Carpates roumaines du 16 au 30 juillet 2017

C’est une équipe décimée par 2 désistements tardifs qui prend l’avion à Lyon Saint Exupéry le 16 juillet. La météo des jours suivants ne sera pas clémente mais l’accueil toujours aussi exceptionnel des roumains va effacer toutes les difficultés et restera gravé dans les mémoires des participants.

A 4h du mat’ on s’carapate pour la Roumanie. Il manque 4 personnes. Oh ! bonheur Yves apparaît.
Quand aux 2 autres accompagnatrices, elles sont définitivement portées disparues !

Après un transfert par Amsterdam (il pleut) nous voila à l’aéroport de Bucarest.
Forte émotion, car Ana et Olivier sont très heureux de se retrouver.

Après un voyage en mini bus bleu (3h), nous voici à 1510 m d’altitude, au pied du massif de Bucegi. Nous serons hébergés pour 4jours au centre de formation de secours en montagne de Padina.

17 juillet : journée bitume
La météo fraîche et humide et la faiblesse des troupes vont nous faire renoncer à la montée vers l’Omul, le point culminant du massif. Nous resterons donc plusieurs jours dans le confort de Padina tout en découvrant les alentours.

Nous nous dirigeons vers le lac Bolboc pour l’initiation des nouveaux et dégrippage des anciens.

N’oublions pas les bonnes soupes, les bons petits plats, les bons desserts et la "palinka" de nos hôtes( Mircea et Doina).

18 juillet : mi bitume, mi vallons des dames

Aujourd’hui, Bernard n’a pas oublié son pique-nique ! Enfin nous quittons le bitume pour les alpages où paissent vaches, moutons, chevaux, cochons.... sans oublier les hordes de chiens "na la oi" (allez aux moutons) s’écrie Ana.
Retour au bercail les chaussures mouillées, bien entendu ! Ce n’est que le début.

19 juillet : la roue mène nulle part

Notre journée devait être féérique, montée en téléphérique, découverte des curiosités géologiques du massif telles que le sphynx, Babele (les vieilles dames), descente ludique, mais..... 1ers symptômes inquiétants pour la joëlette de Bernard qui freine en montée, bruits suspects alors 1ère opération ablation du frein à vif. Deuxième opération puis 3eme opération, la roue est définitivement bloquée. Scission du groupe car 3 joëlettes sur 4 continuent la rando et finissent sous la pluie tandis que le miracle se produit pour la 4ème car une roue roumaine"tombe du ciel". La joëlette pourra repartir le lendemain






20 juillet : une roue roumaine et 3 roumains

8h30 tout le monde est prêt et oh ! Surprise 3 roumains sportifs( Ilie, Valentin et Dan) nous prêtent mains fortes pour franchir le col de Strunga. Belle montée dans les alpages, pique-nique rapide car la pluie menace et belle traversée de foêts. Pour finir 1h30 de bitume pour arriver dans le village de Simon et découvrir les 1ères meules de foin.
Après 8h de marche et 17km, repos bien mérité dans une pension très fleurie. Diner très copieux, nous fêtons l’anniversaire d’Ilie.



21 juillet : montagnes russes en Roumanie

Belle journée avec en alternance montées et descentes, repos à volonté. Découverte de la fauche traditionnelle des foins et de la confection d’une meule. Record battu pour la durée de la sieste. Au retour réhydratation avec bières et limonades (citronnades) locales, très appréciées.


22 juillet :

Petit transfert en bus. Douces montées entre clairières et ruisseaux puis doubles cordées pour atteindre le lieu du pique-nique dans le pré d’un habitant de Magura.

Nouvelle pension chez Adriana et Georges à Magura, joli petit village où les charrettes tirées par les chevaux croisent les voitures. Le charme des collines tient à l’habitat traditionnel, bien intégré au paysage, à la nature bien entretenues par l’homme mais aussi à l’environnement de belles montagnes et en particulier de la belle crête calcaire de Piatra Craiului.



23 juillet :

Direction le col de Joaca à 1440 m d’altitude. Malgré la proposition d’Olivier de nous arrêter avant le col (le manque d’effectif se fait sentir), nous avalons les 440 m de dénivelé grâce aux doubles cordées. Pique-nique rapide vu la météo menaçante. Dommage car nous sommes au pied de Piatra Craiului. Cueillette d’herbes aromatiques pour la tisane du soir.




24 juillet :

Handi Cap Evasion, c’est aussi.....un touriste (Christian) qui nous aide, même sous la pluie,de Magura jusqu’au refuge de Curmatura. Chapeau !

Longue traversée des gorges de Zarnesti avec orage et grêle. Il faut donc avaler le plus rapidement possibles les raidillons de la piste qui conduit au refuge de Curmatura.





Installation au refuge comme suit : une chambre pour les" femelettes" et une pour les "hommelettes".

Olivier décide de dormir sur le balcon mais l’orage (encore) l’oblige à rentrer. Pour la soirée, Ana nous propose le "jeu du refuge", éclats de rire en cascade....
Belle surprise au refuge avec un beau tableau Handi Cap Evasion fait par nos hôtes Vasile et Reta. La qualité de leur accueil sera aussi remarquable.

25 juillet :

Après le petit déjeuner et réflexion d’Olivier, nous choisissons la descente sportive à travers bois.



Nous quittons le joli petit sentier pour pique- niquer. Hélas la pluie nous oblige à lever le camp.
L’orage motive les troupes même dans la montée sévère à travers les prés. Efforts récompensés par diverses boissons.

26 juillet :

Nous quittons la pension et prenons le chemin des nains. Puis nous traversons la ville de Zarnesti pour rejoindre la pension d’Ilié.
Le cadre est exceptionnel car nous sommes cette fois-ci au pied de la crête Nord-Est de Piatra Craiului. L’accueil d’Alina et d’Ilié dans leur magnifique gîte va être remarquable.

27 juillet :

les bucherons préparent une partie du parcours. Il faut dire que nous devons renoncer à la montée vers le bivouac, prévue au programme en raison du terrain rendu glissant par la pluie.

Départ tardif à travers les prés d’ilie puis nous suivons la piste. Arrêt pique-nique au bord de la rivière et passage au monastère.




28 juillet :

Visite du sanctuaire des ours à Zarnesti. C’est un lieu de refuge pour des ours maltraités ou blessés et nous avons la chance de pouvoir observer 2 oursons qui jouent près de leur mère.
Pique-nique, puis visite de la belle ville de Brasov et de ses remparts.



29 juillet :

dernière sortie joëlette et rencontre a la clairière avec un groupe de jeunes.


la fin de la journée sera festive avec les jeunes de Zarnesti, en costume traditionnel qui nous offrent un magnifique spectacles de chants et de danses. Alina et Ilié nous font goûter aux spécialités de la cuisine roumaine.




30 juillet :

Départ matinal en mini bus pour atteindre l’aéroport de Bucarest.

Pour conclure, ce séjour nous a permis de changer notre regard sur la Roumanie, et surtout sur ses habitants qui savent conserver leurs traditions et préserver une belle nature malgré une vie quotidienne beaucoup plus difficile que chez nous. La préservation de l’ours (environ 5 000 individus en Roumanie) malgré les risques pour la population et les troupeaux est un bel exemple. Marc, notre dessinateur a d’ailleurs une idée sur la question :

Un grand merci à nos hôtes roumains qui ont tout fait pour nous faire oublier la mauvaise météo. Une mention spéciale au trio de choc : Ana, Ilié et Olivier qui nous ont permis, malgré des conditions difficiles de découvrir un beau petit coin de Roumanie.

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Massif des Aravis du 22 au 29 juillet 2017

Le top 25 des Aravis

Ce qui aurait pu menacer le séjour

1- Un déluge dès le premier soir annonçant une semaine au temps capricieux

2- Une journée d’initiation qui commence fort sous la pluie avec un bon dénivelé pour tester nos jambes

3- L’état des affaires, rangées ou non, allant de mouillé à trempé

4- Un itinéraire modifié par les conditions météorologiques

5- Une succession de chutes malencontreuses lors du repas du soir en bivouac : la casserole de crozets dans l’herbe, chapeau bas au grand cuisinier Philippe, et les bières dans le camion, merci Raphaël



6- Le téléphone d’Alexandre qui prend l’eau n’ayant à rien d’autre à proposer qu’un verre de riz

7- Cacher le sac d’Aurélien le « mono » pensant qu’il le retrouverait (et bien non)

8- Les blessures dues aux joëlettes comme l’ongle en moins de Quentin ou le bras amoché de Michel

9- Une montée corsée pour aller au refuge de Gramusset

10- Un dernier jour où, pour descendre du sommet, il faut monter !!!

Ce qui fait que ce séjour n’en reste pas moins merveilleux

11- La venue de 4 « bleus », Agathe,Fady, Florianne et Philippe qui ont été très performants

12- Une équipe hétéroclite qui a su se souder dans la difficulté, menée par un guide dévoué


13- Un mulet qui, malgré les blessures, a tenu bon pour nous


14- Une semaine rythmée par des chants en tout genre

15- Des soirées belote ou saboteur avec des maîtres en la matière

16- Des paysages à couper le souffle : la vue depuis le refuge de Gramusset, les massifs dans le brouillard et les nuits étoilées

17- Des repas toujours composés avec soin par Sylvie l’intendante et son mari Jean-Pierre

18- Des renforts plus qu’appréciés avec ,entre autres, Jean-Luc et Mégane d’HCE, la famille Reynal, Sergio du refuge de Gramusset et les parents de Philippe

19- Des passagers joëlettes prêts à marcher pour nous laisser souffler

20- Un roulement des équipes associant technique et force


21- Le refuge de Gramusset avec une excellente cuisinière/joueuse de ukulélé/gardienne Samia

22- Un apéro toujours bien accueilli après une rude journée (avec modération)

23- Un tour de table le dernier soir chargé en émotion

24- Une entre-aide et une bonne humeur qui feraient oublier n’importe quel temps


25- Et des rires assez forts pour couvrir le bruit de la pluie



Un conseil :

Faites un séjour, peu importe la destination car le chemin qu’emprunte HCE est le plus beau.

Merci Agathe, Alexandre, Aurélien, Elisabeth, Élodie, Fady, Florianne, Gilles, Jean-Pierre, Maioui, Michel, Philippe, Philippine, Quentin, Raphaël, René, Sandrine, Sébastien, Sylvie, Vincent

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Lacs du Jura - 29 juillet au 5 août 2017

Six participants à ce séjour sont arrivés en train à la gare de Lons le Saulnier vers 16h, et d’autres sont arrivés en voiture de Nantes, Bordeaux, d’Auxerre, de Dijon et des environs de Lyon à cette même gare. Nous n’avons pas tardé à apercevoir le camion d’HCE, Frédérique, notre AMM, Bruno et l’âne Charlot, et sommes aussitôt repartis pour le camping des tilleuls à Clairvaux les lacs.

Frédérique


Vite installés après un bon repas et une bonne nuit, notre intendante Valérie nous a "briffés"sur l’utilisation de l’éponge grattante : 3 couches c’est pour la vaisselle, 2 couches c’est pour nettoyer la table !

Valérie


Bruno et Daniel viennent à son secours pour égoutter les lentilles.

Le dimanche matin, initiation au montage et à la conduite de la joëlette, petit exercice de passages d’obstacles dans le camping, avant d’entamer une promenade autour du lac de Clairvaux.

Baignade l’après-midi pour ceux qui le souhaitent, les appareils photo commencent à crépiter... On a eu quelques petites pluies dans la journée, mais c’était sans commune mesure avec les orages que nous avons essuyés le soir et dans la nuit ; d’un seul coup, tout le monde a plongé dans les tentes jusqu’au lendemain matin.

Lundi, nous attendons une accalmie pour démonter le campement. Laurence et Anne partent à pied avec Charlot jusqu’au village de Barésia sur l’Ain, lieu de ralliement des voitures et du camion.

Départ pour le lac de Vouglans, arrêt pique-nique au village d’Auge par un temps incertain ; très gentiment au moment où nous nous installons, des gens nous proposent leur sièges de jardin, leur grange et même leur salle à manger... malgré quelques gouttes de pluie, nous n’en avons pas eu besoin, et après le repas, la traditionnelle sieste d’Handi Cap Évasion a été respectée.


Poursuite de notre périple, traversée du Pont de la Pyle où Charlot a fait des siennes en refusant de s’engager sur le pont !


Baignade dans le lac de Vouglans et montée au belvédère de Pré Richard pour le bivouac. Nuit assez calme, réveil en douceur et pour ce mardi, longue, longue matinée de marche à travers des forêts moussues où l’on s’attendait à voir des trolls.

Déjeuner vers 15h et baignade dans le même lac. Les chauffeurs partent rechercher les voitures, pendant ce temps, Michèle en profite pour "croquer" le paysage.

Transfert jusqu’au camping de Narlay pour 4 nuits.

Mercredi, départ pour les cascades du Hérisson.


Anne tombe en panne de chaussures et Daniel et Bruno conjuguent leurs talents pour une réparation de fortune.

Descente au Saut Girard, au Saut de la forge et au Château Garnier.


Pique-nique, les pieds dans le ruisseau ; c’était très tentant de faire des ricochets et de s’asperger... Longue marche de retour au camping. Vers 18h tout le monde était exténué, mais quelques bonnes bières fraiches et de la limonade nous attendaient à l’arrivée.

Notre AMM Frédérique a eu pitié de nous et nous a prévu une journée plus courte pour le jeudi : transfert vers le lac d’Ilay, traversée de bois et montée au pic de l’Aigle, la dernière partie étant très abrupte.



Deux estivants nous donnent un coup de main pour franchir les derniers mètres.

Pique-nique, ni vu, ni connu !


En redescendant, baignade pour tous au lac d’Ilay et retour au camping.

Vendredi, petit transfert en voiture jusqu’au lac de Chalain que nous avons d’abord aperçu de haut en randonnant à travers bois. Nous avons rencontré des coureurs, ceux qui nous avaient aidés hier au Pic de l’Aigle : "toujours les mêmes" ont-ils dit. Bonne promenade sur les sentiers forestiers. Arrêt pique-nique sur une esplanade surplombant le lac.

Sieste pour les plus fatigués. Descente progressive jusqu’au lac et baignade.

Retour en voiture et arrêt à la fruitière (fromagerie) du Hérisson pour acheter des produits locaux. Rangements du camp en prévision du départ matinal du lendemain.

Samedi, branlebas de combat ! Réveil à 6h, petit déjeuner à 7h et démontage du camp, rangement du camion... Tout le monde est prêt à partir à 7h45. A part le camion HCE , nous quittons le camping pour Lons le Saulnier et accompagnons ceux qui doivent prendre le train à 10h. Dernières embrassades et adieux. A bientôt peut être sur d’autres sentiers.

Bonne fin d’été à tous !

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Balcons de la Meije du 15 au 22 juillet 2017

Arrivée progressive des participants au Camping municipal de Villar d’Arène, (alt 1662 m) près de La Grave dans l’Oisans, en ce WE de 14 juillet, par la route de la vallée de la Romanche, réaménagée récemment.

Luc, notre AEM est déjà là avec le véhicule et Mainon, le mulet assagi et devenu très sociable…mais il ne faut pas l’oublier, il est très réactif… !

Une équipe expérimentée monte déjà les marabouts et les tables, le tour des présentations peut commencer avec l’apéro bière/viognier …. Anne -Marie sera notre maman miam -miam, secondée par Laure, et nous fera une intendance majoritairement bio, agrémentée d’herbes locales glanées sur les chemins, et adaptée aux particularités de certains tubes digestifs fragiles...

Plusieurs d ‘entre nous se connaissent, avec des origines diverses, Nantes, la Loire , l’ Ardèche, la région Lyonnaise...Nos passagers joëlette , Benjamin , Sylvie, Roxane et Sarah, ont déjà leurs référents attentifs, et Fréderic marchera courageusement malgré quelques gamelles … !

Des jeunes costauds, des moins jeunes expérimentés, et la mayonnaise va vite prendre, avec Juliette,Louis , Romain, Vincent, Lionel-s- ( en deux exemplaires … !)Flore et son accordéon , Jean et son camping- car à proximité, Jamil , Sandrine, Thomas, Marc et Alice.

Cinq en sont à leur premier séjour, mais ils vont vite apprendre, et comme on a au moins trois jours de beau temps prévus, l’ambiance est au beau fixe.

Dimanche, initiation et départ pour le lac du Pontet (alt 1996 m) par un chemin de terre puis sentier pas trop raide et passage de ruisseaux caillouteux, avant d’arriver au lieu de pique- nique déjà colonisé par des vacanciers ( il y a un autre accès facile par la route .. hélas .. ? ) et baigneurs courageux…


On monte rapidement un abri (bâche bleue) pour le soleil et le vent, en s’amusant des péripéties voisines d’un pilotes amateur de drone qui n’est pas très amphibi. Tour du lac et redescente tranquille vers le camp de base et préparation du dîner, délocalisé à 500m près du torrent autour d’un feu de bois convivial alors que certains dansent au son de l ‘instrument de Flore et son répertoire Musette…

Les choses deviennent sérieuses dès le lendemain et pour trois jours car on va monter, après un transfert en voitures au départ de Ventelon, sur le plateau d’Emparis (2000 et 2400 m ) vers le hameau de la Buffe, longue montée tranquille dans le vallon du Ga, après avoir traversé le Chazelet, à travers les hameaux du Rivet du bas du milieu, du haut

Lundi soir, surprise réjouissante inattendue, on dort dans de vraies Yourtes Mongoles au milieu des alpages ou paissent 2000 moutons avec Patous, chevaux et ânes , autour de leur bergère Pascaline et de sa petite famille..

Le lendemain départ matinal, car la météo est douteuse, et de gros nuages sont annoncés, mais ce sera pour plus tard ! On continue à monter par des sentiers abrupts, rocaille, ardoises et quartz, en traversant une belle zone préservée vers les prairies du chalet de Favre. Quelques randonneurs surpris nous doublent et on essaie de recruter….


Pique- nique au bord du torrent bien calme, avant un chaos rocher et près d‘une « marmite » (vasque creusée par l‘érosion de galets du torrent) ou quelques- uns se baignent, puis on repart pour finir la longue traversée du plateau à travers une prairie humide préservée, balisée de pierre à sel pour les troupeaux autorisés dans cette zone fragile. Il fait chaud, peu de vent, du soleil propice aux brûlures d’altitude pour les têtes et les bras mal protégés...Les crêtes et le glacier de la Meije sont superbes...

Bref arrêt près d’une bergerie pour refaire le plein d’eau, en dessous du col St Georges, tandis qu’un petit groupe va récupérer une intendance déposée deux jours plus tôt à proximité, car on est loin des routes carrossables.

On va bivouaquer dans un replat près du torrent, avant la montée au col du Souchet prévu pour demain... Installation de la grande bâche verte, cerclée de pierres, et ouverte vers le sud, et mise en place du couchage avant le dîner, soupe chaude et légumes, et couronné de Crème Mont Blanc à plusieurs parfums.

Certains dorment sous la tente, d’autres à distance en solitaires, la nuit est fraîche et un peu agitée ..., alors que dans la pénombre, Mainon en liberté se promène, et reste près de la chaleur émise par le lieu de repos des dormeurs, en émettant parfois, à l’entrée, une sonore émission rectale gazeuse et parfumée…. !

Lever précoce pour une montée au col du Souchet (alt 2365 m), on est plus efficaces qu’hier, il fait beau, il y a du vent, en bas dans la vallée on entends le passage motorisé de la caravane du Tour de France à l’assaut du Tourmalet et du Galibier, le bref passage des hélicos de la télé et des officiels nous font apprécier notre bonheur d’être loin des miasmes de la vallée… !


Bref passage près du lac Noir (alt 2440) et on continue pour s‘arrêter déjeuner tranquillement au- dessus du lac Lérié (alt 2380 m) en face des sommets scintillants.

Mais les premières gouttes accélèrent la descente vers le Chazelet, pas de panique, on prend son temps le sentier est en pente douce, sauf à la fin…Les gros nuages passent, provisoirement, on rentre avant les premières gouttes mais l’orage gronde, ce sera pour cette nuit…
Jeudi était prévu un autre bivouac en direction du col d’Arsine, au refuge de l’Alpe de Villar d’Arène, mais des trombes d’eau nocturnes et matinales rafraîchissent les dormeurs et modifient les projets ...
Luc, sagement, sort un merveilleux plan B… Nous partons vers 10 h en joëlette par la route sur la place de Villar, dans une salle de la mairie, voir un film tourné en 1954 sur la vie du village, les activités pastorales et la cuisson annuelle du pain dans le four commun, édifiant document ethnographique vivement apprécié… et rencontre intéressante avec quelques habitants qui montent un chapiteau pour la fête locale de samedi...

Le beau temps revenu nous repartons, après un pique- nique ensoleillé et l’acquisition de délicieuses salades (Anne- Marie veille à tout), vers le camping par la rive gauche du torrent, par un sentier taillé à flanc de montagne avec plusieurs passages ardus et pentus de rochers et d ‘éboulis dont le groupe, maintenant expérimenté, se sort sans encombres avant de rejoindre le pont des Brebis….

Comme il est un peu tôt, une halte prolongée sur une plage au bord de l ‘eau permet à certains de s’immerger dans les remous effervescents, d ‘autres préfèrent le bain de pied avec massages rafraichissants des turbulences entre les cailloux.

Certains amateurs de bière sont allés faire l ‘intendance liquide pour nous faire savourer, avec modération, les produits parfois corsés des brasseries locales aux dénominations évocatrices…
Le lendemain vendredi, Luc a prévu un transfert au col du Lautaret pour parcourir un sentier pédagogique, le sentier des Crevasses, en bordure du parc des Ecrins, avec deux guides stagiaires qui vont nous passionner en parlant de la faune et la flore locale, pause près d’un belvédère où, à la lunette, on va observer chamois et marmottes, sur le versant du Bec de l’Homme et dans l’enfilade de la vallée au- dessus de Villar, La Grave, le Chazelet,


Déjeuner en terrasse au col avant d’aller explorer le jardin botanique alpin du Lautaret à l’écoute d’un étudiant passionné, et savant, grand duduche un peu distrait… voilà, voilà, sur les 2000 espèces réparties en 60 rocailles et massifs à thèmes des différentes montagnes du globe…
Une fine pluie tenace nous fera rentrer précocement et les dernière joëlettes échapperont de justesse dans la descente, à une bonne et durable averse…
C’est déjà fini… c’est l’heure de l’inventaire, du pliage des joëlettes , du repas convivial (ratatouille salades variées fourme d ‘Ambert et belle crème chocolat maison) suivi du traditionnel débriefing … alors que la pluie tambourine sur la toile…


Accord général sur la beauté des paysages, la bonne ambiance et performance, le coté culturel des deux jours humides, merci à Luc pour sa réactivité, à Anne -Marie et aux aides pour l’intendance, avec les herbes locales parfumées, et les repas adaptés…
La joie de Sarah arrivant au sommet sur ses 2 jambes fera partie des moments inoubliables du séjour.

Et demain est un autre jour, un autre séjour se prépare.

Le samedi matin est cependant joyeux et efficace, avec les pliages divers, la préparation des premiers départs, et à 10 h le camp est levé, Mainon ne rechigne pas à embarquer, dernières photos, derniers échanges, un peu d’émotion, à bientôt à l’AG … Que la montagne est belle ! Et HCE est grand … !!!

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Meygal-Mézenc du 08 au 15 juillet 2017

C’est dans un site original, au centre d’un bassin verdoyant arrosé par la Sumène et hérissé de pitons volcaniques que Didier, notre accompagnateur en Montagne nous a donné rendez-vous pour une randonnée à travers les massifs du Meygal, du Mézenc pour poursuivre notre course sur les hauts plateaux altiligériens et ardéchois, hauts lieux de la résistance huguenote.

Belle brochette de participants, depuis Lou, 8 ans, jusqu’à Bernard 83 ans, notre intendant dont les talents culinaires ne laisseront personne indifférent. Claire et Basile depuis la Haute-Savoie, Paul et Félix depuis Paris ainsi que Zohra ; Béa, Raphaël et Pascal depuis le Sud, Madeleine et Clément depuis l’Est lyonnais, Yannick, Lou, Clotilde depuis l’Azergues, Laëtitia et Claire depuis l’Auvergne, Jérome rencontré sur le salon Handica, Laurence, Marie-Claude et Christian depuis le Grand Ouest, Thibaud et Bernard … Thomas ne sera avec nous que le dimanche (travail oblige mais nous sommes sûrs que nous le reverrons l’an prochain). C’est un peu plus tard que nous rejoindront Charlot et Didier.



Pendant que les uns s’affairent à la cuisine sous l’œil vigilant de Bernard, d’autres avec le plus grand soin plantent les marabouts. Ce n’est pas qu’on redoute la pluie dans l’immédiat mais il faut penser au lendemain que la météo annonce bien incertain.


Ce dimanche, pour une mise en jambe c’est franchement pas mal : traversée de St Julien Chapteuil, montée vers l’église par des rues pentues et étroites. Vue magnifique sur les environs dont les ruines du château de Chapteuil nous narguent de haut.





Descente un peu technique pour ensuite attaquer l’ascension du château de Chapteuil (douzième siècle). Mais que ça grimpe ! Les efforts conjugués de tous nous permettront d’arriver vers 12h. Bernard nous rejoint, un sac d’abricots à la main. (Ne pas négliger le dessert !).




Les nuages qui tournaient autour du suc se font plus menaçants. On se hâte de descendre vers les Couderts (magnifique maison de la Béate) par un sentier étroit et sinueux. C’est sous une pluie battante, à la recherche de moulins plus ou moins désaffectés, que nous faisons le tour de la base du suc. Notre quête se révèle vaine ou presque.

Ce lundi, nous nous mettons pour la traversée du Pays des Sucs. Montée par des chemins ou/et sentiers , pause à Moneydeyres. Inutile de chercher la fontaine : les résidents nous offrent spontanément eau et chocolat. Le temps : « on ne sait pas, ça peut durer … mais c’est pas sûr… ». Décidément les autochtones sont tous les mêmes.

On repart. Pistes en sous-bois humides, sentiers étroits, pierres moussues et glissantes, appuis difficiles à trouver : malgré ces difficultés, la joëlette filles non seulement progresse aussi bien que les autres mais sait prendre son temps pour cueillir les premières fraises des bois, myrtilles et j’en passe. Traversée d’un pierrier et nous voici dans le soleil.

Le Testavoyre : tentant certes mais le temps menace. Au pied des cônes de roches phonolitiques, il est jugé plus prudent de s’approcher de la cabane forestière.

Que d’activités ! Toutes sortes d’insectes sortent de leurs cachettes et s’en donnent à qui mieux mieux sur les jambes, mollets, cranes des participants. Au coucher on découvre de véritables accumulations de moustiques, moucherons prêts à passer à l’action dès la tombée de la nuit.

Beau temps ? Apparemment mais cela ne durera pas. On plie sous l’averse. Et c’est le départ vers le lac de St-Front. Après le hameau de Montvert , on quitte définitivement le Meygal, ses constructions de lave grise. Sans grandes difficultés, on se dirige vers le lac de St-Front, magnifique lac de trente hectares où nous sommes toujours bien accueillis comme nous l’a encore rappelé le propriétaire du lieu. Sur ces hauts plateaux, les agriculteurs s’affairent. Serait-ce un bon signe pour les jours à venir ?
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Baignade pour tous ou presque, au soleil déclinant. L’eau n’est pas très claire mais elle n’est pas froide, c’est bien là l’essentiel. Après le repas, Yannick propose des équilibres insolites.







Mercredi : C’est le grand jour ! Après le topo de Laurène sur les lacs de cratère, on s’attaque au point culminant du séjour : le Géant des Cévennes alias le Mont Mézenc.

Traversée des estives à perte de vue. Passages difficiles dans le bois après les chalets d’Aiglet suite aux travaux d’abattage exécutés pas d’énormes engins qui ont laissé de très profondes ornières autour desquelles il faut zigzaguer. La draille de Soutrou , plus confortable nous amènera à la Croix de Peccata. Bernard nous y attend. Les difficultés vont commencer.

Fatigue, faim ; on opte pour un déjeuner à l’ombre. Il est trop tard pour grimper le ventre vide. Sentier souple dans les sous-bois mais un peu pénible pour les passagers : des rondins ont été mis en travers pour éviter le ravinement. Soudain, on émerge dans le soleil et dans le vent. Le sentier a été aménagé avec de hautes marches de phonolites, roches légères et sonores.

Beaucoup d’entraide, on s’attend, on en profite pour causer, voire, n’est-ce pas Yannick, recruter François, un promeneur qui nous accompagnera jusqu’au sommet.







Panorama exceptionnel. Nous revoyons le massif du Meygal, le bassin du Puy et les monts d’Auvergne, le pays des Boutières, trouées profondes entrecoupées de crêtes, de serres et de sucs. Au-delà on devine les Alpes.

Descente chaotique vers l’autre extrémité, ardéchoise cette fois, la Croix de Bourtières. Cadre magnifique, on dresse un seul marabout. Nuit claire, puis arrivée des nuages, brouillard et enfin pluie lorsqu’il s’agit de plier.

Damned ! Arrivés au village e St-Clément nous apprenons que le lendemain est le dixième anniversaire de l’école du vent. On en attend du monde ! Finalement l’ancienne école nous sera ouverte ainsi qu’un bout de pré pour Charlot et les adeptes du coucher en plein air.

Notre visite de l’Ecole du Vent est prévue à 16h. C’est un bâtiment un peu particulier. Sa devise résonne entre ses murs : « Vent, Vol, Vie ». Un univers entre rêve, science et gravité. Des savants fous, visionnaires ou illustres ont tenté de fabriquer des objets abracadabrants (que l’on pourra tester) dans l’espoir qu’ils volent.




Chansons autour de la table à la nuit tombée ; des voisins s’installent dans la pénombre pour profiter du concert.
Longue traversée des hauts plateaux. Une pensée pour les enfants mis à l’abri dans les fermes isolées.

C’est le départ sous un ciel radieux. Merci à toi Laurence et à ton sourire, à toi Claire et à ton arrivée au sommet du Mézenc, à toi Madeleine pour ta confiance et ton aide, à toi Clément pour ton humour et tes sketches, à toi Paul dont le visage s’illuminait aux répliques et réparties des uns et des autres.
Sans vous, non seulement notre périple n’aurait pas eu lieu mais nous n’aurions pas eu la joie, le dynamisme et le dépassement que nous a apporté votre présence.

N’oublions notre intendant qui avec ses salades diverses et variées nous régala et avec les plats plus sophistiqués du soir (on se souviendra du chili rehaussé aux herbes locales) emporta l’adhésion de tous.

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