Handi Cap Evasion

Pages: 1 | ... | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ... | 32

Le Hourdel - 3 octobre 2015

L’itinéraire de la rando initialement prévue a dû être modifié. En effet, un arrêté interdit le parcours du Bois de Cise de haut en bas : de Ault à Mers-les-Bains. C’est un chemin aérien, sur une falaise qui s’effondre. La journée restera néanmoins maritime.

Avant d’arriver pour 9h30 au pied du phare du Hourdel, chacun en voiture a le loisir d’admirer, en cette heure matinale, le réveil de la terre : la brume se lève, laissant croire que les champs transpirent !





Jean Ferrat chantait : Que la montagne est belle ! Certes oui bien sûr, mais pas que. La terre, notre planète, est belle aussi ! Qui oserait contredire alors que nous allons randonner dans l’une des plus belles baies du monde. Nous ne sommes pas chauvins. La baie de Somme est officiellement classée parmi les plus belles baies du monde.

Alors allons-y ! Ne tardons pas ! La brume se lève, le soleil commence à chauffer les corps, le chemin nous tend les bras. Les passagers (Michèle et Yolande) sont sur les joëlettes, Pierre et Jean-Charles sont équipés de leurs bâtons de marche. C’est un joyeux groupe de 16 randonneurs qui part, sous le ciel bleu, découvrir le plat pays de cette baie.




Nous traversons une vaste étendue parsemée d’étangs sur lesquels sont posés des canards bien immobiles, trop immobiles… bizarre, bizarre... Oui, nous sommes en pleine zone de chasse à la hutte. C’est une spécialité bien picarde : la chasse aux canards. Cachés dans une muche (en picard, traduction en français : cachette), les chasseurs attendent toute la nuit pour chasser le canard au lever du jour. Les appelants (canards en bois) sont là pour les attirer. Nos canards trop immobiles, ce sont eux !

Le chemin se révèle sans dénivelé, mais très caillouteux.
Nous laissons derrière nous la zone de chasse pour traverser des zones agricoles alors que nous sommes en pleine saison de récolte du maïs.

La maison de l’oiseau est proche, nous la cherchons sans trouver le chemin qui y mène. Tant pis pour les oiseaux ! Nous nous dirigeons vers le camping, en traversant nombre de maisons de vacances aux volets fermés. Hors de la saison estivale tout est calme, ce qui nous réjouit.
En fait de camping, c’est une air
e de repos pour les camping-cars. La route, le parking, les dunes, puis la plage et la mer. Nous pique-niquons là avec pour voisins des camping-caristes. Patience ! La mer est pour bientôt !

Le ciel est bleu, le cœur léger, le corps au repos : l’apéro est accueilli avec joie, tout comme ce qui est préparé et partagé par nos excellentes cuisinières.
La bouteille de rouge est de circonstance : le chemin faisant !

Après une sieste sous les chauds rayons du soleil, direction la mer. Nous laissons de côté les dunes pour gravir une petite digue de galets d’où la côte se montre dans toute sa beauté.




A marée basse la mer est loin et laisse une vaste plage de sable mouillé. Partis le matin du phare du Hourdel via l’intérieur des terres, nous le rejoignons par la plage.
Rouler sur le sable mouillé et plus ou moins durci est physique. Malgré les efforts fournis, il ne faut pas trop traîner car la mer monte, et monte vite !


Nous cherchons les phoques qui aiment à se prélasser sur les bancs de sable. Mais ils sont déjà recouverts par la marée montante. Nous ne verrons qu’une petite tête noire : celle d’un phoque nageant. Par contre, un bateau de pêche rentre au port, un bateau de surveillance vérifie que personne ne reste bloqué sur un banc de sable. Sinon la plage est déserte, s’offre à nous, habitée de mouettes et autres oiseaux marins tels que des cormorans.


La plage garde aussi les souvenirs de la guerre, tel un blockhaus qui, au fil des années, bascule dans la mer.

Nous franchissons un bras de mer, puis un deuxième. Ça y est, la mer peut monter, nous sommes en sécurité sur la terre ferme ! C’est aussi le moment de souffler après avoir tant peiné tant sur le sable mouillé que sur les galets.








Les chemins auront été variés quant à la qualité du sol : cailloux, galets, sable mouillé, goudron !

Nous rejoignons la route qui longe la plage pour rejoindre tranquillement le phare et nos voitures.

Il fait trop beau… nous restons pour partager un pot au café du coin avec vue sur le port. Ainsi se clôt cette joyeuse journée vivifiante et au grand air. A bientôt pour la prochaine rando le 31 octobre !

Partager

S’il m’était conté… Vauxrezis

Samedi 12 septembre, Jérémie nous avait donné rendez vous chez lui pour une randonnée sur les coteaux du Soissonnais. Pour renforcer l’équipe picarde, Bernard et Patrick d’Ile-de-France nous avaient rejoints.

Le parcours était repéré par l’association Pl’Aisne Nature et Laurent n’a pas manqué de nous commenter cette sortie en tant que greeter patenté.

Avant de démarrer, un petit temps pour répondre aux questions du journaliste de l’Union, puis explications du pilotage de la joëlette pour les novices.

La pluie n’arrêtera pas les courageux, et c’est ainsi que 3 passagers joëlette ont pu randonner dans la campagne soissonnaise, longeant les champs et traversant les bois.

Les randonneurs de Pl’Aisne Nature se sont essayés au maniement de la joëlette, certains prenant confiance en réalisant que ce n’était pas si difficile.

La boucle du matin nous emmène jusqu’à la pierre à sel de Chavigny, qui servait de mesure pour payer la gabelle autrefois.

Après 7 km, la pause casse-croûte à l’Eau Vive de Siloë, la maison de Jérémie et de ses parents, est bienvenue : réconfort des corps et des esprits avec un peu de vin de coing. Il faut bien ça car il pleut encore et une seconde boucle de 7 km nous attend.

La troupe un peu moins fournie que le matin va découvrir le dolmen de la Pierre-Laye. Le site n’a pas encore révélé tous ses secrets. On y a retrouvé des ossements humains et une hache. Les orifices dans les pierres pourraient avoir servi à l’écoulement du sang de victimes… sacrifices ou combattants ennemis…

Les paroles de Laurent nous font frissonner bien plus encore lorsqu’il nous explique l’origine de la chaussée Brunehaut que nous empruntons. Le nom de cette chaussée est celui de la reine Brunehaut, condamnée à mourir attachée par les cheveux, un pied et un bras à un cheval sauvage. Le parcours irraisonné de ce cheval aurait donné naissance aux nombreuses Chaussées Brunehaut. Il parait plus vraisemblable que ces anciennes voies romaines aient pris le nom de la reine qui les avait réhabilitées à l’époque.

Encore tremblants de peur, nous retournons chez Jérémie boire un remontant, histoire de reprendre la route vers nos contrées respectives, bien remis de nos émotions.

Merci à tous pour cette sortie qui nous a permis de découvrir la jolie campagne soissonnaise. Partage de l’effort, de l’histoire - grande ou petite -, d’un coup à boire ou d’un gâteau, découverte de l’autre, bonne humeur sont tous les ingrédients qui font l’esprit de HCE !

Partager

Pages: 1 | ... | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ... | 32
Page 6
S'abonner au flux RSS

Participez !

Devenez Accompagnateur : toutes les infos pour devenir accompagnateur et participer aux activités Handi Cap Evasion, c'est par ici!

 

Recherche

 

Informations

23 octobre 2017

Faire un don en ligne à HCE

Si vous souhaitez soutenir nos actions, vous pouvez désormais nous faire un don en ligne.

Propulsé par HelloAsso

>> Faire un don en ligne

 

Les vidéos HCE

 

Nos Partenaires

 

Récits des séjours 2017