

Lundi

On plie et lève le camp pour se rendre au lac Pavin, (alt 1197 m ) en repassant par Besse où a lieu le marché hebdomadaire, avec encore quelques « arrêts aux stands »... Mais il faut avancer à travers prés et pistes de transhumance (balisées pour les circuits hivernaux de raquettes ou ski de fond), nous suivons par endroit le GR 30…

La descente vers le lac Pavin par un sentier touristique encombré est un peu acrobatique, et la remontée, après en avoir fait le tour du plan d’eau le sera encore plus …
Pause déjeuner au bord du lac, puis conférence technique et historique d’Aurélien sur les particularités volcaniques du site, attention la migraine…et sous la canicule en période digestive…

C’est un « maar » phréato-magmatique, de 600 m de diamètre et 90 m de profondeur, dont les eaux et la biochimie sont particulières, ce « lac méromictique » est en repos mais pourrait se réveiller…
Et après la légende terrifiante de la chaise du diable, nous quittons les lieux par une ascension non moins terrible le long d’une cascade abrupte, au dessus de laquelle on rejoint enfin une piste carrossable où le croisement de gros tracteurs et leurs énormes remorques de rouleaux de foin causèrent quelques frayeurs à nos passagers en joëlettes….

La vaillante troupe a su franchir les obstacles, échelles sur les barbelés, chicanes de clôtures électriques, tourbières spongieuses avec passerelles surélevées sur plusieurs dizaines de mètres, et même, blasée par les paysages lunaires, ne pas s’étonner d’un module stationné en plein champ, du coté du Puy de Montchal (alt 1411 m) .

Puis c’est la descente vers le bivouac, au bord d’un ruisseau en lisière de forêt à proximité de la ferme des Ribages, production de miel et fromages.

Ce fut l’occasion de se détendre, reposer, laver, préparer le repas pendant le traditionnel apéritif, avec un beau temps chaud qui va nous accompagner encore quelques jours…malgré des nuages parfois menaçants.

Mardi

Démarrage de bonne heure, en direction du sommet convoité, mais il y a de belles grimpettes à flan de colline, et nous cheminons sur le sentier sans ombre, dans l’estive pentue, contournant des pics émergents, traces des cheminées de lave, obélisques déchiquetés….
Le chemin devient encombré de touristes, nous sommes à la jonction du GR 30 et du GR 4, et à proximité de l’arrivée du téléphérique du Puy de Sancy dont l’accès est proche…
Arrivés au col, il y a foule… et la piste zigzagante en escaliers menant à la plate forme étroite du sommet ne permet pas, dans ces conditions, d ‘y accéder avec joëlettes et mulet… Un rapide referendum nous fait choisir le Puy Ferrand ( alt 1854 m au lieu des 1885 m du Sancy…) pour aller faire notre sommet…. c’est juste à coté… tourner à droite et pas à gauche… on aura ce sommet en fond d’image.

Après une dernière rude ascension du sentier balisé de cordelettes, où Mainon fait quelques écarts intempestifs, on arrive sur une surface plus large et accueillante… La photo témoin de l’exploit, avec la banderole rituelle, est joyeusement réalisée parmi d’autres sages randonneurs avant le pique-nique bien mérité…


Somptueux spectacle que la chaîne des Puys, beau temps clair et chaud, et l’on devine notre chemin de retour par le vallon de Chaudefour… Parmi les chaumes, genêts et fleurs de bruyères, nous allons cheminer jusqu’à l’orée de la hêtraie où la descente sévère commence…
Il nous faut franchir, par un chemin peu fréquenté, des passerelles étroites établies sur les passages humides de torrents encaissés...


Façon « Indiana Jones » avec roues et sabots…. avec prudence et succès dans les lacets en sous bois, nous arrivons à la maison forestière à proximité de laquelle nous allons bivouaquer deux nuits…

Lydie pense à tout, même aux anniversaires d’Isabelle et Anne !!

Mainon nous aura gratifié de quelques solo-express en « hors piste » et descente avec ses sacoches, on avait déjà eu le matin un échantillon de ses incartades causées par le vrombissement subit d’un hélico de secouristes, mais à chaque fois il est sagement revenu dans le bon et étroit chemin… À la grande satisfaction de Lætitia et Héloïse… !


On aura monté 700 m et descendu 800 m… !

Mercredi

Après une nuit tranquille, sans menace humide, la journée est annoncée douce par Aurélien qui prévoit une boucle dans la Réserve Naturelle par un sentier « technico-ludique »…
Çà commence par une ascension relax, par un chemin large herbeux vers un ancien site de ski de fond jusqu’ à une estive ensoleillée, ponctuée de bosquets isolés, sous lesquels nous allons déjeuner.

Repas agrémenté de rafraîchissements externes au pistolet à eau que certaines ont acquis pour le bien et la distraction de tous. ! Au motif pervers que c’est plus amusant de se mouiller ainsi plutôt que de transpirer à porter des cailloux subrepticement et clandestinement glissés dans certains sacs à dos…
C’était la rubrique « animation-action-réaction » gérée par des ados/adultes festifs et décontractés… ! Ambiance et contagion garantie, efficace sous la canicule…
La descente allait nous calmer, par le sentier de Liadouze avec des passages acrobatiques sur des dalles glissantes, raides, des troncs à franchir, des escaliers de roches et racines dans des pentes à 45 °, exigeant un regroupement des équipes et un commandement synchronisé et énergique Merci Vincent pour la gestion de ces passages scabreux où la confiance des passagers ne s’est jamais démentie… Quelques randonneurs externes étaient ébahis, anxieux, puis admiratifs... !

On est passé au pied de la dent de la Rancune (96 m de verticale) de l’aiguille du Moine, et de la Crête de Coq, pics basaltiques et hauts lieux d’escalade.

Juste avant le retour à la maison de la Réserve et au bivouac, petit détour par la source Sainte-Anne et son eau ferrugineuse, sodique et carbonatée, chaude et au goût amer, colorant le ruisseau de teintes rouilles et ocres caractéristiques.

Jeudi

Matinée tranquille de transfert par la route jusqu’au col et lac de Guéry, (alt 1244 m) où un bain de presque tout le groupe a rafraîchi les organismes malmenés, et permis à Jérôme , Émilie et Laurence une immersion totale en toute sécurité, et avec un plaisir visible…

Dans l’après midi, ascension tranquille, mais musclée vers le buron de la Montille
dans les estives et les zones humides, avec passage désormais banal des barrières électriques et échelles de franchissement de clôture, avant un final assez raide entre chênes et barbelés, en suivant le GR 30, et avec la station Mont Dore en contrebas.

Installation dans le bâtiment daté de 1850, inchangé, rustique et sécurisant, dont Aurélien nous a ouvert l’accès réservé aux amis… !
Cette ancienne ferme d’été accueillait hommes (3 à 4 personnes) et bêtes de mai à octobre, pour le pâturages de troupeaux et transformation de lait en fromages (St Nectaire). L’eau est dans un vallon à proximité, et le troupeau de génisses, Salers et Aubrac, va cohabiter avec le mulet en liberté bien appréciée... mais surveillée... Un service bois et eau est vite organisé avant le dîner festif prévu par Lydie (truffade et bananes flambées).
Et avant le coucher sous les étoiles, pas trop humide ni venté , notre AEM heureux et polyvalent (il nous fait déguster sa bière… !) anime un quizz sur les lieux, l’association, le séjour… Grand moment convivial de grâce et de plénitude loin des miasmes et de la foule…

Vendredi

On quitte ce paradis provisoire dans une longue descente en sous-bois en direction du camping de l’Esquiladou, près de la station du Mont Dore, avec un passage par les spectaculaires cascades de Quereuilh et Rossignolet, havre de calme et de sérénité, c’est une promenade familiale locale…

On y fera notre dernier pique nique, toujours festif, enjoué, dans les fous rires et les aspersions réciproques… il fait (encore) beau et chaud…
Arrivée au camping où un large espace nous est dédié, les sanitaires sont bien adaptés, la piscine accessible et bienvenue, Mainon a son enclos, le camion a des problèmes de santé (fuite suspecte) qui inquiète un peu la hiérarchie car il doit aller sur le séjour Plomb du Cantal dès demain… Le temps se couvre et une pluie diluvienne nous « rince » à peine le marabout monté, l’apéro abrégé sera bien arrosé…
Mais la pluie cesse et le dîner se fera en extérieur sans encombres, tout comme le tour de table final, concentré d’émotion et de rires…

Merci Aurélien de transmettre ainsi ton attachement à ta région, merci Lydie de tes bonnes recettes et de ton efficacité, à la marche et aux casseroles...
L ‘ Auvergne c ‘est de la « vraie montagne » 30 heures de marche , 2200 m de dénivelées, parfois raides, parfois tranquilles mais continues…. Sous une chaleur sans ombres, et des panoramas infinis…

Samedi

Toujours un peu émouvants, les départs se font avec le plaisir d’avoir passé une bonne semaine, et de garder des souvenirs communs dans cet effort collectif, consenti et constructif .
Aurélien part tôt et vite au garage à Clermont-Ferrand, les nouvelles ne seront pas trop bonnes… Les Bretons prennent la route avec patience, les Parisiens aussi, Vincent part courageusement vers Montbrison… en vélo sous la pluie, d’autres rejoignent la vallée de la Loire, la vallée du Rhône… Lydie ferme le camp…
Voici la vidéo de Stéphane, as de la go-pro déjantée...

N’ oubliez pas l’assemblée générale des 30 ans fin novembre !….,

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