Balcons du Mont Blanc - 19 au 26 août 2017

Pour démarrer ce séjour, les participants venus du Grand Ouest, de la région lyonnaise ou encore de la région parisienne, se retrouvent au camping Pierre Semard de Montroc situé près d’Argentière et non loin de Chamonix.

A 18h, le groupe (dont 6 nouveaux accompagnateurs) est au complet et les marabouts sont montés. Le dîner va se préparer avec les consignes distillées par Lionel, chargé de l’intendance.

Pour démarrer ce séjour, les participants venus du Grand Ouest, de la région lyonnaise ou encore de la région parisienne, se retrouvent au camping Pierre Semard de Montroc situé près d’Argentière et non loin de Chamonix.

Cécile, Accompagnatrice En Montagne sera, quant à elle, chargée de l’encadrement du séjour. Grâce à ses relations, elle fera appel à Juliette, stagiaire AEM, pour palier à un désistement de dernière minute. Le séjour va se mettre en place avec le descriptif de son contenu et la présentation de chacun.
Dimanche 20 août : première et unique « grasse matinée » avec un petit déjeuner à 7h30, le temps à chacun de prendre ses marques et aux « référents » de faire connaissance avec les futurs passagers joëlettes : Delphine, Eliane, Kévin et Jean-Joseph.



C’est devant la chaîne du Mont Blanc bien dégagée que Cécile organise une initiation à la joëlette en constituant des équipages mixtes (expérimentés et débutants).



Après le montage des joëlettes, le transfert des passagers et le débéquillage, la caravane constituée de 23 personnes, va pouvoir partir. Il est 10h et c’est le long du torrent de l’Arve que débute la randonnée avec la découverte des postes « avant » en charge de la traction et « arrière » en veille de l’équilibre.





C’est au terme d’une petite montée sur un large chemin que le groupe va faire sa 1ère pause « graines » faite de fruits secs, amandes et autres produits remplis d’énergie.


La randonnée se poursuit par un chemin en balcon qui va permettre d’atteindre une prairie mi-ombre, mi-soleil pour une pause pique-nique, face au Mont Blanc.


Il servira de tableau « grandeur nature » à Cécile qui nous donnera une petite leçon de géographie.

Nous passerons par un sentier en sous-bois sur le plateau du Planet avant de rejoindre le village d’Argentière et d’arriver au camping, notre point de départ.

Des rafraîchissements et un petit goûter fait de spécialités locales amenées par des participants, seront les bienvenus. Compte tenu du programme du lendemain avec l’organisation du 1er bivouac, les uns et les autres vont s’affairer à la préparation des sacs tandis que d’autres aident à la préparation du repas.




En fin de soirée, nous nous dirigeons vers le bar du camping suite à une invitation collective du gérant pour un apéritif de bienvenue. En préambule, la diffusion de quelques vidéos faites lors de séjours HCE, aura peut-être permis de recruter de futurs jeunes présents dans la salle.

Lundi 21 août : après une nuit étoilée et un petit déjeuner matinal, le groupe est fin prêt pour quitter le village de Montroc par le Chemin des Cantonniers avec une pente raide, plutôt « casse-pattes » et qui nous mène à un petit replat aménagé de sculptures en forme de totems.



Le temps de reprendre son souffle et l’ascension continue en douceur jusqu’au hameau de Tré le Champ. De là, nous prenons le Chemin des Diligences qui nous conduit au Col des Montets où un panneau nous indique que nous traversons la réserve naturelle des Aiguilles Rouges.


Encore un petit effort et nous voici au hameau de La Poya au dessus du village du Buet. Mainon, notre animal de bât montre quelques signes de faiblesse et des sacs vont alors être portés par Jean, notre jeune et vaillant accompagnateur puis posés sur les genoux des passagers, jusqu’à la pause pique-nique faite en sous-bois au lieu-dit des Granges.





Le lieu se prête à une petite sieste pour certains ou à des moments d’échange pour d’autres.

Un nouveau système de bâtage va voir le jour mais malgré cela, il faudra se rendre à l’évidence, Mainon ne veut plus porter !


Martin tente plusieurs techniques de portage mais il est décidé de laisser les sacoches sur le chemin.


Une rencontre fortuite fut la bienvenue, celle d’un 4x4 qui les a récupérées pour les monter jusqu’à notre destination à 2 000m d’altitude, en contrebas des Chalets de Loriaz.



Le campement s’installe : la bâche bivouac se monte même si la moitié des participants dormira à la belle étoile. Une équipe va chercher du bois mort pour le futur feu tandis qu’une autre se charge d’aller chercher de l’eau.



Le repas du soir et le pique-nique du lendemain va occuper des petites mains. Et c’est autour d’un feu de bois animé de chants que la soirée va se terminer après s’être égayée d’un joli coucher de soleil sur la chaîne du Mt Blanc en toile de fond tout au long de notre journée.





Mardi 22 : un peu de rosée sur les duvets mais la nuit ne fut pas fraîche. Certains ont pu apprécier le plaisir de leur première nuit à la belle étoile.


Quel joli spectacle qu’un lever de soleil !

Au menu du petit déjeuner, des tranches de pain tartinées de confiture ou de crème de marron sans oublier le fromage qui commence à faire des émules. Il est 9h quand le groupe quitte le campement par une « gentille » grimpette jusqu’à la Croix de Loriaz, suivie d’une longue descente technique avec ses virages à épingles à cheveux sur un terrain caillouteux.





Nous retrouvons la Vallée des Granges et nous ferons la pause pique-nique en bordure du torrent. Il fait « grand beau » et un peu d’ombre permettra à une majorité du groupe de se laisser aller à un petit repos à l’image de "nos trois courgettes" !


Pour faciliter la traversée du torrent par Mainon, 2 volontaires vont se substituer à lui et passeront ainsi son chargement sur leur dos.


Nous continuons à longer le torrent jusqu’à découvrir la cascade de Bérard. Le retour au camping va se faire par un large chemin en sous-bois puis par le Chemin des Diligences. A noter, la technique de la corde à l’arrière pour ralentir une joëlette aux freins défaillants. Il est 17h30 quand tout le monde se pose avant de s’affairer aux tâches d’un camp de base : toilette, préparation du repas … Une fois le dîner pris et la vaisselle faite, il n’y aura pas besoin de berceuse ce soir …




Mercredi 23 : comme annoncé la veille au soir, un avis météo d’orage pour le surlendemain a amené Cécile à modifier son programme et à proposer d’enchaîner avec un nouveau bivouac. Après un petit déjeuner matinal, les sacs s’alourdissent de la nourriture des 2 jours pour tenir compte de l’état de fatigue de Mainon qui ne portera que les vêtements et affaires de couchage des personnes handicapées.



C’est alors que 2 groupes se constituent (en train et en camion HCE) pour se rendre au parking de la Flatière au-delà de la gare des Houches. Les joëlettes se déploient et il est 10h quand la troupe s’élève au-dessus du village de Le Bettey.



Le chemin continue à travers un joli sous-bois avec un pourcentage de pente à faire transpirer les coureurs du Tour de France ! Il faudra faire de nombreuses pauses pour récupérer dont une plus importante pour remonter les batteries. Une demi-heure plus tard, nous atteignons une petite clairière idéale pour la pause pique-nique qui sera suivie d’une belle sieste.


La randonnée se poursuit par le même chemin, toujours aussi pentu mais relativement roulant. Une heure plus tard, nous sortons de la forêt pour découvrir à nouveau la chaîne du Mont Blanc bien dégagée.

Compte tenu de la difficulté de la journée amplifiée par de lourdes charges pour beaucoup d’entre nous, Cécile décide d’installer le camp au niveau des Chalets de Chailloux, situés tout de même à 1 923m ! Cela fera gagner 2h30 d’ascension sans pour autant perdre une belle vue qui va de l’Aiguille du Midi au Mont Blanc puis le Dôme du Goûter pour terminer par l’Aiguille du Bionnassay. Un panorama grandiose en guise de terrasse le temps de savourer un rafraichissement offert par certains.




Puis vient le temps du montage de la tente WC et de celle du bivouac tandis que des espaces se choisissent pour dormir à l’extérieur. Il est 19h quand le repas est prêt : soupe de légumes, gnocchis agrémentées de fromage de chèvre et de pesto, suivies de compote et de gâteaux secs. Un véritable festin pour un bivouac !


Il est trop tôt pour aller dormir et c’est par un jeu de dés de 5 000 que la soirée se terminera avec la chaleur d’un feu de bois.



Jeudi 24 : lever de soleil magnifique et petit déjeuner ponctué d’une anecdote « mais où est passé le café ? ». Le thé fera l’affaire !


C’est à travers champ que nous rejoignons un sentier en balcon qui nous permettra de faire une photo de groupe avant de quitter la vue sur la chaîne du Mont Blanc qui nous aura accompagnés pour la plupart du temps.

Nous basculons ainsi sur une chaîne de montagnes qui nous laisse apercevoir le Beaufortain, les Fiz et au loin les Aravis.

Petite pause « graines » pour un itinéraire encore jamais emprunté par les joëlettes et qui va s’avérer très technique. La descente est éprouvante car elle va durer sur plusieurs centaines de mètres de dénivelé.



C’est dans une forêt de sapins que le groupe se retrouve autour d’un pique-nique perturbé par une pluie d’orage. Mais c’est là que la bâche de jour va être utile ! Pas le temps de s’éterniser car il reste encore du chemin même s’il s’annonce plus tranquille et moins pentu.



Nous arrivons au village de la Flatière et retrouvons le véhicule HCE. Petit transfert en véhicule pour certains et vers la gare des Houches pour un voyage en train pour les autres.



Place désormais au petit rituel d’arrivée de randonnée : goûter,
rangement des sacs, douches, préparation du repas et apéro !

Vendredi 25 : dernière journée … déjà ! et oui, le temps passe vite quand tout se déroule bien ! Le groupe se sépare pour quelques minutes, histoire de profiter d’un nouveau moyen de location mis à disposition : le bus pour les plus aventuriers. Quelques kilomètres seulement pour se retrouver très vite sur le parking de la télécabine du Tour.


Il est 9h30 et tout le monde est prêt pour une 1ère grimpette qui sera suivie de bien d’autres ! Plus de 700m à travers un chemin assez étroit et avec de courts lacets.


Difficile d’aider sur les côtés, mais au terme de 2 arrêts pour récupérer, nous parviendrons à notre point culminant, tout près de l’Aiguillette des Posettes à 2 200m.


Joli tableau pour notre pique-nique que nous prendrons à presque 14h mais qu’importe ! Le Massif du Mont Blanc et celui des Aiguilles Rouges face à nous sans oublier le barrage d’Emosson derrière nous, quel privilège ! Malgré cette vue magnifique que chacun a pu admirer à sa guise durant le repas et la pause qui a suivi, il faut penser à redescendre.



L’occasion est trop belle pour ne pas profiter de myrtilles à portée de main !



C’est par un « gentil » chemin en balcon que nous atteignons le col de Balme se trouvant sur la frontière entre la Suisse et la France.



La descente se poursuit par une large piste jusqu’à l’arrivée de la télécabine. Et pour rejoindre le parking du Tour, la caravane suit un petit sentier sinueux et « presque » roulant !


Il est 18h quand les joëlettes se vident de leur passager et grimpent dans le camion. De retour au campement, chacun s’affairent pour son rangement et son nettoyage.

Une fois le repas terminé, un tour de table chargé d’émotion, de rigolade et de témoignages de plaisir partagé, fera office de bilan très positif de ce séjour où la météo généreuse a contribué à sa réussite. Parmi les participants, les jeunes débutants qui se sont très vite mis dans les brancards de joëlettes, sont prêts à renouveler cette expérience sportive et humaine.



Alors, rendez-vous est pris pour la saison prochaine y compris pour Mainon qui a bien mérité un peu de repos !


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Tour de la Grande Casse en Vanoise - 5 au 12 août 2017

Je m’appelle Arthur, j’ai 5 ans, ce dimanche matin en finissant ma toilette, j’ai rencontré des randonneurs particuliers. Ils étaient plus de vingt dont 4 en joëlette et un âne (non, un mulet !). J’ai reçu une lettre de Thomas pour me raconter leur périple, on va la lire ensemble.

Salut Arthur,

Matthieu, notre Accompagnateur En Montagne, commence par nous expliquer le fonctionnement de la joëlette et les nombreux nouveaux sont très attentifs.

Après avoir quitté le camping de Champagny en Vanoise, sous les encouragements de ta famille, nous nous sommes mis en route vers le musée « Glacialis » où nous attendait une guide afin de nous expliquer la formation d’un glacier (pas celui où on mange, mais celui des montagnes). Tu savais, toi, qu’il y a des milliers d’années, un gigantesque glacier recouvrait la plaine jusqu’à Lyon. C’était fascinant cette visite.



Vers 11h30, nous avons commencé notre randonnée sur un chemin roulant. Ah oui, j’ai oublié de te dire qu’il y aura tout au long du récit, plein de termes techniques utilisés chez HCE, c’est pour éviter d’utiliser des mots qui font peur !



Après une pause pique-nique, nous commençons notre montée vers le refuge de la Glière à 2000 m d’altitude, c’était assez roulant.

Tu te rends compte, c’est haut ! Arrivés au refuge, certains personnes ont aidé Dominique à préparer le repas, pendant que d’autres commençaient à faire connaissance. Après le repas, certains ont joué pendant que d’autres sont allés se coucher car la semaine va être dure, mais je te le dirai plus tard.





Le lendemain matin, notre charmant accompagnateur, Matthieu, nous a réveillés à 6h. Eh oui, c’est pas des vacances HCE ! Après un bon petit déjeuner et le rangement des dortoirs, nous avons bâté Mainon et installé les personnes en joëlette et en route pour la station de Tignes !








Beau temps sur le parcours, l’équipe a pique-niqué dans un pré face aux glaciers de la Vanoise, c’est magique !




Après une sieste au soleil, mes amis Damien et Jean-Jacques ont gravi le premier col ensemble. Nous sommes redescendus vers Tignes où nous attendait notre charmante intendante au pied d’un télésiège.


C’est là que j’ai passé ma première nuit en bivouac. Tu te rends compte des télésièges pour un bivouac, ils sont fous ces accompagnateurs en montagne !

Il a fait froid cette nuit-là, tout le monde a mal dormi. En plus, en me réveillant, le ciel était gris avec du vent, ça promet pour le reste de la journée.


Nous nous sommes préparés afin de partir tôt. Au fur et à mesure que la matinée avançait, le ciel s’assombrissait. Le ciel bleu laissait place au ciel gris et au mauvais temps. Arrivés au col de la Leisse, nous avons même eu du grésil. La caravane a accéléré le pas pour rejoindre le refuge où la gérante nous attendait avec un bon vin chaud.



L’après-midi, certains ont fait la sieste pendant que d’autres jouaient aux cartes. Durant le repas du soir agrémenté d’une croziflette, tout le groupe nous a félicités pour l’aide qu’on a apporté ce matin sous le mauvais temps. Après ce succulent repas, tout le monde a rejoint les bras de Morphée pour un repos bien mérité.

Le lendemain, j’ouvre l’oeil et à ma grande surprise, il fait beau. Nous avons pris notre petit déjeuner tranquillement.
Dominique, Jean-Jacques et Vincent sont partis à l’aube, rechercher le camion pour l’emmener au camping de Prolognan, et apporter des provisions pour le reste de la semaine au refuge suivant. Ils ont eu la chance de passer le col sous le soleil levant et de voir de jolis paysages cachés sous la pluie et le brouillard de la veille.


Cette journée fut superbe, nous avons marché. Cela fait du bien au moral des troupes de randonner sous le beau temps. Vers midi, nous avons pique-niquer au bord d’une rivière où nous avons pu faire une sieste.

Pendant ce temps, nos porteurs "à 2 pattes" ont rencontré sur leur chemin des bouquetins qui se sont montrés très discrets le lendemain.



Vers 17h, nous avons atteint le refuge d’Entre Deux Eaux où nous avons bu une bière bien méritée en attendant nos trois courageux marcheurs chargés de nourriture. Nous avons dîné au refuge avec une tartiflette que nous a préparée le restaurateur. Parmi les accompagnateurs, quatre jeunes issus de l’école de kiné de Montpellier ont joué un morceau de piano avant de s’adonner à leur séance de massage quotidienne. Vers 22h, tout le monde est au lit car une grosse journée nous attend le lendemain.


Après une bonne nuit, levés assez tôt, un garde du Parc National de la Vanoise nous a rejoints et nous sommes partis gravir le col de la Vanoise sous la brume.



Beaucoup de monde nous a donné un coup de main le matin pour l’ascension. A la pause du midi, la garde nous a expliqué le fonctionnement et la vie du parc.



Tu savais, toi, qu’il y avait des loups en Vanoise et que les meutes de loups sont très hiérarchisées, ils ont un couple qu’on appelle le couple dominant ou le couple alpha. On trouve des loups dans toute la France.







Vers 15h, nous sommes arrivés au refuge de la Vanoise. Certains se sont reposés pendant que d’autres ont dégusté de bonnes crêpes. Après cet après-midi de repos, nous avons dîné et ensuite, avons rejoint notre dortoir sans tarder, tellement on était fatigué.

Le lendemain, à notre grand étonnement, la neige était là.

Nous avons fait super attention en descendant afin de ne pas tomber.




A la moitié de la descente (1 200m tout de même), nous avons eu la chance, ma soeur et moi de prendre le télésiège avec Dominique et Hervé afin d’aller un peu plus vite mais il faisait très froid !

Vers 12h30, nous sommes arrivés à Pralognan où nous avons terminé notre rando. Tout le groupe est arrivé au camping "le Chamois"où nous avons monté le camp à toute vitesse et préparé le repas.

Après avoir pris des douches bien chaudes et fait le transfert des voitures, le groupe s’est retrouvé dans un bar pour déguster un bon chocolat chaud et de succulentes gaufres. A notre retour, nous étions accueillis avec un vin chaud, boisson de circonstance ! Nous avons terminé le séjour par un bon dîner avec un tour de table des ressentis de chacun. Avant de se quitter, nous avons dégusté les bons gâteaux qu’Alain nous avait offerts.

Tout le monde est reparti chez soi des souvenirs plein la tête.


A bientôt Arthur ! Nous espérons que toi aussi, tu as passé de bonnes vacances. Nous t’embrassons.

Thomas

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Pierra Menta du 01 au 08 juillet 2017

Proposition de script pour un film autour des thèmes de la montagne, de la randonnée en joëlette et de l’amitié transgénérationnelle. Scénario inspiré de faits réels.

Proposition de titre

- Dramatisant : Voyage au bout du caillou

- Lyrique : Les chemins de l’espérance

- Inspiré : Retour à la montagne

- Marseillais : On a roulé sur la Pierra Menta

Synopsis

Début juillet, dans les Alpes françaises, une petite vingtaine de forcenés décident d’écumer les chemins du massif du Beaufortain avec pour seul bagage, une mule récalcitrante, une camionnette surchargée, une demi-tonne de bouffe et beaucoup de bières et de saucissons. Pour pimenter le tout, ils ne se connaissent pas ou peu et quatre d’entre eux se déplacent en joëlette* du fait de leur handicap.

Sept jours durant, ils vont affronter la montagne et tous ses dangers (chutes de marmottes, attaque de vaches, indigestion au Beaufort etc.). Soudés par ces multiples épreuves, les protagonistes se rapprocheront tout au long des sept jours et finiront par former une véritable équipe.




*Joëlette : instrument de torture inventé par un accompagnateur en montagne fou. Nécessite au minimum 2 tortionnaires pour un tortionné. Particulièrement novateur, il a pour fonction de moudre l’ensemble des muscles et des articulations de l’équipage sans distinction aucune entre les tortionnaires et tortionné.

Dans certaines régions reculées comme les Alpes Françaises, il est accessoirement utilisé pour transporter des personnes handicapées à mobilité réduite sur tout type de chemin, y compris les plus repoussants.

Rôles :

- Le héros : Meuhnon – mulet charismatique au caractère bien trempé. Figure de proue de l’équipe, il montre l’exemple en bombant fièrement le poitrail quand la pente se redresse ou qu’on lui augmente sa charge. Il est doté d’un 6e sens qui lui permet de se carapater à Zanzibar dès qu’il sent une entourloupe (généralement un chargement plus lourd, une montée plus sévère ou un tour en camion).


- La Taulière : Frédérique => elle ne tire pas de joëlette, elle tire le groupe ! Qui plus est avec un baby dans son ventre.

- Duo comique 1 : Libert / Thierry => l’entraîneur de badminton et le fan parisien ! PSG / LOSC en replay au quotidien

- Duo comique 2 : Jean le sculpteur / Meuhnon => pris dans une
relation passionnelle de type « je t’aime moi non plus », ce duo improbable évoluera tout au long de la semaine jusqu’à trouver l’équilibre

- Le trio fresher : Camille, Lise, Arthur, de l’université de Lyon, motivé par leur prof Thierry. Jauge d’énergie à 200% et éclats de rire en cascade.

- L’artiste : Evelyne => elle fait prendre la pose aux montagnes le temps de les croquer

- Le guru : Vincent => il utilise des techniques d’étirements sophistiqués capable d’endormir les foules

- Madame Pêchu : Monique => ce n’est pas très grand, mais ça remue !

- Le discret : Christian => aussi modeste qu’efficace, il se distingue par un breuvage aux bourgeons de sapins pas mal du tout

- Madame Lumineuse : Karine => « Putain c’est beau ! »

- L’officiel : Quentin => d’aucuns murmurent qu’il aurait été envoyé par le conseil d’administration de l’asso pour contrôler le nombre de saucissons ; ils vont pas être déçus…

- L’as du volant : Fangio Cricri, alias Christine, détentrice du record de nombre de chutes évitées sur joëlette

- Le fou du volant : Fangio Toine, alias Antoine, détenteur du record de nombre de cascades sur joëlette

- Le couple niais : Vincent & Inès

- Le local flegmatique : Fabien => il est envoyé en première ligne quand il faut approcher des chiens de berger qui ne parlent que le patois savoyard

- Le garde-manger l’intendant : René => un puit sans fond de nourriture solide et liquide (et de gentillesse)

Intentions de plans :
- Jour 1 : la mise à l’épreuve – montée à l’annexe du refuge de la Coire, au-dessus du village de Granier dans le froid, la pluie et la famine.


- Jour 2 : le baptême du caillou – belle balade au col des Génisses, au-dessus du Cormet d’Arêches avec vue sur tout le Cirque de St Guérin. Première confrontation avec les petits sentiers caillouteux, premières courbatures. Faute de frein fonctionnel, une des joëlettes double des VTT dans la descente.





- Jour 3 : la razzia – en manque de nourriture, l’équipe décide de mener un raid sur une fromagerie de Beaufort en contrebas. Repus, elle réintègre ses pénates après une sieste et une baignade bouseuse au Lac des Fées.


- Jour 4 : l’exode - nous quittons le Cormet d’Arêches pour changer de vallée et remontons vers le refuge de la Balme. Bivouac 5*


- Jour 5 : le jour de la punition – la montée impossible jusqu’au refuge de Presset. Très belle vue sur la Pierra Menta dont on profite plus ou moins en fonction des passages. Tout le monde finit la journée bien rincé. La soupe au refuge est appréciée.


Jour 6 : le jour de la rédemption. Descente de l’année jusqu’à Laval. En fait, ça ressemble plutôt à ça.


- Jour 7 : happy end, tout le monde repart le sourire aux lèvres !
Au vu de la haute tenue de ce scénario chargé en émotions comme un porte container ouzbek, au regard surtout du casting exceptionnel annoncé, la société de production Meuhnon & Cie souhaiterait se voir accorder par la présente une avance sur fourrage et cacahouète pour le prochain film.

Dans l’attente d’une réponse que l’on espère positive, toute l’équipe de tournage vous adresse ses plus sincères remerciements pour lui avoir permis de vivre ces beaux moments

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Val Maïra - 19 au 26 août 2017

Retrouvailles à Maljasset au bord de la rivière et dès le premier repas se dévoile une troupe internationale à l’humour décapant. En effet, on vient du grand-duché de Luxembourg, du Royaume de Belgique, du Comté de Uzès mais encore du petit duché d’Anjou, de Chartreuse, du Japon ou d’Espagne. Les présentations seront donc polyglottes, notamment en jeugueu, langue inventée par la famille de Catherine.

Après une première journée plutôt tranquille, on profite des premiers bains dans la rivière et surtout du premier feu de camp avec Antoine le guitariste et sa chorale composée tour à tour de Serge, Olivier, Elodie, Catherine et Yvette.

Lundi la journée avait plutôt bien commencé avec des tartines grillées au feu de camp par Luc, Charlot décide de nous faire une blague à tous. Il profite d’un moment d’inattention pour commencer la randonnée sans nous pour aller retrouver un groupe d’ânes plus haut. Gilles et Clara monteront presque jusqu’au col en petites foulées pour le récupérer. Le soir même Charlot retrouve avec joie ses congénères et toute la troupe s’installe sous la bâche bivouac au piquet tordu installé par Luc avec une technique surprenante (pas de photo c’est bien dommage).


Le mardi, Luc lance un concours : l’objectif étant d’en savoir le plus possible sur tout le monde. Les paris sont lancés, les questions fusent même si un favori se détache nettement… La montée au col se fait non sans efforts malgré les renforts de randonneurs rencontrés sur le chemin.



Au déjeuner, Charlot encore tout triste d’avoir dû quitter ses copains se fait attaquer par une horde de vaches. Au camping on retrouve Nadia qui a finalement adoré le long transfert en camion qu’elle redoutait un peu (beaucoup) ainsi que Christophe et Manon des amis de Luc qui nous accompagneront le lendemain. Notons que Christophe a découvert HCE dans un article de Femme Actuelle et l’a ensuite fait découvrir à Luc…

Blague de mercredi : « A quoi voit-on que le petit lu a sommeil ? Parce que Lu baille (Ubaye) » Merci Florent ! Cette journée pleine d’humour commencera par la visite du village de Chiappera puis départ pour une longue montée sur la piste militaire.

Une fois arrivés au bivouac, Catherine et Gilles se lancent dans un cours de Yoga pendant qu’Antoine nous prépare un feu à base de bouse de vache et que sous la bâche bivouac s’improvise un concours de bruit d’animaux. Une chute mémorable de la tente WC entraine au sol Serge et Hugo enlacés et riant aux éclats.

Un troupeau de chevaux sauvages passera un moment à observer Charlot et notre campement, puis un bref orage nous forcera à tous nous rassembler sous la bâche bivouac. Mais comme dit Hugo, « la pluie c’est bon pour les plantes » alors on relativise. Luc innove et crée le premier lit en hauteur vu en bivouac. Chantal se pavane sur son lit de bivouac.

Le jeudi sera une journée riche en émotion alors on attaque tôt et on se lève en même temps que le soleil. On n’oublie pas néanmoins de déclarer Florent vainqueur du concours et l’écoute faire la biographie de chacun.

La montée est raide mais on l’oublie grâce aux charades et autres blagues. Mais les passages techniques se profilent, on débâte Charlot et on fait passer les joëlettes une à une.



En attendant son tour, on écoute Élodie chanter.

Un long déjeuner aurait été mérité mais la météo en a décidé autrement et la pluie nous force à repartir rapidement. On attaque la très longue descente en direction de Larche. Le frein de la joëlette d’Aurélie lâche pile pendant la tempête de grêle, Antoine et Luc protégés par une bâche, tenue par Olivier, tentent de réparer au plus vite car Aurélie et Élodie attendent sous la grêle, même si au vu de leur rire, ça n’a pas l’air de les déranger plus que ça.



Chacun aura sa technique pour se protéger de la grêle, mais tout au long de la descente, on verra des capes de pluie sur le sol avec seulement des pieds qui dépassent.

Les conditions climatiques et l’escalade du matin auront eu raison de Christelle. Florent accepte avec joie de marcher un peu, sa joëlette, surnommée « joëlette SAMU » fera donc les allers-retours entre Christelle et lui. La dernière équipe partie chercher Christelle, qui aura tout donné pour son premier séjour, finira à la frontale. Heureusement super Nadia nous attend avec un repas tout chaud.

Vendredi on récupère. Ce sera bain dans la rivière, massage, coiffure et chant. On part seulement en fin d’après-midi pour un feu de camp au bord de l’eau. On sort le Molki, le frisbee. Même Charlot vient se mettre autour du feu avec nous. Nadia nous concocte un super Biryani (attention à ne pas confondre avec un vulgaire riz, ça risquerait de l’offenser). On chante, on discute, puis vient le moment d’un tour de table chargé d’émotion. On rentre dans la nuit au camping pour une courte nuit avant la séparation du lendemain.


Alors comme dit Yvette, qui pense à tout avant tout le monde : « Merci à vous les JJ*, à Nadia parfaite intendante, Luc qui assure en toutes circonstances, Chantal la timide, Aurélie qui n’a peur de rien, Christelle l’apprentie alpiniste, Catherine passionnée HCE, Laurence accro du pilotage (de joëlette), la belle Élodie, Solène pro de la joëlette, Clara et sa queue de cheval au vent quand elle court, Alix la jolie poupée souriante et attentive, Florent l’encyclopédie vivante, Hugo et ses grands sourires, Bernard aux pieds montagnards, Michel de bon conseil, Gilles discret et efficace, Serge, Jean-Luc et Édouard les 3 copains souriants et disponibles, Olivier le costaud sensible et Antoine le guitariste »

JJ : Joyeux joëlettistes

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Vercors Sud - 5 au 12 août 2017

Samedi
Retrouvailles à la gare de Valence TGV pour la majorité des troupes qui bientôt font route vers Pont en Royans et Choranche (alt 260 m).

Le séjour se passe dans les gorges de la Bourne et le plateau d’Ambel, le menu est alléchant dans le relief et sa diversité…

Dans un emplacement réservé du camping municipal équipé de sanitaires honorables mais limités, les marabouts sont vite montés sous le regard ébahi des mitoyens Allemands, Belges, Italiens et Hollandais... Ils sont surpris aussi par nos amis randonneurs sur leurs véhicules à roulettes... et à quatre pattes. Charlot est au centre de la curiosité naissante des co-campeurs.

Le pot d’arrivée traditionnel conforte les participants dans leur détermination de passer une semaine sportive… et l’identification individuelle au cours du tour de table de présentation confirme les connaissances antérieures faites sur d’autres séjours.

Une belle famille de quatre est applaudie, comme notre AEM Yannick et l’intendante Édith. Ainsi que Jonathan, Émilie, Pauline et Bruno qui vont être bien entourés, tout comme Hervé en recherche d’équilibre.

Un abri en dur, bien aéré avec tables et bancs nous est réservé près des tentes et il sera bien utile… !

Très vite on va entrer dans le vif du sujet, car la journée d’initiation aura lieu dès le lendemain en départ vers le bivouac, la météo future ne se prêtant pas à une totale sérénité…

Dimanche
Ainsi donc dès le matin, transfert vers le col de Romeyer. Les véhicules sont laissés à un terminal de ski de fond. On va cheminer sur le GR du pays des Coulmes, au dessus de la vallée sinueuse, dans une hétraie vallonnée propice à l’initiation de la joëlette pour les quelques novices, vite rassurés.

Déjeuner pique-nique ensoleillé au lieu-dit « le four » puis prolongation de l’initiation en sous-bois dans un paysage caillouteux de lapias et de roche sédimentaires riches en fossiles, jusqu’à l’abri de la Goulandière dominant le paysage avec le grand Veymont à l’horizon au midi, au milieu de ruines d’une ferme détruite en 1944, en cours de réhabilitation.





La nuit nous réserve un joli ciel étoilé, mais le réveil est frais et le petit déjeuner chaud est bienvenu…

Lundi
L‘air est pur, il fait chaud, le ciel clair va se couvrir de nuages alors que nous descendons au ras de la falaise de Presles, dans un sentier à fort dénivelé (D- 600 m en 2.5 km…) dans les arbres et éboulis, où la virtuosité naissante des pilotes est mise à l ‘épreuve… Tout comme la technique expresse de débâtage -rebâtage de Charlot dans les passages étroits entre roche et troncs… car les sacoches d’intendances et de couchage sont larges, le nouveau bât, pratique et bien accepté, demande cependant un peu de biceps...






Joli baptême du feu applaudi dès le retour à l’entrée au camping de Choranche vers 19h, belle journée riche en émotions… !

Un opulent dîner de pâtes avec fromages multiples et compotes de fruits termine la soirée, alors que Yannick expose le programme du lendemain… la météo prévoyant de la pluie, il envisage de monter en joëlettes à la grotte de Choranche... On va se coucher alors que les nuages s’amoncellent, demain est un autre jour…

Mais avant, une nuit d’anthologie nous attend... vers 4h30 et pendant une demi-heure, un orage diluvien réveille et regroupe les dormeurs de plein air, ou ceux aux tentes percées, sous les marabouts, alors que plusieurs actifs en slips élégants, recreusent les rigoles périphériques des abris, vidangent les poches d’eau des toiles distendues…

Mardi
Après une belle nuit aquatique avec sons et lumières… le réveil est un peu tardif, la matinée relax en séchage et essorages divers alors que la pluie fine et durable accompagne nos jeux intellectuels sous l’abri providentiel jusqu’à l’heure du briefing du déjeuner... Car Yannick s’adapte, et avec un humour opportuniste, profitant d’une éclaircie annoncée cet après midi, il propose d’aller visiter le Musée de l’Eau à Pont en Royans, après un transfert de 6 km en voitures…
Belle exposition avec tableaux pédagogiques, films, vidéos, rappel climatiques, géographiques, physiologiques, politiques, de cette molécule banale, H2O, et si précieuse…
On passera une petite heure en salle de conférence près du bar à eau (mais oui, on boit aussi de l ‘eau ...) à déguster, accrochés aux lèvres carminées d’une ronde animatrice exubérante décrivant avec poésie et réalisme les eaux dures, humides, sèches, salées, pétillantes, gazeuses, minérales ... naturelles ou non, au milieu de 2000 échantillons incolores mais non sans saveurs à découvrir…

A la sortie, pour rejoindre le parking, les rives aménagées de la Bourne nous permettent grâce au bitume enfin plat, de courir en joëlette sur une piste d‘athlétisme annexée au camping local…


Les troupes font face avec humour et fatalisme aux caprices du ciel, il pleuvine au camping alors que Yannick révise les bolides et change les plaquettes de frein en vue du lendemain.

Mercredi
Lever précoce (6 h) car il est prévu de monter a la grotte de Choranche où une visite est programmée pour 12h40… Pour s‘y rendre, il n’y a que 5 km dont 2 à plat , mais aussi 600m de D+ par un joli raidillon sur 2,5 km… Au départ à 8 h 30 du camping, la troupe va cheminer vers le sentier abrupt où, dans la joie des relais d’équipages doublés sur les joëlettes, et du portage intermédiaire des sacs, le convoi intrépide va progresser, de la sueur et des rires... sous le soleil matinal retrouvé…

On ne mettra que 3 heures pour arriver à la grotte… après un bel effort collectif et quelques émotions de nos passagers réjouis de l’ascension dans les rochers et broussailles avant le rejoindre le plat bitume du parking déjà envahi de voitures et camping-cars de touristes.





Un bref pique-nique avant d’entrer pour une heure dans la fraîcheur des lieux… et on va rouler à plat entre stala « ctites » et « mites » le long du cours d’eau souterrain, admirant au passage l’eau claire infiltrée à travers un plafond épais de 300 m de roches calcaires… !


Une belle salle de 18 m de haut et 60 m de diamètre inaugure la déambulation avec les joëlettes autour du lac illuminé, un guide amateur éclairé fan de spéléologie, explique la formation des voiles et baguettes de stalactites fistuleuses spécifiques de l’endroit...
Puis un arrêt écologique devant un aquarium hébergeant des Protées, apparentés aux tritons et salamandres. Originaire des grottes karstiques de Slovénie, parentes géologiques de celles du Vercors, ce rare et curieux animal cavernicole est hébergé expérimentalement pour étudier son mode de vie ralenti et son évolution.

Après le retour à l‘air libre, sous le soleil, et une halte pique-nique à la cascade du Tuf, c’est sur le chemin du retour, dans une désormais familière descente périlleuse décontractée dans les roulements de cailloux, que la passagère Émilie a réjoui ses pilotes avec un rap rafraichissant de circonstance « secouez-moi, secouez moi »… !

L’arrivée vers 17h30 au camping se fait en apothéose de marathoniens descendeurs de l’extrême… Et beaucoup avaient de l’énergie à dépenser pour aller encore se baigner dans le frais torrent au bas du camping, avant les douches et toilettes rituelles.

Débriefing et programme des jours suivants, alors qu’un belle charlotte aux fraises termine le diner… On va quitter le camping et migrer vers le refuge d’ Ambel, à 50 km au sud, la météo est incertaine, mais on sera en abri en dur, à 1220 m d’altitude quand même…

Jeudi
Légère pluie cette nuit et lever vers 7h pour une matinée riche en manutention... le départ prévu pour 10h, mais avant il faut plier le camp, marabouts, tentes individuelles, joëlettes et sacs, tout doit rentrer dans le camion et les voitures, même Charlot est docile et ponctuel pour l’embarquement…

Nous quittons les voisins belges et hollandais eux aussi éprouvés par les eaux du ciel avec des (in)fortunes diverses… Direction St Jean en Royans, puis le col de la Bataille et le parking de la Gardiol par une belle route encaissée et sinueuse qui nous monte mille mètres plus haut, dans les nuages…

Car la brume et le frais sont au rendez-vous… Une éclaircie providentielle nous permettra d’aller pique-niquer à un point de vue proche, sur une terrasse au dessus de Bouvante le haut.

Pause relaxante, avec dans le ciel des vautours, en face du vallon au ras des sapins et des rochers une harde de chamois paisibles et bien visibles, la bonne humeur et la torpeur digestive n’empêche pas les amateurs d’énigmes à proposer quelques facéties mathématiques…

Mais il est l’heure de gagner le gite d’Ambel, à une petite heure de marche près d’un segment du GR 53, ce qui est fait sans difficultés car c’est un faux plat montant sur une piste carrossable, le refuge (prévu pour 17 places…) est orienté au sud-est avec une arrivée d’eau dans un abreuvoir extérieur et un enclos pour écarter ovins et bovins qui paissent librement en ces lieux.

Un installation rapide dans la salle commune, ainsi que dans une remise sous le rez de chaussée, et un dortoir sous les combles (par échelle de meunier verticale…) et nous voilà repartis sous le soleil et quelques nuages vers le pas d’Ambel (1397 m) et la croix métallique qui le surplombe.







Un troupeau de 500 moutons, avec patous et berger sympathique font l’animation sonore alors que nous contemplons le vaste panorama du plateau vers le sud et le Crêt de la Dame (1506 m) dont l’accès est prévu demain, mais le vent réfrigérant abrège notre contemplation car le thermomètre indique entre 6 et 8 °…

Dîner à la chandelle et lampe frontale, puis couchage avec acrobaties pour les toilettes sèches (WC à l’extérieur...), Jonathan et sa coquille, Émilie et ses aides, la douce Pauline paisiblement lovée sur le bas-flanc collectif, Bruno pas si souple avec son humour monosyllabique, quelques manutentions collectives musclées et joyeuses dans la pénombre de cette improbable chambrée qui va enfin trouver, tard... le repos vespéral. Il y a de belles étoiles dans le ciel vers minuit, mais la météo n’est pas sympathique pour demain…

Vendredi
Réveil tardif à l’aube, car par les fenêtres ce n’est que purée blafarde et humide, bruine, pluie intermittente, vent frais (froid...) rien d’alléchant pour mettre le nez dehors, aucune visibilité à plus de trente mètres... même Charlot a fait des tentatives pour dormir à l’intérieur de la remise ou une dizaine de dormeurs récupéraient sans (trop) de ronflements…




Étant dans les nuages, on ne verra pas le soleil ce matin, un rare et furtif disque lumineux vers 11h alors que le berger et son aide passent nous voir… ils répartissent leurs brebis selon la météo et la présence parfois hargneuse des génisses sur le même territoire. On parle du loup, bien sûr, car il est de passage et s’implante, et la problématique écolo-économico-administrative ne laisse pas indifférents ces gardiens, paisibles et philosophes, de la vie pastorale en montagne.

Après une matinée de jeux divers et variés, pliages kirigami-origami, il est convenu de sortir à la moindre accalmie cet après midi... Édith l’intendante fait des prouesses sur un seul butagaz dans la pièce principale regroupant couchage, jeux, cuisine, séchage dans le bruit et les vapeurs d’une collectivité réduite au confinement par le climat..


Deux randonneurs extérieurs nous ont supporté cette nuit, et ce soir arrivera un jeune ménage avec enfant, ce sera une sympathique cohabitation…

Un créneau météo à 14h nous fait sortir les joëlettes, pilotes et accompagnants pour deux heures sur le GR 54 vers le refuge du Tubanet, histoire de prendre l’air et de se libérer d’un pesant enfermement... On n’ira pas à la tête de la Dame et notre bienvenu tour d’hier soir n’en prend que plus de valeur.

Pas de pluie, du vent et des sous-bois éclaircis alternant avec les pâtures parfois défoncées par les sangliers, c’est dans ce secteur qu’ à l’automne montent de (trop) nombreux randonneurs pour écouter le brame du cerf (on est à 30 minutes du parking…) qui a abondamment recolonisé le secteur, et notre berger pense que le loup, mieux qu’au Mac-Do, a le choix entre les cervidés et ses moutons… !

Retour au refuge alors que la pluie reprend... mais, pour nous, ce sera le temps du tour de table de clôture, autour d’un apéro revigorant et chaleureux…

Le climat n’a pas trop altéré les objectifs avec l’adaptation aux circonstances (merci Yannick !) le moral des troupes est au fond de la gamelle, (merci Édith !), les accompagnateurs, actifs ou non, ont fait tourner la machine HCE avec bonheur et efficacité... Béa, Claire, Sylvie, Julie, Jean-Pierre, l’autre Édith, Benoit, Isabelle, Malika, Alexis, Hervé, Marc, Vincent, Julien, Didier, Louis… On a apprécié les variantes culturelles, les raidillons assassins de mollets surchauffés, rappelé la fable amérindienne d’entraide du Colibri…

Samedi
L’opulent dîner d’hier soir (purée saucisses, multi fromages et crème mont-blanc) n’empêche pas un lever très matinal, car il y a des trains à prendre à la gare de Valence-TGV, et « on n’est pas rendu » ...

Dès 7h30, on quitte le refuge pour retrouver le parking où arrivent les parents de Pauline, (merci pour les kilos de nougats… !) C’est l’heure de refaire le chargement du camion, la répartition dans les voitures pour descendre mille mètres plus bas, dans la plaine, avec les horaires, les embouteillages du WE, le soleil retrouvé, et aussi le temps des adieux...

On est à l’heure, à 9h30 sur le parking de la gare et le hall TGV... On confie nos amis à roulettes aux gilets rouges de la SNCF, pour prendre les trains de retour… et l’on s’éparpille avec émotion, vers Quimper, Toulouse, Paris, Tours, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble…

La sympathique diaspora HCE se retrouvera fin novembre à l’AG… !!!

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