Handi Cap Evasion

Qu’est-ce que la Joëlette ?

L’invention de la Joëlette revient à un accompagnateur en montagne, Joël Claudel, qui voulait pouvoir continuer à emmener en balade Stéphane, son neveu myopathe.

Cet appareil de transport ne comporte qu’une seule roue et ce qui lui permet de se faufiler dans les sentiers même les plus étroits. Le siège, à adapter en fonction du handicap, est placé au dessus de la roue. Des brancards à l’avant et à l’arrière permettent de faire rouler l’engin et de le porter si nécessaire. Une suspension, un système pour régler la hauteur des brancards en fonction de la pente et un frein complètent l’équipement.

Pour voir des photos de l’engin en action, rendez-vous à la rubrique "Les séjours" ou "Les reportages".

Vous trouverez aussi un mode d’emploi ainsi qu’une Foire Aux Questions.

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Qui fabrique la Joëlette ?

A l’origine la Joëlette était fabriquée de manière artisanale, mais un modèle industriel un peu différent de la Joëlette artisanale que fabriquait Joël Claudel a été mis au point par la société CDRD. Aujourd’hui, cette socièté a été reprise par une entreprise stéphanoise : FERRIOL-MATRAT qui s’efforce d’améliorer le produit :

« La joëlette a été entièrement revue : poids diminué de 11kg et solidité fortement accrue. Devenue pliable pour faciliter le transport, les opérations de montage/démontage sont désormais simplifiées. Depuis peu la nouvelle version de joëlette à bras avant pliables facilite encore plus vos déplacements » (extrait du journal de l’entreprise Ferriol-Matrat)

Et voici un petit aperçu du dernier modèle présenté au salon Handica de Lyon en juin 2007 :

Pour d’avantage d’informations, contactez directement le fabriquant, à l’adresse suivante :

CDRD Ferriol-Matrat,

ZI Croix de Mission,

42000 Saint Etienne

cdrd@ferriol-matrat.com

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Mode d’emploi de la Joëlette

Technique d’utilisation de la Joëlette - modèle artisanal

Dépliage : mise en service

Tous les éléments sont regroupés ensemble. La Joëlette même repliée peut rouler en tenant les poignées arrières qui ont été repliées vers l’avant. La ceinture serre tout l’ensemble

Mettre en place les deux béquilles arrières et la béquille avant. L’ensemble tient alors sue son trépied.
- Déplier les bras arrières.
- Redresser le dossier, le bloquer en position avec les barres verticales.
- Replier les bras avants, repose-pied, appuie-tête, coussins.

Installation du passager

L’un des accoudoirs peut-être replié (un papillon à enlever). Le ou les bras avant peuvent être enlevés. Le passager étant assis, régler les repose-pied, appuie-tête, mettre la ceinture, les brancards avants avec les goupilles. Surveiller toujours l’appareil, car les béquilles peuvent s’enfoncer dans un sol mou.

Ne pas oublier de boucler la ceinture de sécurité du passager et d’attacher les pieds sur les cale-pieds.

Mise en route

Les deux accompagnateurs sont à leur place.

Celui de derrière fait légèrement basculer l’engine en arrière en l’attrapant au sommet du dossier. Celui de devant se retourne (face à l’arrière) enlève la béquille avant et la passe à celui de derrière, puis il maintient le fauteuil. Celui de derrière enlève et replace à l’envers les béquilles arrières l’une après l’autre en penchant légèrement l’appareil vers l’avant et à droite et gauche. L’accompagnateur arrière ramène la Joëlette au point d’équilibre et la maintient pendant que celui de devant se retourne en position de départ. L’accompagnateur arrière trouve le point d’équilibre général parfait :
- Latéral : de droite à gauche (roulis)
- Frontal : en avant et en arrière (tangage). Pour permettre à l’accompagnateur arrière de ressentir le point d’équilibre, l’accompagnateur avant ne doit pas maintenir la Joëlette pendant cette opération.

Puis l’accompagnateur arrière règle la hauteur des brancards arrières pour être en bonne position. Le siège doit être à peu près horizontal, très légèrement basculé vers l’arrière. Le poids doit être supporté par la roue, pas par les accompagnateurs.

Circulation

Avoir un toujours en tête les deux points essentiels : sécurité et confort.

Sécurité

La Joëlette fonctionne avec d’un équipage de trois membres : il est important qu’ils communiquent entre eux. Ensuite, ne pas aller trop vite, il faut savoir où passe la roue et où on met les pieds. Conserver en permanence l’équilibre et la position du siège quelque soit la pente ou l’état du terrain en réglant la hauteur des bras arrières :
- monter les poignées pour les descentes
- les baisser pour les côtes. La roue doit porter l’ensemble au maximum ; même si le terrain est en dévers latéral, l’adhérence reste la même. Plus on s’écarte du point d’équilibre, plus les accompagnateurs sont obligés de porter l’ensemble. S’il y a obligation, pencher l’ensemble vers l’amont. En cas de chute, l’appareil se bloquera tout seul au sol à cause des angles du châssis. Ne jamais pencher vers l’aval (face ou profil).

Confort

Régler toujours les bras arrières pour conserver le siège horizontal et pour que l’accompagnateur arrière soit en position favorable pour maintenir l’ensemble.
- Suivre la ligne la plus roulante possible.
- Éviter les montées raides, choisir plutôt des virages en Z.
- Amortir les obstacles, en retenant et en soulevant.
- Veiller à ne pas accrocher les repose-pied qui sont relativement fragiles.

Toujours utiliser le frein dans les descentes, ne pas retenir de l’avant (risque de déséquilibrer l’appareil, et donc de faire forcer l’accompagnateur arrière).

Efforts pour le déplacement

Sur terrain plat, l’effort est minime si l’équilibre est maintenu. Dans les montées, c’est l’accompagnateur avant qui doit tirer sans accélérer, en dirigeant la Joëlette pour éviter les obstacles et trouver la meilleure ligne de pente.

A l’arrière, il faut toujours tenir l’équilibre et, si besoin, pousser aussi en faisant un effort dirigé vers la roue (entre l’axe et le point d’appui du sol). Attention en poussant depuis l’arrière de ne pas faire basculer l’ensemble vers l’avant, ce qui accroîtrait le poids (et donc l’effort) sur l’accompagnateur avant. Pour faire des virages à 180° il est préférable de les exécuter sur place en pivotant sur la roue et en sachant que la longueur de l’appareil déporte l’accompagnateur arrière. Dans les descentes, le ralentissement est obtenu par le frein et par lui seul, sans que les accompagnateurs n’aient à retenir ; ils conservent alors plus d’équilibre et d’autonomie pour ne pas glisser et trouver le chemin.

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Foire Aux Questions (FAQ) sur la Joëlette

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Joëlette...

Pourquoi faut-il régler les brancards arrières de la Joëlette ?

Ceci est en effet nécessaire lors des variations de pente dans le parcours afin de maintenir le centre de gravité de la Joëlette à peu près au-dessus de la roue (voir à ce sujet le mode d’emploi), tout en gardant les brancards dans une position compatible avec la longueur des bras et de jambes des accompagnateurs ! Cela vous permet de moins fatiguer dans les côtes, mais aussi de moins forcer sur le matériel et donc de prolonger sa durée de vie.

Comment effectue-t-on ce réglage ?

La manipulation va dépendre du modèle utilisé :

- Sur les premiers modèles commercialisés, le réglage se fait en libérant le vérin qui fixe l’angle du brancard arrière. Pour cela, on appuie (ou l’on tire, selon les modèles) sur une petite manette placée en tête du vérin qui se trouve libéré par effet de levier. Il ne reste plus qu’à lever ou baisser le brancard (vérin maintenu libéré) selon la pente. Attention cependant à bien enfoncer la manette du vérin avant de forcer sur le brancard, car la zone de liaison entre le vérin et le brancard est particulièrement fragile...
- Sur les modèles artisanaux qui utilisent un système de goupille placée dans un trou commun aux deux tubes emboîtés l’un dans l’autre qui relient le brancard arrière au dossier de la Joëlette, l’opération consiste à enlever la goupille, régler la longueur du « bi-tube » et remettre la goupille (procédé moins ergonomique mais plus solide et plus fiable que l’utilisation du vérin pneumatique).
- Les derniers modèles (aussi bien artisanaux qu’industriels) utilisent le principe du « bi-tube » avec un système mécanique « à quart de tour » qui permet de facilement libérer la goupille et qui est très fiable.

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