Vanoise, Petit Mont Blanc du 04 au 11 août 2018

Séjour Vanoise ou ... une semaine propice à la cohésion
Nous sommes le 4 août. Veille de la fête au village de Champagny en Vanoise. Mais jour de fête au camping Le Canada de cette même commune : c’est le début du séjour Vanoise, et il augure d’une bien belle semaine ...

Certains se connaissent, d’autres non. Voici déjà un pèle mêle de prénoms : Kat, Olivier, Christine, David, Amélie, Salvatore, Laurène, Mickaël, Laetitia, Clément, Elodie, Nathan, Karine, Matthieu, Nathalie, Octave, Christine, Charlot, Edith, Antoine, Dominique, et Cyril.

On débute par le commencement : l’apéro. Ya des incontournables. Puis le repas, mais après la corvée d’patates. Matthieu nous présente ensuite le séjour, le programme, les festivités, et ses craintes. Bref, lui, c’est l’Accompagnateur en Montagne, quoi !

Nuit tranquille, un poil arrosée. Nous nous armons de courage de grand matin pour l’objectif de la matinée : la visite de Glacialis, l’unique musée des Alpes sur le thème des ... glaciers, vous l’aurez compris ! C’est parti. Pour 10 mn de joëlettes, histoire de mettre les nouveaux dans le bain progressivement.

Les maquettes en relief aident Isabelle à se repérer. Elle trouve également la poule de Savoie, et c’est pas rien.

Après le cours théorique, vient la mise en application : encore 1h de route puis c’est le repas. Et le séjour peut commencer. Sur le thème du "Qui échappera à l’orage ? ".
Sur le chemin du refuge, nous apercevons les différents éléments liés aux glaciers : les rochers rabotés, le fond de vallée en U, les sommets arrondis, les moraines ... Quoi de mieux pour fixer la mémoire des termes techniques ?
Comment on dit, déjà, quand un glacier se déforme sous son poids mais ne reprend pas sa place ensuite ?



Charlot est fatigué : une partie du bat est semée, pour qu’il puisse parvenir au refuge. Nous partions pour 3 jours, avec 21 personnes. C’est lourd.

Pour s’échapper du parc, il va déjà mieux. Tant pis pour lui, il sera attaché.
Nous mangeons à l’étroit, mais au chaud. Et au sec : dehors, l’orage est là.

Le lendemain, autre refuge. Nous observons au passage le lac asséché des Glières, qui s’est vidé il y a 200 ans cette année.
Puis mangeons au bord d’un lac, pas asséché celui-ci. Riri et Fifi en profitent ... 15 ans pour Octave, 16 pour Nathan, ils ont l’énergie de la jeunesse, ces p’tits !




Ils trouvent même le moyen d’initier Loulou, 18 ans, au ski-chaussure. Pas simple à pratiquer, mais très rigolo à observer ! Même Charlot en est ravi.


Encore une fois, nous battons l’orage de vitesse. Et Charlot est ragaillardi par l’arrivée de 3 copains. Au point qu’il faut, là encore, l’attacher ...

La fin de la boucle nous ramène au Canada. On en voit du pays hein ? Les sentiers sont plus étroits, les p’tits nouveaux découvrent le côté technique du pilotage. Elodie s’éclate dans ses passages. Elle est faite pour les séjours, c’est sûr ! Col de la Grassaz, hop, ça passe ! Certains manifestent, on se demande bien pourquoi …





La fin de la journée est moins réjouissante : le marabout s’est effondré sous le poids de l’eau. Les p’tits, plein d’enthousiasme, tentent de réparer tout ça, en vain.
Qu’à cela ne tienne : l’ossature servira de fil à linge !

3 jours - 3 jours. C’est la structure de ce séjour Vanoise 2018.
Au milieu ? Un transfert. Nous traversons Courchevel. Sa démesure, son béton, ses travaux qui mangent la montagne. Rude, le contraste !

Mais vite, nous nous élevons. Trop vite ? Il fait chaud, il fait lourd. La piste à jeep se déroule, dans toute sa longueur. Les souffles sont courts, le verbe rare.
Ce coup-ci, nous apprécions de perdre la course : la pluie rafraîchit et rince tout ce sel.
Un van garé sur le côté. Une chapelle. Une ferme. Une grosse côte. Un lac. Un refuge impeccable, fermé car son gardien est décédé il y a 3 ans dans une avalanche. Dommage. On monte encore. La pente s’accentue et le sentier devient monotrace. C’est rude. La pluie cesse pour que nous puissions apprécier une pente encore plus raide, plus technique, avec 2 joëlettes plantées dedans :-)

Les âmes vaillantes montent à la rescousse, pendant que les cuites béquillent.
Il faudra monter en deux temps. Isabelle est au bras d’Edith, remplisseuse d’estomacs, loin dans le fond. Quant à Charlot ... Nulle trace. De Cyril non plus, d’ailleurs.

Au col, il faut encore descendre, en restant concentrés. Puis un dernier coup de c. ... et on y est enfin. Les gardiens nous accueillent, un peu sur la réserve : nous les impressionnons a priori.

Pas de Charlot. Tout en récupérant, on se dit qu’il faudrait peut-être aller voir. Nathan, le chamoitagnard, est allé jeter un œil.

Finalement, le clan des 7 part à sa recherche. 6 gars pour porter éventuellement le bestiau, une femme pour les céréales qui font du bien.

Vous vous souvenez du van, au début de la montée qui tue ? Je vous fais un dessin ?
Mortelle, cette seconde montée. Mais il fait moins chaud, et moins nuageux : on en profite quand même pour admirer le paysage.

Le groupe est soudé : le repas est tout de même prêt relativement tôt et l’huile est dans les rouages. La fatigue est là, certes, mais chacun met son mouchoir dessus et plaque un sourire, esquisse une blague, aide son voisin. C’est bien, cette sérénité. C’est ce qu’on recherche, finalement, quand on s’inscrit sur un séjour, non ?


Comme si tout était organisé, le lendemain sera un jour off : 1h30 de joëlette à peine, précédée d’une petite séance de yoga pour déverrouiller les épaules et hop, la pluie s’invite. Pas grave, il est prévu de dormir dans le même refuge le soir. On s’inscrit à divers ateliers : sieste, repos, lecture, jeux de cartes (les perdants gagnent la vaisselle), massages (cours puis pratique, royal ! ) ... la journée aurait pu être longue, mais pas là. Pas avec ce groupe. On en regretterait presque l’arrivée du soir.


Ce qui est fou, c’est qu’on est déjà vendredi, le lendemain. Comment est-ce possible ? Amélie amène une hypothèse : "Ce n’est pas une question de relief si tout semple tout à coup bien plat... Que de belles rencontres, de moments forts, de partage, de rires, (euh de bières et autres breuvages du randonneur convivial aussi !), de beauté, de beauté évidente qui éclaire la Vie". C’est l’effet que ça nous fait, quand nous retrouvons notre chez nous. Le blues post-séjour. Car jeudi soir, nous étions quasi tous conscients que cette semaine était d’ores et déjà au top.

Mais vendredi, c’était aussi ... Jour de sommet ! Et quel sommet ! Le Petit Mont Blanc. Rien que ça.

On retrouve les pistes à jeep, bien sûr, ne changeons pas une technique qui gagne. A la ferme (celle entre la chapelle et la côte qui tue, vous vous souvenez ? ), nous bifurquons vers le défi. Il est là-haut. Il est blanc. De gypse et de nuages. Il va et vient. Mais il est là.

Nous montons groupés. Parce que c’est important. C’est LE sommet. Un dernier col avant l’ascension finale. On change prudemment les équipes, les pilotes : il faut être concentré pour ces lacets, c’est maintenant qu’il faut savoir laisser la main.
Certains posent leurs sacs, d’autres leurs cerveaux. Il faut monter, il FAUT faire le sommet.
Charlot nous attend, puisque c’est un aller-retour. Edith retourne au camion. Elle fera le transfert et les courses pour le repas du soir. Le gaz, par exemple, ça peut être utile non ?

Et c’est parti. Les jambes sont lourdes. Les techniques testées. Rentrer dans les brancards, tourner, parler, souffler, s’écouter. Rattraper, parader (de "faire la parade", hein, on ne défile pas ! ), se laisser aider.

Et puis d’un coup, alors qu’on a encore la tête dans les brancards, on y est ! 1 puis 2 puis 3 et 4 joëlettes. Salvatore, Elodie, Nathalie, Karine. On est tous autour de vous. On est tous avec vous. On est tous ENSEMBLE. Qui d’entre nous, les valides, aurait fait ce sommet, s’il n’y avait pas eu les joëlettes ? Pas moi en tous cas. Et l’émotion, comme rarement, me prend à la gorge. C’est beau ce que nous avons fait. Ce coup-ci, les observateurs ont raison. Ce coup-ci, tout le monde est allé chercher au fond de soi pour réussir. Ensemble. Et ça, ça se vit. Pleinement. Ça se savoure. Bon OK, ça permet aussi de récupérer !




Puis il faut descendre. Encore cette course à l’orage. Il commence à faire faim, en plus. La pratique technique est vite avalée. Nous sommes maintenant aguerris. Et Matthieu nous a prévenus : devant nous, 1000m de D-. C’est pas rien. Ça casse les jambes. Ça use la concentration. Surtout en fin de semaine.

Nous sommes prêts. Nous ne plaisantons pas. Nous restons concentrés, attentifs. Les parades sont là. Les pilotes qui se savent frais et dispo (bon, autant qu’on peut l’être hein !) sont aux manettes. Et en effet, ça roule.

Mais ...

C’est sans compter la météo ... Il a beaucoup plu. Beaucoup. Le terrain est fragile.
Un pied sous le talus, la terre qui cède ...

La suite en images ...







Laurène termine avec un genou en vrac, ligaments croisés. Elle a tout de même vanté HCE dans l’hélicoptère puis à l’hôpital. Et peut-être recruté un médecin pour l’an prochain.
Pour nous remettre du baume au coeur et nous changer les idées, la Patrouille de France se dévoue. Des lignes, blanches, bleues,rouges, certes, mais aussi :

Nous la retrouvons vendredi soir. Nous avions aussi retrouvé Edith. Avec une roue crevée. Chacun ses galères. Pas de courses. Pas de gaz. Des pizzas, donc.

Le tour de table, déplacé à samedi matin, est chargé en émotions : parce que ce séjour s’annonçait déjà exceptionnel. Et parce qu’il s’est confirmé, au cours de l’accident : - une blessée qui sourit et qui plaisante alors qu’elle s’est auparavant évanouie de douleur et qu’elle estimait la note de celle-ci à ... 8/10 ...
- un petit jeune, 16 ans, Nathan, qui gère de main de maître l’urgence : habiller, réchauffer, sortir une couverture de survie,
- deux autres petits jeunes, Octave et Clément, qui ne comptent pas leurs efforts, ni leurs sourires, un vrai bonheur,
- une cohésion évidente quand on sait que chacun a agi dans le calme, a pris les bonnes décisions et a su patienter,
- des passagers impressionnés mais tournés vers les pilotes, s’inquiétant pour eux,
- un âne patient grâce à sa meneuse,
- un AEM, Matthieu, qui sait donner des consignes simples, claires, efficaces. Joyeux et impliqué, passionné de glaciers et sachant le partager, pro et pétri d’humanité.
- une intendante présente, qui a su nous régaler, toute en discrétion et en efficacité,
- des petits hommes en bleus venus enlever notre Laurène, tout en professionnalisme (et en hélicoptère)

Alors oui, ça se finit mal, difficile de dire autre chose. Mais cet accident, c’est aussi un groupe qui se soude durablement. C’est aussi se souvenir qu’il y a des gens solides dans ce monde, des gens sains. Et sans cet accident, l’aurions-nous vu à ce point ?

Tous, nous souhaitons que Laurène se rétablisse du mieux possible. Elle vise un séjour l’an prochain, et c’est tout ce qu’on lui souhaite dites donc !

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Sancy-Mont Dore - 21 au 28 juillet 2018

Samedi

A 50 km au sud de Clermont-Ferrand, rendez vous au camping la Gravière, à Besse et Ste Anastaise, un peu au frais à 960 m d’altitude,le groupe se retrouve petit à petit autour d’Aurélien qui va encadrer la troupe, et de Lydie, qui va la nourrir…
Nos amis passagers, Bruno de Bretagne, Jérôme de Beauvais, Émilie de Joué les Tours, Laurence l’otarie bretonne comme elle se surnomme malicieusement... Et aussi Dominique, randonneuse expérimentée que ses yeux trahissent un peu….
Et puis tous les accompagnants dont certains se connaissent déjà, Lætitia, Anne, Claire, Audrey, Héloïse, Juliette, Isabelle, et chez les hommes, Vincent, Philippe, Fadi, Stéphane, Marc, et le binôme de petits reporters facétieux, Paul et François qui se proposent d’immortaliser nos exploits à venir.



Montage du marabout et des tentes sous l’œil de Mainon /Mai-oui tout à fait à l’aise sans la ferrure de ses antérieurs, et qui se montrera costaud, espiègle, craintif et affectueux, avec son caractère de mulet à peu près assagi par l’expérience… !


Dimanche

Départ pour un tour de chauffe au dessus du village de Besse, en direction des estives vers les remontées mécaniques de la station de Super-Besse, pour former et évaluer les effectifs dans les sentiers pentus, empierrés et racineux qui vont être notre terrain d’évolution pour les six prochains jours.

Car l’Auvergne, avec la rondeur des Puys, cache cependant de redoutables chemins « casse-pattes » qu’Aurélien va nous faire gravir et découvrir en plein vent ou sous couvert des chênes, hêtres et sapins.
La journée se termine par la traversée de Besse, dans sa foire aux Vins et fromages, avec bien sûr des haltes et dégustations en tous genres, les joëlettes bouchonnent un peu dans les rues odorantes et musicales, avec de belles maisons historiques et séculaires de Pierres Noires.

Lundi

On plie et lève le camp pour se rendre au lac Pavin, (alt 1197 m ) en repassant par Besse où a lieu le marché hebdomadaire, avec encore quelques « arrêts aux stands »... Mais il faut avancer à travers prés et pistes de transhumance (balisées pour les circuits hivernaux de raquettes ou ski de fond), nous suivons par endroit le GR 30…

La descente vers le lac Pavin par un sentier touristique encombré est un peu acrobatique, et la remontée, après en avoir fait le tour du plan d’eau le sera encore plus …
Pause déjeuner au bord du lac, puis conférence technique et historique d’Aurélien sur les particularités volcaniques du site, attention la migraine…et sous la canicule en période digestive…

C’est un « maar » phréato-magmatique, de 600 m de diamètre et 90 m de profondeur, dont les eaux et la biochimie sont particulières, ce « lac méromictique » est en repos mais pourrait se réveiller…
Et après la légende terrifiante de la chaise du diable, nous quittons les lieux par une ascension non moins terrible le long d’une cascade abrupte, au dessus de laquelle on rejoint enfin une piste carrossable où le croisement de gros tracteurs et leurs énormes remorques de rouleaux de foin causèrent quelques frayeurs à nos passagers en joëlettes….

La vaillante troupe a su franchir les obstacles, échelles sur les barbelés, chicanes de clôtures électriques, tourbières spongieuses avec passerelles surélevées sur plusieurs dizaines de mètres, et même, blasée par les paysages lunaires, ne pas s’étonner d’un module stationné en plein champ, du coté du Puy de Montchal (alt 1411 m) .

Puis c’est la descente vers le bivouac, au bord d’un ruisseau en lisière de forêt à proximité de la ferme des Ribages, production de miel et fromages.

Ce fut l’occasion de se détendre, reposer, laver, préparer le repas pendant le traditionnel apéritif, avec un beau temps chaud qui va nous accompagner encore quelques jours…malgré des nuages parfois menaçants.

Mardi

Démarrage de bonne heure, en direction du sommet convoité, mais il y a de belles grimpettes à flan de colline, et nous cheminons sur le sentier sans ombre, dans l’estive pentue, contournant des pics émergents, traces des cheminées de lave, obélisques déchiquetés….
Le chemin devient encombré de touristes, nous sommes à la jonction du GR 30 et du GR 4, et à proximité de l’arrivée du téléphérique du Puy de Sancy dont l’accès est proche…
Arrivés au col, il y a foule… et la piste zigzagante en escaliers menant à la plate forme étroite du sommet ne permet pas, dans ces conditions, d ‘y accéder avec joëlettes et mulet… Un rapide referendum nous fait choisir le Puy Ferrand ( alt 1854 m au lieu des 1885 m du Sancy…) pour aller faire notre sommet…. c’est juste à coté… tourner à droite et pas à gauche… on aura ce sommet en fond d’image.

Après une dernière rude ascension du sentier balisé de cordelettes, où Mainon fait quelques écarts intempestifs, on arrive sur une surface plus large et accueillante… La photo témoin de l’exploit, avec la banderole rituelle, est joyeusement réalisée parmi d’autres sages randonneurs avant le pique-nique bien mérité…


Somptueux spectacle que la chaîne des Puys, beau temps clair et chaud, et l’on devine notre chemin de retour par le vallon de Chaudefour… Parmi les chaumes, genêts et fleurs de bruyères, nous allons cheminer jusqu’à l’orée de la hêtraie où la descente sévère commence…
Il nous faut franchir, par un chemin peu fréquenté, des passerelles étroites établies sur les passages humides de torrents encaissés...


Façon « Indiana Jones » avec roues et sabots…. avec prudence et succès dans les lacets en sous bois, nous arrivons à la maison forestière à proximité de laquelle nous allons bivouaquer deux nuits…

Lydie pense à tout, même aux anniversaires d’Isabelle et Anne !!

Mainon nous aura gratifié de quelques solo-express en « hors piste » et descente avec ses sacoches, on avait déjà eu le matin un échantillon de ses incartades causées par le vrombissement subit d’un hélico de secouristes, mais à chaque fois il est sagement revenu dans le bon et étroit chemin… À la grande satisfaction de Lætitia et Héloïse… !


On aura monté 700 m et descendu 800 m… !

Mercredi

Après une nuit tranquille, sans menace humide, la journée est annoncée douce par Aurélien qui prévoit une boucle dans la Réserve Naturelle par un sentier « technico-ludique »…
Çà commence par une ascension relax, par un chemin large herbeux vers un ancien site de ski de fond jusqu’ à une estive ensoleillée, ponctuée de bosquets isolés, sous lesquels nous allons déjeuner.

Repas agrémenté de rafraîchissements externes au pistolet à eau que certaines ont acquis pour le bien et la distraction de tous. ! Au motif pervers que c’est plus amusant de se mouiller ainsi plutôt que de transpirer à porter des cailloux subrepticement et clandestinement glissés dans certains sacs à dos…
C’était la rubrique « animation-action-réaction » gérée par des ados/adultes festifs et décontractés… ! Ambiance et contagion garantie, efficace sous la canicule…
La descente allait nous calmer, par le sentier de Liadouze avec des passages acrobatiques sur des dalles glissantes, raides, des troncs à franchir, des escaliers de roches et racines dans des pentes à 45 °, exigeant un regroupement des équipes et un commandement synchronisé et énergique Merci Vincent pour la gestion de ces passages scabreux où la confiance des passagers ne s’est jamais démentie… Quelques randonneurs externes étaient ébahis, anxieux, puis admiratifs... !

On est passé au pied de la dent de la Rancune (96 m de verticale) de l’aiguille du Moine, et de la Crête de Coq, pics basaltiques et hauts lieux d’escalade.

Juste avant le retour à la maison de la Réserve et au bivouac, petit détour par la source Sainte-Anne et son eau ferrugineuse, sodique et carbonatée, chaude et au goût amer, colorant le ruisseau de teintes rouilles et ocres caractéristiques.

Jeudi

Matinée tranquille de transfert par la route jusqu’au col et lac de Guéry, (alt 1244 m) où un bain de presque tout le groupe a rafraîchi les organismes malmenés, et permis à Jérôme , Émilie et Laurence une immersion totale en toute sécurité, et avec un plaisir visible…

Dans l’après midi, ascension tranquille, mais musclée vers le buron de la Montille
dans les estives et les zones humides, avec passage désormais banal des barrières électriques et échelles de franchissement de clôture, avant un final assez raide entre chênes et barbelés, en suivant le GR 30, et avec la station Mont Dore en contrebas.

Installation dans le bâtiment daté de 1850, inchangé, rustique et sécurisant, dont Aurélien nous a ouvert l’accès réservé aux amis… !
Cette ancienne ferme d’été accueillait hommes (3 à 4 personnes) et bêtes de mai à octobre, pour le pâturages de troupeaux et transformation de lait en fromages (St Nectaire). L’eau est dans un vallon à proximité, et le troupeau de génisses, Salers et Aubrac, va cohabiter avec le mulet en liberté bien appréciée... mais surveillée... Un service bois et eau est vite organisé avant le dîner festif prévu par Lydie (truffade et bananes flambées).
Et avant le coucher sous les étoiles, pas trop humide ni venté , notre AEM heureux et polyvalent (il nous fait déguster sa bière… !) anime un quizz sur les lieux, l’association, le séjour… Grand moment convivial de grâce et de plénitude loin des miasmes et de la foule…

Vendredi

On quitte ce paradis provisoire dans une longue descente en sous-bois en direction du camping de l’Esquiladou, près de la station du Mont Dore, avec un passage par les spectaculaires cascades de Quereuilh et Rossignolet, havre de calme et de sérénité, c’est une promenade familiale locale…

On y fera notre dernier pique nique, toujours festif, enjoué, dans les fous rires et les aspersions réciproques… il fait (encore) beau et chaud…
Arrivée au camping où un large espace nous est dédié, les sanitaires sont bien adaptés, la piscine accessible et bienvenue, Mainon a son enclos, le camion a des problèmes de santé (fuite suspecte) qui inquiète un peu la hiérarchie car il doit aller sur le séjour Plomb du Cantal dès demain… Le temps se couvre et une pluie diluvienne nous « rince » à peine le marabout monté, l’apéro abrégé sera bien arrosé…
Mais la pluie cesse et le dîner se fera en extérieur sans encombres, tout comme le tour de table final, concentré d’émotion et de rires…

Merci Aurélien de transmettre ainsi ton attachement à ta région, merci Lydie de tes bonnes recettes et de ton efficacité, à la marche et aux casseroles...
L ‘ Auvergne c ‘est de la « vraie montagne » 30 heures de marche , 2200 m de dénivelées, parfois raides, parfois tranquilles mais continues…. Sous une chaleur sans ombres, et des panoramas infinis…

Samedi

Toujours un peu émouvants, les départs se font avec le plaisir d’avoir passé une bonne semaine, et de garder des souvenirs communs dans cet effort collectif, consenti et constructif .
Aurélien part tôt et vite au garage à Clermont-Ferrand, les nouvelles ne seront pas trop bonnes… Les Bretons prennent la route avec patience, les Parisiens aussi, Vincent part courageusement vers Montbrison… en vélo sous la pluie, d’autres rejoignent la vallée de la Loire, la vallée du Rhône… Lydie ferme le camp…
Voici la vidéo de Stéphane, as de la go-pro déjantée...

N’ oubliez pas l’assemblée générale des 30 ans fin novembre !….,

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Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Queyras - Tête de la Cula - 14 au 21 juillet 2018

Samedi 14 juillet : Arrivée

C’est au terme d’une route de plus en plus sinueuse que l’on découvre Ceillac.
Ceillac est un village perdu au coeur du parc naturel régional du Queyras,à 1640m d’altitude. Quelques minutes plus tard, on arrive au camping des mélèzes, lieu de rendez-vous pour ce séjour qui fera office de "camp de base".
Toute l’équipe arrive au fur et à mesure au camping.
Une fois tout le monde arrivé, le groupe fait connaissance autour d’un apéro, grâce au traditionnel tour de table de début de séjour. Chacun doit à tour de rôle répéter les prénoms de ceux qui se sont présentés avant lui. Il vaut mieux se présenter parmi les premiers !
Nous serons 21 participants, Dominique sera notre intendant et Aurélien notre "GPS".
Après les présentations et le repas, petit point météo : Lundi, le jour où était prévu le premier bivouac du séjour, la pluie est malheureusement prévue aussi. Pour éviter un bivouac aquatique, on modifie un peu le programme : dimanche on randonnera autour de Ceillac histoire de se mettre en jambe, et on partira pour la Tête de la Cula un jour plus tard.

Dimanche 15 juillet : Champions du monde !

Une fois le petit déjeuner pris, Aurélien nous fait un cours théorique sur la science du maniement de la joëlette auprès d’un public attentif.

La pluie qui arrive ne parvient pas à nous démotiver, et nous partons en direction de Ceillac.

Bien vite, la pluie laisse place à un temps radieux. C’est donc sous le soleil qu’on monte sur l’épaule qui surplombe le camping. Au bout d’un moment, on s’arrête sur le spot de pique-nique idéal.

Une fois rassasiés, on repart en direction du camping par un chemin technico-ludique. On admire au passage la cascade répondant au nom poétique de "cascade de la Pisse".

Arrivés au campement, tout le monde s’affaire à cuisiner, se doucher, et diverses autres tâches pendant qu’on commence à regarder la finale de la coupe du monde de foot sur l’écran d’un téléphone. A la mi-temps, n’y tenant plus, on va au café le plus proche pour voir la France gagner sur un écran un peu plus grand. Puis on revient au camping savourer la victoire des bleus, l’apéritif, puis le repas.

Après le repas, Flore sort un violon et Christelle un accordéon, et notre campement se transforme en soirée ginguette avec danses et chants. L’ambiance attire même quelques curieux du camping.

L’heure tournant et la nuit tombant, on fini par aller se coucher à regret.

Lundi 16 juillet : Tête de la Cula, étape 1

Ce matin, il nous faut replier le campement.
En effet, on doit dormir en camping sauvage le soir même, 500m plus haut en direction de la Tête de la Cula.
Une fois le camion chargé, on reprend le même chemin que la veille jusqu’à Ceillac. Puis on remonte dans la vallée voisine.

Aurélien propose qu’on fasse la pause de midi au lieu dit "les Chalmettes".
A 11h50, on arrive aux Chalmettes. Le temps étant couvert, on hésite à mettre la bâche.
A 11h52, on trouve des crochets sur la façade d’un maison qui correspondent exactement à l’écartement des œillets de la bâche : on tend la bâche.
A 11h57, la bâche est fixée
A 12h00, il se met à pleuvoir et on commence à manger à l’abri sous notre bâche.
Ça, c’est de l’organisation millimétrée !

Vu que la pluie tombe à verse, on n’a rien de mieux à faire que la sieste. Tout le monde dort pêle-mêle, la scène fait curieusement penser au tableau du "radeau de la méduse".

Après quelque temps, vu que la pluie n’a pas l’air de vouloir d’arrêter, une opération se monte avec quelques personnes pour filer jusqu’au lieu de campement monter le marabout, afin que le reste de l’équipe puisse se mettre au sec directement en arrivant.
Après un temps relativement court, on voit Emilio qui revient de l’opération "marabout", à peine essoufflé, suivi d’Aurélien, un peu plus essoufflé, qui s’est fait distancer par Emilio "parce qu’il n’a pas les bonnes chaussures". Les autres arrivent peu de temps après.
C’est avec appréhension qu’on retire la bâche pour reprendre la route sous la pluie. Sauf que, timing parfait oblige, on a à peine plié la bâche qu’il s’arrête de pleuvoir.
C’est donc quasi secs qu’on arrive au campement.

Un groupe part au camping de la veille aller chercher des voitures afin de raccourcir le retour au camping prévu le surlendemain.
On est rejoint pour le repas par Lydie et René, habitants de Guillestre qui ont prévu de nous donner un coup de main pour l’ascension de la Tête de la Cula.
Le repas, qui a commencé dehors dans un élan d’optimisme se termine sous le marabout à cause d’une nouvelle averse.

Après le repas, Sylvain, Clément et Emilio parviennent contre toute attente à allumer un feu, malgré l’humidité omniprésente.
C’est donc autour de la douce chaleur du feu, en écoutant un duo Violon/Guitare par Flore et Sylvain que se termine cette belle journée ("la plus belle de ma vie", dixit Aurélien)

Mardi 17 juillet : Tête de la Cula, étape 2

Réveil à 7h, on lève le camp pour partir en direction de notre premier bivouac du séjour, à 2700m. On est aidés de Lydie, et Sophie (habitante de Ceillac).
Le temps est radieux, et les paysages magiques : encore une belle journée ! ("la plus belle de ma vie", dixit de nouveau Aurélien)
Sur le chemin de la montée, on peut voir quelques marmottes peu farouches.

On est tellement efficaces qu’on prend le repas de midi au lieu prévu initialement pour le bivouac, et on continue donc l’après-midi jusqu’à un lieu de bivouac top confort, juste sous la Tête de la Cula.

Vu qu’on a encore un peu de temps, on fait découvrir les joies d’être passager joëlette aux nouveaux accompagnateurs.

On monte ensuite la bâche pour le bivouac, et on découvre que même en bivouac, Vincent apporte des bières pour tout le monde !

Après un super coucher de soleil, on va dormir sous les étoiles.

Mercredi 18 juillet : Tête de la Cula, étape finale

Réveil à 7h, après une nuit bien fraîche, avec du givre sur les duvets au petit matin pour ceux qui ont dormi à la belle étoile.

René, le conjoint de Lydie arrive au bivouac afin de pouvoir nous aider pour cette montée.
Après le petit déjeuner, l’ascension commence en laissant les duvets et autres affaires pêle-mêle pour sécher au soleil.
On grimpe jusqu’au Pas de la Cula avec des petits passages bien techniques.

La Tête de la Cula nous parait un peu trop compliquée à monter malgré une équipe au top, on se contente donc de rejoindre le col de la Cula, nous permettant ainsi d’avoir la vue de l’autre coté. De toute façon, c’est bon, on a déjà dépassé les 3000 m !

C’est là qu’on prend la photo avec la banderole HCE amenée pour l’occasion.

Il ne nous reste plus ensuite qu’à redescendre jusqu’au joyeux bazar qu’on a laissé au lieu de bivouac pour se rassasier. On range tout, puis on enchaîne sur le reste de la descente.

Pas de sieste aujourd’hui : le trajet jusqu’au camping est encore long.
On retrouve les voitures où on les a laissées lundi soir, on abandonne Lydie, Sophie et René, et on fait le transfert jusqu’au camping où une bonne douche nous attend.
Au moment du dîner, Robert nous rejoint : il nous accompagnera pour l’étape du lendemain.
Le repas du soir est agrémenté par le vrai-faux anniversaire de Sébastien (légère erreur sur le mois, mais c’est pas grave !)

On va ensuite se coucher, bien fatigués par cette journée.

Jeudi 19 juillet : Les lacs

Au programme : le deuxième bivouac du séjour, et visite de deux lac : le lac Miroir et le lac Sainte-Anne.

Sophie vient à nouveau nous apporter sont aide précieuse pour la montée.
On démarre sur la route goudronnée en plein soleil, histoire de se mettre en jambe.
Puis on emprunte une piste de ski, roulante mais un peu raide jusqu’au lac miroir. La montée efficace n’empêche pourtant pas la team de la joëlette "Jérémie" de chanter. Peu avant le lac, Mika, un randonneur enthousiaste vient s’essayer aux plaisirs de la joëlette : tirage dans la corde à la montée, et même pilotage à la descente, un futur recrue pour l’année prochaine ?
Au bout d’un moment, on arrive au lac, parfait endroit pour prendre le repas de midi. Quelques courageux vont se baigner (Clément, Emilio et Lionel)

On repart ensuite en direction du lac Sainte-Anne.
Sauf qu’on s’engage dans un chemin qui n’était pas vraiment prévu à la base... Ça monte, ça descend, il y a de sacrées marches et même des arbres à couper, mais au final on arrive à s’en sortir.

On est donc bien contents de découvrir la beauté du lac Sainte-Anne. L’effort en vaut la peine : une eau bleue turquoise dans laquelle les prairies alentours envoient leur reflets verts, le tout entouré de montagnes sur lesquelles subsistent quelques névés, on dirait une vraie carte postale !
Malgré une eau glaciale (moins de 12°), la baignade fait encore plus d’adeptes qu’au lac miroir.

Une fois qu’on a bien profité du lieu, on reprend les joëlettes pour repartir en direction du lieu de bivouac, un peu en contrebas du lac.
On monte la bâche et on libère notre mulet Maioui (anciennement appelé Mainon), qui prend un malin plaisir à aller taquiner les chiens de berger du champ d’à coté (heureusement clôturé) pour les faire aboyer.

On ramène une sacrée quantité de bois pour faire un feu de camp digne de ce nom.
Comme au précédent bivouac, Vincent nous fait cadeau de bonnes bières bien fraîches que l’on apprécie pleinement.
Aurélien nous fait un petit jeu sous forme de questionnaire par équipe dans le but de nous faire un peu plus découvrir l’asso. L’équipe gagnante à droit un superbe caillou dédicacé.
Puis on passe au repas avec un "aligot amélioré" de Dominique qui met tout le monde d’accord : c’est excellent !

On profite ensuite de notre méga feu de camp avec quelques Chamallow grillés avant d’aller dormir sous les étoiles ou sous la bâche.

Vendredi 20 juillet : redescente

Ce matin, on n’est pas pressés par l’horaire : il ne reste qu’à se laisser descendre jusqu’au camping. C’est dans l’ensemble bien roulant, et ça nous parait assez facile.

Malheureusement, Vincent se foule la cheville à la toute fin, et rejoint donc le camping en autostop.
Une fois au camping, après la douche, on file au "pied jaune", le bar tenu par le conjoint de Sophie, pour prendre l’apéro. Ça fait une sacrée tablée !


La carte des bières, bien fournie, est approuvée par Vincent, notre spécialiste bière.
Puis on retourne au camping en compagnie de Sophie pour notre dernier repas du séjour, et pour le traditionnel tour de table.
C’est avec une certaine émotion que chacun prend la parole tour à tour pour exprimer son ressenti sur le séjour. Un trafic parallèle de mouchoirs en papier se met en place.
Fred et Jérémie ont même composé chacun un poème pour l’occasion. Voici le poème de Fred :

Je suis différent de vous et j’en suis désolé.
Peut-être aurait t’il été mieux de le faire, sans vous gêner.
Dommage que je n’ai pas pu discuter, raconter, échanger.
Pourtant j’ai essayé, j’ai aussi des qualités.
Vivre un handicap invisible, c’est compliqué.
Un rien me perturbe et c’est la vérité.
Pourtant je sais rire, parler, discuter,
Le fossé n’est pas épais mais il est.
C’est pour ça qu’à fond j’essaie de me donner,
Mais pour moi j’en fais jamais assez.
Aussi, avec tous ces dénivelés,
Tout ce que nous avons vécu et partagé,
J’espère faire partie de votre et d’autres équipes,
Bien sûr, si vous le désirez.

A très bientôt sur les chemins !
Je vous aime.
FRED

Vu qu’il se met à pleuvoir on tire rapidement la bâche entre l’auvent du camion et le marabout afin de continuer notre repas au sec.
Le repas se termine avec un dessert à base de chocolat, de chantilly et de fruits : délicieux. Puis tout le monde va se coucher pour cette dernière nuit.
Pour fêter ça, un orage éclate en pleine nuit.
Ceux qui dormaient sous la bâche à coté de la table essaient tant bien que mal de se mettre au sec, et la pauvre Dominique se transforme en pilier humain pendant la durée de l’orage pour éviter que des poches d’eau se forment et fasse plier l’auvent du camion. Bref, une dernière nuit mémorable !

Le lendemain, c’est donc pas très réveillés qu’on petit déjeune, qu’on replie le marabout encore humide et qu’on range le campement.

Puis vient le moment difficile des au revoir. Dur dur de se quitter après avoir vécu tant de moments forts pendant la semaine ! Mais c’est sûr, on se reverra !

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Maroc-Essaouira, océan et festival de musique. Seconde partie.

Suite de la belle aventure : après une belle traversée à travers, plateaux, gorges, sommets rocheux, champs cultivés, nous voici au bord de l’océan.

Partie 2 – Littoral Atlantique

Mardi 19 juin
2ème séjour en un, nous troquons les randos en montagne et le charme de l’altitude contre les randonnées en bord océan et l’air marin : 6 dromadaires et 3 chameliers font désormais partie de notre équipe. Ce matin, le départ se fait en haut de falaises surplombants l’Atlantique, avec quelques montées et descentes ensablées et parsemées de marches, de galets… nous croisons quelques pêcheurs et leurs mobylettes. Notre première pause graine de la côte se fait sur la grande plage de sable fin de Timzgida oufta. L’excitation enfantine du bord océan : on fait des courses de Joëlette pour rejoindre l’eau et patauger… ! Pour certains français et marocains, c’est la première fois qu’ils mettent les pieds dans un océan !!





Après 250m de montée sous le soleil, nous sommes accueillis dans une maison à Ifradn, chez des producteurs d’huile d’Argan. Mis en bouche copieuse avec thé, pain, zit zitoune (huile d’olive) et zit amlou (huile d’argan et amandes)… puis salade complète, colorée et savoureuse, préparée par Muha, notre Chef cuisinier. Après démonstration de la fabrication d’huile d’Argan nous reprenons le chemin pour rejoindre la plage de Tafedna, où le bivouac nous attend. Un grand moment de baignade pour aller affronter les vagues, un beau moment de détente et de légère « liberté » retrouvée dans l’eau. Le thé et les gâteaux nous sont servis sur la plage, quel luxe !
Après le repas, pour certains c’est un tout premier feu de camp en musique, qui berce et endort lentement.






Mercredi 20 juin
Réveil et petit-déjeuner en compagnie d’une bergère et ses dizaines de moutons. Il est d’usage de partager un thé, ce moment à rendre toujours possible. Nous démarrons sur le sable avant d’arriver à un village de pêcheur coloré de blanc et de bleu (barque, maison…), la fatigue des 10 premiers jours se fait sentir mais nous attaquons une belle montée à travers un sentier ornée de cailloux et rochers. Nous arrivons sur un plateau ou plusieurs bergères gardent leurs troupeaux de moutons et chèvres. Nous restons sur le plateau un moment dans un paysage de garrigue, avant d’attaquer une descente vertigineuse et caillouteuse, ressemblant à des calanques. Arrivés en bas nous traversons plusieurs plages, avec passage de dune entre chaque : plus on est dans la corde et plus l’obstacle est facile. Certains passagers en profitent pour marcher ! Pause repas bien méritée sur la plage de Sidi Bousouf. L’après-midi ne sera pas de tout repos avec 3 passages à gravir et à redescendre, entre rochers, galets et sable… L’équipe est éprouvée mais voit le bivouac qui n’est pas loin du tout …… en haut d’une dune !









A cause de la marée, le bivouac n’a pas pu être installé sur la plage. Une longue traversée de plage nous mène au pied des dunes, où tous fatigués on ne voyait pas comment monter les 4 joëlettes dans le sable… finalement Laurent et Philippe monteront à pied (génial !) et Youssef demande que les chameliers redescendent 2 dromadaires pour monter Aurélie et Catherine.
La fatigue aidant, un fou rire vient à toute l’équipe restée en bas voyant les chameliers … mettre directement dans les sacoches d’un dromadaire, Aurélie et Catherine sur leurs joëlettes !! Nous arrivons tous au campement à Sidi Ahmet Shay, épuisés mais avec la lucidité d’immortaliser ce moment incroyable, avec notre banderole des 30 ans.
Enfin, pour clore cette journée mémorable, Moustafa notre chauffeur de 4X4 nous réserve une dernière activité, désensabler et faire sortir le véhicule des dunes (descente à 40% de dune, ski nautique sur sable). Tout cela nous permet de profiter d’un coucher de soleil fantastique sur l’océan, chaud et doré, et prendre le repas vers 22h.







Jeudi 21 juin
La nuit a fait beaucoup de bien, même si la fatigue se fait sentir. Début de rando = montée (40%) de dune de sable ! Une belle piste en faux-plat nous amène ensuite sur une plage, nous remontons le long d’une falaise, passons par de petits sentiers voire même à travers champs. Le repas de midi est décalé pour rejoindre directement notre lieu de bivouac à Sidi M’Barek. Les saveurs des salades et du thé sont en tête pour nous aider à tirer jusqu’à 15h30 où le vrai repas nous attend.
Après la pause gastronomique sont au programme : pansement impressionnant sur la jambe d’Aurélie (brûlée par un verre de thé ayant éclaté), bonne sieste, bonne douche sous cascades au pied des dunes, bonne baignade, bon rasage de cheveux … bientôt le retour à la ville !

Le dernier diner sous tente se poursuit par un beau moment musical autour du feu, chants et rythmique de Mehdi, percussions à la main et avec 2 bouts de bois sur jerricanes en plastique, sardines sur bouteille de gaz, gobelets sur plateau. Une belle communion tous ensemble !








Vendredi 22 juin
Nous prenons notre dernier petit déj face à l’océan, un beau moment… nous pensons déjà au festival de musique d’Essaouira le soir. La marée est haute, nous devons donc passer par les dunes pour rejoindre la prochaine plage ou 2 dromadaires nous retrouvent pour un petit tour sur leur dos, chacun fait son baptême en dromadaire ! Nous faisons une pause sur une des plages, le vent est assez fort mais n’empêche pas Denis à piquer une tête dans l’océan. La ballade est uniquement sur plage, paisible mais éprouvante par le vent et les grandes étendues de sable. C’est notre dernier jour de rando, de dernières suées pour arriver sur la plage de Sidi Kouaki, où nous prenons tout près de là notre dernier pique-nique façon rando, au sol sur les tapis qui nous manquerons bien. Un court transfert nous amène à Essaouira où nous logerons 2 nuits dans des appartements. Chacun s’installe, fait l’inventaire de ses affaires, prend le temps de se doucher. Nous nous régalons avec un succulent poulet au citron.












Vers 20h30, c’est le début de la fête avec le festival de musique Gnaoua et musique du monde !! Quelle géniale idée d’Olivier pour terminer le séjour en apothéose. En joëlette nous nous glissons au milieu d’une foule dense pour être au plus près de la scène… la gentillesse des spectateur est bluffante ! Un premier groupe rentrera vers 1h45 et le reste à 4h45, avec une photo en présence de Fatoumata Diawara (Bravo Lucie) !


Samedi 23 juin, Dimanche 24 juin
Le lever se fait tranquillement (adieu le rythme rando !) et après le petit déj de 10h30, nous partons par petit groupe pour se balader dans la Medina d’Essaouira, achat, farniente, visite, … que c’est beau !! Chaque groupe en profite bien avant de se retrouver à 17h pour plier et emballer les joëlettes. Des spécialités pâtissières nous sont offertes pour le thé.

Nous prendrons un dernier repas au restaurant avec Youssef, Mehdi et Mohammed avant de retourner au festival. Rendez-vous donné à 2h pour charger nos bagages (la nuit se fera surtout dans le bus et l’avion). Ultime transfert et départ à 3h en direction de l’aéroport de Marrakech. Les cœurs sont remplis de toutes les émotions éprouvées et partagées en joëlettes sur les sentiers marocains.











Les esprits sont marqués par ces souvenirs, pour très très longtemps. La force d’un groupe permet vraiment de réaliser de très beaux défis. A 6h, les « au revoir » sont difficiles. Après 15 jours d’une inoubliable aventure, nous prenons l’avion à 9h30, dormons jusqu’à 13H30 et notre retour à Lyon, des bouts de vie changés plein les sacs à dos à ramener dans nos régions respectives.

Nous avons tous une pensée pour Yves et surtout pour sa compagne Claire. Yves, nous a quittés brutalement peu de temps après sa belle participation au séjour Maroc-Essaouira.

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Maroc-Essaouira, le Haut Atlas,première partie.

En ce beau mois de juin, nouvelles joëlettes et nouveaux parcours au Maroc (entre Haut-Atlas et littoral atlantique) ont été étrennés par une équipe dynamique, alliant expérience et robustesse. En espérant que ces quelques lignes et photos suivantes vous fassent ressentir le goût savoureux de ce voyage Tamazirt, and « to be a rainbow in someone else’s cloud ».

Partie 1 – Montagnes du Haut Atlas

Avant tout, rentrez doucement dans l’atmosphère Tamazirt (Berbère) en faisant traverser dans vos oreilles du Tinariwen avec Iswegh Attay, Walla Illa (album Tassili) ou Ittus, Nànnuflày (album Elwan)… Fermez les yeux, ressentez la terre sous vos pieds, la chaleur de l’air dans vos narines et laissez vivre vos émotions.

Dimanche 10 juin

Nous voilà partis le 10 juin 2018 pour un tout nouveau périple de 14 jours. L’équipe se retrouve à 10h30 à l’aéroport de Lyon, avec Aurélie, Philippe, Catherine, Mariam, Laurent et Marie, Claire et Yves, Yvette, Cédric, Loïc, Christian, Jean-François et Nadia, Denis, Lucie, Quentin, Céline et Olivier. 3h de vol plus tard, nous arrivons à l’aéroport de Marrakech où nous retrouvons Youssef et toute son équipe, Meddhi, Mohammed, Muha, Ali et Moustafa… Nos affaires sont vites chargées dans les bus et nous partons pour 5h de transfert en direction de notre lieu de bivouac près d’Amassine (2100m). Les heures se font minutes tant il y a des nouveautés à observer et une équipe à se familiariser. Nous nous arrêtons diner dans un village pour partager le Tajine. Nous arrivons aux alentours de 23h30 à destination où un bivouac céleste nous attend, époustouflant.
Notre première partie de séjour se déroulera dans le massif du Sirwa, massif situé entre le Haut-Atlas et l’Anti-Atlas.




Lundi 11 juin
Le dépaysement est complet, sonorité, visuel, goût, habitudes, … sauf pour le montage des joëlettes encore « en kit » sous plastique. Pti dej au thé à la menthe, pain, confitures, Vital, Roberto et zit puis départ pour notre première journée de randonnée, on a hâte ! L’air est sec, le soleil est chaud, les sentiers rocailleux, un bon effort pour mettre dans le bain. Nous arrivons pour le repas de midi au village d’estive de Tiddas à 2400m, salade marocaine, sardines, riz nous font saliver. Le village est encore vide, seul des gardiens sont présents, les familles monteront avec les troupeaux à la fin du Ramadan. Ce sera notre lieu de camps pour deux nuits.
Après le repas, petite balade en boucle pour découvrir l’étendue de l’Atlas. Le thé et des petites sucreries (gâteaux, beignets, …) nous attendent au retour.









Mardi 12 juin
Journée bucolique pour rejoindre Aziwane pour notre pique-nique au pied de grands rochers arrondis enchevêtré. Attention cependant aux plantes épineuses qui laisserons des traces sur des jambes ! Pendant que certains font la sieste d’autre s’essaye à l’escalade (comme il est dit, il faut savoir s’élever pour y voir plus clair). Tantôt ces paysages inspirent aux songes, tantôt à l’écriture. Retour à dos de mulets pour les 4 passagers Joëlette Laurent, Catherine, Philippe et Aurélie, et pour Mariam au village de Tiddas.














Mercredi 13 juin
Une grosse journée nous attends, nous nous levons avec le soleil… nous rejoignons dans un premier temps le village d’estive d’Amassine où nous chevauchons entre cailloux, rochers et champs de fleurs… après une belle montée technique nous arrivons dans un paysage lunaire à 2700 m ou nous apercevons les deux Tikniwine (2900m et 3000m). Après le pique-nique nous redescendons avec quelques passages à flanc de colline jusqu’au village d’estive de Azib N’Iriri à 2300m. Muhammet réapprovisionne le stock de pain, sous des yeux et papilles intéressés.













Jeudi 14 juin
D’après Olivier départ pour une journée tranquille, c’est sans compter sur des passages qui nécessiteront d’être aménagés. Les cordes des joëlettes se remplissent pour ne pas déraper sur les sentiers étroits et pentus… des montagnes russes dans les cailloux… ! Nous arriverons au campement pour midi au village d’estive de Azib N’Oussamer. La sieste est très appréciée ! L’après-midi se passera tranquillement avec baignade dans la rivière, certains assistent à la cuisson du pain au feu de bois, d’autres partent faire une petite balade…
Pour une grande partie du groupe, nous profitons des nuits à la belle étoile pour compter les étoiles filantes, apprendre les constellations, etc. Tellement apaisant !








Vendredi 15 juin
Pour l’équipe berbère c’est la fin du ramadan (c’est très dur de ne pas boire, faire de la joëlette et assurer son rôle de muletier, impressionnant). Après le petit dej une matinée digne des virages de l’Alpe d’Huez nous attend. Cependant, au départ, le décor est plutôt canyon et western, où nous suivons le lit d’une rivière avant de grimper au point culminant à 2800 m au pied de la montagne Arira. La vue très proche du sommet du Sirwa est grandiose et sera le bon moment pour faire la photo des 30 ans, bravo l’équipe !!
Après une courte pause repas sur une belle étendu d’herbe et une vue lointaine sur le désert du Sahara, nous finirons en faux-plat descendant jusqu’à notre campement pittoresque de Azib Izine. Avec le thé du jour, nous avons le droit à des beignets fourrés de purée d’Ipomée (patate douce)… un délice…








Samedi 16 juin
Départ tranquille sur une piste avant de rejoindre la pleine montagne caillouteuse où nous essayons de nous frayer un chemin le plus confortablement. Descente très technique à travers des terrasses géologiques bâties de roches volcaniques. L’équipe a bien puisé dans ses réserves. Le moment du repas puis de détente est très apprécié au bord d’une rivière… Nous repartons sur un parcours peu roulant puis une piste qui nous amène en haut du village de Tizgui, la récompense du couché de soleil est incroyable. Le décor est scotchant, à tel point qu’une joëlette l’est restée, où ses 3 équipiers en oubliait de redémarrer. Pour certains, les péripéties du jour furent soupçonner Muha d’avoir mis quelque chose dans le thé !! Le soir nous entendons des rythmes enivrant résonnant contre les falaises de Tizgui. Un groupe se laisse guider pour aller à la rencontre des habitants, c’est le premier village où nous croisons du monde. Des jeunes filles dansent, chantent, tambourinent sous les yeux fiers de jeunes garçons assis autours. Nous sommes spontanément et chaleureusement accueilli à rejoindre le groupe musical. On se prend les mains, on apprend à danser, on rit, on chante, les regards sont étincelants, les larmes coulent, les cœurs sont connectés. Mariam est ravie de partager ce moment avec ces jeunes filles, lui rappelant les origines de sa famille. Les chants sont longs et intenses, les sourires inoubliables, un partage si émouvant et généreux (jusqu’à la fatigue) ! Nous n’oublierons pas la magie mélodieuse et la richesse humaine du village suspendu de Tizgui.










Dimanche 17 juin

Pour la première fois le ciel est un peu voilé, nous commençons la journée en traversant et quittant Tizgui. Nous découvrons les aires de battage du village, les anciens greniers troglodytes pour protéger les récoltes et les biens de pillages. Une descente en lacets très raide nous fait rejoindre le vallon. Nous traversons les villages d’Asaka, Agoulzi…, les enfants sortent à notre rencontre, les joëlettes sont scrutées, nous partageons ensemble quelques tablettes de chocolat… La journée se termine entre sable et galets à l’entrée des gorges de Tilsit, une mise en bouche de la randonnée océane ! Le campement est au milieu des gorges, une partie du groupe part, en chanson, faire un tour avec les mules… c’est le dernier soir où nous serons avec les muletiers, qui nous font découvrir entre autre la confection de tapis.











Lundi 18 juin
Journée de transfert et journée anniversaire… nous partons pour une petite journée de rando, une grande journée de bus… Nous quittons les gorges avec quelques passage dans l’eau, jusqu’à une cascade ou plusieurs passerons se rafraichir, surtout la joëlette de Laurent pour fêter dignement son anniversaire. Nous rejoignons le village de Tilsit ou nous récupérons une piste jusqu’au village d’Assais où nous attendent les bus pour le transfert jusqu’à la côte atlantique. La première partie sera sous le signe du repos avec une pause à Talwine (capitale du Safran) et une pause pique-nique sous les Arganiers. La route reprends avec un passage à Agadir (avec petite escale pour acheter un gâteau d’anniversaire surprise !) puis la fin du trajet se fera en véritable festival de musique, jazz, variété française, rock, sonorités africaines, guitares… et surtout un « I Heard It Through The Grapevine » de Creedance Revival qui a littéralement enflammé le dancefloor du bus !! Délirant ! Nous arrivons vers 20h au campement qui surplomb l’océan, nous aidons à l’installation des tentes. Nous sommes proches du village de pêcheur d’Aftas Imerdidsen. Le repas nous sera servi tard, suivi du gâteau d’anniversaire et d’un petit digestif.











Un peu de patience, vous aurez bientôt la suite de cette belle aventure...

En attendant, un petit aperçu de la belle équipe :

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