Couleurs du Lubéron du 14 au 21 avril 2018

Qui a dit "en avril ne te découvre pas d’un fil" ? Cette belle semaine de randonnée partagée, dans des paysages hauts en couleurs va démontrer qu’il peut faire très beau au mois d’avril.
En route pour le premier des trente sommets de HCE 2018 !

Jour 1
Tous les participants arrivent peu à peu au camping « Le Colorado » tout près de Rustrel.
La troupe s’organise aussitôt : montage du marabout pour les uns, cuisine pour les autres, on en profite pour faire connaissance ou se retrouver. Et après un bon dîner préparé par notre intendante Nadia, chacun se présente en quelques mots, et bien-sûr, à la fin de la soirée, tout le monde a mémorisé tous les prénoms !



Les 2 Didier, David, Vincent, Edith, Michèle, Véronique, Sandrine, Cynthia, Thomas, Mathilde, Audrey et Timothée accompagneront Jean-Lou, Jocelyne, Nathalie, Christophe, Siméon et Béatrice. Jules nous rejoindra lundi matin. Nadia notre intendante nous prêtera main forte lorsqu’elle en aura la possibilité.

Jour 2
Lever à 7h pour un départ à 9h ! Une belle journée s’annonce, le soleil se lève mais il fait encore un peu frisquet pour le petit-déjeuner

Puis vient le moment de démonstration de la joëlette pour les « petits nouveaux ».

Et c’est enfin le départ : en route pour le Colorado Provençal, à quelques kilomètres du camping. Nous avançons gaiement sur la route et les chemins, nous traversons un ruisseau – plus on va vite, moins on se mouille ! - paraît-il…

et nous arrivons aux carrières d’ocres où nous déambulons avec plaisir. Ces endroits aux couleurs flamboyantes ont été façonnés par la main de l’homme lors de l’époque de l’exploitation des carrières d’ocres, mais ils ont aussi été modifiés par l’érosion.



Et nous prenons là notre première vraie photo souvenir !

Le déjeuner arrive à point nommé, à l’ombre d’un grand pin, puis nous continuons notre visite, enchantés par ce camaïeu d’ocres.





Certains choisissent de se mouiller les pieds dans la petite rivière Doa pour le retour au camping, d’autres se montrent plus frileux (ou raisonnables ?).
Les « petits nouveaux » ont fait leurs preuves durant cette première journée qui se termine en jeux de cartes, discussions, préparation du repas, et douches (car il n’y en aura pas d’autres durant la semaine…)

Jour 3
Lever entre 6h et 6h30 pour petit-déjeuner à 7h et départ à 9h !
Il y en a des choses à faire ! Petit-déjeuner, vaisselle, démontage du marabout, rangement des cantines et des sacs dans le camion, tout le monde est à l’œuvre.
Nous accueillons le benjamin de l’équipe, Jules, qui nous rejoint après avoir travaillé tout le week-end.
Cette fois, c’est le grand départ, nous ne reviendrons pas au Camping avant vendredi. Mais nous retrouverons le camion chaque soir, ce qui nous permet de ne pas être trop chargés dans la journée … quel confort !
Nous traversons à nouveau de magnifiques paysages ocrés. Les joëlettes roulent bien, le moral de la troupe est au beau fixe, tout comme le soleil qui nous accompagne.


Les pauses permettent de se ressourcer, se détendre, discuter, ou faire de l’exercice ! Chacun son truc !





Pause repas, toujours à l’ombre, car le soleil ne nous lâche pas !



Continuant notre chemin, nous découvrons sur une dalle calcaire des traces fossilisées d’animaux (dont un rhinocéros tridactyle) qui datent d’il y a environ 30 millions d’années.



Pour arriver au lieu de notre campement, la Chapelle Saint-Ferréol, nous traversons encore de beaux paysages, où la terre est … verte.


Dès l’arrivée à la chapelle, montage du campement, cuisine, visite de la chapelle et séance d’étirements organisée par celui qui sera notre coach durant le séjour : Vincent.





Jour 4
Nous sommes debout avant que le soleil se lève : une belle journée nous attend au-dessus des Gorges d’Oppedette.
Après une nouvelle photo souvenir devant la chapelle, le groupe se met en route.





Le chemin est TRES caillouteux, et les joëlettes ainsi que leurs passagers sont mis à rude épreuve, de même que les équipages ! Mais la vue est tellement belle que l’on oublie la chaleur, les cahots, les efforts et la soif.




C’est à Oppedette, joli petit village baigné de soleil, que nous déjeunons.




Durant la descente vers le Prieuré de Carluc, personne ne voit ce petit animal, sauf la photographe qui espère qu’il ne s’invitera pas dans les sacs de couchage, car cette nuit, c’est bivouac sous les étoiles !

Le lieu de campement est calme, apaisant, verdoyant et un ruisseau à l’eau bien fraîche nous accueille pour une bonne toilette revigorante.


Les bivouacs sont installés pour la nuit dans les ruines du Prieuré, la pierre a gardé la chaleur de la journée et le tapis de feuilles est un bon matelas.

Jour 5

Nous nous levons avant le soleil, l’habitude est prise !

Nous visitons les ruines du Prieuré avant de poursuivre notre chemin en direction du village de Cereste : pont romain, charmantes ruelles, joli clocher.





Le soleil est toujours de la partie, et la montée est rude vers notre prochain lieu de bivouac : l’aire de Mascas

Nous avons tellement bien avancé que nous avons gagné un après-midi de détente ! installation du bivouac, méditation, détente, jeux de cartes, discussions, sieste, tout le monde y trouve son compte ! La journée se termine par un bon repas : chili con carne au menu !






Jour 6 : à l’assaut du Mourre Nègre

Nous sommes debout à l’aube, car une dure journée nous attend : c’est aujourd’hui que nous devons atteindre le premier des trente sommets de HCE 2018. Pendant que les duvets prennent le soleil après une nuit humide (« il ne devrait pas y avoir de rosée », nous avait dit Didier), le petit déjeuner est pris avec entrain.


On le voit de loin ce sommet, et il paraît proche, mais pour l’atteindre, il faut longer une crête sommitale d’une dizaine de kilomètres, et cette crête est formée d’un bon nombre de petits monts !




Mais le groupe est plein de courage !




Après un déjeuner pour reprendre des forces, nous attaquons la dernière ligne droite






Et nous atteignons enfin le sommet !

La descente est longue jusqu’au dernier lieu de campement, nous sommes fatigués mais heureux.


Et pour terminer cette belle journée, Timothée fête son anniversaire dans la bonne humeur générale.

Jour 7

Il nous reste à retourner d’où nous sommes partis : c’est notre dernière journée de partages, de rires, d’efforts en traversant des beaux paysages et le joli village de Saignon et en rencontrant un arbre majestueux.







La dernière journée, le dernier dîner, le dernier bivouac, le dernier rangement du camion, les derniers au revoir…

Un séjour réussi avec une magnifique équipe où chacun a trouvé sa place.
Le premier des 30 sommets de la saison 2018 a été une belle réussite.
Merci à tous !

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Le Trait d’Union n°41 est paru

Le numéro 41 de notre journal "Le Trait d’Union" est paru.
Bonne lecture à tous...

Au sommaire de ce numéro :

- Éditorial
- Projet Madagascar 2019
- Témoignages d’étudiants de l’AS Lyon I
- Les joëlettes sur l’Itinérêve 2018
- Spécial 30 ans : la parole à ceux qui ont marqué l’association : Joël Claudel, Antoine Salvi, Patrice Oriol, Bruno Daudin et Rolande Matile
- Le B-A BA du CA
- Rencontres d’HCE avec la Fondation Michelin
- Adhérer ou faire un don en ligne
- Week-end festif et sportif les 19, 20 et 21 mai
- Les nouvelles joëlettes
- Renforts bienvenus !

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Djebel Saghro 2018. Quand la neige se ligue avec le désert de pierres !

Dimanche 28 janvier 2018 : « Au revoir Lionel ! »
Quel est ce préfet qui délivre un passeport pour une durée d’un an ? Comme quoi il ne suffit pas de se souvenir que l’on a refait son passeport récemment et que la durée normale est de 10 ans. Lionel nous quitte le coeur lourd au seuil de l’avion pour retourner en Ardèche avec son passeport valable 1 an.
Grace à R.T.L., Radio Télé Laurent, les 3 heures de vol passeront vite. Youssef et son équipe nous accueillent à Marrakech où nous embarquons dans les minibus pour rejoindre notre 1er campement de Tagdilt 1600M ;
Après une halte restauratrice en courant d’air, une crevaison du 4x4 et une piste cabossée, nous sommes heureux, au lieu des tentes, de trouver une maison pour la nuit. Après ces péripéties, c’est vers 3h du matin que nous nous endormirons.

Lundi 29 janvier : « Réveil en Laponie. »
Les plus anciens d’entre nous se souviennent que Pascal Danel l’avait prédit et chanté dans ce tube de 1966, « Les neiges du Dje-e-bel Saghro », sur des paroles de Michel Delancray et des arrangements de Laurent Voulzy :
Il n’ira pas beaucoup plus loin ; la nuit viendra bientôt.
Il voit là-bas dans le lointain les neiges du Dje-e-bel Saghro

Elles te feront un blanc manteau où tu pourras dormir
Elles te feront un blanc manteau où tu pourras dormir, dormir, dormir
https://www.youtube.com/watch?v=Mf1vBzl6ei4

C’est en effet un spectacle Lapon qui nous trouve au réveil rendant impossible le passage du col. Après la conférence des guides, Olivier nous annonce le changement de programme. Les cars seront rappelés pour contourner la montagne et faire une partie du circuit à l’envers avant de retomber sur nos rails. En attendant, petite sortie tranquille à la découverte du village voisin, guidés par Mohamed, étudiant en littérature et en vacances dans sa famille.




Mardi 30 janvier : « Retour en terre déneigée ».
Après le départ prématuré de Lionel, c’est au tour des mules de nous fausser compagnie, évadées de leur enclos à l’abri du froid. Pendant que nous nous installons dans les bus, elles auront été vite retrouvées. Nous arrivons au gite de Tifrit à l’allure de ryad avec sa cour intérieure garnie d’orangers aux fruits délicieux. Après une sortie de 2 heures à travers les amandiers en fleurs, nous nous préparons à un tagine succulent suivi d’une nuit bercée par les musiciens d’un groupe voisin de 2 randonneurs français. Surprise pour moi de croiser dans ce groupe l’un de mes voisins de Haute Savoie.



Mercredi 31 janvier : « Grande traversée. »
Des chats chahuteurs et miauleurs vers 4 heures ont coupé notre nuit avant d’être chassés à coups de boules de neige. Au petit déjeuner, les confitures françaises d’oranges amères de tante Monique et de figues de la Creuzette se joignent à celles d’ipomée ou d’abricots berbères. Mohamed, muletier, quitte ses randonneurs du Faucigny pour rejoindre son village : quelle chance, son chemin est aussi le nôtre et sa mule s’offre à alléger nos sacs en portant notre pique-nique. L’après-midi, décor surréaliste de nos joëlettes zigzagant entre d’énormes engins de chantier : HCE trace sa route. Délicieux beignets à la crème d’ipomée préparés par nos cuisiniers à l’arrivée au gite de Bab N’Ali, 1450m. Au choix : nuit en dortoir ou sous les magnifiques étoiles.





Jeudi 1er février : « Il était une fois dans l’Oued. »
5 au dortoir filles, 5 au dortoir garçons, 5 sous la tonnelle et 2 sous la pleine lune, le choix était large. Réveil givré en attendant le soleil du petit déjeuner. Départ tranquille vers Bab n’Ali (la porte d’Ali) pour grimper vers les paysages dentelés et sculptés par l’érosion. Le déjeuner dans l’oued nous offre baignade et petite lessive. La phrase du jour est pour Olivier : « qui mange de la harissa, échappe à la tourista » ! Celle de JP du même tonneau : « dans ce séjour gastronomique, elle échappe à la gastro Monique » ! ou de Matéo : « je suis au service, je veux qu’on ait 5 étoiles au restau Bab n’Ali-bert ».
Après une succession de mini cols, le bivouac est en vue et atteint à la course avec une arrivée au coude à coude des joëlettes de Pascale (Mehdi et JP) et de Thibaut (Olive et Nico). Nous sommes à Tagought, 1720m.






Vendredi 2 février : « Le soleil a rendez-vous avec la lune. »
... mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend !
Après une nuit traversée par la pleine lune, les rayons réchauffent notre petit déjeuner. Départ vers le col de Tagought, la vallée d’Erazoun pour finir à Tifdassine, 1300m. Matinée de chutelettes sans peur ni mal. Repas au bord de l’oued suivi d’une baignade-toilette masculine.
L’idée est lancée d’une chanson pour remercier l’équipe marocaine en fin de séjour. L’air nous est soufflé par Mehdi, fan de Joe Dassin et de ses Champs Elysées.





Samedi 3 février : « Méchoui pour le jour de repos. »
Journée de repos. On ne regarde pas la montre mais cela n’empêche pas une balade joëlette dans les jardins du bord de l’oued. La mule d’Ali nous ouvre le chemin et le pique-nique. La surprise d’un méchoui nous attend au retour. Le four est toujours là, construit au précédent séjour HCE de 2015, fissuré mais encore en vie. Youssef met sa religion sous le boisseau pour nous offrir du vin local. Comme chaque jour, les temps « morts » des soirées sont ouverts aux jeux de dés, le Killer ou de tarot Africain.





Dimanche 4 février : « Longue piste. »
La journée commence par une bonne nouvelle. Après une nuit de disparition, l’appareil photos de Thibaut est retrouvé par Jean-Michel à 50 m du camp. A 5 mn du départ, atelier mécanique, un caillou s’en étant pris au frein à disque de Thibaut.
Etape de transition sur une longue piste agrémentée d’une baignade-lessive et qui nous mène à Assaka, 1584m. Douche tiède pour Laurent derrière les tentes : un seau d’eau chaude puis un seau d’eau froide...
Orion, Cassiopée, ... Véronique nous partage ses savoirs astronomiques.






Lundi 5 février : « Gouttes gouttelettes de pluie ... »
Mon chapeau se mouille, Gouttes gouttelettes de pluie , Mes souliers aussi...
La pluie de la nuit n’a pas effrayé les dormeurs de belles étoiles.
Lever de soleil à 0°. Piste tranquille et vallonnée sur le grand plateau, parsemée d’arrivées d’airs froids. Petits nuages bravant le soleil pour nous verser leurs giboulées de neige. Château « médiéval" en terre et en ruine au lointain. L’arrivée trop tôt au bivouac nous permet de prolonger par une balade au village en passant par la mosquée et l’école.







Mardi 6 février : « Au milieu coule une rivière. »
Joyeux anniversaire Jean-Luc qui passe un cap et renforce son expérience en joëlette avec une montée à notre point culminant du séjour, le Tizi (col) Tagmout à 2100m. Après une nuit glaciale à -5° portée à -10° par le vent, les 6 dormeurs de la demi-lune se réveillent les yeux remplis d’étoiles. Le soleil de 8h permet un petit déjeuner debout et dehors avant la montée au col. La descente se fait dans la neige mais sans les raquettes. Prudence et dextérité pour éviter les plaques de glace, pas toujours évitées mais sans gravité. Déjeuner au bord de la rivière, c’est un bien grand mot, avec scorpions et caméléon.
Arrivée au camp « Sans Nom » vers 16h30 et à 1625m.




Mercredi 7 février : « Gla-gla ! »
Au réveil le jerrican micropuré et la poche à eau lave-mains sont garnis de glaçons. Le matin se parcourt en ondulations avec en toile de fond le manteau blanc du Haut Atlas. La pause de midi grise les nuages qui nous parsèment quelques flocons et sonnent le branle-bas de combat pour les siesteurs.
Ce soir les barbares gaulois ont viré les berbères de la tente cuisine pour préparer à la française un délicieux et enrichi hachis Parmentier. L’humeur est joyeuse autour des feux avant ce repas pris tous ensemble. Nous sommes à Ait Youl, 1350m.






Jeudi 8 février : « Demandez le programme ! »

Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Chantal ...
Et oui, le programme a encore changé. Les menaces du ciel nous amèneront, en 4x4 ou à pied à travers les jardins de banlieue, au village proche d’Azlag, chez Mohamed, qui nous accueille chaleureusement dans sa grande maison avec sa nombreuse famille de 15 enfants. L’éclaircie de l’après-midi permet une promenade autour du bourg avec sieste méditative au pied d’un magnifique et gigantesque ruine de terre percée par le soleil.
Dernier repas préparé par nos cuisiniers et l’occasion de les remercier en chantant :

« Au Djebel Saghro (bis),
Au soleil, sous la pluie, à midi, à minuit
Il y a tous c’que vous voulez, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
On s’promène en joëlettes avec mules et muletiers
Qui portent notre barda, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Les cuisiniers sont aux p’tits soins pour nous préparer des repas
Qui régalent tous les gourmands, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Woua LMehdi si tu n’viens pas y’a Matéo, client kleenex,
Qui va te piquer ton boulot, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
Une balade dans les jardins, au creux de l’oued sous les palmiers,
Pour finir avec un méchoui, au Djebel Saghro.

Au Djebel Saghro (bis),
A Youssef, à Mustapha, aux 2 Lahcen, Mehdi, Moha,
Ali Aziz un grand merci pour ce beau séjour !!!.






Vendredi 9 février : « C’est le souk ! »
Ça sent la fin. Le bus nous attend pour une dernière virée. Passera, passera pas ? Le col de Tizi Tichka risque d’être fortement enneigé. Mais aux dernières infos ça passe. Halte d’une heure à Ouarzazate pour visiter l’association Horizon qui oeuvre de son mieux au service des personnes à mobilité réduite. Un petit tour rapide au souk pour quelques emplettes gourmandes, vestimentaires ou de souvenirs suivi d’un pique-nique au milieu de nulle part. La hauteur de neige au col Tichka (2260m) est impressionnante et les chasses neiges n’ont rien à envier à ceux des Alpes.
La douche, le diner et la nuit au « Coq Hardi », à 40 km de Marrakech permettront de faire bonne figure à notre retour à Lyon.


Samedi 10 février : « Encore un pneu crevé ! »
Après un rapide petit déjeuner, départ à 5h30 pour l’aéroport. Le pneu crevé du 4x4 est vite réparé et nous arrivons à l’heure fixée, 6h30, à Marrakech Menara. Aux-revoir émus à nos amis marocains. Nous laissons les 4 fauteuils sur place pour l’association Horizon.
L’escale de 3 heures à Casablanca permet de faire un bilan collectif de ce séjour qui a ravi unanimement tous les participants.

En conclusion :
une belle aventure à consommer sans modération !


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Hautes Vosges du 22 au 29 juillet

Toi qui entres dans la majestueuse forêt Vosgienne et n’y vois que ces sapins grandioses, ces épicéas gigantesques, ces douglas imposants, parfois des bouleaux longs et fins, des aulnes touffus, toi qui pénètres dans ce sanctuaire et n’entends que le mugissement du vent dans les feuilles, son souffle faisant frissonner toutes les aiguilles que revêtent les conifères, toi qui humes l’envoûtante odeur de la résine, sache que tu n’es pas seul dans ces lieux mystiques. On entend par endroit des voix au loin, roulant au pas et au rythme du temps. Un devant qui voit, un au milieu qui fait le lien, un derrière qui suit, certains leur donne le nom de « Sotrés », d’autres vous assure que c’est une Joëlette !

Cette année 2017, les Sotrés se retrouvèrent le samedi 22 juillet au chalet du ski club d’Épinal, situé sur la route des crêtes (commune de Xonrupt Longemer) avec vue sur la belle forêt vosgienne (station de ski de la Bresse et refuge du Sotré) et le lac de Retournemer.


Les nuages s’invitent dans le conte, aussi imposants, certains diraient qu’ils nous tomberaient sur la tête ! Initiation à la Sotré-Joëlette par le col du Collet, col de la Schlucht, pique-nique dans la Réserve Naturelle des 3 Fours, au dessus de la Martinswand (rocher d’escalade) en suivant le GR 5. Nous avons une magnifique vue sur le Hohneck, la plaine d’Alsace et la forêt Noire (Allemagne) en toile de fond. Nous terminons par le col de Falimont.


Bien que le Sotré soit hardi de nature, la météo est joueuse et veut nous emmener en Alsace, suivons-là !

Épicurien quand tu nous tiens, nous dégustons le bon vin d’un chaleureux viticulteur.




Frédérique nous fait découvrir la randonnée dans les vignes jusqu’à Katzenthal en passant par Niedermorschwihr et enfin le village de Turckheim. Le soir, le bois craque sous le feu et réchauffe les corps de Sotrés encore la tête dans la beauté des villages alsaciens.




L’abondance d’une eau particulière vient chatouiller les narines averties des compagnons qui se dirigent au hameau du Haut du Tôt (Vosges). Nous randonnons sur le plateau et voilà ce que nous cherchions, la fameuse cascade de la Pissoire




Notre appétit est contenté par une des salades délicieuses concoctées par notre intendante Christiane au chalet du Haut des Charmes. Nous terminons notre journée randonnée par la visite de la saboterie de La Bresse, où le sabotier, aussi habile dans la manipulation de ses outils que dans ses blagues, trouve « ça beau » !


Une surprise nous attend le soir au refuge ! Heïdie et Jean-Louis, de véritables Sotrés venus tout spécialement pour nous faire découvrir l’ambiance des soirées des Hautes-Vosges, nous délivrent quelques secrets, mythes et légendes en musique. La Munstiflette (tartiflette au munster) nous rend fondant comme son fromage !



Le Sotré étant courageux ET téméraire, il a tout de même besoin d’un moment de légèreté, suspendu aux flots du lac de Gérardmer et de découvrir la ville aux airs de cité balnéaire.




Le soir, nous faisons crépiter le feu pour faire cuire quelques douceurs gustatives, sous l’œil bienveillant de Charlot.



Les légendes apprises la veille nous laissent à croire en l’énergie mystique de cette région. Nous ne contrarions donc pas la girouette qui nous montre la voie en direction du village d’Eguisheim (Alsace, élu plus beau village de France en 2013).

Les muscles affutés des Sotrés-joëlettes sont bien sollicités pour monter jusqu’aux 3 Châteaux d’Eguisheim, entre vignes et forêt
.






Sur le retour au village, nous rendons visite à une maternité de Cigogne, dont la réintroduction dans cette région a son programme officiel. On a bien mérité de vrais bretzels, offerts par Marie, tout en admirant Eguisheim.


Pour ce dernier jour où la forêt vosgienne sera massée par les roues délicates des Sotrés-joëlettes, nous la sentons se détendre en un point : le sommet du Hohneck (1363m). Nous pouvons également repérer de nombreuses bestioles à quatre pattes, beiges et à cornes. Nous longeons l’échancrure de la nuque pour atteindre le col de la Wormspel.


Comme un remerciement de fin, le Hohneck se dévoile et nous arpentons le sentier des névés autour du sommet du Kastelberg, avec vu sur le lac de la Lande.



Le coucher de soleil clôt cette histoire, celle des Sotrés-joëlettes festoyant avec la Nature dans toutes ses émotions. On dit qu’un jour, pour lui offrir le plus beau des cadeaux scintillants, le Sotré de devant jeta son œil rond et brillant dans le ciel. Si, je vous assure, regardez dans le ciel à la nuit noire, il ferme même parfois ses paupières !

Merci à tous les acteurs de ce conte, particulièrement nos Sotrés guide Fred, intendante Christiane et la belle Nature. A plus tard, la plume et l’encrier prêts pour l’écriture de prochaines légendes.

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Corse du nord du 10 au 21 septembre 2017

Evisa, gorges de Spelunca, Porto, calanches de Piana, plage de Girolata, désert des Agriates... les grands moments d’une aventure à joëlette, à la découverte des villages perchés, des vieilles bergeries, du maquis corse mais aussi de plages inoubliables.

1. Bon 1er contact. Nadia et Jf nous rejoignent de justesse sur le bateau. Nico et Coralie s’aperçoivent qu’ils ont 10 kg de trop sur le dos.

Mojito sur le bateau, gâteau aux amandes...cakes divers et variés... Monique, notre intendante, se fait déjà remarquer !

J2. Retard du bateau. Arrivée sous la pluie. Rencontre avec Stéphane...pas de petit déj.

Le sauté de porc est absent du "drive" les cochons courent toujours. 1er transfert Bastia/Ajaccio.

J3. 1ère randonnée, descente des Gorges de Spelunca : un enfer ! Les passagers ressemblent à des bouteilles d’orangina. Chute de Monique dans les rochers.

1ère baignade + bataille d’eau, Sarah perchée sur un rocher, nous enchante avec sa flûte, oubli du baboudesneiges@hotmail.comchocolat.





J4. Piana. Geocaching. Photo de groupe sur le tronc, Christine dans la joëlette... même pas peur !!

Les stocks de vins s’amenuisent. Soirée en chanson : "bella ciao" devient l’hymne du séjour.

J5. Réveil à 5h30. Descente sur la plage de Girolatta...périlleux et épuisant.

1ère baignade en mer avec les passagers sauf Éric qui n’est pas étanche.

Trajet en bateau. Coup de chaud de Christian.

1ère bière pression : Pietra. Bon anniversaire Jeff (celui avec les cheveux...) 500 g de chili con carne par personne, les shorts prennent des allures de parachute. Les bulles nous aident à digérer...




J6. Désert des Agriates. Sable sable sable. Quels paysages !
Perte de concentration de JF (celui sans cheveux) qui chute. Fin de Joëlette traumatisme au coude.

Kern de crottins, carcasse de vache, bataille crottins de chèvre, salade de choux.

Le fromage persillé involontairement fait son apparition. La maladresse d’Anne-Ema n’est pas une légende.
Nettoyage des roues de joelette dans une rivière...Steph et Jeff sont heureux.

J7. La fatigue se fait ressentir dans le groupe.
Descente en camion sportive de Monique. 12km en 1h30

Apéro dînatoire copieux.
Accordéon, flûte et chanson, danse. Nuitée sur la plage avec odeurs de souffre, éclair et étoiles.






J8. Réveil à 6h. Certains ont mal dormis.
Plus que 11 accompagnateurs aptes. La randonnée du sentier des douaniers est annulée.

Remontée de la piste à pied pour les plus vaillants.
Journée détente, visite de st Florent et camping 4 étoiles.
Martine à la plage...un vrai poisson dans l’eau.

Éric affronte sa peur du vide en traversant une passerelle.

J9. Balade champêtre. Découverte du maquis corse (piquant et griffant).
Arrivée au domaine de Catarelli.

Pluie à partir de 16h..marabout, vin chaud et jeux de cartes. M. Météo annonce une nuit clémente.
Orage et pluie diluvienne à 4h30...le déluge. Éric tout mouillé, le fourgon transformé en HLM, tente flottante... mais Jérémy et Rémy, héros de la nuit, sauvent nos sacs de la boue.

J10. Réveil humide et boueux. M. Météo reconnaît s’être trompé de localisation, pourtant il s’était concerté avec Catherine Laborde -alias Catoche - qui n’a rien vu venir non plus...

Traversée d’une jungle (ronces, troncs, pierres...)
Sculptures par empilement de pierres.

J11. Randonnées dans les vignobles.
Baignade dans une mer agitée. Lancement de chaussures, chaussettes dans la mer... les enfants s’amusent !
Dégustation et achat de vin à la propriété.
Rangement nettoyage et retour sur Bastia.
Bateau. Dernier apéro sur le pont.

J12. Arrivée sur le continent...grève SNCF.
Retour à la réalité difficile.

Les fils rouges :

- repas de Monique : un régal. Copieux et savoureux.

- sac d’Éric : le sac se détériore de jour en jour. Recherche d’un sac de remplacement en vain.

- les briefings : on verra demain

- les cubis : le stress de Monique, un groupe qui aime le vin

- sac jaune Christine : pertes quotidiennes

- blagues de Jeff : enfantines et incessantes

- jeux de cartes : mixité et rigolade

- chansons : à peu près

- la vaisselle : occupation numéro une

- cochons : lonzu, copa, figatelli

Vous l’avez compris, en Corse du nord, il n’y a pas que des baignades ! Les joëlettes empruntent souvent des sentiers bien escarpés mais la beauté des paysages récompense les efforts physiques. Et puis, un groupe Handi Cap Evasion, c’est toujours de la joie et de la bonne humeur.

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